La Grèce perd son statut de « pays développé »

grece pays sous développé« La société de conseil en investissements MSCI a fait passer la Grèce de statut de «pays développé» à celui de «pays émergent», soit au même niveau que des pays comme le Qatar ou la Corée du Sud. C’est la première fois qu’un pays occidental est dégradé de la sorte. La décision de MSCI, spécialisée dans la réalisation d’indices, résulte de la forte baisse de l’indice boursier grec : – 83% depuis 2007. Dès lors, «la Grèce ne peut plus satisfaire à un certain nombre de critères», justifie MSCI ».

Le Soir, le 12 juin 2013 (via Aux infos du nain)

Evidemment, c’est en quelque sorte un retour à la normale, à la « case départ ». La Grèce avait été classée « pays développé » en 2001. Notez que cette révision la range encore dans la même catégorie que des pays comme la Corée du Sud, avec ses groupes industriels Samsung, Hyundai ou Daewoo…

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 55 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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12 commentaires pour La Grèce perd son statut de « pays développé »

  1. Pourquoi continuer à se référer à des catégories devenues obsolètes, puisqu’elles ont été inventées dans les années soixante par les technocrates des organisations internationales appliquant leur grille d’analyse économique et sociale, pour juger du degré d’avancement des nations sur la voie de la conformité avec le modèle de développement conçu par ceux qui ne jurent qu’en fonction de critères de valeur relatifs à la domination par l’usure et la gouvernance juridique?

    • Pas si obsolètes que cela puisque ce sont celles de l’oligarchie mondialiste dont vous dénoncez vous-même la domination… Il faut donc bien s’y intéresser si l’on veut essayer de comprendre ce qui se passe.

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  4. Certes il faut s’y intéresser, mais en le considérant du bon côté, c’est-à-dire en ne prenant pas à la lettre ce genre de « dégradation », qui non seulement ne signifie pas grand chose en termes de niveau de développement (Cf. les critères retenus par le FMI et consors dans l’évaluation du PIB), mais en en plus cette qualification de « pays émergent » serait plutôt une bonne nouvelle, dans la mesure où les conditions de crédit octroyées par les bailleurs de fonds seraient plus favorables, sous prétexte d’aider à décoller un pays émergent. Sur le fond l’appellation d’émergent dans le cas de la Grèce touche bien entendu au grotesque, si l’on songe que ce pays se trouve en phase de « rattrapage » depuis sa pré-adhésion à l’UE, ce qui lui donnait droit à des aides substantielles destinées à ramener son PIB/habitant dans la moyenne des Etats membres: aides structurelles, aides régionales, aides sectorielles, aides administratives, etc, la liste est interminable des fonds qui se sont perdus dans la nature du fait du statut « émergent » de la Grèce. Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance dans sa seconde vie de « pays émergent », en souhaitant qu’elle soit aussi longe et fructueuse que la première. Puisse la France devenir un jour un pays « émergent »! Gageons que les réunions d’experts et autres consultants (bon tuyau) chargés de ramener la Grèce dans le droit chemin des pays qui paie leurs dettes, au lieu de se financer éternellement avec l’argent des autres doivent être pour le moins truculentes, étant donné tout ce qui s’est passé en termes de réduction d’effectifs, de compression de la masse salariale,, de privatisations plus ou moins ratées, etc. Il s’agit maintenant de convertir la « destruction créatrice » en retombées financières pour ceux qui vont prendre le train en marche de la reconstruction gavé de subventions, qui à défaut de générer de la croissance du PIB peuvent remplir les poches de tous ceux qui se seront positionnés à la sortie des robinets déversant les précieux euros sur les vaillantes petites plantes en pleine émergence. Allez, profitions du retour du beau temps. J’arrose le pastis sur la rade du Pirée.

  5. Alexia dit :

    Quand les hôpitaux n’ont plus de médicaments et que les enfants partent à l’école la faim au ventre, quand le nombre de suicides explose, quand des manifestations massives ont lieu presque chaque jour et que d’un coup d’un seul les télévisions et radios publiques cessent d’émettre…. c’est sûr, on ne peut plus parler de pays développé !!!

  6. brunoarf dit :

    Vendredi 14 juin 2013 :

    Grèce : une nouvelle tranche d’aide débloquée.

    Le versement de l’aide à la Grèce, qui interviendra dans le courant du mois, portera à près de 210 milliards d’euros le montant total des fonds versés à la République hellénique depuis la mi-2010.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00528581-grece-une-nouvelle-tranche-d-aide-debloquee-sources-575773.php

    Donc ça fait 210 milliards d’euros que nous avons prêtés à la Grèce.

    Aujourd’hui, ce sont des créanciers PUBLICS qui détiennent la dette de la Grèce.

    La question est donc maintenant :

    Combien de dizaines de milliards d’euros le deuxième défaut de paiement de la Grèce va-t-il coûter aux contribuables européens ?

    Combien de dizaines de milliards d’euros ?

  7. zebuli dit :

    Plutôt que pays émergent, moi je dirais que la Grèce est un « pays immergent »….

  8. brunoarf dit :

    Vendredi 14 juin 2013 :

    Hans-Olaf Henkel, Professeur honoraire à l’université de Mannheim (Allemagne), ancien dirigeant d’IBM en Allemagne, a présidé le « Bundesverband der Deutschen Industrie », l’équivalent allemand de l’organisation patronale française, de 2000 à 2005.

    En 1992, Hans-Olaf Henkel était pour l’euro.

    Mais ça, c’était avant.

    Aujourd’hui, il vient de changer d’avis.

    Hans-Olaf Henkel écrit :

    Si l’on veut sauver l’amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique.

    Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n’ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J’estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l’euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l’évidence : l’euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l’Allemagne.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html

    Sa conclusion est claire :

    L’Europe méridionale tenait jadis l’Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d’Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection. Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d’adopter la monnaie unique. L’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d’égaliser et d’harmoniser. Avant que l’amitié franco-allemande n’en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !

  9. zorba44 dit :

    @ zebuli

    L’autre jour la Grèce a été qualifiée par le signataire de pays « détergent » …détergent parce que ce pays nous amène tout droit dans un Dante financier

    Jean LENOIR

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