« Dis papa, dessine-moi une austérité ! » (Charles Sannat)

France austérité« Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Vous savez à quel point je « m’amuse » avec la dialectique officielle qui consiste à nous expliquer que nous, en France, nous ne faisons pas d’austérité. Nous, en France, ce n’est pas pareil. D’ailleurs, il y a, comme vous le savez, une « exception » française. Cette exception remonte à la ligne Maginot censée nous protéger de toute invasion germanique, puis, dans cette bonne tradition, nous avons eu droit au nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est promené partout en Europe sauf en France, il faut dire nous avons une exception radioactive, puis avec la grande crise économique qui a commencé en 2007, nous avons eu droit à un festival « d’exceptions » françaises. Nous ne sommes pas comme les Grecs, encore moins comme les Chypriotes, les Italiens resteront toujours des Italiens, les Espagnols des mangeurs de tortillas, et les Portugais de brandade de morue (plat excellent au demeurant). Bref, eux c’est eux et nous c’est nous, et nous, c’est bien connu, nous ne risquons rien derrière notre ligne Maginot économique, avec notre système de protection sociale qui est le plus beau et le meilleur du monde et qui durera jusqu’à la fin des temps… Le problème étant que la fin des temps approche.

Alors je m’insurge contre cette idée qui consiste à faire croire aux Français que cette fois-ci, pour eux, ce sera différent, car non, cela sera pareil. Avec le délai négocié auprès de Bruxelles pour atteindre, grâce à une « trajectoire » savamment calculée par des mamamouchis totalement dépassés, le retour à l’équilibre budgétaire, la seule chose qui change, c’est le temps de la dégradation.

La seule politique actuelle, et elle est menée partout à travers l’Europe quelle que soit la couleur politique des dirigeants en place, c’est faire de l’austérité progressive, une lente déliquescence où chaque mois qui passe vous voyez des avantages disparaître, des acquis sociaux « réformés », des médicaments déremboursés… Mais comme tout cela est progressif, finalement cela en devient moins visible mais au bout du chemin, nous serons devenus grecs, chypriotes ou portugais.

Sauver une monnaie technocratique qui ne fonctionne pas coûte 69 milliards d’euros aux Français !

« Dans le pacte de stabilité qui va être transmis à Bruxelles, Bercy explique que les mesures prises pour aider les pays en difficulté de la zone euro pèseront pour 68,7 milliards d’euros d’ici à 2015. Ce montant devrait toutefois constituer un plafond. » C’est par ces lignes que commence l’article de BFM TV qui n’est pas à proprement parler une chaîne « gôchiste ».

Ce qu’il faut retenir de tout ça est assez simple. D’un côté, notre pays est très endetté, environ 2 000 milliards d’euros de dette sur lesquels il convient de payer des intérêts qui se montent environ à 50 milliards d’euros par an, alors que nous vivons une époque formidable où les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas de l’histoire économique.

De l’autre côté, il faut également aider à renflouer les autres pays carrément en faillite pour tenter désespérément de sauver le rêve de la monnaie unique, pour un coût minimum car, en réalité, il sera beaucoup plus élevé d’environ 70 milliards d’euros.

Une fois que vous avez conscience des sommes à trouver, ce n’est pas 2 milliards d’euros qu’il faut trouver chaque année en rabotant les allocations familiales par exemple. NON, c’est en réalité des dizaines de milliards d’euros supplémentaires qu’il faudra trouver chaque année.

Alors je peux vous l’annoncer sans me tromper, vous n’avez encore rien vu de l’austérité. Regardez le Portugal, c’est un excellent exemple (en plus des autres pays européens en plein effondrement) de ce qui va à tous nous arriver.

Régulièrement, je vous transmets des informations sur ce qu’il se passe en Grèce, comme les enfants malnutris et qui pour manger fouillent dans les poubelles, les soins importants qui ne sont plus accessibles si vous ne pouvez pas payer un chirurgien en pièces d’or, ou encore 60 % des Grecs qui font tout pour se recaser dans les campagnes où la faim est moins prégnante (vive les poulaillers).

Au Portugal, les fonctionnaires mis au régime sec

Ce premier article est de la Dépêche du Midi et nous apprend que « le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a de nouveau misé sur la rigueur pour rentrer dans les clous. Afin d’économiser 4,8 milliards d’euros d’ici 2015, il préconise de supprimer 30.000 postes dans l’administration publique, de reporter d’un an l’âge de départ à la retraite à taux plein et de faire travailler les fonctionnaires quarante heures par semaine au lieu de trente-cinq, comme dans le privé ».

Tout ça pour économiser « que » 4,8 milliards d’euros d’ici 2015, alors je vous laisser imaginer ce qui va se passer chez nous mais rassurez-vous, il y a l’exception française de la trajectoire gouvernementale. Vous lirez le reste de l’article si le cœur vous en dit, mais pour bien commencer la semaine, vous pouvez aussi vous contenter de ce petit résumé…

Parce que le deuxième article va bien vous plomber le moral…

Au Portugal, dépenser moins pour vivre moins

C’est un article parfaitement sérieux de Courrier International, qui nous explique que finalement dépenser 50 000 euros dans une chimiothérapie pour faire gagner quelques mois de vie supplémentaires, ce n’est pas une bonne dépense. Alors braves malades, si vous pouviez avoir la décence de mourir vite et bien, comme l’a demandé à sa population il y a quelques mois le ministre japonais des Finances, vous feriez du bien justement aux finances de vos États respectifs. Soyez citoyens ! Mourez vite et sans soins.

« Le Conseil national d’éthique suggère de rationner l’accès aux soins pour le traitement de certaines maladies. »

Pour le Conseil national d’éthique, « l’État portugais peut et doit rationner l’accès aux médicaments les plus chers pour le traitement des cancers, du sida et de la polyarthrite rhumatoïde. Le médecin qui dirige cette institution prétend qu’il s’agit d’une lutte contre le gaspillage et l’inefficacité, qui est considérable en matière de santé (…) Un combat non seulement légitime mais aussi souhaitable. Il va jusqu’à dire que dépenser 50 000 euros pour survivre deux mois de plus ne peut se justifier ».

Alors certains trouvent cela choquant, comme ce médecin qui répond « vous me direz que l’on a plus les moyens et vous me demanderez qui je choisirais entre deux malades aux diagnostics et aux pronostics différents… Le problème n’est pas le coût des thérapies, mais l’argent qui aurait dû exister pour les payer et qui est canalisé pour d’autres profits ».

Car oui… où passe l’argent qui aurait dû exister pour se soigner ? Ce qui ne nous exonère pas d’une bonne gestion des soins et de la dépense publique bien entendu. Peut-être que vous pourrez trouver un début de réponse dans le début de cet édito où l’on voit bien qu’il faut payer les intérêts de la dette et aussi, en ce qui nous concerne… le sauvetage (en tout cas en partie) du Portugal.

Là, normalement, à ce stade, vous vous dites oh là là, qu’est-ce qu’il me réserve pour la suite. J’espère qu’il va me trouver un truc optimiste, parce que finalement, je vais faire comme tous mes copains non contrariens. Je vais creuser un trou, enfoncer la tête dedans et lever mon postérieur. Certes, je sais qu’en faisant l’autruche je prendrai un bon coup de pied aux fesses, mais en attendant je ne le verrai pas venir.

Mon troisième article va vous achever, je vous l’ai gardé exprès pour la faim… heu pardon pour la fin. Vous allez voir, c’est sympa comme tout.

Les services secrets prédisent l’enfer pour 2030

C’est un article d’amis suisses trouvé dans le Matin, qui lui aussi est un journal parfaitement respectable. Que nous raconte-t-il ?

Les grandes tendances anticipées par le National Intelligence Council (NIC) américain qui vient de publier le rapport Global Trends 2030… en clair où va-t-on d’ici 2030. Alors évidemment, ce sont des tendances, le pire n’est jamais sûr… mais le meilleur non plus, oui le « Prôgrès » va nous sauver, la « Science » va nous libérer et tout le tralala habituel. Mais si ce n’était pas le cas, voici ce qui vous attend (et moi avec).

« Surpopulation, guerre de l’eau, manque de nourriture et épuisement des ressources de la planète, un rapport du National Intelligence Council dresse un constat qui fait froid dans le dos pour les années à venir. »

J’ai trouvé plus pessimiste que moi !! Ça vous rassure ? Je vous livre les meilleurs passages. Gardez-les précieusement, diffusez autour de vous, faites passer (il n’y a pas de droit d’auteur sur mes articles) car il faut que le plus grand nombre comprenne bien la mutation majeure qui est en train de se produire.

« La question de la démographie est cruciale pour l’avenir de la planète. Et la Terre devrait accueillir 8,3 milliards d’habitants en 2030, contre 7,1 aujourd’hui. Mais surtout contre 2,5 milliards en 1950. » Mais tout va bien puisque l’on va arrêter de soigner les Portugais. Vous allez voir à quelle vitesse la population humaine peut descendre…

« Des conséquences d’abord alimentaires. Car la demande en nourriture devrait augmenter de 35 % d’ici 2030. Or, les rendements agricoles, même s’ils continuent de s’améliorer, n’arriveront pas à répondre à la demande et nous vivons déjà sur les réserves selon le rapport du NIC ».

« En outre, les pays émergents sont en train de changer leur régime alimentaire et consomment de plus en plus de viande. Or, la production de viande exige beaucoup d’eau et de céréales également avides de liquides. »

« L’urbanisation croissante a conduit à des réductions drastiques des forêts, des changements négatifs dans le contenu nutritif et la composition microbienne des sols, des altérations dans la diversité des plantes et animaux supérieurs ainsi que des changements dans la disponibilité et la qualité de l’eau douce.»

Et votre lopin de terre ? C’en est où ?

Alors vous faites ce que vous voulez, comme vous le voulez, mais lorsque je vous conseille d’avoir un petit lopin de terre à la campagne avec potager et poulailler, ce n’est pas une lubie de bobo parisien à la recherche de verdure. Lorsque je vous conseille d’avoir quelques pièces d’or, ce n’est pas parce que je travaille pour une société qui effectivement vend de l’or. Je vous conseille cela car votre lopin de terre pourra vous nourrir, vous et votre famille, dans les années qui viennent. Vos pièces d’or vous permettront d’acquérir ce qui vous manque et dans certains cas d’avoir accès à des soins qui, sinon, vous seront refusés. C’est ce qui se passe partout en Europe.

On ne vous en parle pas pour ne pas vous effrayer, car c’est effrayant, mais le monde de demain sera celui-là. C’est pour cela aussi que je vous dis de vous préparer à titre individuel et donc patrimonial à cette nouvelle donne.

L’austérité est en marche, nous entrons dans une ère de rareté et de pauvreté, la bonne question est donc de savoir comment vivre au mieux dans un tel moment, tout le reste n’est que du blabla ».

Charles Sannat*, Le Contrarien matin du 6 mai 2013

*Directeur des études économiques chez AuCOFFRE.com

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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17 commentaires pour « Dis papa, dessine-moi une austérité ! » (Charles Sannat)

  1. oops dit :

    votre lopin de terre pourra vous nourrir, vous et votre famille, dans les années qui viennent

    Quel faisan! Quand un marchand de soupe vend l’Apocalypse. C’est presque du niveau d’Agora qui avait vendu successivement la fin du dollar, puis la fin de l’euro, puis l’effondrement économique. Soit dit en passant les marchés actions sont ‘bullish » depuis…septembre 2008!!!!

    • disco dit :

      Vous n’allez pas me dire que vous croyez à cette fumisterie des marchés dans le vert quand même? Vous en connaissez les raisons j’espère….. Pour l’euro et le dollar aussi tout me monde sait maintenant comment ils fonctionnent………

      • oops dit :

        Libre à vous de croire que le marché descend alors qu’il monte et ce depuis fin septembre 2008, soit le plus long « bullish run » de l’histoire des marchés. Peu importe que les raisons soient tordues, le fait est qu’il monte. C’est la raison pour laquelle les prophètes de malheur ont fait admirablement le jeu des institutions financières qui ont trouve en face d’eux toutes les contreparties vendeuses grugées par ceux qui exploitent la crédulité du public fondée sur le sens commun, alors qu’il savent fort bien que le sens commun est le contraire de la mentalité des marchés qui fonctionnent selon ses règles à lui basées sur les théories macro qu’enseignent les universités anglo-saxonnes. Maintenant si vous contentez de regarder les marchés, effectivement le problème est différent.

      • oops dit :

        Chinese HSBC Services PMI at 20-month low adding to growth concerns. Spain unemployment falls more than expected #FT71

        ET POURTANT LE DAX GAGNE DIX POINTS DANS Les MINUTES! El viva l’analyse technique!

      • A.Rachid dit :

        On s’en fout de l’analyse technique puisque tous les indices sont manipulés.

    • matbee dit :

      @Oops : C’est drôle, ici vous traitez Sannat de charlatan quand il annonce l’effondrement économique et invite à s’y préparer. Mais dans vos commentaires sur le précédent article au sujet de l’or vous annoncez vous-même l’Apocalypse, l’arrivée des temps barbares, la destruction des 9/10emes de l’humanité… et vous constatez un retour à la terre en Grèce…

      Choisissez votre position !

      • oops dit :

        Parce que cultiver son jardin en tout indépendance pour nourrir sa famille va devenir impossible pour des raisons juridiques qui pourront vous mener en prison. Cela est déjà le cas aux Etats-Unis et le devient en Europe:

        Mark my words: Seeds are about to become contraband. Anyone who grows their own food is about to be targeted as a criminal. The governments of the world, conspiring with corporations like Monsanto, do not want any individual to be able to grow their own food.

        This is about total domination of the food supply and the criminalizing of gardeners. And this is what big government always does after centralizing sufficient power. All governments inherently seek total control over the lives of everyone, and if you don’t set boundaries and limits for government (i.e. the Bill of Rights), it eventually runs roughshod over all freedoms and liberties, including the freedom to grow your own food.

        Learn more: http://www.naturalnews.com/040214_seeds_European_Commission_registration.html#ixzz2SdgYoMeS

  2. zorba44 dit :

    @oops

    Ce serait gentil d’arreter ce genre de commentaires… vous faites in fine partie de ceux qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
    Ou alors vous n’êtes qu’un troll démasqué…

    Jean LENOIR

    • oops dit :

      Un peu de sérieux s’il vous plaît. Allez donc expliquer aux dizaines de millions de citadins qu’il est temps de s’acheter un bout de terrain à la campagne, histoire d’assurer le garde-à-manger familial. C’est un coup à provoquer une guerre civile, du fait de migrations massives vers les zones rurales qui apprécieront très modérément ce genre d’invasions. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le conseiller économique « cinq étoiles » de Grillo dans une vidéo publiée sur ce blog. Les spéculateurs immobiliers verront le problème différemment. Qui sait? Il y a sans doute une opportunité pour les constructeurs de châteaux forts armés de canons laser.

    • oops dit :

      En France, la liberté fondamentale de vivre comme on le souhaite risque de passer à la trappe. Patrick Jimena, du parti Europe Écologie les Verts, est le premier élu à vivre dans une yourte. Il le fait par choix, afin de se distancier de cette société de consommation. On apprend que Sylvie Roumieu, maire de Cubières-sur-Cinoble, dans l’Aude, et qui se bat depuis cinq ans pour un village de yourtes, a été menacée par l’État de se voir retirer son mandat de maire. Sylvie Roumieu continue sa lutte pour le droit au logement dans des yourtes même si le tribunal a décidé de l’expulsion des habitants des yourtes en mars 2013. A la fin du mois, Cécile Duflot doit rendre sa copie sur la question du logement et sur l’habitat léger.
      http://french.ruvr.ru/2013_05_06/En-France-lhabitat-leger-menace/

  3. Ping : PART 01 | MAI 2013 | Business BANKS | Pearltrees

  4. Geraldine dit :

    Moscovici : «L’austérité, c’est fini, le sérieux, ça continue»

    Ces guignols nous prennent pour des crétins ; ils sont lâches, incompétents, et ils mentent comme des arracheurs de dents.

    Ils ont démissionné depuis longtemps. Tout ce qu’ils veulent c’est gagner du temps. En attendant un retour miraculeux de la croissance.

    Mais de croissance il n’y aura plus. Le descente aux enfers de la France continuera… ils finiront lynchés.

  5. brunoarf dit :

    Pour l’année 2013, le PIB de la France va baisser de 0,1%.
    Le PIB de l’Italie va baisser de 1,4%.
    Le PIB de l’Espagne va baisser de 1,5%.
    Le PIB de la Slovénie va baisser de 2%.
    Le PIB du Portugal va baisser de 2,3%.
    Le PIB de la Grèce va baisser de 4,2%.
    Le PIB de Chypre va baisser de 8,7%.

    Un exemple de pipeau :

    Italie / PIB : recul de 1,4% prévu en 2013, croissance de 0,7% en 2014.

    L’institut italien de statistiques Istat a annoncé lundi tabler sur une contraction du Produit intérieur brut (PIB) de 1,4% cette année en Italie et sur une croissance de 0,7% l’an prochain grâce à une reprise de la demande interne.

    La prévision 2013 d’Istat est nettement plus faible que celle publiée en novembre dernier (baisse de 0,5% du PIB). Cette différence est due à des révisions des statistiques nationales et à une contraction plus forte que prévu de la consommation privée, explique Istat.

    Le recul du PIB initié au 3e trimestre 2011 « devrait se poursuivre, avec une moindre intensité, au moins jusqu’au troisième trimestre 2013 », note Istat.

    L’institut déclare par ailleurs tabler sur un taux de chômage à 11,9% en 2013, et à 12,3% en 2014, selon le communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/ItaliePIB_recul_de_14_prevu_en_2013_croissance_de_07_en_2014_Istat17060520131043.asp

    Pipeau !

    En Italie, en 2013, le chômage sera de 11,9%.

    En 2014, le chômage augmentera encore : il atteindra 12,3%. Et malgré cette augmentation du chômage, l’Italie connaîtra « une croissance de 0,7% l’an prochain grâce à une reprise de la demande interne » ! ! !

    L’Italie, c’est magique !

    Quand il y a une augmentation du chômage, il y a « une reprise de la demande interne » ! ! !

    On connaissait les statisticiens grecs : ils sont balèzes.

    On connaissait les statisticiens espagnols : ils sont balèzes.

    On vient de rencontrer des statisticiens encore plus balèzes : les statisticiens italiens !

    • Trend dit :

      Il faut noter que la balance des exportations HORS EUROPE est positive de 2,9 miiliards de dollars ( 04/2012 à 04/2013 ( sources Thomson- Reuters). L’Italie ne serait le pays le mieux préparé à une sorite de l’ € ? Curieux de voir la balance commerciale( hors Europe) des autres pays d’Europe, plus spéciallement de l’Allemagne)
      Une chose est sure, la grande perdante en cas d’explosion sociale en Europe ( avec ce qui en découle un éclatement de l’€) , c’est l’ALLEMAGNE.

  6. zorba44 dit :

    @Geraldine,

    Il faut vraiment ne pas avoir peur pour dire que tout va bien. C’est vrai que le lynch revient à la mode…. Il faut être un crétin pour ne pas démissionner du gouvernement actuel et se faire oublier très vite …s’il en est encore temps

    Jean LENOIR

  7. brunoarf dit :

    Ce qui était prévu, c’est que l’Irlande et le Portugal commencent à rembourser les autres pays européens à partir de 2015 !

    Mais comme d’habitude, ce qui était prévu ne se produira pas dans le monde réel !

    Le Portugal sera incapable de rembourser le plan d’aide de 78 milliards d’euros.

    L’Irlande sera incapable de rembourser le plan d’aide de 85 milliards d’euros.

    Ni en 2015, ni en 2016, ni en 2017, ni en 2018, ni jamais.

    Lisez cet article :

    Le sauvetage de l’euro va coûter 69 milliards à la France d’ici 2015.

    Porter secours à ses voisins a un prix. La France a ainsi participé aux différents mécanismes de sauvetage permettant de préserver l’intégrité de la zone euro, alourdissant sa dette en conséquence.

    Le programme de stabilité qui a été transmis à Bruxelles, le 17 avril dernier, chiffre le poids de ces aides sur les finances publiques françaises à 62,5 milliards d’euros d’endettement pour 2013, soit 3 points de PIB.

    Dans le détail, sur ces 62,5 milliards, 11,4 milliards d’euros sont liés à des prêts bilatéraux accordés par la France à la Grèce, dans le cadre du premier plan de sauvetage du pays méditerranéen en mars 2010.

    38 milliards d’euros seront dus aux emprunts du Fonds européens de stabilité financière (FESF), que la France garantit à hauteur de 21,83%.

    Enfin, 13 milliards d’euros seront consacrés à la capitalisation du Mécanisme européen de stabilité (MES), l’autre fonds de secours de la zone euro.

    Et l’année prochaine, l’ardoise va encore s’alourdir : les montants engagés par la France représenteront 68,7 milliards d’euros.

    Mais ce dernier chiffre n’augmentera plus ensuite. En effet, le FESF n’émettra plus aucune dette, étant désormais remplacé par le MES.

    Quant à ce dernier fonds, les États membres ne doivent comptabiliser dans leurs comptes publics que l’argent qu’ils ont mis en jeu pour le doter en fonds propres. Or la France assumera, dès 2014, sa part entière dans le capital, soit 16,3 milliards sur les 80 milliards d’euros.

    Le pacte de stabilité prévoit même que l’endettement de la France dû au soutien financier de la zone euro diminue ensuite, en 2016, à 67,5 milliards d’euros.

    Le document table, en effet, sur les premiers remboursements de l’Irlande et du Portugal, à partir de 2015. Mais cette dernière hypothèse semble désormais à oublier : le 12 avril dernier, les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné leur feu vert à un allongement des prêts accordés aux deux pays. Ce qui va ainsi reporter le versement de leurs premiers remboursements.

    Par ailleurs, sur un total de 68,7 milliards d’euros, la Grèce représente à elle seule 43 milliards d’euros (11,4 milliards de prêts bilatéraux et 31,6 milliards de prêts du FESF garantis par la France). Un chiffre que BFMBusiness.com avait révélé dès novembre dernier.

    http://www.bfmtv.com/economie/cout-sauvetage-leuro-france-69-milliards-deuros-498270.html

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