Emmanuel Todd : « La zone euro est un trou noir »

« Il n’y a qu’une seule décision qui puisse être prise, c’est de foutre en l’air cette monnaie dont tous les économistes savent – hors des sphères rémunérées internes à l’Union européenne – que ça ne marche pas !!! (…) Regarder les hommes et les femmes politiques français continuer à ne pas vouloir rentrer dans le problème, ça a quelque chose de désespérant (…) Qu’est-ce qui fait qu’un système politique arrive à nous produire des hommes et des femmes politiques qui ne sont plus capables de défendre leur pays ? »

Todd fait son naïf, il connaît très bien la finalité de ce système…

(Mots croisés, 9 décembre 2013)

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Emmanuel Todd : « La zone euro est un trou noir »

  1. zorba44 dit :

    Ben oui …défendre son pays quand on est homme politique, mais ce n’est rien de plus que défendre les intérêts de la caste oligarchique et de la Cour, donc de défendre son seul intérêt lequel passe obligatoirement par le seul intérêt de la minorité par laquelle on vit et on est aux ordres.

    Jean LENOIR

  2. zenki dit :

    Que c’est ironique, pour une historien de dire que à 1.35 mn « ce n’est pas la peine d’expliquer pourquoi l’EUROS dysfonctionne, mais pourquoi on a cette classe dirigeantes » , si l’on ce pose une seul question historique monsieur TODD , on ne peut pas dissocier les HOMMES politiques du dysfonctionnement.

    N’est il pas volontaire de plonger le peuple dans une morosité économique?

    c’est tous simplement parce-que l’histoire de l’origine de la dette et une arnaque politique , un jeu d’écriture, qui consiste a consommée l’argent du peuple.
    un historien qui ce laisse prendre volontairement au jeu, ne peu pas avoir une analyse historique emprunt de bon sens .
    la dette et voulue les stratégies politique sont pensé bien plus loin que le simple reflet médiatique . les pantins politique son eux aussi bien content que l’on s’arrête sur leur image.
    car peu de gens on une approche de la vison final de ce stratège , si on avais la finalité maintenant tous le monde comprendrais pourquoi l’EUROS et l’économie mondial est ainsi .

  3. Garfy dit :

    rejoignez François Asselineau – UPR

  4. brunoarf dit :

    Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

    Grèce : 27,3 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

    Espagne : 26,7 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

    Croatie : 17,6 %
    Chez les jeunes : 52,4 %

    Chypre : 17 %
    Chez les jeunes : 43,3 %

    Portugal : 15,7 %
    Chez les jeunes : 36,5 %

    Slovaquie : 13,9 %
    Chez les jeunes : 31,5 %

    Bulgarie : 13,2 %
    Chez les jeunes : 28,8 %

    Irlande : 12,6 %
    Chez les jeunes : 26 %

    Italie : 12,5 %
    Chez les jeunes : 41,2 %

    Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html

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  6. Pas pour tout le monde: l’Allemagne caracole en tête…

    The coalition agreement: Too many treats, too little growth stimulus, no structural reforms. The coalition intends to hugely increase pension benefits, introduce a minimum wage and increase public spending. There is as little provision for tax hikes (SPD campaign issues) as for tax relief (CDU and CSU pledges). Trend growth, in particular labour supply, will be weakened. Inefficiencies in energy policy will be inadequately addressed. The sustainability of public finances will be substantially reduced.
    Germany, the US and China: Tango for three? The further recovery of global growth will crucially depend on how business develops in the US and China. Approximately 50% of fluctuations in US growth feed through to Germany. The correlation is less clear-cut for the Chinese and the German economy, but is likely to have become stronger over the last few years. We expect growth to gain traction in the US and China, so real German exports should accelerate from 0.7% in 2013 to 5.7% in 2014.
    You can’t teach an old dog new tricks – or can you? The OECD recently published the findings of the first PIAAC survey, which revealed that the literacy and numeracy skills of Germany’s adults are also merely of middling standard. Specifically with regard to lifelong learning there is still quite a bit that the Germans can learn from the Scandinavian countries. The low share (by OECD standards) of adults with few formal qualifications is positive from a German point of view.
    The Federation, the Länder and the municipalities – all in the same boat. In Germany there is a large degree of financial integration between the Federation, the Länder and the municipalities, which conflicts with the budgetary autonomy guaranteed by the Basic Law. It therefore comes as a bit of a surprise that there are no explicit rules that specify how to address a budget crisis situation in a Land. Based on the principle of mutual support derived from the Basic Law the Constitutional Court has established a de facto bail-out rule to apply between the different levels of government. From which stage the respective government requires assistance, i.e. how comprehensive its own efforts must be, has in the past been decided by the Constitutional Court on a case-by-case basis.
    Debt ratio in Germany continues to decline. Thanks to the unexpectedly favourable budgetary trend of the past few years German government debt dropped below 80% of GDP in mid-2013. However, doubts are warranted with regard to the coalition’s aim of undercutting the 70% mark by end-2017.
    http://www.dbresearch.de/MAIL/DBR_INTERNET_DE-PROD/PROD0000000000325038.pdf

  7. Quand on regarde la zone euro, il faut la voir comme une corne d’abondance en raison de la mise en place de système de création monétaire inédits qui agissent comme des sas de décompression en cas de trop plein de crédits bancaires et comme une soupape de sécurité en cas de manque de crédits alloués par les banques en direction de l’économie réelle. Le tout est de savoir comment capter la liquidité dans ce jeu de vases communicants entre l’économie virtuelle et l’économie réelle avec la BCE dans le rôle d’arbitre entre les deux. L’Allemagne profite à plein de ces excédents commerciaux avec les Etats-Unis et la Chine pour faire fonctionner à son profit la machine à créer de la monnaie dette qui permet d’entretenir à loisir les déficits budgétaires, pourvu que les conditions de remboursement marginal de la dette soient préservées et sutrout que la situation de déséquilibre entre l’Allemagne et ses partenaires commerciaux perdurent, permettant ainsi la maîtrise de la politique monétaire par l’Allemagne. Berlin achète le consentement des Etats partenaires grâce à la perpétuation de la dette garantie du financement budgétaire (l’apport fiscal devient marginal), tout en les maintenant dans un état de sujétion du fait des écarts de compétitivité octroyant à l’Allemagne la part du ion dans les échanges économiques avec les autres zones économiques. L’intégration économique entre les Länder et le Bund est destiné à servir de modèle à toute l’Europe sur la base d’un modèle de redistribution des ressources budgétaires par des systèmes de compensation des balances de paiement annulant virtuellement les déséquilibres commerciaux, le temps que s’unifient les structures économiques et sociales entre les Etats membres Tout cela est bien joli sur le papier, mais force est de reconnaître que dans la réalité, les wagons ont de plus en plus de mal à suivre la locomotive allemande, celle-ci ne donnant même pas l’exemple de la rigueur budgétaire. Au contraire les excédents fiscaux servent de prétexte à une envolée des dépenses à faire pâlir d’envie F. Hollande qui regarde avec les yeux de Chimène une grande coalition qui a mis la relance économique par les dépenses budgétaires au coeur de son programme économique a contrario de tous les engagements pris à la suite de la « crise financière » laissant la place à une nouvelle période de reprise faste que la plupart des économistes se plaisent à annoncer pour 2014. En matière de dépenses, les vannes sont en effet ouvertes toutes grandes, comme on peut en juger à la lecture de cette étude DB:

    — What the coalition has resolved specifically is to boost spending on education, research and development to 10% of GDP. As a result, the Länder are to be allocated a total of EUR 6 bn in additional funding for the education system and the non-university-affiliated research facilities are to be granted a further EUR 3 bn, partly because the EU is probably going to extend the calculation of GDP in 2014 to cover intangible assets including research and development. Sticking to the R&D spending target of 3% of GDP is predicated on higher expenditures.
    — Moreover, the municipalities will temporarily receive EUR 1 bn per year ahead of the full assumption by the federal government of the costs of integrating the disabled in the workplace, which will cost a total of EUR 5 bn in the final stage.
    — The federal transport budget is to be increased by a total of EUR 5 bn to enable numerous investments to be made in the maintenance of the transport infrastructure. A further EUR 600 m is to be earmarked for urban renewal projects.
    — Transfers for official development policy cooperation are to be raised by EUR 2 bn. The federal government also assumes the costs of integrating job-seekers in the labour market (EUR 1.4 bn).
    In the fiscal space, the grand coalition is also quite rightly planning to tackle a broad reorganisation of fiscal federalism. This is every bit a necessity as much as an opportunity, for the currently applicable rules for important sections of the existing pact expire at the end of 2019. This is when benefits will cease to be paid by the Solidarity Pact II, designed to cover the special needs in east Germany dating back to Germany’s division. The case taken to the Federal Constitutional Court by the states of Bavaria and Hesse against the Länder financial equalisation system (roughly EUR 8 bn in dispute) will find political consideration. Problems of city-states and over-indebdted small Länder will have to be addressed. Reorganising regional policy from 2020 is an urgent matter not only because of changes to subsidy conditions in the EU. In addition, the provisions of the EU’s Fiscal Compact and Germany’s « debt brake » for the Länder – which are required to show structurally balanced budgets as of 2020 – will have to be applied and implemented in a way that is politically feasible. Furthermore, a Commission on fiscal federalism is to be set up which will also have the job of considering the future of the solidarity surcharge on income tax (2012 revenue: EUR 13.6 bn). Owing to its comfortable majority in the Bundes-tag and the fact that 15 out of 16 Länder governments are headed either by the CDU, the CSU or the SPD, the grand coalition has, in principle

    http://www.dbresearch.de/MAIL/DBR_INTERNET_DE-PROD/PROD0000000000325038.pdf

  8. brunoarf dit :

    Vendredi 13 décembre 2013 :

    Espagne : nouveau record de la dette publique, à 93,4% du PIB.

    La dette publique de l’Espagne a atteint un nouveau record au troisième trimestre, à 93,4% du Produit intérieur brut, s’approchant de l’objectif révisé par le gouvernement pour l’année (94,21%), selon les chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

    La dette de la quatrième économie de la zone euro a augmenté de 14,3 points de pourcentage par rapport à la même période de 2012.

    La dette, qui ne cesse de gonfler depuis le début de la crise en 2008, dépassera les 100% du PIB en 2015, à 101,13%.

    En montant brut, l’endettement de l’Espagne atteignait 954,863 milliards d’euros au troisième trimestre, un record absolu depuis l’année 2000, contre 818,003 milliards un an plus tôt.

    2007 : dette publique de 382,307 milliards d’euros, soit 36,3 % du PIB
    2008 : 40,2 % du PIB
    2009 : 54 % du PIB
    2010 : 61,7 % du PIB
    2011 : 70,5 % du PIB
    2012 : 86 % du PIB
    Troisième trimestre 2013 : dette publique de 954,863 milliards d’euros, soit 93,4 % du PIB

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