Affaire STEP : les banques françaises font-elles face à une dangereuse crise de liquidités ? (Ph. Herlin)

les banques françaises font-elles face à une dangereuse crise de liquidités« Et si les très bas taux auxquels la France emprunte n’étaient que le résultat d’une politique généreuse et discrète de rachat par la Banque de France d’actifs douteux des banques françaises ? Une situation qui risquerait de ne pas pouvoir durer très longtemps.

L’information circule aux États-Unis et commence à faire du bruit en Allemagne, mais pas encore en France. Appelons-la « l’affaire STEP », acronyme de « Short Term European Paper », un marché européen de refinancement des banques.

Faisons tout d’abord un rappel sur le fonctionnement de l’euro, et qui montre que cette monnaie est vraiment mal conçue. Le cas est unique, aberrant : l’euro est une monnaie qui dispose de plusieurs banques centrales ! Enfin, plus exactement d’un réseau de banques centrales supervisées par la Banque centrale européenne (BCE) sise à Francfort, et cet ensemble se dénomme l’Eurosystème. Les banques européennes en difficulté peuvent solliciter directement la BCE (on se rappelle les deux LTRO de 500 milliards d’euros chacun en décembre 2011 et février 2012), mais aussi en plus leur propre banque centrale. Ainsi chaque banque centrale nationale dispose d’une certaine autonomie pour aider ses banques. Les critères de refinancement pour les banques commerciales en difficulté peuvent varier d’un pays à l’autre (quels actifs accepter en échange de cash), et on se dit que la Banque nationale de Grèce ne s’avère sans doute pas aussi regardante que la très sévère « Buba », la banque centrale allemande…

Bref, là il s’agit de la France. Les STEP permettent à chaque banque centrale de refinancer ses banques, mais avec 483 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2012, le marché français est le premier d’Europe et le deuxième au monde (derrière son équivalent américain) selon la Banque de France ! A lui tout seul il représente plus de la moitié du marché européen, et s’avère en forte augmentation (l’encours était de 300 milliards à la mi 2012).

Cela veut-il dire que les banques françaises sont en grande difficulté et récupèrent des liquidités auprès de la Banque de France en échange d’actifs de mauvaise qualité (créances douteuses, bons d’État en difficulté, etc.) dont personne ne voudrait par ailleurs ? Cette réalité inquiétante traduit clairement une situation tendue. Le Prix Nobel d’économie américain Paul Krugman écrit que « la France a retrouvé sa monnaie », et que cela explique le niveau très bas auquel elle emprunte ; en fait elle fait tourner la planche à billets dans son coin mais ne dispose pas formellement de sa propre monnaie.

La presse allemande s’inquiète comme Die Welt ou les Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN – article en français ici), qui crient au loup et accusent Mario Draghi de laxisme coupable. Selon les DWN, « la BCE a donné à la France une possibilité de stabiliser ses propres banques, sans que l’Allemagne puisse entreprendre quoi que ce soit pour s’y opposer […] il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière »…

Il serait urgent que la Banque de France et le ministère de l’Economie communiquent sur cette « affaire STEP » car elle jette un voile trouble sur la situation des banques françaises ».

Philippe Herlin, Atlantico, le 22 avril 2013

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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22 commentaires pour Affaire STEP : les banques françaises font-elles face à une dangereuse crise de liquidités ? (Ph. Herlin)

  1. oops dit :

    Contrairement à ce raconte l’auteur, la BdF ne fait apas tourner la planche à billets. Elle ne fait que redonner de la liquidité à des actifs devenus non liquides du fait de leur dépréciation sur les marchés. L’entourloupe consiste à refinancer ses actifs avec de la monnaie banque centrale, ce qui normalement est l’apanage de la BCE, en violation des traités européens qui lui interdit de refinancer les banques en rachetant même temporairement des actifs bancaires, alors que là c’est la BdF qui réalise l’opération d’échange des actifs dégradés contre de la liquidité banque centrale, ce qui constitue une deuxième violation des traités européens, puisque la BdF a transféré cette compétence d’émission monétaire à la BCE depuis Maastricht. La planche à billets n’entre absolument pas en ligne de compte, puisqu’il s’agit de monnaie M3 et non M1 (distinction élémentaire, s’il en est), par contre un ou plusieurs établissements bancaires sont maintenus à flots parce qu’ils sont indispensables pour financer l’Etat d’une part en achetant ses titres de dettes émis par le Trésor sur le marché et pour maintenir la dépendance de l’économie réelle à l’égard du crédit bancaire d’autre part.

    • Eym3 dit :

      Oops: Vous avez une vision très restrictive et littérale de la « planche à billets ». Celle-ci ne porte pas seulement sur les pièces et billets en circulation (agrégat M1) mais aussi sur la masse monétaire, M3. D’ailleurs les USA ne publient plus depuis une dizaine d’années cet agrégat M3, ce qui souligne bien sa valeur en tant que mesure du risque inflationniste…

      • oops dit :

        Quand on parle de « planche à billets », on laisse entendre que la banque centrale émet de la monnaie sous la forme de billets, ie de monnaie fiduciaire, ce qui contribue à abuser le public qui opine à penser qu’il s’agit de création monétaire nette par la banque centrale. Or il n’en est rien Il s’agit au contraire d’une opération à solde nul ou positif pour le bilan de la Bdf qui échange des titres contre de la liquidité sur la base d’un prêt temporaire remboursable par la banque qui récupérera ses titres lorsqu’ils seront redevenus liquides, c’est-à-dire vendables, on espère avec profit, sur le marché. C’est l’opération qui avait été réalisée par la FED avec le plan TARP (dont elle est sortie bénéficiaire) et par la BCE avec les LTRO. Le hic est que la reprise de la liquidité des actifs, dans des conditions acceptables pour la préservation de la solvabilité de la banque, n’est pas forcément au rendez-vous. C’est ce qui s’est passé avec le défaut de remboursement des prêts consentis aux banques par la BCE qui aurait dû avoir lieu fin janvier 2013. Les banques européennes et frnçaises on particulier ont préféré conserver les facilités de financement offertes par la BCE, plutôt que de retourner sur le marché interbancaire toujours en panne à l’intérieur de la zone euro, ce qui oblige les banques à se financer en dollars sur le marché américain.

  2. N.O.M dit :

    La chute des métaux précieux a eu pour but, une fois de plus, de faire paniquer les petits porteurs pour qu’ils se séparent de leur physique. Quand aux insiders, ils en profitent pour charger les soutes une dernière fois. Ils confortent leurs achats dans la zone d’accumulation. Intéressante votre information monsieur Demeulenaere, car selon moi, elle indique un braquage imminent des comptes bancaires à l’échelle de toute l’Europe. Au travers de la Grèce, la minorité dominante a préparée un laboratoire sur ce que pouvait endurer un peuple à notre époque face à la misère. Chypre est aussi un laboratoire mais cette fois- ci, pour tester la colère d’un peuple face à un hold up institutionnel. Le dernier mousqueton qui nous relie à la paroi est en train de sauter. On ne parlera pas du chômage puisque Jean François Copé a dit lorsqu’il a été invité par Jean Jacques Boudin le 15 avril, que nous étions passé en France à 1 300 chômeurs de plus par jour ! c’est suffisamment explicite…on coule !

  3. N.O.M dit :

    Le Japon présente un risque de profond dérapage, selon le chef économiste d’UBS. ( Source : Easybourse.com, le 22/04/2013 ).

     » Quelques jours après l’annonce de la banque centrale du Japon du montant des Titres qu’elle souhaitait racheter sur le marché, un mouvement violent s’est dessiné sur le marché obligataire. Beaucoup d’opérateurs ont voulu sortir. Il a fallu l’intervention du ministre des finances et du gouverneur de la banque centrale pour calmer un peu les tensions. » Andreas Höfert.

    Face à la politique monétaire ultra accommodante du Japon, il y a donc un risque non négligeable que l’inflation reparte très soudainement, explose et devienne incontrôlable, aux dires de l’expert.

  4. brunoarf dit :

    Au commencement, le problème est le suivant :

    Les banques privées de l’Union Européenne ont dans leurs livres 920 milliards d’euros d’actifs pourris.

    La question est donc :

    Comment les banques privées vont-elles faire pour se débarrasser de ces 920 milliards d’euros d’actifs pourris ?

    Un des mécanismes utilisés est le suivant : je prends l’exemple d’une banque française.

    1- La banque française X donne des milliards d’euros d’actifs pourris à la Banque de France.

    2- La Banque de France transfère ces milliards d’euros d’actifs pourris à la Banque Centrale Européenne.

    3- En échange, la Banque Centrale Européenne transfère des milliards d’euros “propres” à la Banque de France.

    4- La Banque de France transfère ces milliards d’euros “propres” à la banque française X.

    5- La banque française X utilise ces milliards d’euros “propres” pour acheter, entre autres, les obligations de l’Etat français.

    6- Le taux d’emprunt de l’Etat français baisse.

    7- Tout le monde est content (sauf Mario Draghi et les Allemands).

    8- Ce mécanisme fonctionne aussi pour les banques espagnoles, pour les banques italiennes, bref pour l’Europe du sud.

    9- Mario Draghi est un alchimiste : il transforme la merde en euros.

    10- Mario Draghi est un alchimiste forcé : il agit avec un revolver sur la tempe. Si Mario Draghi arrête de faire l’alchimiste, la banque française X fait faillite.

    11- Et si la banque française X fait faillite …

  5. Ping : Affaire STEP : les banques françaises fo...

  6. N.O.M dit :

    La résolution de la loi H.R 129 a été adopté le 14 avril dernier suite à la conférence de deux jours de l’institut Shiller tenue à Flörsheim an Main en Allemagne et dédiée à la création d’un nouveau paradigme pour sauver la civilisation.

     » Nous sommes tous convaincus qu’il s’agit- là d’une question de vie ou de mort, et que seule une loi Glass- Steagall aux Etats- Unis peut mettre un terme aux politiques de génocide du système monétaire international existant. C’est l’arme indispensable pour rompre les chaînes de l’Empire britannique. En bref, c’est la loi Glass- Steagall, soit le chaos et le génocide. »

     » L’adoption immédiate de Glass- Steagall, cependant, est le premier pas, sans lequel aucun autre objectif ne pourra jamais être réalisé. »

     » Notre développement mutuel est le nouveau nom de la paix, et de la seule alternative à la dérive vers la guerre thermonucléaire. »

  7. Ping : PART 02 | AVRIL 2013 | Business BANKS | Pearltrees

  8. zorba44 dit :

    Il a été dit et redit maintes fois que toutes les émissions, compte tenu de l’absence de collatéraux tangibles, sont de la création monétaire.
    Egalement que les activités de banque d’investissement sont à mettre à la décharge car elles dénaturent le métier de banquier. Le banquier d’affaires, en investissant pour propre compte, est en conflit d’intérêts permanents avec ses clients.
    Les dérives, telles que nous les connaissons, sont véritablement épouvantables.

    Eux, les banquiers, sont tellement frappés d’addiction qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont devenus leur propre fossoyeur à très court terme, car ils tuent eux-mêmes leur commerce et ne peuvent que s’attirer la vindicte populaire en ramassant sur les comptes des clients ce qu’ils ont dilapidé.

    Chypre est en train de s’en rendre compte et le message de son président est très clair. On nous a forcé la main, mais ne faites surtout pas comme nous.

    Jean LENOIR

    • oops dit :

      On nous a forcé la main, mais ne faites surtout pas comme nous.

      En fait pas tant que ça. Il s’avère de plus en plus que l’affaire chypriote est une vaste opération d’intox avec des effets d’annonces qui n’ont pas été suivies de mesures réelles ou en tous cas ont été appliquées sous une forme très minorée, par rapport à ce qui avait été annoncé. Il semble que les entreprises russes ainsi que les banques du même pays en sont sorties quasiment totalement indemnes.. Les banques ont mis en place des montages avec leurs filiales étrangères pour éviter des pertes à leurs clients, quant aux épargnants étrangers prétendument spoliés, c’est le grand silence sur la banquise. Pas un mot de protestation, à croire qu’il ne s’est rien passé. Cette histoire est donc cousue de fil blanc, d’autant plus que l’aide européenne a été deux fois plus importante que prévu. En ce qui concerne la vente de l’or chypriote, on est dans la même intox. Jusqu’à preuve du contraire, les lingots sont toujours à Chypre.

  9. N.O.M dit :

    – Les dépositaires, clefs de voûte du système, aussi en ligne de mire. ( LesEchos.fr )

    – La BCE aurait- elle perdu le contrôle de la création monétaire en zone euro ? ( LA TRIBUNE.fr ).

     » La crise est terminée en Europe !  » François Hollande.

  10. YB69 dit :

    Ça ne revient pas à une planche à billet tant que l’on affecte à l’actif dit « pourri » une valeur de 1 pour 1 avec de l’euro de la banque centrale. Autrement dit on distord le marché en échangeant quelque chose d’invendable contre de la monnaie qui elle est bien liquide. Je ne doute pas que cela permette de gagner du temps pour des lendemains qui chantent, mais s’ils venaient à ne pas chanter, combien de temps une banque centrale peut conserver dans ses comptes à 1 pour 1 quelque chose qui ne vaut rien ? Si je vends de la viande de bœuf au cheval qui est périmée, combien de temps puis je continuer à dire qu’elle à la même valeur que du Charolais certifié bio ?
    J’ai peur que le jour ou le subterfuge apparait au grand jour, la dépréciation ne soit violente. À moins que ladite banque centrale, ne déprécie les titres au fil de l’eau, ce qui revient à de la planche à billet en douce, soit elle conserve lesdits titres pourris pour les présenter à la BdF le jour ou la France retrouve une monnaie indépendante, et là bonjour la dévaluation….

    • oops dit :

      Il s’agit d’une équivalence purement comptable entre l’actif et le passif de la banque centrale. La FED et la BCE ont montré que les banques centrales peuvent créer indéfiniment de la monnaie, à condition de faire en sorte que la monnaie créée soit stérilisée, c’est-à-dire qu’elle ne sorte pas des canaux de financement bancaire, charge aux banques de gérer la monnaie crédit, ce qu’elles font en pratiquant une politique restrictive de crédit, là où les perspectives de croissance sont faibles. Evidemment un tel système ne peut conduire qu’à l’aggravation de la conjoncture économique, la priorité étant accordée au financement de l’Etat dont les titres de dette servent aux banques de collatéral pour financer leurs actifs.de marché et non pour originer du crédit, ce qu’elle devrait faire en vertu de leur rôle de créditeur de l’économie réelle. La banque ne remplissant plus son rôle de transformation de la valeur monétaire, les agents économiques vont se financer ailleurs, soit en créant leur propres banques, soit par la création d’organisme collectif de financement sur une base coopérative (cf. le concept du crowdfunding en plein développement).

  11. brunoarf dit :

    Mardi 23 avril 2013 :

    Ainsi les trois premières banques françaises capitaliseraient à elles seules plus des deux tiers des titres STEP avec un total de 190 milliards d’euros d’encours. BNP en serait le plus important détenteur avec 44,5 milliards d’euros d’obligations. Société Générale et Dexia en détiendraient pour 35 milliards d’euros chacune, Crédit Agricole 27 milliards d’euros, Crédit Mutuel 25 milliards et Natixis 21 milliards.

    On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu’une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. Outre-Rhin, on pense qu’en acceptant de faire entrer ces titres dans la catégorie des titres éligibles au refinancement de l’Eurosystème, la BCE a donné à la France, et aux autres pays dont le système bancaire montre certaines faiblesses, la possibilité de stabiliser leurs propres banques sans que l’Allemagne ne puisse s’y opposer en attendant la mise en place de l’union bancaire. En attendant de voir plus clair dans cette affaire, on peut déjà constater que les banques françaises ont entre les mains des titres dont personne ne connaît la valeur réelle.

    Romain Renier.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130422trib000760997/la-bce-aurait-elle-perdu-le-controle-de-la-creation-monetaire-en-zone-euro-.html

    « On sait que la BCE avait fait état, sans jamais révéler son nom, du fait qu’une grande banque française était au bord de la faillite en raison de sa trop forte exposition au risque. »

    C’est laquelle ?

    Quelle grande banque française est au bord de la faillite ?

    Vous le saurez dans le prochain épisode.

    (Quel suspens ! Mais quel suspens !)

  12. soyouZ dit :

    Step by step… vers l’abîme !

  13. ypei dit :

    Pour JP Chevallier c’est Natixis qui serait la banque française actuellement au bord de la cessation de paiement….

    http://chevallier.biz/2013/04/step-et-tcn/

  14. brunoarf dit :

    Mercredi 24 avril 2013 :

    A propos de la zone euro, Olivier Berruyer écrit :

    Je rappelle mon analyse : les contraintes nécessaires au maintien d’une monnaie unique sur une large zone sont très lourdes. Aucune zone n’est jamais véritablement optimale, mais une monnaie tient dans un pays car les écarts sont limités, et la volonté populaire de rester ensemble permet des transferts plus ou moins importants de personnes et d’argent.

    La Zone Euro est bien trop hétérogène, et surtout aucune volonté réelle de faire les efforts de transferts financiers entre pays n’existe, raison pour laquelle la quasi-totalité des unions monétaires passées ont échoué.

    L’euro disparaîtra donc probablement ; et comme personne n’a le courage de reconnaître que, bâti avec les meilleures intentions du monde, c’est néanmoins une regrettable erreur technique, péché d’orgueil, sa dissolution sera assez brutale.

    Espérons qu’elle sera assez bien contrôlée, et que d’autres propositions de coopérations européennes se feront alors jour, mais raisonnables, et non bâties sur une lubie « d’États-Unis d’Europe », joli rêve mais bien loin des attentes réelles des peuples.

    Dans ces temps troublés, conserver certains acquis, et construire un tout petit peu plus (en particulier sur le plan social et démocratique) serait déjà un très grand succès… À trop vouloir, à tout jouer à quitte ou double, on finira par tout perdre…

    Olivier Berruyer.

    http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-04-24/

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