O. Delamarche : « Une bulle, ça ne se dégonfle pas lentement, ça explose »

(BFM Business, 18 juin 2013)

A propos de l’article du jour des Echos sur les 1000 milliards d’euros d’actifs toxiques stockés dans les bad banks européennes (ainsi, il faudra 63 ans pour liquider les actifs de Dexia) et de la fuite en avant perpétuelle des politiques…

« Ce n’est pas en déplaçant la dette qu’on la fait disparaître, il faut arrêter ce jeu de bonneteau perpétuel. Tout le monde avait décidé que sortir la Grèce de l’euro allait coûter des centaines de milliards ; en attendant je constate que [son maintien] coûte aujourd’hui 400 milliards et qu’on n’a rien réglé. On s’enfonce dans quelque chose qu’on ne maîtrise absolument plus »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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21 commentaires pour O. Delamarche : « Une bulle, ça ne se dégonfle pas lentement, ça explose »

  1. brunoarf dit :

    Mardi 18 juin 2013 :

    François Leclerc écrit :

    il n’est pas inutile de lancer un pavé dans la mare, comme vient de le faire le quotidien financier français « Les Échos ». L’ensemble des structures de défaisance (bad banks) créées en Europe depuis le début de la crise logerait actuellement, selon ses calculs, environ 1.000 milliards d’actifs douteux ou illiquides (invendables). L’hypothèse d’une bombe à retardement est évoquée par un journal qui ne verse pas dans les titres à sensation en règle générale.

    Quel est en réalité le choix qui se profile, que les débats en cours n’explicitent pas ? Il n’y a à terme que deux solutions :
    – soit les États porteront la charge financière de ces pertes,
    – soit le système financier risquera de s’écrouler si les créanciers et gros déposants sont fortement impliqués, car les banques sont débitrices ou créditrices entre elles.

    On croit dans ces conditions deviner par avance la tournure que ces discussions prennent – le recours aux finances publiques – avec la circonstance aggravante d’une absence de mutualisation de la dette entre les États, ou de son plafonnement si le MES intervient. Ce qui aura comme conséquence d’amplifier les déséquilibres au sein de la zone euro, d’augmenter la dette publique et d’alourdir la charge du désendettement, avec comme seule solution de rallonger encore son calendrier déjà étiré. Ou bien même de rendre insolvables des États, avec comme seule issue de restructurer leur dette. En prenant leurs distances avec le FMI, qui le souligne avec l’exemple de la Grèce, les autorités européennes se voilent la face une fois de plus. Telle est la dynamique dans laquelle nous nous trouvons, si rien ne vient l’interrompre.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=55020

  2. oops dit :

    Toutes ces bombes me rappellent irrésistiblement celles qui étaient posées par les anarchistes dans toute l’Europe à la fin du dix-neuvième siècles lorsque la franc-maçonnerie avaient lâchés les chiens sur les monarchies européennes qu’il fallait déstabiliser par l’exécution de ses membres les plus éminents avant des les éliminer complètement. Ici nous avons des bombes financières qui sont des bombes à eau pour les banquiers, mais des vrais bombes pour ceux qui se trouvent en bas de la pyramide du financement bancaire, ie les étages inférieurs de la construction sociale qui n’ont pas accès aux sources de la liquidité et qui donc doivent payer de leurs poches les pots cassés par les autres en leur nom ,mais sans leur autorisation et encore moins leur contrôle, mais qui néanmoins ont le droit de demander des comptes aux gens d’en dessous en leur prenant ce qu’il reste dans leurs poches alors qu’ils n’en pas besoin. Quand on voit avec quelle facilité la BCE allonge les centaines de milliards de refinancement de la dette grecque (400 milliards), alors que normalement la BCE n’a pas le droit de refinancer la dette bancaire en endossant leurs mauvaises actifs « dégradés », on se pose la question de l’utilité de prélever des impôts pour financer l’Etat (le rendement est dérisoire à côté des capacités de financement de la BCE), comme du soi-disant problème des retraites qui seraient compromises, parce qu’il manque 15 milliards. C’est pire que du foutage de gueule, c’est de l’escroquerie en bande organisée par des récidivistes de la fraude à la création monétaire. Qu’est-ce que 15 milliards à côté des bénéfices dégagés sur le Forex par exemple par les banques du cartel bancaire, ou à côté des marchés des dérivés actions ou obligations tous les jours ouvrés. Ce jeu de dupes n’a d’autre objectif que de perpétuer un système de domination, en écrasant les peuples par une austérité qui n’est indispensable qu’en fonction d’un système de financement de l’économie que l’oligarchie se refuse à réformer sérieusement par peur de perdre son emprise sur les masses, alors que les solution ne demandent qu’à être appliquées depuis que les crises minent l’Europe, toujours pour les mêmes raisons liées à l’excès de création monétaire par les banques et au centralisme démocratique gouvernant la socialisation de l’économie par la dette et l’interventionnisme d’Etat.

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  4. Bref le prochain effondrement arrivera alors que le précédent ne sera pas réglé et il faut trouver encore 1000 milliards à refiler aux gamblers. Mais il nous reste encore un peu d’argent de la protection sociale à leur donner. Mais tout leur donner ne suffira pas. Faut il rappeler que le seul bilan de la BNP représente 1800 milliards d’euros, soit l’équivalent de 30 ans d’endettement de la France et 5 fois le budget national. Ce n’est pas en baissant le RMI, ni même les retraites que l’on réglera quoique ce soit. C’est pourtant ce type de mesures absurdes et sans rapport que nous imposent les politiques moins effrayés par nous que par leurs amis banquiers. 1000 milliard = 200 ans de déficits des caisses de retraite! Ce n’est pas à nous de payer.

  5. oops dit :

    La révolte des masses, et singulièrement des classes moyennes éduquées à l’occidental et éveillées politiquement par l’Internet, contre le système oligarchique de corruption généralisée et de copinage prend une extension mondiale. Les manifestations au Brésil sont du jamais vu depuis vingt ans…

    Doch mit dem Wohlstand wachsen die Ansprüche. Die Mittelschicht verlangt zu wissen, wofür ihr Steuergeld ausgegeben wird. Zudem ist der Boom vorerst vorbei, die Wirtschaft wächst kaum noch. Mit den jetzigen Protesten erheben sich die Brasilianer, sie empören sich über Dinge, die sie schon lange plagen. Einige Demonstranten bringen es mit dem Slogan « Der Gigant wacht auf » auf den Punkt. Auch auf Twitter löst das leidenschaftliche Reaktionen aus.

    http://www.spiegel.de/politik/ausland/brasilien-massenproteste-gegen-wm-und-olympia-a-906376.html

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  7. xavib dit :

    C’est sidérant. Dans l’article des Echos sur les bad banks vous avez lu ?

    « Les plus de 1.000 milliards logés au sein des « bad banks » européennes ne constituent toutefois que la partie émergée de l’iceberg. Des centaines de milliards de créances douteuses et de fonds communs de créance, dont la valeur de marché s’est brutalement dégradée, figurent dans les livres des banques européennes. » !!!

    1000 milliards = la partie émergée de l’iceberg !!!!

    • Oui. Je vous renvoie au papier de Philippe Herlin de décembre dernier, où il évoquait le cas de Dexia :

      « Le conseil d’administration de la banque vient de publier un document enjoignant les actionnaires (les Etats français, belge et luxembourgeois) à souscrire l’augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros le 21 décembre prochain (L’Express.be). Sans cet apport d’argent frais, est-il expliqué, la banque ferait défaut sur la totalité de sa dette, soit 386,5 milliards d’euros, ainsi que sur son portefeuille de produits dérivés s’élevant à 605 milliards d’euros, soit un trou de presque 1000 milliards d’euros ! »

      Dexia, une catastrophe annonciatrice ?

      1000 milliards d’euros pour la seule Dexia…

      • oops dit :

        J’ai l’impression que derrière la perte colossale de Dexia se cache celle des municipalités française qui ont acheté des produits dérivés à cette banque sous la forme de crédits collatéralisés par les recettes municipales sur l’immobilier, ou tout autres taxes servant de collatéral pour la vente de crédits titrisés par la banque qui se retrouve avec les titres de dette collatéralisée inscrits comme actifs à son bilan, alors que les banques ne sont plus capables de faire face aux échèances des créances titrisées. D’où l’idée de créer une structure de defeasance qui servira à isoler ces actifs explosifs du reste du bilan de Dexia. Il serait intéressant de savoir si les crédits alloués par la banque sont acceptés comme collatéral par la BdF en contrepartie d’émission de dette européenne, elle-même refinançable au près de la BCE, ce qui serait une astuce pour faire éponger les dettes de Dexia par la BCE, Les 1000 milliards en question représente une somme notionnelle qui pour impressionnante qu’elle soit n’en est pas moins théorique, tant qu’elle n’est pas réalisée sur le marché, ce qui ne sera pas le cas tant que la contrepartie acheteuse reste active, c’est-à-dire si la dette est transférée vers une bad bank. Ensuite tout est affaire de combler le gap de financement de la banque entre l’actif et le passif par voie de refinancement des actifs dégradés et de sources de financement du capital pour le passif, ce qui paraît faisable via des structures de type LTRO ou l’émission de papier monétaire sur le marché interbancaire, pour peu que la BCE ou la BdF apporte sa garantie.

  8. Ping : "Une bulle, ça ne se dégonfl...

  9. totor dit :

    Les questions de la Commission d’enquête à M. CONDAMIN-GERBIER au Sénat.
    http://videos.senat.fr/video/videos/2013/video18551.html

    A gerber…
    Passage hallucinant où Devedjan menace le témoin s’il révèle qu’ils sont arrivés à Genève dans l’avion d’une grande fortune française délocalisée en Suisse plutôt qu’en TGV, juste avant la présidentielle 2007.
    Confirmation de la quinzaine de dossiers de ministres et anciens ministres évadés fiscaux. PS et UMP dans le même sac…
    Triste moment où il explique que ce qu’on fait actuellement ne changera absolument rien et n’est que de la poudre aux yeux, que plus on s’agite, plus l’argent part loin (Singapour maintenant) et que la seule solution qu’il envisage est la cellule de dégrisement anonyme avec obligation d’investir en France l’argent rapatrié.
    Au moins les Sénateurs ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au courant…
    J’en viens à penser que seul un retour aux monnaies nationales AVEC un contrôle des capitaux sévère permettrait de revenir à une situation saine où les 1% paie l’impôt.
    Et je deviens de plus en plus allergique à tout discours d’austérité / réforme tant que rien n’est fait dans ce domaine.
    Honnêtement, faut-il s’étonner de l’écœurement des français et de la montée des extrêmes dans ce contexte?

  10. zorba44 dit :

    Lorsqu’on parle de 63 ans pour rembourser la dette de DEXIA, qu’on n’oublie pas l’origine de la RDS à la suite de la faillite du Lyonnais… Ce qui devait être temporaire est appelé à devenir éternel. A moins de refuser de payer les dettes illégitimes ou illégales, nous sommes collectivement condamnés à vivre à perpétuité dans un état de nécessité absolue.

    Mais, tout au moins, ça ne fonctionnera jamais car même les moutons peuvent se révolter s’il n’y a plus d’herbe…
    Comment ne pas comprendre (au niveau des décideurs) cela alors que cela fait des années que les voix se sont élevées pour annoncer ce qui les attend. La multiplication des manifestations, là-même où on ne les attendait pas (le Brésil maintenant, mais aussi la Suède, l’Islande, etc.) est un indice probant et concordant que l’histoire n’est pas écrite d’avance comme l’oligarchie le voudrait.

    L’hyperinflation fera voler en éclat toutes les fortunes fondées sur l’argent et les titres papier.

    Maigre consolation !

    Jean LENOIR

  11. oops dit :

    Renversant: le responsable Research equity de la SG conseille de se détourner des marchés actions des pays « émergents » pour se réorienter vers les pays périphériques de….la zone euro. La Grèce, l’Espagne et le Portugal sont devenus les TIGRES de la croissance européenne, dans laquelle les banquiers placent tous leurs espoirs, maintenant que le soutien de la FED aux marchés US marque le pas avec la remontée probable des taux d’intérêt (un crash du marché actions est à exclure tant que le taux d’inflation reste en dessous du taux de croissance), d’après ses dires), alors que la BCE reste disposée à laisser ouvertes les facilités bancaires, tant qu’il le faudra pour éponger les mauvaises dettes encore inscrites au bilan des banques. On est donc en plein dans un scénario stochastique de rotation des actifs de la part des banques qui placent leurs capitaux en fonction non des perspectives de rendement basées sur la prévision d’évolution des taux d’intérêt et absolument pas en fonction de l’état de l’économie réelle dont le taux de croissance nominal. Dans le même ordre d’idée, l’or, l’argent et le Franc suisse sont des valeurs appelées à chuter dans la durée, dans la mesure où nous serions revenus dans un scénario de normalité, une fois l’excès de liquidités bancaires épongé, où les taux d’intérêt remontent alors que l’or avait amorcé son ascension à un moment où les taux étaient négatifs. Jamais le fossé entre les modèles stochastiques de valorisation des actifs et la réalité économique en termes de création de richesse pour la population et non la bottom line des banquiers, n’a été aussi béant. Nous sommes en plein discours orwellien d’inversion de la réalité, à force de vouloir la considérer à travers le prisme déformant des modèles statistiques gouvernant l’allocation du capital (on aime à nouveau la Grèce » versus the core », parce qu’elle est redevenue compétitive sous prétexte que les dépenses publiques ont été maîtrisées et que les coûts salariaux ont été sauvagement compressés, mais pas un mot sur la réalité de la reconstitution du tissu économique grec, ce qui est proprement ENORME de la part de ce cadre sup SOCGEN) et donc le destin des peuples livrés pieds et poings liés à la folie des banquiers et non en fonction de la réalité vécue sur le terrain où les masses finissent par se déchaîner tant elles ne supportent plus cette aliénation constante de leur destin à la mégalomanie du technocrate, « We like these countries because they are cheap versus the core, Greek is trading at one third tangible book bool value »: Allez les gars, c’est le moment d’y aller. On se fout de la croissance, ce qui compte c’est le ratio!!!!
    http://www.bloomberg.com/video/socgen-likes-spain-italy-greece-stocks-tEz21qn3RCSOja4AJ2GU8A.html

  12. Dans le même ordre d’idée. Il est temps de trader le core versus the periphery, i..e Germany against Greece, parce que les actifs actions allemands comme les obligations allemandes tendent à être survalorisés par rapport à leurs homologues grecs et que bien entendu, il n’y pas de raisons que l’Allemagne reste à l’écart du cycle de réformes qui s’échappe de la Grèce pour se tourner vers les pays qui ont été certes vertueux à une époque (cf la sempiternelle rengaine à propos de l’ère Schröder), mais qui auraient tendance à s’endormir sur leurs lauriers. De là à conclure que ce sont les banques qui gouvernent les Etats, la conclusion serait vite tirée de ce discours résolument condescendant de la part de ceux qui s’imaginent tout permis, dès lors qu’ils détiennent les cordons de la bourse. On ne saurait être plus clair..

  13. Voilà une crise dont on ne parle pas sur BFM et pourtant les crises asiatiques qui se profilent à l’horizon sont autrement plus graves que celles qui agitent l’Europe: Hyper bulle immobilière chinoise, bulle de la dette japonaise égale à celle de la totalité de la zone euro. On comprend que l’Europe redevienne un « safe haven » pour les banquiers; Surboum pour quatre roues:

    The agency said the scale of credit was so extreme that the country would find it very hard to grow its way out of the excesses as in past episodes, implying tougher times ahead.
    « The credit-driven growth model is clearly falling apart. This could feed into a massive over-capacity problem, and potentially into a Japanese-style deflation, » said Charlene Chu, the agency’s senior director in Beijing.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/china-business/10123507/Fitch-says-China-credit-bubble-unprecedented-in-modern-world-history.html

    • Geraldine dit :

      @Nicolas Jaisson : Se méfier quand même de tout ce que racontent les journaux anglais (et anglosaxons de manière générale)… Les Anglo-Saxons tapent sur tout ce qui n’est pas eux pour faire oublier leur propre situation désatreuse. Après l’euro et l’Europe qui ont fait la Une, on « focuse » maintenant sur Japon et Chine…

      • Le problème est que ce que vous appelez « eux » concerne de fait le monde entier (donc nous :-)), dans la mesure où ces affreux Américains ont dupliqué leur système de relance par l’offre monétaire dans le monde entier, à commencer par les pays socialistes émergents comme la Chine, l’inde ou le Brésil, où la corruption étatique raffole de ces systèmes de recyclage de la monnaie bancaire entre banque centrale, banque commerciales et shadow banking avec les mêmes effets désastreux d’une croissance malsaine, sous la forme d’une urbanisation à outrance, d’une finance sans commune mesure avec le PIB (voir le ratio d’endettement de la Chine rapporté au PIB, bien supérieur à celui des Etats-Unis en 2007), d’une dictature des oligopoles sponsorisés par l’Etat dans les principaux secteurs de l’économie, tels que l’énergie, l’agro-alimentaire, le BTP, etc, car le centralisme démocratique dans ces pays « émergents » aime bien garder le contrôle des leviers économiques par la concentration forcée des forces productives. Donc l’Asie partage les mêmes affres économiques et monétaires que l’Occident et souvent en pire car l’esprit systémique asiatique aidant , la logique centralisatrice et la corruption qui l’accompagnent sont poussées à leur degré le plus extrême. De ce point de vue les Européens restent plutôt raisonnables, même si la folie réglementaire vient de chez nous.

        Le point essentiel à remarquer ici est la logique financière qu’appliquent les banquiers à leur politique d’investissement cyclique, en fonction de l’évolution des variables qui servent à valoriser les actifs économiques et partant à décider des choix d’investissement. En cinq ans le manège a tourné et ceux qui étaient vilipendés hier pour leur mauvaise gestion sont adulés aujourd’hui pour leur esprit courageux dans les réformes accomplies qui ont rétabli les finances publiques comme la productivité à des niveaux dignes d’intérêt pour une reprise de l’investissement bancaire.

        L’origine géographique importe peu dans ces décisions, ce qui compte c’est la valorisation des actifs par rapport à des niveaux d’endettement ou de productivité. Les Etats-Unis comme la Chine subissent cette loi d’airain, au gré des fluctuations de marché et des réformes entreprises ou non. D’ailleurs les banquiers commencent à pointer un doigt accusateur sur l’Allemagne accusée d’être en retard dans les réformes. La crise progresse toujours de la périphérie vers le coeur du système financier. Ce n’est pas moi qui le dit, mais un banquier français de la Socgen, et pas n’importe lequel puisqu’il est responsable de la recherche equity et partant conseil principal dans l’allocation du portefeuille de la SG sur ce segment de marché.

  14. brunoarf dit :

    Et la crise de Chypre ?

    Plus personne ne parle de la crise de Chypre ?

    La crise de Chypre ne fait que commencer.

    Lisez cet article du mercredi 19 juin 2013 :

    Chypre appelle à nouveau à l’aide.

    Le président chypriote a écrit à ses homologues pour leur demander de venir en aide à la première banque du pays, Bank of Cyprus. Une invitation à revoir l’aide mise en place en avril en profondeur.

    Chypre appelle à nouveau à l’aide. Le président de la république hellénophone a, selon le Wall Street Journal, envoyé une lettre aux dirigeants européens pour les appeler à «soutenir une solution de long terme concernant la liquidité de Bank of Cyprus (BoC). »

    « J’insiste sur l’importance systémique de BoC non seulement pour le système bancaire, mais aussi pour l’ensemble de l’économie », ajoute Nikos Anastasiadès.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130619trib000771165/chypre-appelle-a-nouveau-a-l-aide.html

  15. Le shadow banking system à la chinoise, indispensable à la spéculation sur les crédits immobiliers, a fait exploser tous les compteurs de la dette corporate et financière. De là le discours actuel sur la mutation nécessaire d’un système tiré par le crédit et la spéculation se nourissant des énormes réserves de change tirées des excédents commerciaux, vers un modèle consumériste orienté vers la croissance organique du marché intérieur. En attendant l’atterrissage s’annonce des plus brutaux:

    The journal said total credit in China’s financial system may be as high as 221pc of GDP, jumping almost eightfold over the last decade, and warned that companies will have to fork out $1 trillion in interest payments alone this year. « Chinese corporate debt burdens are much higher than those of other economies. Much of the liquidity is being used to repay debt and not to finance output, » it said.

  16. Et voilà la suite des réjouissances pour ceux qui auraient placé leurs espoirs dans l’émergence d’un Chine urbanisée avançant à marche forcée vers la société de consommation appelée à prendre le relais du modèle précédent basé sur l’exportation vers les pays développés et la spéculation financière:

    Who could forget Hank Paulson, the former Secretary of the Treasury and the former CEO of Goldman Sachs? Paulson is championing the strategy of forced relocation. In relation to Paulson’s observation and encouragement of Chinese urbanization he states, “The country’s economy is heading in the right direction. This is more important than achieving short-term growth.” Paulson went on to say that the economic growth in China has made urbanization a necessary and proper development. Are you kidding me? We have heard from Chinese experts, both inside and outside the country, who claim that economics is not fueling urban growth. Chinese urban growth is being fueled by bayonets and bullets. Hank Paulson is such a gem. I’m
    http://www.thecommonsenseshow.com/2013/06/18/the-chinese-version-of-agenda-21-and-why-the-us-should-care/

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