Olivier Delamarche : « Bernanke est un boute-en-train »

Une fois de plus, Bernie a pris à contrepied les quelques naïfs qui n’ont toujours pas compris…

(BFM Business, 18 septembre 2013)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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18 commentaires pour Olivier Delamarche : « Bernanke est un boute-en-train »

  1. OOPS dit :

    La mystification comptable continue: la FED préfère préserver la valeur des actifs américains en Bourse, quitte à les surévaluer de manière absolument grotesque – mais cela n’est pas grave puisque ces actifs servent de collatéral pour le financement de prêts à effet de levier échangés entre les acteurs bancaires par voie de titrisation – plutôt que remettre sur pied réellement l’économie américaine en restaurant l’emploi durable et le niveau des Américains, notamment celui de la classe moyenne qui est la grande sacrifiée sur l’hôtel de l’orthodoxie monétariste. ce système ne teint qu’au prix d’une militarisation croissance de l’appareil policier protégeant le système contre toute réaction dangereuse des masses qui regimbent sous l’aiguillon de Bernanke.

    Ce gaillard n’est en rien un génie. Il ne fait que préserver artificiellement la solvabilité des banques aux dépens du reste de l’économie qui fait les frais de l’augmentation gigantesque de la masse monétaire M3 qui ne profite qu’aux banques et dont l’inflation est payée par le consommateur et le contribuable. On est en face d’un système criminel et dangereux parce que en rien responsable devant les représentants du peuple dont tous les appels à supprimer cette machine infernale à créer de la fausse monnaie par le financement artificiel de la dette publique sont restés lettre morte. Les émergents comme les émergés font les frais de cette irrationalité économique masquée derrière des modèles économétriques conçus par des PhD en physique nucléaire confortablement assis dans leur bureau feutré. On est en plein soviétisme caractérisé par le financement des oligopoles par la monnaie créée par l’Etat, sans tenir compte des besoins de l’économie réelle qui n’arrive pas à s’échapper du carcan réglementaire qui verrouille le système, plus qu’il ne le réforme. D’ailleurs on est revenu à la situation précédant 2007 avec une masse de liquidités nées de la dette publique supérieure à ce qu’elle était au moment de la chute de Lehman avec les mêmes entourloupes pour contourner la réglementation, comme les instruments de transferts de risques de crédit (CRT) ou les instruments convertibles permettant de transformer des obligations en cations pour satisfaire aux nouvelles normes de structuration du capital bancaires Tier 1 et 2.

    Bravo Bernanke, tu es absolument parfait dans le rôle du gangster en chef qui fournit une quantité d’argent illimité aux malfrats qui nous gouvernent qui jurent pourtant leurs grands dieux qu’ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour réduire la dette en empruntant toujours plus aux banques sans tenir compte du ratio entre les dépenses publiques et les rentrées fiscales devenues presque marginales dans les ressources financières de l’Etat à côté de la dette. L’essentiel est de préserver le paiement des intérêts, ce à quoi s’emploie la politique d’austérité, parfaitement stérile, parce que dédiée avant tout à perpétuer le système socialiste dirigiste financé par la fausse monnaie bancaire, ie de la monnaie comptable créée par une écriture de crédit à l’actif en contrepartie d’une dette au passif, plutôt que de solder la dette et la remplacer par les ressources propres de l’Etat passant nécessairement par une compression drastique des dépenses de fonctionnement et une politique de relance économique privilégiant l’emploi national et non les revenus des actionnaires bancaires dans les multinationales.

  2. Jérôme dit :

    Héhehe qu est qu’il est bon ce Delamarche, faudra lui dresser une statue à celui là… Mais le pire c est que quand le système s effondrera on aura tous ces gérants et autres analystes, économistes, journalistes, financiers et politiques qui viendront tous nous dire que personne ne l’avait prévu, qu’ il était impossible de prévoir le crash…. De quoi de devenir fou vraiment….

    • OOPS dit :

      Il n’est pas bon que ça, car vous remarquerez que son discours ne s’accorde pas du tout à sa stratégie d’investissement. En effet s’il était cohérent avec lui-même, lui qui professe que le marché n’arrête pas de répéter le même comportement, en fonction des habitudes de création monétaire de la FED qui fait se succéder les QE, il devrait logiquement acheter systématiquement les indices au plus bas et les vendre au plus haut, guettant au passage les annonces régulières du comité directeur de la FED. Son objection est de dire qu’il ne sait pas quand le marché va descendre. Certes nul n’est devin, mais les traders savent bien quels événement sont susceptibles de provoquer une chute du marché et comment mesurer la chute en fonction des niveaux de marché de Fibonacci et des cycles de variations hebdomadaires. Donc je me dis qu’il a des lacunes le bonhomme.. Par exemple l’attaque chimique qui s’est produite le 27 août, pile à la rentrée des marchés, puis trois semaines de hausse ininterrompue après deux jours de baisse forcenée. Il a de la chance le bonhomme: autant le marché peut-être lent à monter autant il est rapide à descendre. Donc il n’a pas à attendre trop longtemps avant de rattraper la balle au bond.

    • THEOPT NEWZE dit :

      Baste… monde d’hypocrites !
      La pratique hors de la croyance ( = actions one shot juste pour le fric immédiat)
      Tous complices !

      • La FED fait beaucoup mieux que la grande majorité des hedge funds (dt le fonds de Delamarche) avec un résultat net l’année dernière de 90 milliards dont 88 reversés au Trésor américain:

        Im vergangenen Jahr hatte die Fed einen Nettoüberschuss vor Ausschüttung von 90,1 Milliarden Dollar erzielt und davon 88,4 Milliarden Dollar an die Regierung überwiesen. Das ist mehr als doppelt so viel wie vor der Krise. Der größte Anteil resultiert aus Zinseinkünften auf die Staatsanleihen und die Hypothekenpapiere staatlicher Immobilienfinanzierer, die die Zentralbank zur geldpolitischen Lockerung gekauft hat. Der Scheck an den Finanzminister ist so kein Zugewinn für den Staat: Im Kern gibt die Fed die Zinseinkünfte zurück, die sie zuvor vom Ministerium erhalten hat.
        http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/wirtschaftspolitik/warren-buffet-die-fed-ist-der-groesste-hedgefonds-der-geschichte-12583368.html

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  4. falcon dit :

    On les sent bien emmerdés les gérants autour de la table… Combien tenaient un discours opposé à Delamarche il y a seulement quelques semaines voire quelques jours ?

  5. Ping : Olivier Delamarche : "Bernanke est un bout...

  6. mikado dit :

    Il y a encore des gogos ??? oui apparemment il y en a encore…..

  7. brunoarf dit :

    En Italie, la situation est encore pire que ce qu’on pensait.

    Jeudi 19 septembre 2013 :

    Le produit intérieur brut (PIB) italien subira une contraction de l’ordre de 1,7% cette année, alors qu’elle était prévue à 1,3% en avril.

    « La prévision pour 2014 sera ramenée à une croissance proche de 1%, contre 1,3% auparavant », a dit un responsable, ce qui reste plus optimiste que la plupart des prévisions d’économistes indépendants.

    Des économistes interrogés par Reuters en juillet anticipaient une croissance de 0,5% en moyenne l’an prochain, tandis que le Fonds monétaire international projetait 0,7% en août.

    Concernant le déficit budgétaire, le document attendu vendredi comportera un engagement à ne pas dépasser le plafond autorisé de 3% cette année, mais il ne dit pas si l’objectif sera révisé à 3% contre 2,9% convenu en avril dernier.

    Ce qui est clair en revanche, c’est que l’objectif de déficit budgétaire pour 2014 sera relevé par rapport à celui de 1,8% projeté jusqu’à présent. La nouvelle estimation devrait tourner autour de 2,4%.

    Quant à la dette publique, elle atteindrait un nouveau sommet de 132,2% du PIB en 2014, contre 129,0% prévus précédemment, selon un document du Trésor.

    Elle représenterait aussi quelque 132% du PIB environ cette année, contre une précédente estimation de 130,4%.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00550687-l-italie-va-reduire-ses-previsions-de-croissance-607139.php

  8. OOPS dit :

    Le mystère de la croissance britannique est éclairci: how to flip your house with the leverage provided by the government like in a big ponzi scheme….

  9. Pour voir à quoi ressemble le dernier graphique de la circulation de la monnaie, je vous invite à visualiser celui-ci :

    http://research.stlouisfed.org/fred2/series/MZMV

    La vitesse de circulation de monnaie pour acheter des biens et des services est plus basse qu’en 1960…

      • Il dit la même chose depuis 2007, alors que le crash est sans cesse différé, toujours pour les mêmes raisons liées à la politique monétaire coordonnée des principales banques centrales mondiales, dont le Larouche s’obstine à ne tenir aucun compte, au détriment de la crédibilité de son discours. Résultat: il est « marrant » un temps et puis plus personne n’écoute le « vieux gâteux » qui s’amuse bien avec sa secte mais qui a perdu toute sa résonance sur la scène politique américaine.

      • zorba44 dit :

        Bien sûr il convient d’abroger le système actuel et restaurer le Glass-Steagall Act !
        La seule question qui a un sens : comment se débarrasser de la fange oligarchique aux commandes ?

        Dans l’urgence

        Jean LENOIR

    • La nature de la monnaie en circulation a fondamentalement changé avec une diminution régulière de la masse salariale liée à la dégradation des revenus en dollars constants et à une explosion de la dette publique nourrie par les prêts bancaires refinancés avec de la monnaie banque centrale. Cette monnaie bancaire transformée en instruments financiers a donné naissance à une bulle de soixante trillions de dollars dont la rotation est par contre phénoménale donnant lieu aux profits que l’on constate dans les résultats bancaires. Autant les masses monétaires M1 et M2 ont tendance à décliner, autant M3 explose. Voir par exemple la croissance britannique actuelle alimentée par les prêts quasi gratuits de la BOE aux banques commerciales qui les revendent sous la forme de prêts hypothécaires aux particuliers, tout en se refinançant sur les marchés par la transformation de ces prêts commerciaux en titres collatéralisés qui eux-mêmes vont servir de collatéral à d’autres émissions de titres sur la base des titres initiaux rachetés par les banques qui les ont émis. Il y a là une création monétaire extraordinaire sous la forme de prêts et de titres non comptabilisés dans M1+M2 qui servent de base au calcul de circulation monétaire dans le graphe que vous présentez, alors même que ces prêts servent de collatéral pour le financement d’instruments financiers qui vont circuler entre investisseurs dans le monde entier. Donc ce genre de calcul est totalement obsolète car ne tenant pas compte des segments monétaires servant de base à l’essentiel de la création et de la circulation monétaire dont la base n’est d’ailleurs plus nationale mais largement internationale depuis la libre circulation des capitaux bancaires..

  10. brunoarf dit :

    L’Italie vient encore de revoir à la baisse ses prévisions économiques.

    Le PIB de l’Italie baissera de 1,7 % en 2013.

    La dette publique de l’Italie atteindra 132,9 % du PIB en 2013.

    Lisez cet article :

    Le gouvernement italien a annoncé vendredi avoir revu à la baisse ses prévisions économiques pour cette année et l’an prochain, mais s’est engagé à maintenir son déficit sous le seuil de 3%.

    Rome prévoit désormais une contraction de 1,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre une baisse de 1,3% attendue jusqu’à présent. En 2014, l’économie devrait renouer avec la croissance mais celle-ci devrait être de 1,0% seulement, contre 1,3% dans les prévisions précédentes, publiées en avril.

    Le gouvernement a annoncé peu après une hausse des prévisions de déficit, désormais attendu à 2,5% du PIB en 2014 contre 1,8% précédemment, et de dette, annoncée à 132,9% du PIB cette année et à 132,8% l’an prochain, contre respectivement 130,4% et 129% auparavant.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE98J02G20130920

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