L’effondrement de la confiance en Europe en un graphique

M3 Credit February Europe(source : ZeroHedge, 28 mars 2013)

Comme le souligne ZeroHedge, le problème n’a jamais été la création de monnaie par les banques centrales. Le problème, c’est que cet argent passe dans le circuit économique et la consommation à travers l’octroi de prêts. Or on voit bien le hiatus entre M3 (trait bleu) et les prêts bancaires au secteur privé dans la zone euro (trait brun). Ceux-ci sont à un niveau historiquement bas. Il n’y a plus aucune confiance dans les banques, le système financier, la demande finale, les chiffres publiés, la garantie des dépôts… Enfin , last but not least, nul n’a plus confiance dans le fait qu’un pays souverain ne va pas, demain, céder sa souveraineté à la troïka…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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5 commentaires pour L’effondrement de la confiance en Europe en un graphique

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  2. brunoarf dit :

    Voici les dernières nouvelles du sixième domino : après Chypre, c’est la Slovénie qui va s’effondrer.

    Jeudi 28 mars 2013 :

    Après Chypre, les marchés voient la Slovénie menacée à son tour.

    Si le cas chypriote est présenté par un certain nombre de responsables européens comme « exceptionnel », la gestion du plan d’aide accordé à Nicosie pourrait avoir de lourdes conséquences pour la Slovénie, dont le secteur bancaire montre d’inquiétants signes de fragilité.

    Les rendements des emprunts slovènes à deux ans ont bondi jeudi à près de 7%, dépassant ainsi ceux des emprunts à dix ans, signe que les investisseurs commencent à juger que le risque de défaut est élevé.

    La Slovénie a placé en octobre 2012 sa première obligation à 19 mois, et l’ancien Premier ministre Janez Jansa a prévenu que le pays devrait émettre de nouveaux titres d’ici le 6 juin, date à laquelle 907 millions d’euros de dette à 18 mois arriveront à maturité.

    Le précédent chypriote, par lequel certains déposants ont été lourdement taxés pour permettre à Nicosie d’obtenir une aide de ses partenaires, laisse craindre qu’une situation semblable se produise en Slovenie.

    « Pour eux, juin, c’est encore loin, ils doivent donc faire quelque chose », juge Tim Ash, responsable des marchés émergents chez Standard Bank.

    « Il devient de plus en plus probable qu’ils devront commencer à discuter avec le FMI et la Troïka sur la question d’un plan d’aide. »

    http://bourse.lesechos.fr/forex/infos-et-analyses/apres-chypre-les-marches-voient-la-slovenie-menacee-a-son-tour-866793.php

  3. soyouZ dit :

    Suisse : ruée sur les billets de 1000

    Epargne – Il n’y a jamais eu autant de billets violets en circulation. Une des explications serait liée à la crise. Manque de confiance, taux d’intérêt très bas, les Suisses gardent leur argent chez eux.

    Fin décembre 2012, il y avait 37,4 millions de coupures de 1000 francs en circulation. Soit 37,4 milliards de francs en grosses coupures, ce qui représentait l’équivalent de 60% de tout l’argent liquide à ce moment-là. Jamais dans les statistiques de la Banque nationale suisse (BNS), ce chiffre n’avait été aussi haut. A la même période en 2011, il y avait 33,27 millions de billets violets à l’effigie de Jacob Burckhardt en circulation. En décembre 2010, 30,4 millions.

    Une explication à ce phénomène serait à chercher du côté de la morosité économique. «Le nombre de billets de 1000 francs en circulation était plutôt stable avant la crise financière de 2008, explique Walter Meier, de la BNS. Tout à coup, nous avons vécu une grosse augmentation, soit près d’un million de coupures en plus en l’espace d’un mois.» Le porte-parole estime qu’une des raisons du succès de ce billet serait la réserve de valeur, à savoir conserver ses économies chez soi. «En effet, il est possible de stocker plus d’argent en un espace plus petit.»

    Une situation rendue possible grâce aux taux d’intérêt ridiculement bas proposés par les banques. «Les coûts d’opportunités pour posséder des billets de banques sont très bas», explique Silvia Oppliger, de la BNS. A savoir qu’en choisissant de garder son argent à la maison plutôt que de le placer sur un compte, on ne renonce pas à une somme importante qu’auraient rapportée les intérêts. Corollaire de ces épargnes à domicile: l’augmentation des ventes de coffres-forts. Depuis plusieurs années, les privés se ruent sur ce type de bien. «La clientèle a changé, confirme Pascal Page, responsable de Servicoffres. Il y a moins de banques et plus de personnes qui veulent un coffre-fort pour leur domicile.» Le Vaudois estime que ce changement s’explique par une perte de confiance envers les administrations bancaires mais aussi par l’attrait de pouvoir garder ses valeurs près de soi, toujours accessibles. (Le Matin)

    http://www.lematin.ch/suisse/Ruee-sur-les-billets-de-1000/story/26320705

  4. THEOPT NEWZE dit :

    Grandes impostures. Grand écart entre les politiques et les banksters. Qui de l’Intendant Nicolas Fouquet ou de tel ou tel homme de banque ira en prison le premier ?
    Le tout en plein délitement. BANKIA, maintenant en Espagne.
    Conséquence : perte absolue de confiance.
    Ferments de la colère en pleine maturation !
    Attention Vache qui Rit : zone rouge, atteinte.

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