Insolvabilité des banques, surveillance… La HSBC demande à ses clients britanniques de justifier leurs retraits d’argent

HSBC retraits« Les Britanniques qui ont choisi de confier leurs économies à la HSBC sont hors d’eux. Et on les comprend : depuis quelques mois beaucoup n’ont pas pu retirer de grosses sommes sans fournir de documents prouvant l’utilisation qu’ils comptaient faire de cet argent.

Interrogés par la BBC, plusieurs clients de la banque ont en effet raconté qu’il leur avait été impossible de récupérer des sommes allant de 5000 à 10.000 livres (soit 6000 à 12.000 euros) car ils n’avaient pas pu montrer de justificatif ou que leur conseiller n’avait pas jugé valable la raison de leurs retraits.

Un comble pour Stephen Cotton, l’un des clients, qui ne s’est pas remis de l’attitude de la HSBC. « Cela fait 18 ans que je suis dans cet établissement. Tout le monde me connait là-bas. On ne devrait pas avoir à expliquer pourquoi on veut retirer de l’argent. C’est le nôtre, pas le leur, » s’est-il emporté sur la BBC.

« Pas de justificatif valable »

Plus tôt au mois de janvier, Mr Cotton voulait simplement retirer 7000 livres (environ 8500 euros) de l’un de ces comptes d’épargne débloqués. Comme il l’avait alors expliqué à son conseiller, il souhaitait rembourser sa mère qu’il lui avait accordé un emprunt il y a quelque temps.

« Quand j’ai donné l’ordre de retrait, on m’a dit que je n’avais pas de justificatif valable pour expliquer l’utilisation de cet argent. La banque voulait une lettre de la personne concernée (sa mère, ndlr). »

Et comme si ça n’était pas suffisant, les employés de la banque ont ensuite refusé de lui communiquer la somme qu’il pouvait retirer sans fournir une quelconque preuve. « J’ai dû faire plusieurs ordres de retraits. J’ai demandé ‘je peux avoir 5000 livres?’, ils m’ont dit ‘non’. J’ai demandé: ‘je peux avoir 4000 livres?’, ils m’ont dit ‘non’. Quand j’ai demandé 3000 livres, ils m’ont dit ‘oui, ça ira’. Mais pas question de revenir dans la même journée pour effectuer un second retrait.

Rétropédalage de la banque

Furieux, il a écrit au service client de la HSBC pour se plaindre du fait qu’il n’avait pas été prévenu de cette nouvelle pratique. La réponse de la banque ? « Étant donné que cela ne modifiait pas les conditions générales des contrats, nous n’avions aucune raison de prévenir les clients du changement avant qu’il ne s’opère », rapporte la BBC.

Une attitude qui a outré plus d’un client. Et malgré les déclarations assurant sa bonne foi quant à ces nouvelles modalités, la HSBC vient d’annoncer qu’elle faisait demi-tour après avoir reçu de nombreuses plaintes :

« Nous avons l’obligation de protéger nos clients et de minimiser les risques de crimes et délits financiers. Cependant, suite aux retours de nos clients, nous mettons à jour les règles à suivre par nos conseillers et leur rappelons qu’il n’est pas obligatoire pour le client de fournir de justificatif avant le retrait d’une grande somme d’argent et que l’absence d’un tel justificatif n’est pas une raison pour refuser un retrait. »

Une bonne nouvelle pour les Britanniques qui pourront à nouveau utiliser leur argent comme ils l’entendent ».

Source : Le Huffington Post, le 25 janvier 2014

Lire aussi :

HSBC imposes restrictions on large cash withdrawals

Un manque de 70 milliards de livres de fonds propres pour HSBC ?

En cas de faillite, JP Morgan et HSBC exposeraient le système bancaire au risque le plus élevé

Rappels :

Si votre banque fait faillite… (Françoise Garteiser)

Le FMI se répète : « Il est temps de mettre en place une taxation opaque sur l’épargne »

Banques, la spoliation des déposants est décidée, un accord historique ! (B Bertez)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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30 commentaires pour Insolvabilité des banques, surveillance… La HSBC demande à ses clients britanniques de justifier leurs retraits d’argent

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  2. Bonnal dit :

    J’aime beaucoup la dernière phrase : « Une bonne nouvelle pour les Britanniques qui pourront à nouveau utiliser leur argent comme ils l’entendent »… 🙂

    • oops dit :

      C’est le nôtre, pas le leur, » s’est-il emporté sur la BBC.
      C’est cette phrase qui est importante. Quand un client fait un dépôt, son argent devient une « liability » pour la banque, autrement dit un engament d’assurer la liquidité des dépôts vis à vis des clients personnes physiques, pour peu que la banque reste suffisamment solvable pour ce faire. Il semblerait que HSBC Asie (branche retail) ait triché sur son effet de levier au bilan du fait du financement d’emprunts trop importants à l’actif et au recours recours exagéré au financement de marché, comme les opérations repo avec le shadow banking chinois via les hedge funds (mal en point actuellement), ce qui limiterait ses possibilités de faire face aux demandes de retraits des clients retail. Maintenant il est curieux que HSBC UK soit autant impacté par les pertes latentes de HSBC Asie, les bilans étant nettement séparés.

      • yvan dit :

        D’où leur trouille bleue d’un « bank-run ». En effet.
        Par contre, même sans justification de retrait, j’attire votre attention sur la limitation du montants des retraits… Et je ne dois être être le seul (la poste).
        Testez, vous ne serez pas déçus.

  3. oops dit :

    Ceci entraîne cela :

    Asia Risk awards 2013 winner: HSBC – House of the Year, Hong Kong

    HSBC has built a market-leading position in renminbi derivative products in Hong Kong (see RMB House of the Year award), and has also grown a number of other business lines such as prime broking and equity derivatives in addition to being a major stakeholder in the development of over-the-counter clearing locally.

    In addition to servicing Chinese hedge funds based in Hong Kong and the mainland, the bank has added GLG Partners as a major client with around 25 hedge funds across Asia now using the bank’s prime broking services. The bank has an estimated $3 billion in assets under management from Asia-based hedge funds as of April 2013 according to an AsiaHedge survey.

    « We already had a strong custody and hedge fund administration business combined with excellent forex capabilities, so the thinking behind launching prime financing services was to offer this to our clients in a single platform, » says Rakesh Patel, head of cash equities for Asia-Pacific.
    http://www.risk.net/asia-risk/feature/2301590/house-of-the-year-hong-kong-hsbc

  4. J’ai l’impression que les personnes n’ont pas bien compris le système bancaire.
    L’argent qu’ils ont déposé à leur banque et un prêt qu’ils ont accordé à la banque et comme tout prêt ce dernier peut ne pas remboursé (voir Chypre)
    C’est aussi simple que cela.

    • Oui, c’est tout à fait ça. Sauf que jusqu’à présent les banques n’ont pas été déclarées en faillite, les clients (en l’occurrence ceux de HSBC UK) sont donc dans leur droit en réclamant leur argent.

    • zorba44 dit :

      Non, lois-economiques, vous ne pouvez dire cela. Deposer son argent dans une banque n’a jamais voulu dire preter de l’argent a son banquier [ou alors justifiez le par un contrat, par des conditions generales claires et « lisibles » de depot-pret. Il est normal que la banque utilise avec prudence les fonds deposes ne serait-ce que pour se remunerer du service du depot.

      Mais il est clair que la situation se complique pour les banques les plus risques car leurs clients avises ont compris qu’il etait temps de recuperer leurs billes.

      Jean LENOIR

      • @Jean Lenoir
        Vous pouvez jouer sur la forme mais sur le fond lorsque vous déposez de l’argent en banque, l’établissement vous offre des services gratuits (relevé de compte, chéquier, rémunération éventuelle, etc..) qui ne peuvent se justifier que parce qu’il y a implicitement un prêt. Si vous voulez vraiment déposer de l’argent et que ce ne soit pas un prêt vous ouvrez un coffre à la banque et vous y déposer vos billets. Alors là oui ce n’est pas un prêt mais la garde de votre argent et dans ce cas payante et plus aucun service…

      • zorba44 dit :

        Sortons de l’angélisme, la multiplicité des frais perçus sur nos dépôts et le service de la carte bancaire… entre autres (lisez le tarif d’une banque et vous serez édifiés) font que dépôt n’est aucunement prêt …ou alors on est largement dans le taux négatif ! Je persiste et signe : dépôt n’est pas prêt, mais peut-être êtes-vous banquier !… lois-économiques…

        Jean LENOIR

      • @Jean Lenoir
        Non, je ne suis pas banquier.
        Mais on ne doit pas avoir la même banque…
        Mes cartes bancaires (trois sur le même compte) sont gratuites et quasiment aucun frais si ce n’est celui du timbre pour déposer d’éventuelles chèques…
        Mais je ne suis pas là pour défendre les banques mais pour avertir que dans système d’argent dette, si la dette ne peut pas être remboursée (ce qui semble le plus probable…) il y aura des personnes qui pensaient avoir des créances et qui n’en n’auront plus…
        Un homme averti en vaut deux..

      • zorba44 dit :

        A votre dernière réponse, nous sommes bien d’accord : nous serons victimes de la cupidité, de la dilapidation, du vol et de l’absence totale d’éthique professionnelle…

        Jean LENOIR

  5. brunoarf dit :

    « Jusqu’à présent, les banques n’ont pas été déclarées en faillite »

    Oui. Jusqu’à présent …

    Les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Vendredi 26 avril 2013 :

    La BCE s’inquiète du poids des créances douteuses en zone euro.

    La Banque centrale européenne (BCE) s’inquiète de plus en plus de voir le poids des créances douteuses dans les portefeuilles de prêts des banques européennes entraver le redémarrage du crédit dans un contexte de priorité donnée au renforcement des fonds propres, selon plusieurs responsables de l’institution.

    Les responsables monétaires européens sont de plus en plus agacés par les réticences des autorités nationales, des régulateurs et des banques elles-mêmes à engager un nécessaire nettoyage des bilans après des années d’atermoiements.

    Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d’euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais.

    Dans une récente étude sur le sujet, le cabinet de consultants souligne que « toute une série d’opérations de réduction de bilan ne s’est pas encore matérialisée », les banques préférant proroger des prêts plutôt que de céder des portefeuilles et de constater des pertes.

    Une initiative de la BCE qui permettrait de relancer le crédit en particulier pour les entreprises petites et moyennes est largement anticipée, même si ses implications budgétaires pourraient la renvoyer après le Conseil européen de la fin juin plutôt qu’à l’occasion de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, jeudi à Bratislava.

    Pour autant, certains facteurs expliquant le rationnement présumé du crédit sont en dehors du champ d’intervention directe de la BCE.

    « La BCE n’a pas de baguette magique », a récemment déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. « La banque centrale ne peut pas compenser le manque ou la mauvaise allocation des fonds propres. C’est une question qui doit être traitée, d’une manière ou d’une autre, par d’autres parties prenantes », a-t-il souligné.

    http://www.usinenouvelle.com/article/la-bce-s-039-inquiete-du-poids-des-creances-douteuses-en-zone-euro.N196064

    • oops dit :

      « La banque centrale ne peut pas compenser le manque ou la mauvaise allocation des fonds propres.

      C’est faux et la BCE s’est chargée de le démontrer depuis 2008 par ses interventions constantes de refinancement des actifs bancaires de hors bilan (collatéralisation des titres obligataires collatéralisées comme les ABS, MBS, CLN, CDO etc échangés contre de la monnaie banque centrale), servant à assurer la solvabilité des opérations aux bilan comme les prêts aux entreprises ou aux particuliers par l’accès direct des grandes banques aux liquidités banques centrales et non du marché interbancaire défaillant (ce que le Coeuré appelle les « autres parties prenantes », merci la litote). Voir à ce sujet les dernières opérations LTRO dont la BCE a réaffirmé la poursuite dans des quantités illimitées.et le développement des opérations repo tripartites aux Etats-Unis et en Europe (transfert du collatéral titres via des dépsoitaires de titres entre zones économiques dans le cadre de la négociation de swaps OTC sur devises pour faire face aux besoins de financement des filiales US de banques européennes).

    • yvan dit :

      Tu vois, BA, qu’il vaut mieux se battre contre les banques que contre la zone Euro…

    • oops dit :

      Bis repetita placent. La BCE s’imagine faire repartir l’acctivité économique en rachetant aux banques leurs portefeuilles de prêts repackagés pour être titrisés et achetés non pas par des contreparties bancaires, par exemple asiatiques, mais par la banque centrale elle-même, ce qui aura pour effet de perpétuer des mauvaises dettes donc de mauvais investissements. Les banquiers commettent toujours la même erreur volontaire, qui est celle de confondre la création de valeur économique et sociale avec la création monétaire. A les entendre, il suffirait d’ouvrir le robinet de l’offre monétaire pour que l’économie reparte, alors que ce qui est premier dans la création monétaire, ce n’est pas la monnaie mais l’initiative individuelle ou collective qui répond à une demande que le banquier ne pourra jamais créer. Tant que nous resterons dans ce système structuraliste centralisé, nous sommes condamnés à végéter dans le trou noir de la dette qui a permis à quelques oligarques de prendre le contrôle de l’économie mondiale. Comment sortir d’un tel piège, nul ne le sait, sauf à provoquer des changements autoritaires dans l’organisation de l’économie, passant par des programmes de transformation drastique à la Mao ou à la Staline, comme le retour à la terre des masses urbaines implantées sur des latifundia communautaires ou la destruction des cartels industriels passant par la fermeture des frontières et la reconversion forcée des cols blancs dans l’artisanat monastique à vocation autarcique. A moins que les oligarques n’appuient sur le bouton nucléaire, ne sachant plus que faire de ces masses de citadins oisifs incapables de retourner vivre à la campagne. L’évolution de la Chine dans les semaines à venir va être très intéressantes, parce que les administrateurs de la BPC, comme les banquiers, semblent complètement dépassés par la situation.

      http://www.ft.com/cms/s/0/6646e826-86ab-11e3-aa31-00144feab7de.html#ixzz2rbaXAaPk

      As the ECB does not issue debt and a decline in net lending remains a deep problem in peripheral eurozone countries, Mr Draghi said he favoured looking at a way to package bank loans to the private sector and for the ECB to buy them if economic conditions got worse.

      “I didn’t see this escalation coming,” Benoit Anne, the head of emerging-market strategy at Societe Generale SA in London, said by phone Jan. 24. “As a strategist, you want to give a directional view of the market, but this is made quite difficult by the large number of risk factors to account for.”

      http://www.bloomberg.com/news/2014-01-27/top-trades-in-disarray-amidst-emerging-market-rout-currencies.html

      • icecream dit :

        Vous paraissez ne pas comprendre une chose très importante : par sa politique monétaire de rachat des titres pourris la BCE ne cherche pas à faire repartir l’activité économique; elle cherche uniquement à sauver le système bancaire et financier ! Elle se fout pas mal de la santé des entreprises ou du crédit à l’économie productive; Elle sort juste de l’eau la tête des (nombreuses) banques systémiques…
        Ne croyez pas naïvement ce que disent les officiels.

  6. univerzoro dit :

    A reblogué ceci sur riendiredeplusse.

  7. oops dit :

    On a connu les PIGS, maintenant ce sont les « fragile five » qui vont passer à la casserole…

    http://www.bloomberg.com/video/why-the-selloff-in-currencies-in-emerging-markets-9DQgrgAUR7iFD~McbPWxgA.html/

  8. oops dit :

    La Banque centrale chinoise ordonne à nouveau la suspension temporaire des transactions domestiques cash par les banques commerciales du 30 janvier au 2 février 21014 et une interruption des opérations de conversion du renminbi en monnaie étrangère sur le forex pendant neuf jours.

    Perhaps more important, the Federal Open Market Committee is holding its next meeting on January 28-29 so there could be an announcement on the 29th on the trimming of bond purchases. The suspension of FX transactions means that speculators will not be able to dump renminbi and buy dollars. Fed Chair Bernanke’s words on tapering, beginning in May of last year, shook emerging markets. A FOMC announcement this time could undermine China, especially because of the darkening perceptions about that country.

    Pundits, pointing to the nation’s $3.82 trillion in foreign exchange reserves, are fond of saying that Beijing has enough money to weather any situation. Yet China does not have a foreign currency crisis. It has a domestic currency one where dollars, euros, pounds, and yen are not much use.

    Banks are evidently scrambling for cash. They have, in the past, resorted to desperate maneuvers at the ends of calendar quarters to meet regulatory requirements. The current crunch is even more alarming because it cannot be occurring for quarter-end reasons.

    Something is very wrong in China at the moment. Banks’ apparent need to conserve cash, coming just weeks after the last incident, looks ominous.

    http://www.forbes.com/sites/gordonchang/2014/01/26/china-halts-bank-cash-transfers-2/

  9. brunoarf dit :

    Lundi 27 janvier 2014 :

    Turquie, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Brésil : les commentateurs anglophones sont très inquiets de l’effondrement de ces « fragile five »

    Ces « fragile five » sont en train d’entraîner toute la planète dans leur chute.

    La Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse de 2,51%, inquiète pour les pays émergents victimes de turbulences économiques ou politiques.

    « Les capitaux quittent le marché d’actions de façon générale », a expliqué Hiroichi Nishi, courtier chez SMBC Nikko Securities cité par Dow Jones Newswires. « Pour le Japon, a-t-il ajouté, la combinaison d’une baisse à Wall Street, d’un dollar plus faible et de craintes pour la croissance mondiale pèse sur le marché. »

    Les investisseurs s’inquiètent particulièrement pour les pays émergents, certains redoutant une fuite des capitaux.

    La décision de la Banque centrale américaine (Fed) de légèrement réduire l’ampleur de son programme de soutien exceptionnel à la première économie mondiale n’a rien arrangé.

    « Les monnaies des pays émergents se sont affaiblies depuis mi-janvier, mais deux éléments ont accentué les pressions », explique Sébastien Barbe, spécialiste des pays émergents au Crédit Agricole.

    Le premier élément est selon lui la publication récente en Chine d’un indicateur faisant état d’un recul de la production manufacturière en janvier. Le second concerne la dépréciation de la monnaie argentine la semaine dernière, un facteur qui a « ouvert la porte à un certain mouvement de panique sur les marchés ».

    S’y ajoute selon M. Barbe une « nervosité politique » dans de nombreux pays émergents, non seulement en Turquie (où la monnaie n’en finit plus de dégringoler), mais aussi dans d’autres pays (Inde, Afrique du Sud, Indonésie, Brésil) où des élections nationales sont prévues dans l’année.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00579411-la-bourse-de-tokyo-cloture-en-forte-baisse-de-2-51-inquiete-pour-les-pays-emergents-645774.php

  10. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur raimanet.

  11. Ping : Insolvabilité des banques, surveillance&...

  12. Ping : Insolvabilité des banques, surveillance… La HSBC demande à ses clients britanniques de justifier leurs retraits d’argent! « Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

  13. Leon dit :

    Ca vous etonne? C’est deja le cas en France.
    J’ai fait un retrait important (mais pas trop: voyage) il y a qq mois a la banque postale a Paris, on m’a demandé une justification et de signer un papier comme quoi j’accepter le risque de me prommener avec « une telle somme ».
    Je sais pas si ca depend des agences (en Lorraine on ne m’a jamais fait ce genre de truc) … mais je les ai envoyé chier et j’ai ete voir un distributeur avec ma carte.

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