Entretien avec Nigel Farage : Pour une Europe des nations

(Avant-garde économique, 15 janvier 2013)

Un excellent tour d’horizon économique, politique, géopolitique avec le président de l’UKIP. Je partage globalement ses vues, à deux réserves près : 1/ sur l’euro : La France souffre elle aussi – et depuis longtemps ! – de la désindustrialisation et du chômage liés à la monnaie unique. 2/ sur l’Oncle Sam : je le trouve bien indulgent envers les Etats-Unis, qui ont pourtant organisé, dès l’origine, la vassalisation de l’Europe via la « construction européenne » et l’OTAN. Sans doute le tropisme américain des Anglais…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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13 commentaires pour Entretien avec Nigel Farage : Pour une Europe des nations

  1. YJC dit :

    « 1/ sur l’euro : La France souffre elle aussi – et depuis longtemps ! – de la désindustrialisation et du chômage liés à la monnaie unique ».

    >>> Désindustrialisation et chômage ne sont pas dus à l’euro ! L’euro n’est qu’un des rouages d’un mécanisme plus global. L’euro n’est pas en cause à proprement parler. L’euro ne fait que révéler les faiblesses structurelles sociétales, économiques et du marché de la formation et du travail en France. Faiblesses qui étaient occultées avant l’euro par la possibilité largement employée de « dévaluer » le franc (ou les autres monnaies) chaque fois que le manque d’efficacité de l’économie française (re)devenait criant de vérité. En conclusion, l’EURO N’EST PAS LA CAUSE DES DIFFICULTES DE LA FRANCE OU DE LA ZONE EURO. L’EURO N’EST QU’UN REVELATEUR ACCELERATEUR DES FAIBLESSES STRUCTURELLES PRE-EXISTANTES A L’EURO. Dire le contraire relève de l’idéologie passéiste. Pour démonstration illustration de ce qu’il faut faire pour s’adapter à un monde qui se globalise et met en concurrence directe des pays ayant un coût de travail bas à des pays (« riches ») ayant un coût du travail haut : l’Allemagne (remarque faite sans aucune admiration naïve ni idéologie, et en connaissance de la souffrance de l’ensemble de la classe moyenne dont le niveau de vie baisse en Europe, de façon mécanique).

    « 2/ sur l’Oncle Sam : je le trouve bien indulgent envers les Etats-Unis, qui ont pourtant organisé, dès l’origine, la vassalisation de l’Europe via la « construction européenne » et l’OTAN. Sans doute le tropisme américain des Anglais… »

    >>> Vous êtres prêts à adhérer chez François Asselineau ! Ce qui n’est ni bien ni mal, je ne juge pas, François Asselineau étant en effet un citoyen de haut niveau intellectuel tant en terme de compétences que de connaissances. Il a toute mon admiration quand bien même je ne prends pas parti sur la question de la souveraineté abandonnée des nations au profit de l’euro, fille aînée des USA 😉 Dans la vie, il ne faut pas être naïf et il faut toujours par choisir un camp. La France, tout au long de son Histoire a-t-elle su se donner les moyens de ses ambitions ? … Rien de moins sûr.

    Bien à vous.

  2. Vos conseils sont bien aimables mais je n’ai pas attendu l’émergence (encore modeste) de François Asselineau, que du reste j’estime et apprécie beaucoup, pour m’intéresser à la géopolitique. Ce n’est pas parce que je suis en phase avec lui sur cette question, et sur d’autres, que je partage toutes ses convictions, son programme ou sa stratégie. Vous-même, êtes-vous adhérent ou militant ?

    Concernant l’euro, je n’ai jamais dit qu’il était seul responsable de la désindustrialisation et du chômage français. « Liés à » : vous saisissez, j’espère, la nuance de certains termes. Il est bien entendu que d’autres facteurs sont en cause, parmi lesquels la financiarisation de l’économie, le libre-échangisme, le corporatisme et la connivence, l’inefficacité de notre modèle de formation, etc. Lisez mon blog, vous y trouverez, je pense, pas mal d’explications.

  3. YJC dit :

    NOTA. Plus que l’euro, ce qui est à mettre en cause quant à l’appauvrissement généralisé de la classe moyenne en France, c’est le manque d’intelligence et d’esprit citoyen de la part tant des chefs d’entreprise que des politiques français ainsi que des représentants syndicaux. Nous assistons depuis des dizaines d’années à une gabegie partagée. Espérons que le lien social récemment initié permettre aux « acteurs » économiques d’aller dans le bon sens…

    • « Une gabégie partagée » : exactement. Le « corporatisme » et la « connivence » dont je parle ci-dessus, qui ont permis la mise en place de rentes financières ou rentes de situation pour certaines catégories de la population.

      Mais l’explication par la gabégie est trop courte, elle ne peut rendre compte de la crise profonde qui touche la plupart des pays occidentaux. Si vous ne vous intéressez pas aux déréglements monétaires et aux déséquilibres commerciaux nés de la situation du dollar depuis 1971, vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe.

      Même chose pour l’idéologie mondialiste qui règne au plus haut niveau depuis des années. Le fédéralisme européen et l’euro n’en sont que l’une des manifestations…

      • YJC dit :

        Certes. La guerre des monnaies fait rage. Le dumping social et la répression financière tiennent les classes moyennes en tenaille et les étranglent. Mais ne pensez-vous pas que FED, BCE, OMC, FMI, OMT, … participent d’un mouvement de globalisation qui n’a pas que des aspects négatifs !? En terme de niveau de vie d’un point de vue global (pas seulement dans les pays anciennement riches dont le niveau est tiré vers le bas…). N’envisagez-vous pas des articles en ce sens ?

      • Ne confondez pas mondialisation et mondialisme. Ni mondialisation et ouverture totale des frontières. Comme le faisait remarquer le grand historien Fernand Braudel, « l’économie-monde » existait déjà en 1914… avant de refluer avec la crise de 1929 puis la deuxième guerre mondiale. Certes la mondialisation (globalisation est le terme anglo-saxon) qui s’est de nouveau développée après 1945 a des aspects positifs si on la comprend comme la circulation accélérée de l’information, du progrès scientifique et technique, des biens et services, etc. Un certain nombre de pays sous-développés ont ainsi pu élever leur niveau de vie moyen. Encore faut-il voir à qui profite réellement cet enrichissement, et qui en est exclu… La mondialisation s’accompagne en effet d’une forte concentration sociale et territoriale. Et ses nombreux dérèglements ou ratés (développement des mafias, des trafics, etc.) imposent de plus en plus le retour à l’enracinement, à la logique du local contre le global.

        Le mondialisme, c’est encore autre chose. Il s’agit d’une idéologie et d’un projet qui s’appuient sur la mondialisation pour tenter de détruire les Etats et de dissoudre les nations. Une sorte de « dictature éclairée » organisée, sous le nom pédant de « gouvernance », par et pour l’oligarchie. Avec l’argument fallacieux que « les frontières, c’est dépassé » ou « la nation, c’est ringard et même dangereux, ça provoque le nationalisme »… On peut le voir aujourd’hui avec les Etats du Vieux Continent, menacés à la fois par les régions et par l’Europe. Or c’est l’idéologie mondialiste et les excès du tout-marché qui provoquent en retour le nationalisme…
        Et non la nation, qui est au contraire, avec la famille, la cellule de base, la plus protectrice des individus.

  4. christiane dit :

    Ce dont souffre notre pays, c’est globalement, de la part des politiques qui se sont partagés le pouvoir, un manque total de volonté, de courage, de détermination, et il faut bien le dire, de patriotisme pour dire fermement NON chaque fois que les intérêts du pays étaient à risque et exigeaient un engagement, de leur part, complètement à l’opposé de celui auquel ils ont souscrit, ont soumis notre pays et nous, le peuple.
    Ils continuent dans cette voie qui nous entraînera au fond du gouffre si le peuple ne décide pas de prendre la situation en mains pour obliger les politiques à faire marche arrière. comme en Islande.

  5. zorba44 dit :

    Il est certain qu’un pays La France qui est le pays de tous les clientélismes et de toutes les oppositions, a eu pour conséquence la création d’un pays de strates associatives et sociales, lesquelles ont miné tout courage et toute compétence chez les plus grands comme les plus petits politiciens, et tué la compétitivité.
    Les hommes politiques ont passé leur temps à acheter leurs votes par des mesures grotesques, contre-productives quand elles n’étaient pas la marque de la plus grande des imbécillités.
    Comment peut-on s’appeler monsieur Hollande et croire que son action marquera son époque autrement que par le sceau de l’incompétence, de la stupidité au sein d’une basse-cour de bas étiage ? La décadence financière et fiscale est en marche et les violences avec – violences immédiates contre les citoyens que l’on appauvrit et violences induites lesquelles ne peuvent conduire qu’au fond du gouffre économique
    Notre pays empile des décennies d’incompétence et de trafics d’influence et ses pantins sont agités par les ficelles d’un axe NY, Bruxelles et Francfort.
    J’ai trouvé personnellement Nigel Farage plus modeste dans ses commentaires, lucides quant à son pays lui-même, et sans doute avec une pertinence moins agressive qu’au parlement européen et donc renforcée sans les excès du tribun qu’il sait être.

    On ne fait pas le bonheur des peuples ni en les étouffant dans des réglementations irresponsables et des carcans administratifs sans cesse inflatés, mais on ne le fait pas non plus contre leur gré, ni avec des mariages contre-nature.

    Oui les jeunes Français doivent partir s’ils veulent vivre : ils auront l’occasion de revenir plus tard avec la richesse de leur expérience quand le ménage aura été fait dans notre pays.

    Jean LENOIR

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  7. YJC dit :

    @ Olivier Demeleunaere, ayant consulté vos réponses – desquelles je vous remercie -, m’est venu l’idée de lire quelques articles au sujet de la crise mexicaine. N’y a-t-il pas quelques similitudes avec la série de crises en Europe dont un des points de départ est peut-être l’ancrage des monnaies entre elles …

  8. brunoarf dit :

    Vendredi 18 janvier 2013 :

    Jean-Claude Juncker a déclaré : Chypre est « un problème plus grave que la Grèce ».

    Lisez cet article :

    C’est Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, qui a mangé le morceau, peu avant Noël : ni les marchés ni la presse n’ont l’air de réaliser qu’un pays de la zone euro pose aujourd’hui «un problème plus grave que la Grèce», lâchait le Premier ministre luxembourgeois face à quelques journalistes. Ce problème, à son avis «sous-estimé», c’est Chypre, minuscule république comptant pour moins de 0,2% du PIB des Dix-Sept…

    Victime collatérale de la faillite de la Grèce, la petite île méditerranéenne appelle à l’aide depuis juin. Une affaire d’abord jugée bien anecdotique : qu’est-ce qu’une quinzaine de milliards d’euros face aux 400 milliards mobilisés pour le sauvetage grec ? «Chypre, ça n’a l’air de rien, et pourtant, c’est très compliqué», acquiesce à Berlin une source gouvernementale. D’ailleurs, sept mois après son appel au secours, aucun accord n’a pu être signé, jusqu’ici, entre le pays et la troïka des créanciers associant l’Europe, la BCE et le Fonds monétaire international.

    Mafia russe.

    Le «cas Nicosie» est épineux à deux titres. Sur le plan économique, le sauvetage des banques chypriotes – évalué à environ 9 milliards d’euros, selon l’audit encore confidentiel qui sera soumis lundi à l’Eurogroupe – est déjà voué à entrer dans les annales. Rapporté à la taille du pays, ce serait le deuxième plus gros du monde (50% du PIB), après le renflouement du secteur bancaire indonésien en 1997. Et en ajoutant l’aide de 7,5 milliards dont l’Etat a besoin pour boucler son budget et honorer le service de sa dette jusqu’en 2015, la facture pourrait dépasser… 92% de son PIB !

    Sur le plan politique, ensuite, le dossier chypriote constitue un cocktail explosif : calendrier électoral néfaste, mafia russe, évasion fiscale et blanchiment d’argent. A son entrée dans l’Union européenne (UE) en 2004, Chypre a beau avoir fait moult efforts de ravalement de façade, son image de paradis offshore est redevenue terriblement gênante. Surtout en Allemagne où, fin 2012, a «fuité» un rapport des services secrets fédéraux évaluant à 20 milliards d’euros les capitaux russes mis au chaud sur des comptes chypriotes.

    En campagne contre Angela Merkel, qui brigue un troisième mandat cet automne, la gauche et les Verts ont été les premiers à refuser que les contribuables allemands renflouent des banquiers présumés voyous. La CDU a dû emboîter le pas : «Nous exigeons la garantie que l’aide ira aux citoyens chypriotes et pas aux oligarques russes», réclamait ces jours-ci l’eurodéputé Markus Ferber.

    Pour d’autres pays, comme la France, l’Italie ou la Slovaquie, le problème est surtout le dumping fiscal. Durant les négociations d’adhésion, l’une des priorités de Bruxelles fut que Chypre abolisse son alléchant système offshore offrant un accueil discret aux capitaux étrangers, taxés à seulement 4,25%. Désormais, toutes les sociétés basées dans l’île sont soumises au même taux d’imposition de 10%. L’attrait de Chypre n’en a pas souffert, sa fiscalité restant la plus basse de la zone euro : sur ce territoire grand comme la Corrèze, sont aujourd’hui enregistrées 270 000 compagnies – deux fois plus qu’en 2005 -, dont bon nombre de holdings de multinationales. En visite à Nicosie cette semaine, le sénateur français Philippe Marini ne s’est pas privé de dire au ministre des Finances ce qu’il pensait d’un «impôt sur les sociétés à 10% dans un pays qui demande un renflouement de 17 milliards d’euros». La France, espère-t-il, saura conditionner son aide à la fin de ce dumping fiscal. Un chantage identique à celui que les Européens avaient tenté – en vain – envers Dublin (qui a sauvé son taux à 12,5%), quand ils avaient volé fin 2010 au secours des banques irlandaises.

    Nul doute que Chypre ne se laissera pas faire, vu l’importance économique de son activité de business center international. Quant aux accusations de lessiveuse d’argent sale, l’île a lancé la contre-offensive. Tous les ambassadeurs européens à Nicosie étaient conviés le 10 janvier au ministère des Finances à un exposé montrant que Chypre se conforme mieux que l’Allemagne, le Luxembourg ou l’Italie aux règles internationales antiblanchiment. La petite république bataille enfin pour ne pas payer trop cher ce plan de sauvetage, qui ferait grimper sa dette au niveau insoutenable de 140% du PIB.

    Potion amère.

    Si les banques chypriotes sont aux abois, c’est que la décote de la dette grecque leur a coûté plus de 4 milliards d’euros, plaide aussi Nicosie. Des circonstances atténuantes dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler. Que Chypre ne compte pas sur «des conditions particulières», a prévenu Angela Merkel. Ne resterait que la potion amère déjà préparée par la troïka, avec sa panoplie de privatisations et de coupes salariales. L’actuel président communiste, Demetris Christofias, s’y refuse mordicus. A Bruxelles, on ne compte donc plus résoudre le «cas Nicosie» avant mars : jouant la montre, la zone euro va laisser passer l’élection présidentielle des 17 et 24 février à Chypre. Et reprendre la négociation avec la droite, donnée gagnante par tous les sondages.

    http://www.liberation.fr/economie/2013/01/18/chypre-le-moucheron-qui-agace-l-europe_875130

  9. njaisson dit :

    Farage tient le discours typique de l’Anglais néo-libéral basé sur le credo libre-échangiste. Est-il besoin de rappeler que cette religion du libre-échange a servi de fondement idéologique à la fondation de la CEE devenue depuis l’UE grâce à la logique macro-économique du libre-échange qui veut que chaque pays se spécialise en fonction de ses avantages comparatifs et laisse circuler les biens et les services à travers les frontières de façon à optimiser l’efficience économique globale? L’histoire a monté que celle-ci fonctionne au profit de ceux qui financent les acteurs économiques au niveau global et non des salariés qui font les frais des choix économiques désastreux lorsqu’un pays abandonne des pans entiers d’activité de son économie nationale, sous prétexte qu’ils sont non rentables. Farage est bien placé pour savoir que cette fameuse zone de libre-échange n’a jamais existé, ne serait-ce qu’au profit de la puissance dominante de l’époque qu’était l’empire anglo-saxon qui a utilisé la CEE comme cheval de Troie pour détruire définitivement les cultures nationales alignées sur le standard culturel permissif américain puis la souveraineté des nations européennes aliénée à des structures supranationales. J’opine à penser qu’il joue bien son rôle de contradicteur du camp fédéral opposé au camp libéral, mais qu’il reste prisonnier de la dialectique entre le socialisme européen et le libéralisme libre-échangiste à base national. De même son point de vue est biaisée par son absence de référence à la City qui est la grande gagnante de la monnaie unique dans la mesure où elle tient une place dominante dans le trading du Forex et des produits dérivés de financement entre l’Europe et les Etats-Unis. Par ailleurs il ne dit rien non plus de la BOE dont la politique de relance monétaire par le refinancement de la dette bancaire est en tout point conforme à celle de la BCE. Il se trouve que l’économie britannique est en pleine récession et que dans ce genre de situation, l’habitude libérale est de renverser la vapeur, c’est-à-dire de défaire le business model qui a tellement profité à l »Angleterre avec son appartenance à l’UE modulaire et son rôle de plaque-tournante de la fraude bancaire internationale, pour en reconstruire un autre qui émergera sur les ruines de l’ancien. C’est ce qui explique pourquoi la City escomptait faire ses choux gras de la disparition de l’euro et du retour aux monnaies nationales qui auraient constitué autant d’occasions de business grâce à la volatilités des marchés et le redistribution des actifs entre financiers européens. L’Angleterre s’est toujours arrangée pour que ses partenaires européens lui sortent les marrons du feu en entretenant leurs luttes intestines. Cette constante de l’histoire européenne se vérifie à nouveau à travers le discours en trompe-l’oeil de Farage.

  10. hansel dit :

    « Se rendre inoffensif tandis qu’on est le plus redoutable, guidé par l’élévation du sentiment, c’est là le moyen pour arriver à la paix véritable qui doit toujours reposer sur une disposition d’esprit paisible, tandis que ce que l’on appelle la paix armée, telle qu’elle est pratiquée maintenant dans tous les pays, répond à un sentiment de discorde, à un manque de confiance en soi et le voisin, et empêche de déposer les armes soit par haine, soit par crainte. Plutôt périr que de haïr et de craindre, et plutôt périr deux fois que de se laisser haïr et craindre. »

    Friedrich Nietzshe (1844-1900)

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