De Gaulle aurait dit : douze balles dans la peau ! (Bruno Bertez)

« Pour être bien sûr que personne n’y ferait attention , le FMI a mis en ligne une note terrifiante le 3 janvier.

Le FMI reconnait s’être trompé dans ses calculs sur les incidences économiques des consolidations fiscales – en clair politique d’austérité – et admet que le multiplicateur fiscal qu’il a employé était inadapté, trop faible.

austérité fmi reconnait son erreur

En clair toujours, cela veut dire que les calculs qui ont été faits pour fixer les directives d’austérité en Europe étaient faux et que la relation – le multiplicateur fiscal – que les économistes ont employé était sous estimé !

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Le «multiplicateur budgétaire» était jusqu’à présent, et de manière générale, évalué autour de 0,5. Ainsi, pour chaque baisse de dépense de 1%, la croissance se voyait amputée de 0,5%. Mais «la recherche économique récente, déclarait déjà Olivier Blanchard début novembre 2012, montre qu’avec l’environnement actuel de mollesse économique, de politique monétaire dont les taux sont bloqués à zéro et d’ajustement budgétaire mis en place parallèlement dans plusieurs pays, les multiplicateurs pourraient être bien plus élevés que 1». D’après le Wall Street Journal, le nouveau coefficient à employer serait plus proche de 1,5. (signifiant qu’une baisse de 1 euro des dépenses du gouvernement aboutit à une baisse de 1,5 euro du PIB).

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Le sinistre Olivier Blanchard qui a d’autres méfaits à son actif, reconnait que, aussi bien l’activité économique que le chômage n’ont du tout évolué comme prévu.

L’activité a chuté plus fortement, le chômage grimpé au delà de tout ce qui était prévu.

Quand donc se décidera-t-on à rendre ces gens responsables de leurs imbécilités?

Si vous êtes intéressés par une vraie critique du FMI réel des Strauss-Kahn et des Lagarde suivez les écrits de Simon Johnson, ancien du FMI qui pense bien, lui. C’est un bon comme on dit…. »

Bruno Bertez, le 8 janvier 2013

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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18 commentaires pour De Gaulle aurait dit : douze balles dans la peau ! (Bruno Bertez)

  1. phoniak dit :

    On le savait. Les dépenses publiques et l’Etat Providence n’ont jamais été qu’un prétexte à mettre les peuples au pain sec. Mais là ils ont trop tapé dans le gras, il ne va bientôt plus rien rester.

  2. Ping : PART 02 | JANV 2013 | LES BANKSTERS DE LA FINANCE | Pearltrees

  3. brunoarf dit :

    Jeudi 10 janvier 2013 :

    Une dépêche de l’AFP fait le point sur la faillite de Chypre : la troïka – Fonds monétaire international, Union européenne et Banque centrale européenne – va devoir prêter 17 milliards d’euros à Chypre.

    Lisez cette dépêche AFP :

    Le sauvetage de Chypre risque d’occuper la zone euro pendant plusieurs mois.

    La zone euro commence l’année avec le dossier complexe de l’aide à Chypre, mais une décision semble impossible dès la fin janvier, comme prévu, car les besoins du pays sont encore mal connus et le calendrier politique défavorable, selon plusieurs responsables européens.

    Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, et le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, s’étaient prononcés fin 2012 en faveur d’une décision au cours de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, le 21 janvier.

    Les autorités chypriotes avaient estimé avoir besoin de 17 milliards d’euros sur quatre ans, dont 10 milliards pour renflouer les banques.

    Une des premières tâches des ministres des Finances de la zone euro va consister à évaluer les besoins financiers réels de l’île. Une aide de 17 milliards d’euros équivaut au PIB du pays. Cela signifie que la dette risque d’atteindre 200 % du PIB, ce qui « n’est pas soutenable », explique une des sources interrogées. En revanche, « si les besoins sont en fait de 10 milliards d’euros, cela fait une différence ».

    Le caractère urgent de l’aide est aussi en question, selon la même source, qui rappelle que les autorités chypriotes avaient d’abord dit que le pays ne tiendrait pas financièrement au-delà de 2012, avant de parler de mars 2013.

    Mais d’autres questions doivent aussi trouver leurs réponses. « Parmi les éléments du dossier chypriote, il y a le fait que le secteur bancaire représente 800 % du PIB. Il y a aussi une dimension russe et une dimension de blanchiment d’argent », selon un autre diplomate.

    http://www.lorientlejour.com/category/%C3%89conomie/article/795466/Le_sauvetage_de_Chypre_risque_d'occuper_la_zone_euro_pendant_plusieurs_mois.html

  4. Le FMI prend peur. Sa créature lui a échappé. Le FMI avait même mathématisé son idéologie. Ainsi 1 euro de dépense publique était censé générer dans leur modèle 0,5 euro de produit…. La différence s’étant probablement évanouie… Face à leur échec, ils prétendent avoir fait une erreur de calcul. rien que ça. Maintenant il découvre que l’effet de levier existe aussi quelque soit l’origine de l’argent. Mais tout ceci voulait surtout dire qu’un euro de fond publique avait moins de valeur qu’un euro de fond privé. Et cela fait 30 ans qu’il base toutes ses réformes sur ce principe.

  5. yvonne dit :

    y a t il un tribunal pénal international pour juger et jeter en prison les « experts » stupides qui ont envoyé au casse-pipe social des millions de gens en Europe ? Le tribunal de la Haye peut être ??

    • phoniak dit :

      Le seul que je voie : un tribunal populaire, spécialement créé pour l’occasion. Mais il faudrait d’abord qu’il y ait une révolution. Or, la France et les autres Etats européens sont des pays de vieux. Les vieux ne font pas la révolution, ils préfèrent l’ordre à la justice.

      • euthanasions les viocs !!!! dit :

        Oui, il faut euthanasier les vieux.
        tous les vieux.
        ça nous fera des économies

  6. zorba44 dit :

    @phoniak et tous les autres. Lorsque le peuple a faim, les vieux peuvent fort bien dire aux jeunes ce qu’ils ont à faire.
    En mai 1968, Monsieur Jeanne, Directeur de l’Ecole Supérieure de Commerce du Havre, exhortait ses étudiants, dans cette ville bourgeoise conservatrice, de pousser les curseurs et de secouer le cocotier (ou à peu près). Il devait avoir entre 55 et 60 ans…
    Que font d’autres les Ayatollah à la barbe blanche sinon de pousser leurs jeunes à des actes extrêmes pour trouver dans l’autre monde dix mille vierges (ce qui doit être fastidieux et bien fatigant)…
    Si les vieux ont faim parce qu’on leur confisque le pain, ils sauront bien pousser les jeunes, eux-même dépouillés, à agir et, eux, sauront bien trouver les responsables sans égard pour leur rang, leurs ors et leur statut social.

    Le FMI a peur (sans être le seul) et le temps de payer la note n’est pas loin.

    Jean LENOIR

  7. Ping : De Gaulle aurait dit : douze balles dans la peau ! (Bruno Bertez) | Autres Vérités | Scoop.it

  8. Gribouille dit :

    Il est un peu facile d’imputer l’austérité en Europe au FMI. Je rappelle que les hommes politiques Européens ont institué volontairement la fameuse règle d’or à toute l’Europe en tant que principal mécanisme de discipline des pays de la zone Euro. Vous voulez partager la même monnaie, vous devez vous soumettre à des règles communes de bonne conduite qui imposent en particulier que les pays membres doivent équilibrer leur budget. A ma connaissance c’est pas le FMI qui a voté le TSCG, c’est Sarkozy qui a lancé l’idée avec Merkel, et c’est Hollande qui l’a fait voter par le parlement français.
    C’est bizarre de toujours accuser celui qui donne l’alerte. Il est quand même normal que le FMI s’inquiète (à l’image du reste du monde) des conséquences des politiques d’austérité en Europe sur la croissance mondiale. De plus, les responsables économiques de la commission Européenne nient toujours, à l’heure actuelle, les arguments du FMI sur le multiplicateur. Et pour cause, la fin du TSCG signifierait aussi un sacré vide institutionnel au sein de la zone Euro qui pourrait hypothéquer l’avenir de la monnaie unique.

    • Patrick dit :

      Gribouille rassurez-moi : Vous avez quand même entendu parler de la troïka ?
      La troïka je vous le rappelle c’est : FMI + BCE + Commission européenne.
      Vous croyez encore que les Etats ont leur mot à dire ? Sarkozy n’était qu’un pion qui se faisait passer pour celui qui avait les idées et dirigeait les choses… ça s’appelle donner le change aux yeux de l’opinion. En réalité ce sont les institutions mondialistes qui mènent le bal.
      Et puis on parle ici du multiplicateur qui a servi de justification théorique aux politiques d’austérité. Le multiplicateur, c’est le FMI.

      • Gribouille dit :

        Y a quand même trois éléments qui montreraient qu’on a sciemment mis de coté le problème du multiplicateur pour des raisons politiques.
        1) Apprendre du jour au lendemain que le multiplicateur n’est pas stable, et qu’il peut être très élevé en période de récession n’est pas sérieux pour un économiste digne de ce nom. Dans des circonstances similaires, 1937 aux EU, 1997 au japon, on sait que l’austérité budgétaire a été contre-productive. Pourquoi, aurait-il pu être autrement en Europe ?
        2) Le choix de la règle d’or a été imposée alors qu’on avait déjà les premiers éléments de l’impact des politiques d’austérité en Grèce, en Espagne. L’austérité ne s’est pas imposée partout au même moment en Europe, elle a été séquentielle. Donc on devait parfaitement avoir connaissance du niveau du multiplicateur. Pourtant l’erreur a été répétée pays par pays. Même aujourd’hui en France, le gvt répète que l’objectif de 3% de déficit budgétaire est le principal objectif de sa politique afin, ajoute-t-il, de….. rassurer les marchés !
        3) Il est de notoriété publique qu’au sein de la Troika, ce sont la BCE et la Commission Européenne qui ont été les plus dures envers la Grèce pour imposer des mesures d’austérité.

        J’en conclus que c’est essentiellement pour des raisons politiques, en particulier pour empêcher l’explosion de la zone Euro, que des mesures d’austérité qui étaient loin d’être
        rationnelles économiquement ont été prises.

  9. Alphonse Dupont dit :

    Le problème c’est le calcul du PIB lui-même qui inclus les dépenses non régaliennes. Par exemple en France si on réduit les effectifs dans l’éducation nationale (alors qu’il y a plus de 400.000 agents qui ne voient jamais un élève), cela baisse le PIB. On ne devrait parler que de PIB marchand, celui qui finance les dépenses publiques.

  10. brunoarf dit :

    Vendredi 11 janvier 2013 :

    Moins neuf crans en dix mois pour la note de Chypre. L’île n’en finit pas de voir sa note baisser.

    L’agence de notation Moody’s a annoncé jeudi soir qu’elle révisait la note de la dette de Chypre, de « B3 » à « Caa3 », l’enfonçant encore un peu plus en catégorie spéculative. Elle conserve en outre une perspective négative sur cette notation, qui pourrait donc être de nouveau réduite dans les prochains mois.

    Le vendredi 21 décembre, c’était Standard & Poor’s qui abaissait les notes à long et court termes de Chypre, de B/B à CCC+/C, tout en leur assignant une perspective négative.

    « Le principal facteur ayant conduit Moody’s à abaisser de trois crans la note des emprunts du gouvernement chypriote est le soutien accru que les banques chypriotes vont vraisemblablement lui demander » dans l’année qui vient, indique l’agence de notation dans un communiqué.

    Selon Moody’s, la situation du pays « pourrait se détériorer nettement au cours des 12 à 18 prochains mois » et le risque que le gouvernement chypriote se retrouve en défaut de paiement « a augmenté de façon significative », notamment en raison des difficultés du secteur bancaire.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130111trib000741960/l-europe-peine-a-s-accorder-sur-une-aide-a-chypre-fragilisee-par-ses-banques.-moody-s-sanctionne.html

  11. Ivan dit :

    Un multiplicateur autour de 1.5, c’est ce qu’avait avancé Jacques Sapir il y a déjà quelque temps. Mais la sortie de crise est-elle véritablement le but des politiques d’austérité du FMI. Il est probable que non, la crise est un prétexte pour réduire les budgets publics et privatiser ce qui peut encore l’être. Ce sont des politiques destinées à alimenter le rentier et le capital, et absolument pas à « relancer » la machine économique. Ces politiques ont fait la preuve de leur inefficacité depuis plus de 20 ans et à de multiples reprises.
    C’est tout simplement l’application de la Stratégie du Choc.

  12. STV dit :

    L’austérité c’est le mot soft pour asservissement des peuples. La dette a été instrumentalisée pour faciliter l’objectif suprême : la création d’un nouvel ordre mondial entièrement contrôlé par les élites bancaires et financières.

    Pour mémoire D. Strauss-Kahn, directeur général du FMI, mai 2009: « La crise est une opportunité pour pousser la création d’une monnaie mondiale et d’une banque centrale mondiale » .

  13. Jean LENOIR dit :

    @STV Que faites-vous des écarts de compétitivité, Soudan-Suisse, par exemple ?…

    Jean LENOIR

  14. LOUANCHI dit :

    lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l’époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l’Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l’ isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd’hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

    Sur radio-alpes.net – Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) – Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone…émotions et voile de censure levé ! Les Accords d’Evian n’effacent pas le passé, mais l’avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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