Le marché immobilier est totalement bloqué

Le marché immobilier est bloquéUn peu d’humour avec le témoignage (désabusé) d’une professionnelle du secteur…

« Disons-le clairement : le marché est totalement bloqué (et ce, même si vous lisez le contraire ailleurs) !

L’année 2013 commence mal pour les professionnels de l’immobilier. L’état du marché est très mauvais, du moins en zone rurale. Celui qui vous dira le contraire, soit se ment à lui-même, soit mérite une médaille dorée à l’or fin, pour le récompenser de son art extrême à manier la langue de bois (et quelques claques bien assénées, lors de la remise de sa récompense).

Pour la première fois, depuis que je vis un rêve éveillé dans le doux domaine de l’immobilier, je n’ai pas vendu sur un mois complet. Vous avez bien lu : 31 Jours sans aucune vente. Rien. Nada. Pourtant, promis, en Janvier, je n’étais pas occupée à dévaler des pistes de ski, ni à siroter des cocktails aux bars des sommets (pour ceux qui en douteraient, venez constater mon absence de bronzage). Non, j’ai travaillé comme d’habitude, plus de 50 heures/semaine.

J’ai donc classiquement assumé gracieusement plusieurs visites journalières de biens immobiliers avec des acquéreurs tous plus ou moins désinvoltes, parfois franchement insupportables. J’ai réalisé une bonne douzaine d’évaluations, j’ai répondu à plusieurs dizaines de demandes de renseignements par téléphone, j’ai envoyé par mail, suite à la demande de multiples internautes, dévorés par une curiosité insatiable, un nombre incalculable de « nombre de cheminées », « surfaces de chambre », et autres « montants de taxe foncière ». Bref, j’ai travaillé gratuitement ce mois-ci pour une bonne centaine de « clients » (je ne devrais pas les appeler ainsi puisque qu’aucun d’entre eux n’a déboursé le moindre euro, le mot « patients » serait donc plus approprié, surtout en corrélation avec l’état maladif du marché).

Je ne sais pas avec précision, comment se portent les affaires en zone hyper-urbaine (centre-ville de Toulouse genre « Capitole-Saint-Georges-Ozenne »), si les ventes, dans ces quartiers privilégiés, se poursuivent à un degré aussi soutenu qu’avant. En revanche, j’ai le sentiment que, encore une fois, « l’égalité » des biens devant le marché n’est franchement pas d’actualité. Selon que vous vendez une maison isolée (pire un appartement mal placé) ou un bien individuel en plein centre-ville, la conjoncture vous sera favorable ou non.

Il semblerait qu’avec « la crise », les rares acquéreurs encore en piste, fidèles au comportement moutonnier qui a toujours été le leur depuis que le monde est monde, et que ce dernier a été doté d’une économie de marché, cherchent tous la même chose : une maison (les appartements n’ont pas vraiment la côte en région toulousaine, il y fait « trop » beau), de plain-pied ou avec au moins une chambre en RDC, surtout avec un jardin (même petit, mais tout de même supérieur ou égal à 100 m² de gazon, cour ou balcon excluant le bien), un garage attenant (si en face, pas bon du tout, vous comprenez, il faut traverser), le tout en centre-ville ou village animé (c’est-à-dire avec commerces de commodité A PIEDS). Plus de 800 mètres de la boulangerie, et la maison tombe dans la catégorie difficilement vendable…. Le tout pour moins de 200 000 euros FAI !

Il est parfois agaçant de constater que de jolies maisons, plus qualitatives et souvent plus grandes, paradoxalement affichées à un prix inférieur à d’autres produits plus petits mais plus urbains, sont délaissées par les visiteurs, parce que situées 2 Kms trop loin. Seule une catégorie de biens est régulièrement visitée, ces temps-ci, et les négociations plus faibles car les acquéreurs potentiels se retrouvent en concurrence sur UNE même maison (alors qu’il n’y a personne sur d’autres). Par exemple, dans mon portefeuille actuellement, à deux kms du centre-ville, un autre bien (mieux côté au DPE et avec des prestations supérieures) n’est donc même pas jugé digne de recevoir un coup d’oeil. Décidément, l’immobilier n’est pas toujours « rationnel ». Mais le « client est roi », comme je l’ai lu régulièrement dans les commentaires de ce blog.

L’agent immobilier, que je suis, pourrait donc vendre encore fréquemment, en ce mois de Février 2013 (non, mais, c’est à se demander pourquoi je ne pète pas les scores), mais il lui faudrait parvenir à concilier deux petits miracles en simultané :

1. Dégotter LE bien immobilier (si possible plusieurs pour pouvoir en vivre) que tout le monde recherche (résumons, une maison même moche, petite surface, petit jardin, petit garage attenant, avec une chambre en RDC, à 60 mètres de l’école du quartier)

2. Convaincre les gentils propriétaires de ce petit bijou (parfois rafistolé artisanalement, mal noté au DPE, mais, qu’importe, stratégiquement positionné) que, même bien placé, sans gros défaut, sans travaux, le prix ne doit pas excéder 200 000 euros avec mes frais.

Merci à chacun alors de se rembobiner mentalement la décennie passée et les inepties qui ont été débitées, mais malheureusement parfaitement gravées dans le cerveau cupide de nos honnêtes concitoyens, à savoir que l’immobilier est une valeur sûre, que les prix ne peuvent que monter, qu’on ne vend qu’une fois et que cette opportunité unique « dans la life » est une occasion extraordinaire de gagner au loto, etc…

Donc, si vous me suivez toujours, concernant le deuxième point, à savoir laisser entendre au propriétaire qu’au-delà des 200 000 euros FAI, point de salut, je dois avouer que le chemin me semble long, très caillouteux, voire impraticable, à ce jour.

Lorsque j’écris ces quelques mots : « les vendeurs ne sont pas prêts à baisser », je me rends compte qu’il s’agit un doux euphémisme et que je suis très en-dessous de la réalité.

Dans la « V.V », (Vraie Vie, pour les néophytes), les propriétaires vivent sur une planète qui n’appartient même plus au même système solaire que les acquéreurs et a fortiori, les agents immobiliers. Je vous laisse juge de la situation ubuesque actuelle, au regard de quelques anecdotes récentes (Janvier 2013) de négociation avec certains charmants vendeurs potentiels:

Panier au vent, de rose vêtue (pour me différencier de certains agents immobiliers, appartenant à un célèbre réseau américain, et préférant la couleur « Poussin »), je me rends, en ce début d’année 2013, toute guillerette, chez un G.P. (Gentil Propriétaire, dans ce cas, militaire très respectable, imposant par sa taille et prestance, haut-gradé, plusieurs fois médaillé, à la retraite) qui me reçoit au son de ces mots : « Tirez la chevillette, et la bobinette cherra ». Impeccable fonctionnement de la serrure, me voici à l’intérieur du logis, fort qualitatif au demeurant. L’objet de l’évaluation est une très belle propriété, parfaitement entretenue, avec parc taillé au cordeau, composée de trois maisonnettes en hameau, le tout restauré sur plusieurs hectares de terres avec pool-house et piscine. Vous comprenez qu’il n’est donc pas possible d’asséner dans pareil cas : « au-delà de 200 000 euros, plus rien ne se vend… ».

La propriété vaut au moins trois, à trois et demi fois plus, même en période difficile. Le prix tombe (après maints calculs, hésitations, consultations d’experts fonciers partenaires, et, référence à la base PERVAL mise à jour des notaires) : au grand maximum (et avec cierges déposés à Lourdes), 750 000 euros frais d’agence inclus (Prix fatidique rarement atteint en région toulousaine, au-delà duquel les clients vont acheter un T3 à Courchevel ou Biarritz !).

Colère mémorable alors de mon G.P. (« gentil » propriétaire toujours), qui se transforme, d’un coup, en une bête malfaisante verdâtre, mélange d’Hulk et d’un canidé enragé (il a certainement été mordu dans une vie antérieure par un loup garou, puis aspergé dans cette vie présente de rayons gammas au cours d’essais nucléaires militaires, mais cela, je ne le savais pas avant d’y aller, sinon j’aurais mis ma combinaison de Cat Woman ou celui de Black Widow, et non, mon tailleur pastel).

Bref, me voici virée, manu militari (c’est le cas de le dire), couverte d’injures, mon panier jeté au vent, accompagnant le mouvement. Mon oreille aiguisée distingue, alors, entre deux grognements de l’ancien chef d’armée, qu’il souhaite obtenir au plus bas : 1600000 euros NETS vendeur de son domaine (vous avez bien lu : un million-six-cent-mille euros nets pour lui). Bien sûr, libre à l’agent immobilier de rajouter, à ce prix non-négociable, sa commission ! Monsieur est trop bon.

De toutes les manières, si notre propriétaire irradié n’obtient pas le prix désiré, il ne vend pas. Point barre. Il n’a pas besoin de cet argent (Note de l’auteur (moi) : « alors pourquoi en vouloir autant, si l’aspect financier n’est pas un souci, hein? »), il détient six ou sept autres propriétés en France et à l’étranger. L’entretien du tout ce parc immobilier n’est pas un problème, ni pour lui, ni pour ses descendants. Il attendra des jours meilleurs ou un agent immobilier plus arrangeant !

Pas gagnée, cette commission, vous en conviendrez.

Autre jour de Janvier, autre anecdote : un propriétaire, médecin sans frontière de profession dans la « V.V », me téléphone. Il voyage beaucoup, n’est jamais en France, toujours entre deux avions à sauver des vies de pauvres enfants indigents. Il a fait le Sahel, le Mali, et il en oublie… Il a vu de la misère sur cette pauvre terre. Il est complètement détaché des contingences matérielles. Il ne m’appelle pas pour raconter sa vie (Ah ?). Il souhaite, en fait, se séparer de ses biens physiques pour être plus libre de voler au secours des nécessiteux. Il a pour projet de vendre une vieille ferme, achetée il y a trente ans, en état de ruines. A présent, notre « Super » gentil propriétaire ne sait plus que faire de cette bicoque. Il aimerait s’en débarrasser avant que le toit ne tombe et que les termites poursuivent leur œuvre. Parfait. J’adore. Cas de figure idéal pour temps de crise.

Mon odorat surentraîné de chasseuse d’affaires renifle le bon coup. Enfin, un « produit » dont l’état justifiera certainement un prix bas (voir très bas car toit pourri et présence de termites), gage de vente plus facile, le tout appartenant à un propriétaire qui s’affirme, d’emblée, « détaché des bas désirs vénaux ». Ah, un homme de cœur, depuis combien de temps votre humble serviteuse n’en a-t-elle pas croisé dans sa patientèle ?

Je vous passe les détails lyriques pour gagner du temps et vais directement à la conclusion de l’affaire. La visite sur place a été une hécatombe : mon estimation de 70 000 euros grand max pour la ferme termitée a été retoquée d’un revers de mail par le médecin sans frontière qui exige, en réalité, 160 000 euros de sa ruine en cours d’écroulement. J’apprends par la même occasion que cela fait 4 ans que la ferme est en vente dans plus de 16 agences ! Des offres, il en a reçu des dizaines en 48 mois. Elles n’ont jamais excédé 70 000 euros, ce que notre homme de cœur refuse catégoriquement d’accepter. Que je comprenne bien sa position : Non, il n’a pas besoin d’argent, il gagne des cent et des mille par mois, mais il estime que cette ferme déglinguée vaut bien 160 000 euros. Donc, il attend le « C…N » qui lui fera LA bonne proposition. Le toit peut bien tomber, dans l’intervalle, il s’en tape le coquillard. De toutes les manières, la terre n’a pas de prix et cette ferme est bien implantée sur un magnifique terrain (entre nous, à dix mille lieux du premier bourg habité, espérons que le prix du baril du brut n’explosera pas dans l’intervalle…). Notre vendeur est d’un optimisme chevronné, chevillé au corps : le marché repartira très vite, et là, un acquéreur censé lui offrira le graal tant convoité depuis 4 ans ! Notre « homme de cœur », détaché de toutes velléités marchandes, n’en doute pas. Moi, en revanche, beaucoup plus que lui. Et il les facture combien, les enfants du Sahel ?

Loin de ces deux exemples caricaturaux (mais VERIDIQUES !), toutes les estimations de mon agence se heurtent systématiquement, depuis plusieurs mois, à des murs infranchissables, à ce jour, dressés par les vendeurs : les retraits de vente sont légion, les propriétaires mettent à la location, ou attendent des jours meilleurs. En grande majorité, ils préfèrent se couper un bras plutôt que de baisser leur prix.

Sur de tels tarifs élevés, seuls partent les biens immobiliers PARFAITS (adresse prestigieuse, prestations, aucune nuisance). Les statistiques indiquent donc à ce jour une chute importante des volumes de ventes (l’immobilier « moyen », classique ou avec défauts, ne se vend plus guère car il faudrait baisser les prix affichés, avant négociation, de 10 à 15% pour qu’il trouve enfin preneur, baisse que les vendeurs n’envisagent pas encore une seule seconde, à ce jour, tous persuadés que le bien vendu est absolument IRREPROCHABLE). En apparence, les prix chutent à peine, en apparence, mais il faudra bien y venir si certains propriétaires, en situation de contrainte (mutation, divorce, décès…) ne supportent plus de rester éternellement avec leur bien sur les bras.

A mon sens, cette absence de prise de conscience des vendeurs est, largement, engendrée par des discours déconnectés des réalités de certains groupes corporatistes immobiliers, mais également de la part des médias, qui écrivent TOUT et son contraire. Le propriétaire-vendeur peut lire à la fois, que le marché est en difficulté, certes, mais que les prix sont en « très léger repli ». Pas de quoi fouetter un chat, ni envisager de s’assoir sur une partie de sa plus-value. Le sujet est donc évoqué très superficiellement par les medias généralistes qui, pourtant, savent parfaitement être alarmistes quand on leur demande (cf. la psychose de la grippe A). Sur la baisse nécessaire des prix immobiliers, donc, pas beaucoup de relais médiatique de grande portée, malheureusement. Peut-être n’est-ce pas dans l’intérêt de certains journalistes, chef de rédaction, ou hommes politiques, multi-propriétaires…

En attendant, statu quo. Le marché est bloqué. Toute la filière immobilière est en grande difficulté (plus de 10 000 pertes d’emplois dans le secteur de la transaction immobilière en 2012, plus de 3000 agences ont fermé). Je ne vous parle même pas du nombre d’« agents commerciaux » type OPTIMHOME ou CAPI qui ont arrêté. Certes, moins de concurrence pour mon agence, mais faut-il s’en réjouir ?

A mon sens, le mécanisme de grippage en est seulement à son début, mais personne ne s’en émeut. Trop de Français attendent leur tour d’être enfin propriétaires pour pleurer sur la baisse des prix. En revanche, dès qu’une usine est menacée de fermeture (200 à 500 emplois menacés en moyenne, soit 25 à 50 fois moins qu’en immobilier), le site industriel reçoit les honneurs de la presse, du gouvernement et cerise sur le gâteau, de Montebourg. Le peuple est alors « peiné » de ce qui arrive aux ouvriers. Pas sûr que la faillite d’agences, mettant chacune entre 4 et 5 personnes sur le carreau, fasse pleurer dans les chaumières.

Deux poids, deux mesures. L’égalité et la fraternité à la Française !

Ce qui m’inquiète, encore une fois, est la nature humaine. La cupidité insatiable des vendeurs les empêche d’anticiper la baisse et les aveugle au point de maintenir des velléités de prix inutilement hauts. Seul un drame de la vie (mort d’un conjoint, divorce, licenciement…), ou parfois le temps écoulé, les ramènera à la réalité. A ce jour, en majorité, ils ne sont pas prêts ».

Ninon Ingrid, La triste vie d’un agent immobilier, le 10 février 2013

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour Le marché immobilier est totalement bloqué

  1. zorba44 dit :

    A Ninon Ingrid que conseiller sinon d’acheter la ferme à 160 000 euros, planter toutes espèces de légumes et de fruits, installer un poulailler, acquérir deux ou trois vaches et six moutons – et utiliser des compétences masculines pour en faire un bijou…
    Le signataire a mis deux ans pour vendre au prix mais c’était l’année dernière que la transaction a eu lieu. Lui même dans les affaires d’immobilier d’entreprise, il a boosté l’agente immobilière en lui disant que le client viendrait.
    Il a eu de la chance, mais il croit que ce métier est à fuir pour deux générations… ayant eu le sentiment, le jour de la vente en janvier 2012, qu’une page se tournait.
    Avec toute sa sympathie.

    Jean LENOIR

  2. Ping : PART 01 | FEV 2013 | LES BANKSTERS DE LA FINANCE | Pearltrees

  3. stop la bulle ! dit :

    Tous ces proprios assis sur leurs tas de parpaings comme si c’était un tas de pièces d’or… il faut que ça finisse ! La plus-value mirobolante, stop ! c’est une pure anomalie gonflée à coups de spéculation et de soutiens publics au bâtiment et au logement. A ces niveaux de prix les acheteurs n’ont plus de quoi payer.
    Revenons au vrai marché et arrêtons de dire que la soi disant « pénurie » justifie une super-bulle…

  4. cookie=stalinisme dit :

    Et dire qu’il y a vingt ans une maison « normale coutait l’équivalent de 60.000 euros. ! Les salaires (surtout ceux des fonctionnaires, qui on perdu 1% de pouvoir d’achat chaque année, cumulé ça fait combien ?) n’ont pas flambés à la hausse que je sache ! (même que pour des centaines de milliers de gens devenus chômeurs ils ont flambés à la baisse !).
    Qui de nos jours peut encore se permettre d’acheter une maison, à part de riches « bourges » ou des investisseurs ?
    La france n’est plus une société, c’est le désastre.

  5. bombon dit :

    Genti l’agence immo , il ne mentionne pas les commissions exorbitantes qu’il prend pour mettre une fiche sur sa vitrine et sur sont site !
    10% cela plomb bien le prix d’un bien !
    Et pas question de renier sur leurs commissions malgré la crise !

  6. herostanza dit :

    Qu’un certain nombre d’agences ferment qui ne servent à rien qu’à nous piquer notre fric, ça fera le plus grand bien à tout le monde !

    Fin d’une bulle = fin de moult parasites.

  7. Flip dit :

    Il va falloir que les vieux lâchent prise…ce blocage des jeunes par ceux qui leur ont tout pris (logement, travail, traites sur l’avenir) et leur ont plombé l’existence présente ET future est devenu insupportable. Comme ce vieux militaire de l’article ou le médecin bobo.
    J’enrage !!

  8. zorba44 dit :

    @ Flip @ herostanza @ bombon @ cookie stalinisme
    plusieurs remarques car vos commentaires sentent la lutte des classes. D’abord une maison normale ne coûtait pas (à construire du moins) 60 000 € mais 100-120 000 € il y a 20 ans – entendons une maison de 3 pièces plus le coût du terrain. Si on ne construit plus c’est lorsque le coût de la construction a un écart trop important avec le marché de l’ancien.
    Commission de 10% oui c’est trop mais, en réalité, en 2012-2013 on traite autour de 4% brut (n’oubliez pas le loyer, la voiture, le téléphone, les charges). Quant à dire que l’Agent est un intermédiaire inutile, si vous voulez cracher vos dents en vendant vous même !!! Le signataire n’est pas agent immobilier mais il est à deux exceptions près toujours passé par les professionnels dans l’immobilier pour son plus grand bien.
    Quant à mettre tout sur le dos des vieux …pourquoi pas sur celui des Y…., des cocos ou les copines de ma tante et de mon oncle. Ce genre d’amalgame est déplacé car au lieu de cerner les responsabilités il catégorise des classes entières de population. Voulez-vous une Saint Barthélémy des vieux, des plus de 60 ans ?
    L’agente immobilière qui a écrit dans cet article est à plaindre car elle est la victime d’une conjoncture créée par d’autres et amplifiée par une cascade de décisions monstrueuses.

    Jean LENOIR

  9. Flip dit :

    @zorba44 Et pourquoi pas une épuration des vieux… en effet ? Vous ne voulez pas qu’on « catégorise » une classe d’âge. Mais ce n’est pas cette classe d’âge qui nous a mis là où on est ? Qui nous a livré à la dette des banksters ? Qui nous a mis dans cette Europe de foutriquets et ce néo-libéralisme financiariste et libre échangiste qui nous ont ruinés ? Qui concentre toutes les richesses, tout le patrimoine en France ? Qui occupe les postes décisionnaires et bloque tout renouvellement de la classe politique ? Qui se gave de retraites démesurées achetées à crédit avec notre argent, celui qu’on devra produire pour rembourser toute notre vie ?
    Osez dire le contraire !

    • virginia dit :

      +1 Je plussoie !

    • nick tesla dit :

      Je conçois aisément que nos aînés ce soit fait berner par les médias, mais maintenant que nous avons « tous » compris comment marche le système, ma question est: Que faite vous pour lutter contre la zone de libre échange qui se met en place? Que faite vous de plus que nos anciens qui ont cru à l’Europe ?

      PS: Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufle.
      http://www.u-p-r.fr

  10. zorba44 dit :

    @flip je vais vous dire le contraire et bien vous le dire. Pas plus que vous je n’ai la moindre influence que celle de mon bulletin de vote – cela fait une dizaine d’années que je ne vote plus car je ne veux pas choisir entre le sida et la chaude-pisse. Faites de l’amalgame mais pas sur une classe d’âge, sur des individus précis comme je le fais parfois. Qui nous a livré à la dette des banksters ? Si vous lisez bien les articles d’Olivier ce n’est pas moi : c’est le tandem Pompidou Giscard (pour la France). Qui sont à vos yeux les foutriquets (y incluez vous vos parents, sont-ils pendables ?) etc. Qui concentre toutes les richesses, tout le patrimoine en France ? C’est la totalité des français mais à des degrés divers. Qui occupe les postes décisionnaires et bloque tout renouvellement de la classe politique ? Mais citez des noms que diantre mais pas le mien. Ma retraite est de moins de 8000 euros (ne bondissez pas) PAR AN : n’étant pas membre (et de loin) de la fonction publique j’ai payé fort cher ce droit dont je ne voulais pas CAR JE PENSE QUE CE QUE L’ON N’ORGANISE PAS SOI-MÊME ON LE RÉPARTIT SUR LE DOS DES AUTRES.
    Par contre oui, j’ai pris des risques y compris de celui d’être au ruisseau si je ne réussissais pas (c’est très stimulant croyez-moi) avec fort peu d’économies, je l’ai fait par mes seules capacités et sans être membre de la moindre confrérie ni de copains politiciens et j’en suis fier.
    Ma seule richesse acquise l’a été par mon travail et ma réussite et, comme je n’employais pas de salariés mais que je payais des prestataires (je ne suis pas fortiche pour les organisations sociales dont je me méfie, de même que toutes les formes d’associations mendiantes sur le dos du contribuable) on ne peut dire que j’ai exploité quiconque. Je crois même aux accords gagnant-gagnant avec ses partenaires et avec le sourire et sans pancartes.
    Faites aussi un peu le ménage chez vous, car vous m’avez énervé – et si d’aventure vos semaines de travail durent jamais moins de 70 heures, alors là je ne vous comprends pas car c’est ce que les miennes ont duré pendant 11 ans environ et, quand j’étais salarié, je ne comptais pas mes heures car j’avais une mentalité d’entrepreneur, pas d’assisté quémandeur.
    Le seul point que je vous accorde : c’est oui il y a des responsables à la situation actuelle et, pardonnez-moi, mais je n’avais pas le courage de me mettre une ceinture d’explosifs à la taille il y a quarante ans quand il eût fallu le faire pour un feu d’artifice ciblé au palais de l’Elysée, ou chez les députés et sénateurs. D’ailleurs si c’est votre truc : vous auriez tort, il y a plus intelligent et moins fondamentaliste à faire.

    Bonne journée

    Jean LENOIR

  11. Geraldine dit :

    Je suis assez d’accord avec Jean, ne stigmatisons pas (mot à la mode) les vieux, nous sommes tous coupables d’avoir laissé faire, en particulier en reconduisant tous ces incapables et ces traîtres de l’UMPS aux plus hauts postes de décision…

  12. place aux jeunes dit :

    petit rappel : un appartement ou une maison sont des choses qui servent à se loger.

    J’espère que ça va très vite redescendre à un niveau un peu plus en adéquation avec les salaires. On en a marre des politiques qui soutiennent artificiellement ces hausses anormales.
    Vite un krach violent des prix, pour qu’on puisse enfin s’acheter un petit chez soi à un prix raisonnable. Place aux jeunes !!!

  13. zorba44 dit :

    @place aux jeunes
    Oui les jeunes ont le droit à leur place au soleil et ils ont le droit de savoir. Par contre, en dehors du marché de l’ancien, le prix du neuf est constitué d’éléments, matériaux, main-d’oeuvre, charges, marge de l’entrepreneur (à ne pas confondre avec la marge du promoteur lorsqu’on est dans un contexte de promoteur) et enfin le terrain auxquels vont s’ajouter les frais taxés de Notaire (lesquels n’ont rien à voir avec les émoluments) et les frais d’hypothèques lesquels sont sans commune mesure avec le service (ou l’absence) rendu, grevant le prix d’acquisition. Pour les terrains diverses règles fiscales contribuent à leur cherté.
    Donc pour le neuf, à part diminuer politiquement certaines taxes et frais actuellement incompressibles, et en construisant en direct en copro (ce qui n’est pas donné à tout le monde) ou en habitat individuel, il y a un prix de revient en dessous duquel on compromet la qualité. Là votre salaire est ou n’est pas suffisant.
    Alternatives : louer quelques années un logement à bas loyer et faire l’effort de mettre de côté un apport + un matelas de sécurité. Il n’y a pas de miracle : le signataire de la présente a agi ainsi il y a un peu plus de quarante ans et/ou acheter un bien ancien dont les prix sont à la baisse.
    En effet, mis à part les situations de premier plan (avenue Foch ou autre…) ou le site numéro 1 de quelque village ou quelque ville que ce soit c’est forcément plus cher.
    N’attendez pas un krach violent qui est aussi un mauvais signe pour le reste de l’économie et pour l’emploi. Certains vendeurs certes ne vendent pas, mais ils peuvent faire un mauvais calcul tout en continuant à payer foncier et charges.
    Ce qui est scandaleux (et va vous sembler paradoxal) c’est qu’un bien vendu peut subir une taxation sur la plus-value : en effet ça contribue à établir des prix plus élevés. En fait il n’y a jamais de plus-value et là ce n’est pas un paradoxe : vendre un bien dans un quartier pour en acheter un autre analogue deux rues plus loin car, par exemple, vous ne supportez pas votre voisin, va se révéler une opération négative (frais d’achat, frais de vente, déménagement, travaux divers d’aménagement et de décoration…) même et surtout si les deux biens sont au même prix.
    Enfin ce qui a tué votre pouvoir d’achat, c’est la désindustrialisation, la mondialisation, la monnaie unique, les déficits de l’état (son poids)… C’est comme ça et cela ne réjouit personne
    La seule chose que vous puissiez faire, c’est votre évaluation, et inscrire votre projet dans un modèle économique en relation avec vos ressources. Ne comptez pas sur les autres et prenez vos décisions avec vos données familiales…
    Ultime conseil : n’achetez aucun bien de consommation à crédit, vous vous enrichissez des intérêts acquis sur votre épargne et vous vous évitez les agios qui plombent vos facultés d’achat.
    La société vous a appris à jouir et à vous endetter : c’est un leurre destructeur.

    Seul un terrain ou un bien immobilier justifient l’endettement.

    Bon courage

    Jean LENOIR

  14. svensven dit :

    rien à ajouter, Jean Lenoir a parlé d’or…
    Une expérience qui est le fruit du vécu, et ce….. depuis des centaines d’années

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