Olivier Delamarche : « Ils vont continuer à nous donner des sous pour jouer »

(BFM Business, 28 octobre 2013)

« On est en plein plan marketing »… Au Japon par exemple : « On fait un QE au Japon qui est l’équivalent du QE américain, avec une économie qui est un tiers du PIB américain… c’est juste effarant ! On voit bien encore une fois que le QE ne sert à rien en termes de fondamentaux économiques, ça ne sert qu’à faire monter les marchés (…) Il est trop tard maintenant, il n’y a plus rien à faire. Economiquement parlant, on a largement dépassé le point de non-retour (…) On a pris de mauvaises décisions il y a maintenant 4 ou 5 ans et on est en train de les payer, c’est tout ».

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 56 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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6 commentaires pour Olivier Delamarche : « Ils vont continuer à nous donner des sous pour jouer »

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  2. Nicolas Jaisson dit :

    Remarque très juste à propos de l’Allemagne qui n’a toujours de gouvernement. La déliquescence de l’Etat vidé de sa substance par le diktat des marchés devient une réalité mondiale. A force de se rendre compte que de plus en plus de pays peuvent se passer d’exécutif, on finira peut-être par réduire drastiquement les administrations nationales, ce qui aurait dû se passer à la suite des transferts de compétence vers Bruxelles. L’ennui est que face à un exécutif de plus en plus en plus dématérialisé et de plus en plus lointain, les populations tendent à récupérer leur souveraineté qui leur avait été dérobée par la faute de gouvernements félons par des biais détournés comme par exemple les régions qui préfèrent s’adresser directement à Bruxelles plutôt qu d’avoir à faire à un gouvernement inexistant. Le problème des Etats nationaux actuels est qu’il ne détiennent plus qu’une fonction vide de sens et de contenu, alors que la responsabilité a fuit à Bruxelles,sans que l’administration de Bruxelles se sente responsabilisée du fait de la transmission de la transposition des directives au niveau national, ce qui est pour le moins pervers comme mode de gouvernement s’évadant dans la virtualité des études et autres modèles économétriques, alors que la réalité se fait de plus en plus pressante faute de prendre des mesures en adéquation avec les besoins réels des catégories visées par les directives européennes. Dans ces conditions, il est à craindre que des réseaux économiques ne se recréent au mépris des lois nationales provenant de Bruxelles, quitte à renier des engagements européens qui ne concernent plus que les politiques satellisés dans leur sphère supérieure.

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  4. brunoarf dit :

    En Europe, les Etats sont hyper-endettés. Les dettes des Etats européens forment une gigantesque bulle qui va bientôt éclater.

    Et la dette privée ?

    Qu’en est-il de la dette privée ?

    En Europe, les ménages sont hyper-endettés, les entreprises sont hyper-endettées, et les banques sont en faillite.

    A propos de la dette des ménages et de la dette des entreprises, le Luxembourg remporte le championnat d’Europe de la dette privée.
    L’Irlande a la médaille d’argent.
    Chypre a la médaille de bronze.
    La France finit 14ème.

    Ces dettes privées forment une gigantesque bulle, encore une, qui va bientôt éclater.

    Depuis plusieurs années, l’économie des pays européens ne repose que sur … de la dette.

    Quand ces bulles éclateront, les pays européens vont connaître un effondrement économique et financier.

    1- Médaille d’or : Luxembourg : dette privée de 317,4 % du PIB (en 2006, c’était seulement 134,7 % du PIB).
    2- Médaille d’argent : Irlande : dette privée de 306,5 % du PIB (en 2001, c’était seulement 154,7 % du PIB).
    3- Médaille de bronze : Chypre : dette privée de 296,4 % du PIB (en 1999, c’était seulement 158,6 % du PIB).
    4- Danemark : 238,9 % du PIB.
    5- Portugal : 225 % du PIB.
    6- Pays-Bas : 221 % du PIB.
    7- Suède : 214,2 % du PIB.
    8- Espagne : 195,6 % du PIB.
    9- Royaume-Uni : 181,4 % du PIB.
    10- Finlande : 160,5 % du PIB.
    11- Malte : 155,4 % du PIB.
    12- Autriche : 147,5 % du PIB.
    13- Belgique : 146,4 % du PIB.
    14- France : 140,6 % du PIB (en 1999, c’était seulement 95,8 % du PIB).

    Source : Eurostat.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&init=1&language=fr&pcode=tipspd20&plugin=0

    • zorba44 dit :

      Sans vouloir jouer la mouche du coche… il serait intéressant de savoir ce qui est contenu dans la dette privée, sa répartition. On ne peut en effet comparer la dette contractée pour se loger à la dette pour partir en vacances, ni les montants dus en raison du décalage des cartes de crédit

      Ceci posé, la dérive est inquiétante car, comme la dette publique, sur une pente savonneuse.
      Rassurez-vous (si on peut dire), lorsque le fisc commence à « retenir » les sommes qu’il doit au contribuable, la chute finale n’est plus loin et la dette publique plus élevée qu’il n’y paraît dans les statistiques

      Jean LENOIR

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