Nicolas Doze : « La Fed n’a plus de boussole »

La Fed imprime l’équivalent d’un New Deal par mois, en pure perte : Les banques et les marchés sont inondés de liquidités mais ne savent pas où les investir. Avec des taux nuls comment trouver en effet du rendement, sauf à prendre des risques extravagants ? D’où les bulles qui gonflent sans cesse. C’est une politique de la fuite en avant et les banquiers centraux reconnaissent que « le risque est monstrueux », dit N. Doze, mais ont-ils encore le choix ?

(BFM Business, 2 mai 2013)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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19 commentaires pour Nicolas Doze : « La Fed n’a plus de boussole »

  1. THEOPT NEWZE dit :

    Abyssal. L’enfer des chiffres. Les masses sans contrôle.
    A quand les menottes pour Bernanke ?

  2. brunoarf dit :

    A propos de l’Italie :

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d’euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d’Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

    Les banques italiennes préparent l’avenir : les banques italiennes se chargent en obligations de l’Etat italien.

    Quand la prochaine crise bancaire arrivera, les banques italiennes diront à l’Etat italien :

    « Maintenant, tu vas lever des impôts supplémentaires pour nous renflouer. Si tu le fais, tout ira bien. Si tu ne le fais pas, nous faisons faillite, mais nous t’entraînons dans notre chute. Il n’y aura plus personne au monde pour te prêter de l’argent. Quant aux milliers de milliards d’euros que vont perdre les épargnants italiens, tu t’expliqueras avec eux. »

    En clair : les banques italiennes tiennent l’Etat italien par les c… , et elles le tiennent très fort.

    Pronostic :

    – Les banques italiennes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat italien va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques grecques vont faire faillite ET AUSSI l’Etat grec va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques irlandaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat irlandais va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques portugaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat portugais va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques espagnoles vont faire faillite ET AUSSI l’Etat espagnol va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques chypriotes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat chypriote va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques slovènes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat slovène va se déclarer en défaut de paiement.

    – Les banques belges vont faire faillite ET AUSSI l’Etat belge va se déclarer en défaut de paiement.

    (Liste non exhaustive)

  3. Ping : Nicolas Doze : "La Fed n’a plus de boussole" - gastraudiome

  4. njaisson dit :

    C’est bien le moment de reposer la question de ce qui fait la richesse des nations, question qui turlupine les économistes depuis le XVIème siècle: la valeur réside-t-elle dans la quantité d’or ou d’argent détenue par une nation, ou dans la quantité de liquidités, ou dans la quantité de denrées produites? L’expérience de la FED qui patine dans l’abondance de liquidités conduirait à se reposer la question sous l’angle du capital disponible pour la consommation des ménages en contrepartie d’une production nationale et pas forcément internationale, et non sous la forme du capital equity provenant de la valeur du bien immobilier enflé artificiellement par la FED. Même si Fannie May enregistre des profits monstrueux la valeur globale des ménages exprimée en monnaie constante, et à fortiori la part de l’épargne disponible pour la consommation, stagne ou s’effondre.

  5. matbee dit :

    Le choix est entre l’effondrement et la ruine… Faillite ou hyper-inflation.

  6. THEOPT NEWZE dit :

    @ matbee

    Faillite ET hyperinflation. Si vous permettez. Effondrement total en sus

  7. zorba44 dit :

    @ Brunoarf

    Rappelez-moi svp quel est le pronostic de la succession de faillite, par lequel je serai heureux de vous inviter dans mon domaine ? (j’aimerais vraiment perdre)

    Cordialement

    Jean LENOIR

  8. OOPS dit :

    Il faut avouer que sur le plan macro, leur modèle économétrique marche pas mal: Fannie rembourse ses dettes auprès de l’Etat américain qui rentre dans ses fonds, avec profit, après le financement du plan TARP par le contribuable américain. Le seul ennui est que la richesse patrimoniale des ménages américains a été lessivée par l’effondrement du marché immobilier et que les nouveaux investisseurs ne sont plus les mêmes qu’avant, puisque l’Américain salarié a été remplacé par l’investisseur institutionnel étranger qui place son argent dans l’immobilier US, réputé une valeur sûre car collatéralisée par la garantie de la FED sur les actifs bancaires titrisés par les succursales des établissements bancaires étrangers aux Etats-Unis

    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/fannie-mae-devoile-un-benefice-colossal-529889.html

  9. OOPS dit :

    La solution passe peut-être par le retour au mercantilisme de Fenelon: à chacun son lopin de terre, afin de soumettre les masses à un rude labeur, tout en leur permettant de récolter juste de quoi faire vivre leur famille. Inutile de préciser que l’outillage sera rationné: frugalité oblige…
    Fénelon illustre bien cette tendance en imaginant la cité idéale :
    « Les lois que nous venons d’établir pour l’agriculture rendront leur vie laborieuse ; et, dans leur abondance, ils n’auront que le nécessaire, parce que nous retrancherons tous les arts qui fournissent le superflu. Cette abondance même sera diminuée par la facilité des mariages et par la grande multiplication des familles. Chaque famille, étant nombreuse et ayant peu de terre, aura besoin de la cultiver par un travail sans relâche. C’est la mollesse et l’oisiveté qui rendent les peuples insolents et rebelles. […] il ne faut permettre à chaque famille, dans chaque classe, de pouvoir posséder que l’étendue de terre absolument nécessaire pour nourrir le nombre de personnes dont elle sera composée. […] tous auront des terres, mais chacun en aura fort peu, et sera excité par là à la bien cultiver. »
    — Fénelon, Les aventures de Télémaque, Livre X, 1699

    • ya+ dit :

      oui sauf que de familles nombreuses y en a quasi plus de nos jours… et même de famille tout court puisqu’ils font tout pour la détruire depuis quelques décennies…….alors Fénelon il peut aller se rhabiller mon cher !

  10. Ping : La Fed sin brújula acelera la imprenta por Nicolas Doze | montejbquisiera

  11. grizzli des Vosges dit :

    « Ben Shalom Bernanke » comme Olivier Delamarche l’a rappelé un jour il me semble …

  12. OOPS dit :

    Un peu de formation en fixed-income et autre yield curve:

  13. OOPS dit :

    Une étude DB met à mal le mythe de la mobilité de la main d’oeuvre à l’intérieur de la zone euro qui était censée compenser l’augmentation du chômage dans les zones temporairement déprimées par des transferts de « travailleurs » dans les zones plus dynamiques. Les chiffres OCDE montrent qu’il n’en est rien, du moins en Allemagne, où le recrutement de travailleurs qualifiés d’origine étrangère reste très limité:

    The OECD recently pointed to the low level of immigration of workers into
    Germany from outside the EU. It found that German businesses only appoint
    about 25,000 migrant workers from such third countries each year, corresponding to only 0.2% of the population. The figure for non-European immigrants
    is five to ten times higher in Great Britain, Ireland and Denmark. In Germany,
    almost half of businesses that had failed to appoint foreign staff despite unfilled
    vacancies had never even considered recruiting skilled staff from abroad. Over
    30% of businesses also complained that recruitment from abroad was too
    complicated and that the knowledge of German among applicants was
    insufficient. According to the survey, SMEs have particular difficulty finding
    suitable candidates abroad.

    http://www.dbresearch.de/MAIL/DBR_INTERNET_DE-PROD/PROD0000000000304451.pdf

  14. gisse dit :

    c’est plus des bulles ce sont des montgolfières, que dis-je des zeppelins , on sait comment ça finit, la volatilité un jour s’enflamme .

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