Que faire ? Agir ici ! (B. Bertez)

bon sens avenirParmi les banquiers kleptocrates dont il est préférable de se tenir à distance, ceux du Crédit Agricole sont peut-être les pires. Effet de levier vertigineux, magouilles et mensonges à tous les étages… Bruno Bertez analyse leur toute dernière arnaque. OD

« Que faire ? C’est la fameuse question posée par Lénine, question que vous nous posez sans arrêt. Les hommes politiques font sans arrêt la même réponse à la question que le peuple se pose : le changement, c’est maintenant. Comme, jusqu’à présent, ils ont sans cesse échoué et qu’ils ont sans cesse trompé, nous proposons de changer la réponse et d’abandonner le « maintenant » pour le « ici ». Le changement, c’est ici, dans la vie quotidienne, dans votre environnement, dans votre comportement, que vous pouvez l’imposer.

Que faire ?

D’abord, nous répondons que la première des choses est de savoir ce que l’on veut.

Ensuite, nous répondons : il faut comprendre la situation contre laquelle on a envie de lutter.

Enfin, nous répondons : il faut être réaliste, matérialiste, ne pas rêver ou croire aux miracles.

Il faut savoir ce que l’on veut, cela signifie reconnaître que tout n’est pas possible et qu’il y a des priorités à tracer, des sacrifices à faire. Ceux qui veulent maintenir leur niveau de vie et de consommation, leur sécurité, n’ont pas les mêmes priorités que ceux qui veulent par-dessus tout être libres, indépendants, dignes, pour eux et leurs enfants.

Il faut comprendre la situation, cela signifie démystifier les propagandes, avoir de l’esprit critique, travailler dur, car comprendre à notre époque est un luxe de riche, de privilégié. Il faut lire l’histoire, suivre les mouvements des idées.

Enfin, il faut admettre que les miracles n’existent pas. Il ne suffit pas de rêver à la Révolution comme le font Marine et Mélenchon. Il ne faut pas croire que par la puissance de sa déclamation, on change le monde, non !

Il faut comprendre que chaque individu a le pouvoir de changer ici et maintenant la situation et que, s’il ne se passe rien, c’est parce que les individus font le choix de l’impuissance. Ils préfèrent vivre confortablement dans la vie quotidienne et utiliser leur force de révolte… pour déclamer, se soulager; le tout, pour être, pour maintenir durablement leur impuissance. La révolte est en général un discours, rien d’autre.

Savez-vous que vous avez la clef du départ ou du changement des dirigeants ? Eh oui !

Ils vous laminent, vous découragent, vous désincitent à consommer et travailler, par leur action fiscale, réglementaire, c’est une évidence.

Mais que faites-vous ? Vous prenez dans votre épargne, vous tentez de tourner les lois et règlements, etc. Bref, vous vous adaptez comme ils le veulent, c’est à dire que vous compensez leurs imbécillités, soit par des efforts supplémentaires, soit en prenant des risques. Grâce à vous, l’activité économique baisse moins qu’elle ne devrait baisser, le chômage est moins élevé qu’il ne devrait l’être, etc. Vous corrigez leurs erreurs par votre comportement individuel, cela faisant, vous les autorisez à durer. En quelque sorte, sans vous en rendre compte, vous acceptez de payer pour eux alors que vous pouvez y échapper.

Les Français ont massivement pioché dans leurs bas de laine

Quotidiennement, vous n’arrivez pas à intégrer le fait que ces gens vous ont déclaré la guerre, à vous et à ce que vous représentez, c’est pourtant la réalité. Mais ils jouent sur le fait que vous n’y croirez pas, que vous tendrez la joue gauche, que vous vous sentirez coupables de vouloir encore vivre debout et non pas à genoux.

Voici un exemple tiré de la vie quotidienne qui montre ce que chacun peut faire pour un système moins pourri et plus conforme à une économie de liberté. Cet exemple, c’est le Crédit Agricole, lequel vous abreuve de publicités mensongères à la télévision en ce moment.

Le Crédit Agricole vient de perdre plus de 20 milliards dans des opérations aventureuses à l’étranger. Et que dit sa publicité, aux imbéciles chantant et dansant qui l’interrogent ? Il dit, votre argent, c’est près de chez vous qu’on l’utilise. La preuve qu’il ment est donnée par une nouvelle subreptice qui vient de sortir.

Les Echos viennent de révéler un plan secret des francs-maçons du Crédit Agricole pour spolier les Caisses Régionales, vos caisses, en leur transférant ce que l’on appelle pudiquement du risque, entendez par là des pertes à venir. On va leur transférer du risque, donc du coût du risque, donc des pertes, donc on va pomper les fonds propres et les ressources, vos soi-disant ressources puisque l’on dit que ce sont des coopés !

La structure cotée prépare le transfert du risque de ses compagnies d’assurance vers les caisses régionales. Ce « switch » permettra à Casa de relever son ratio de solvabilité.

credit agricole

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203164386310-comment-credit-agricole-sa-va-renforcer-sa-solvabilite-636260.php?xtor=RSS-2229

Déjà la gestion des Caisses Régionales est un scandale pénal avec les opérations immobilières contestables de Caisses comme celles du Crédit Agricole du Nord de la France. Ils sont non seulement incompétents, mais ils abusent dans tous les sens du terme.

Bien entendu avec la bénédiction du gouvernement, des Finances, des Autorités Européennes, des Allemands et de Roehn et des Loges réunies.

Ils sont toujours ravis de vous spolier quand il s’agit de conforter le système klepto qui leur est cher à eux, mais coûteux, à nous.

Le Crédit Agricole, contrairement à la pub, n’est pas une vraie coopérative, c’est une organisation à multiples vitesses et niveaux, comme les grades maçonniques dans lesquels on achète la complaisance des pseudos dirigeants des Caisses Régionales par les prébendes et avantages indus. On nous signale logements de fonction, prises en charge d’impôts locaux, voitures de fonction, qui seraient courants chez cette nomenklatura.

Sous cet aspect, c’est une association de malfaiteurs qui se gobergent sur le dos des déposants, des débiteurs, des porteurs de Certificats d’investissement des Caisses locales. Bien entendu, au niveau régional et local, on met en avant des notables qui ne connaissent strictement rien, ni à l’économie, ni à la finance, ce sont des notables que l’on honore pour servir de paravent. Et bien entendu, le recrutement maçonnique s’impose.

Dans la forme, c’est le public qui est actionnaire des caisses régionales, mais dans la réalité, c’est la communauté klepto et les grands dirigeants qui sont « propriétaires » du Crédit Agricole, Caisse Centrale. Nous entendons par propriétaires ceux qui ont droit de se servir.

Donc la manœuvre est simple, on va voler les Caisses Régionales, c’est-à-dire vous, pour renflouer la Caisse Centrale, c’est à dire les kleptos.

C’est ce que l’on a fait avec la Caisse d’Epargne, la Bred, Natixis, etc. En toute impunité.

Des correspondants locaux nous alertent en plus sur les fermetures d’agences locales, déplacements scandaleux de personnel alors que le gaspillage, le népotisme et les abus de bien sociaux se multiplient, impunis. La tactique consiste à amadouer les syndicats par des avantages particuliers ou des pseudo-concessions afin d’éviter qu’une prise de conscience claire ne se fasse. Ceci explique que puisse coexister au même moment une pub scandaleuse au niveau national et un comportement encore plus scandaleux au niveau local et régional. Nous vous renvoyons à la lecture des liens que nous fournissons ci-dessous.

L’exemple du Crédit Agricole que nous avons pris la peine de décortiquer est tout à fait symptomatique de ce qui se passe à l’échelle de la nation. Mais il est aussi exemplaire en ce sens que vous, salariés, clients, porteurs de certificats du Crédit Agricole, notables locaux, vous avez le pouvoir, ici, de faire en sorte que cela change. Si vous ne pouvez rien contre Moscovici, vous pouvez beaucoup sur votre propre territoire ».

Bruno Bertez, Le blog à Lupus, le 14 décembre 2013

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour Que faire ? Agir ici ! (B. Bertez)

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  3. zizou100 dit :

    Et du coup boycotter la banque pour une autre?
    La banque postale, le crédit mutuel, ..? des conseils?

    • Geraldine dit :

      @zizou :Désendettez-vous et débancarisez au maximum… Pour le restant, fractionnez entre plusieurs banques et choisissez de préférence des petites banques familiales ou mutualistes non engagées sur les marchés financiers…

      • zorba44 dit :

        …j’ajouterais, comme précaution ultime, ayez un peu moins de blé en banque que ce que vous restez à lui devoir (au cas où vous êtes emprunteur).

        Jean LENOIR

  4. Il fallait s’inquiéter des dérivés de crédit lorsqu’ils ont été légalisés par l’administration Clinton avec le soutien de la FED dirigé par Greenspan en 1994/95, pour ensuite être reconnus comme des instruments légaux de « transfert de risque » par la réglementation Bâle II ouvrant droit à des réductions en capital réglementaire déductible. Comme on peut le constater rien n’a changé depuis, puisque Bâle III semble durcir es règles de transfert de risque, mais l’obscurité de la réglementation alliée à la complicité de superviseurs bienveillants dans l’interprétation des règles au niveau national rend toujours possible les manipulations de bilan basées sur les échanges d’actifs entre entités juridiques composant une banque qui jouit de multiples solutions de capitalisation grâce aux possibilités de refinancement d’actifs, de liquidités banque centrale, d’instruments hybrides de financement, de transfert de collatéral, etc. En gros, tout continue comme avant et comment en serait-il autrement puisqu’il n’y a plus de contre pouvoirs suffisamment forts pour réformer sérieusement le système financier qui sert trop bien les intérêts des politiques pour avoir la moindre crainte concernant son avenir. Le FN sera le premier à s’incliner, si d’aventure il arrive au pouvoir, la preuve Marine Lepen a choisi un énarque de la vieille école comme chef de cabinet. Question révolution nationale, c’est plutôt mal parti.

  5. THEOPT NEWZE dit :

    Seule réponse possible : un bank run progressif
    Avis aux lecteurs de ce blog, même ignorants de la finance,
    L’asphyxie des voyous seule porte viable dans l’évitement de la ruine personnelle

  6. Suiza dit :

    bonjour,
    je suis investi, à ce jour, à hauteur de 275 000 euros dans des obligations émises par Credit Agricole SA dont la plupart viendront à échéance entre 2016 et 2019.
    Dois-je les revendre (même avec une petite perte) en bourse, le plus tôt possible, pour ne plus avoir de capital dans cette banque ?
    Ne pas attendre la date prévue du remboursement du capital, car trop risqué ?

    • leducmichael dit :

      @ Suiza; Horreur! Ne nous dites pas que vous avez mis tous vos œufs dans ce même panier, et dans ce même poulailler !!! Il faut di-ver-si-fier !!! Répartir les risques.

      • Suiza dit :

        Si, j’ai (hormis l’immobilier) les 3/4 de mes avoirs en liquidités qui sont placés au crédit agricole.
        Et je ne dois pas être le seul. Je pense que les Français (de la classe moyenne, je ne parle pas des hyper-riches) ont, en géneral, la plus grosse partie de leur argent dans une banque en France.
        Très peu ont des comptes à l’etranger.

    • leducmichael dit :

      N’oubliez pas que la tonte sera au dessus de 100k€ (je ne sais pas si cela sera par compte ou par personne), mais ce que vous avez fait est extrêmement dangereux, encore un conseil de votre banquier … di-ver-si-fier ,en produit et en lieu, pensez à la libre circulation au sein de €U … Offrez vous un voyage en Allemagne, Luxembourg, Autriche ou Suisse en allant skier … Et déclarez les !

    • THEOPT NEWZE dit :

      Aïe, aïe, aïe …victime de la pub (le bon sens près de chez vous !)
      Vite, courage et fuite comme porte de sortie…

  7. Michel dit :

    La fenêtre de tir interviendra probablement avant 2016 ; technique bien connue de mise à distance de l’échéance pour mieux frapper par surprise…

  8. guacal dit :

    Il faut les asphyxier par une réduction des dépenses et surtout de l’endettement… Plus de crédit, squeeze de la fausse monnaie contrôlée par les banques. si tout le monde s’y met le système Ponzi des banksters n’y survivra pas !

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