C’est en France qu’une nouvelle crise bancaire coûterait le plus cher

Crédit Agricole - C'est en France qu'une nouvelle crise bancaire coûterait le plus cher

« Au sein de la zone euro, ce sont les banques françaises qui auraient le plus besoin d’être recapitalisées en cas de crise systémique, selon une étude de l’IESEG School of Management.

Que se passerait-il en cas de nouvelle baisse crise bancaire « systémique », c’est-à-dire affectant l’ensemble du secteur financier? Quels seraient les pays les plus affectés? Quelles banques auraient le plus besoin d’être recapitalisées? Une étude de l’IESEG School of Management tente de répondre à ces interrogations.

Elle se fonde sur les insuffisances estimées de fonds propres des grandes banques, publiées par le « Volatility Laboratory » de « New York University Stern Business School » et par le « Center for Riks Management of Lausanne ».

240 milliards d’euros nécessaires pour les grandes banques françaises, record européen

Les résultats ne sont pas vraiment favorables aux grandes banques françaises. Au total, ce seraient elles qui auraient le plus besoin de capitaux, en cas de crise systémique, définie par une baisse de 40% de la Bourse sur six mois. Les besoins de recapitalisation des grandes banques françaises atteindraient 240 milliards d’euros, soit 11,7% du PIB, calcule l’auteur de l’étude, Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG. Le pays qui suit immédiatement, c’est… Chypre (11% du PIB), puis la Grèce (8,35% de la richesse nationale) . La Grande-Bretagne est assez loin derrière (7,9% du PIB) suivie de l’Espagne (5,6%), de l’Italie (5%) et de l’Allemagne (4,5%).

Plus de 82 milliards d’euros de capitaux nécessaires pour Deutsche Bank et Crédit Agricole

Avec, à elle seule, 82,9 milliards d’euros de besoins de capitaux, Deustche Bank détiendrait le record européen de la recapitalisation nécessaire, afin de respecter les ratios réglementaires de fonds propres.

Mais Crédit Agricole SA le suivrait de près (82,7 milliards) . Et le troisième établissement ne serait autre que BNP Paribas (61,2 milliards), suivi de Societe Générale (51,1 milliards). Natixis aurait besoin de 22,8 milliards.

Une crise impossible à assumer pour l’Etat

C’est bien sûr le degré d’endettement élevé des banques françaises qui explique ces besoins. En tout état ce cause, l’Etat français aurait toute les peines à assumer de tels besoins. Et « les moyens actuels de l’Union européenne semblent trop réduits en comparaison de la taille des insuffisances potentielles de fonds propres des banques, et donc des coûts pour les recapitaliser, en cas de crise systémique », écrit l’auteur de l’étude ».

La Tribune.fr, le 15 octobre 2013

Rappel : Risque systémique : les banques françaises sont les moins capitalisées du monde

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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14 commentaires pour C’est en France qu’une nouvelle crise bancaire coûterait le plus cher

  1. Garfy dit :

    http://cdn.publications-agora.com/services/rapports/pdf/shutdown_QMW_ESSWPA24.pdf

    attention, c’est peut être une manoeuvre, par faire peur , car on reigne par la peur – et avec cette épée de damoclès, ils pourront faire ce qu’ils veulent ???? Machiavélique sans doute , mais ………

  2. Nicolas Jaisson dit :

    Le « problème » est que ce n’est ni l’Etat ni le contribuable qui paient en cas de renflouement bancaire, dans la mesure où l’Etat est bien incapable de faire face à la demande en capital de la part de banques qui financent ses propres besoins financiers. Les exemples de RBS, Natwest, etc sont très éclairants sur ce point, puisque c’est la banque centrale, la BOE en l’occurrence qui agit en tant que prêteur de dernier ressort,, qui crée les liquidités nécessaires au refinancement de l’actif et à la reconstitution du capital par voie de transformation des actifs collatéralisés en cash (cf. Opérations LTRO de la BCE) permettant l’émission d’obligations et autres moyens de financement comme les convertibles vers le marché.

    “We’ll run out of cash this afternoon,” Sir Tom said. “What are you going to do about it?” Darling was unequivocal. “You’ve got to keep going,” he said. “We can, but we need money,” Sir Tom replied. Darling knew there was only one place to turn – the Bank of England, the lender of last resort. Hopping on a private jet in his rush to get back to the UK, the Chancellor spoke to Mervyn King, the Bank’s Governor, who agreed that everything had to be done to keep RBS alive.
    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/8947559/RBS-investigation-Chapter-4-the-bail-out.html

    • matbee dit :

      Vous paraissez oublier que les opérations des banques centrales se paient elles aussi à un moment ou un autre… Même le prêteur de dernier ressort possède un bilan !

      Si ce n’est pas au moyen d’une recapitalisation de la banque centrale par les Etats ce sera par la destruction de la monnaie… c’est à dire fuite devant la monnaie et hyper-inflation….

      Le « free lunch » n’existe pas. Tout finit par se payer, rien n’est gratis.

      • Nicolas Jaisson dit :

        Si le free lunch existe pour l’Etat français depuis la libéralisation des marchés financiers et la création des banques d’affaire françaises (1983/1984°. C’est ce qui explique pourquoi des nullités comme F. Hollande est ses comparses peuvent arriver et se maintenir au pouvoir. L’expérience de ces trente dernières années à montrer que le bilan des banques centrales est extensible dans des proportions que nul n’aurait osé imaginer possibles depuis l’apparition des mathématiques financières appliquées aux produits dérivés.

      • matbee dit :

        J’ai bien dit à la FIN…. Jusqu’à maintenant effectivement c’est free lunch mais l’heure de payer l’addition va bientôt arriver.

  3. brunoarf dit :

    Une nouvelle crise bancaire ?

    Elle arrive.

    Mardi 15 octobre, vers 17h15 :

    Dette : la Maison Blanche rejette le nouveau plan de la Chambre.

    La Maison Blanche a rejeté mardi le nouveau plan des républicains de la Chambre des représentants sur un relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, l’assimilant à une demande de « rançon ».

    « Le président Barack Obama a dit et répété que les membres du Congrès n’avaient pas à exiger de rançon pour assumer leurs responsabilités fondamentales de voter un budget et de payer les factures du pays », a expliqué une porte-parole de la présidence, Amy Brundage, estimant que « malheureusement, c’est ce que fait la dernière proposition des Républicains de la Chambre ».

    http://www.boursorama.com/actualites/dette-la-maison-blanche-rejette-le-nouveau-plan-de-la-chambre-4490d0e80478e7b636935cb3974bc54e

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  7. THEOPT NEWZE dit :

    Mais voulez-vous enfin que l’on vous dise… tout va très bien, tout va très bien !

  8. brunoarf dit :

    Octobre 2013 : un sondage explosif de l’institut CSA.

    Question :

    « A l’avenir, souhaitez-vous plutôt :

    – plus d’Europe : 12 % des sondés

    – ne rien changer : 18 % des sondés

    – moins d’Europe : 52 % des sondés

    – sans opinion : 17 % des sondés.

    http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-10-1/

    Une construction supranationale connaît toujours les cinq phases suivantes :
    1- La naissance.
    2- La phase ascendante.
    3- L’acmé : la construction supranationale arrive à son apogée.
    4- La phase descendante : le vieillissement. Tout se désagrège. Tout se déglingue.
    5- La mort.

    Une construction supranationale vit environ 60 ans ou 75 ans.

    Concernant l’Union Européenne, c’est la phase 4.

    Depuis l’échec des référendums sur la Constitution Européenne en France et aux Pays-Bas (en 2005), l’Union Européenne est en phase 4.

  9. Trend dit :

    Impossible d’assumer la dette par l’état, mais voyons c’est les contribualbes qui payeront sauf s’ils ont un compte bancaire en Suisse avec le premier ministre

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