Zone euro : « Une lutte de vampires au nom de la compétitivité »

(Christian Menanteau, RTL, 28 février 2014)

« La terrible situation ukrainienne a fait naître un nouveau concept, le « désir d’Europe ». Je crois que le désir d’Europe mérite d’être examiné de très près. Qu’est-ce que ça signifie quand on regarde la simple zone euro, ce que n’ont malheureusement pas pu faire les Ukrainiens ? Hé bien dans la zone euro, on constate qu’au nom de la compétitivité, on assiste à une lutte de vampires dont le sang du voisin serait le meilleur carburant… »

Bien vue la métaphore ! Si les médias mainstream commencent à parler de la sorte, c’est qu’on est peut-être enfin sur la bonne voie, celle de la dissolution de cette monnaie imbécile et mortifère qu’est l’euro…

Publicités

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

13 commentaires pour Zone euro : « Une lutte de vampires au nom de la compétitivité »

  1. matbee dit :

    L’euro, cette prison monétaire qui va finir par s’auto-détruire…

  2. Garfy dit :

    il n’y a pas que l’euro dont il faut se débarrasser , mais également de l’union européenne (demandez à François Asselineau) – il faut faire vite, parce qu’avant de s’auto-détruire, nous serons tous KO

  3. Ping : Zone euro : "Une lutte de vampires au nom de la compétitivité" - gastraudiome

  4. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur raimanet.

  5. Ce qu’on appelle le « désir d’Europe », dans le contexte ukrainien, n’est rien d’autre que la volonté de voir le pays débarrassé de son passé soviétique, à l’instar de ce qui s’est passé dans les ex-pays du Comecon d’Europe de l’Est. Il est curieux de constater à quel point les observateurs sont amnésiques, dès lors qu’il s’agit de trouver une cohérence dans des mouvements de révolte qui ne sont pas purement le résultat de manipulations géopolitiques, mais aussi des conséquences des grandes tendances historiques qui ont marqué le XXème siècle.
    Ainsi parler de l’Ukraine sans mentionner son passé soviétique récent est une absurdité logique, tout comme omettre les sacrifices humains, à hauteur de dizaines de millions d’habitants, sacrifiés au cours de révolutions à répétition, avec un pays tiré à hue et à dia, durant les guerres civiles et les guerres mondiales. Le poids des morts suffirait à lui seul à expliquer le sentiment anti-russe, malgré le fait que l’Ukraine est le berceau historique de la Russie orthodoxe. Mais à y regarder de près, l’Ukraine a été plus longtemps polonaise que russe.
    Donc le désir d’Europe n’a rien à voir avec la réalité technocratique de l’Europe fédérale actuelle, sous-ensemble du mondialisme sioniste dont la communauté d’origine est abritée dans son propre parlement à Strasbourg, mais avec l’aspiration profonde de renouer avec des racines culturelles plus européennes que russes, dans la mesure où la domination de l’URSS n’a fait qu’exacerber des ressentiments alimentés par la corruption d’un régime acoquiné aux oligarques de Moscou.
    A ce titre, la révolution Orange n’a rien changé dans l’organisation politique et sociale de l’Ukraine qui reste dominée par le centralisme oligopolistique à façade démocratique hérité de l’union des républiques socialistes régies par le Comecon et le Gosplan. C’est la grande différence avec la Pologne et la Tchéquie qui elle se decommunisées, au sens où leur économie a réussi sa transition libérale, en profitant des investissements des banques européennes et de multiples aides délivrées par la Berd et la Banque européenne d’investissement.
    Ce désir d’Europe s’appuie donc sur une réalité historique indéniable qui est celle des pays d’Europe de l’Est dont l’intégration européenne a été couronnée de succès. Reste à savoir pourquoi certains pays ont réussi et d’autre pas. Il semble que l’Allemagne est jouée un rôle prépondérant en gouvernant le changement dans des pays faisant traditionnellement partie de son espace économique, les transformant en pays atelier pour ses propres industries. Malheureusement pour l’Ukraine la donne économique a radicalement changé depuis 2008 et il n’est pas certain que l’UE dispose encore des moyens financiers pour supporter la transition libérale ukrainienne, alors que la Chine et la Russie réclament elle-aussi leur part du gâteau.
    Le capitalisme globalisé est devenu prédateur, à force de vouloir sauver ses banques au détriment des économies réelles dont les bases nationales s’accommodent mal des règles de gestion imposées par les financiers, même si la gouvernance européenne a pu un temps faire illusion.
    En ce sens c’est une erreur que d’avoir confié les rênes du changement au FMI, dont les experts vont devoir rendre leur note d’analyse de la situation financière de l’Ukraine qui semble disposer de réserves monétaires insoupçonnées, quitte à racketter les banques étrangères qui ont souscrit des certificats de dépôts dans les banques ukrainiennes en devises étrangères, qui se verront rembourser en monnaie de singe. Face à de tels gribouilles, Poutine a des cartes à jouer, qu’il ne se privera pas d’abattre au moment opportun.

    • Jag dit :

      Vous plaisantez ou quoi. L’Ukraine premièrement est le berceau de la civilisation russe, et ensuite une grande partie de son territoire et de sa population est russophone et russop)hile ! Spécialement en Ukraine méridionale et orientale, les plus dynamiques sur le plan économique…
      C’est plutôt la corruption dont les Ukrainiens veulent se débarrasser ; et là il faut dire que l’ère Timoshenko n’avait rien à envier à celle de Ianoukovitch. Et aujourd’hui, quand on voit la corruption de l’UE, ses fraudes et ses mensonges, son fiasco sà tous points de vue (sauf quand il s’agit d’attiser les guerres et conflits à la demande des élites US)…

      • « L’Ukraine premièrement est le berceau de la civilisation russe, et ensuite une grande partie de son territoire et de sa population est russophone et russop)hile »
        Certainement! Et pourquoi donc? Parce que les paysans ukrainiens ont été exterminés par les commissaires bolcheviques, au cours de l’un des plus grands génocides de l’histoire complété par la déportation de populations entières ordonnée par Staline, parce que suspectées de sympathie nazie en 1945 et remplacées par des Russes amenés de force. Les Ukrainiens ont accueilli la Wehrmacht avec des fleurs avant de déchanter rapidement devant l’idéologie nazie. La Russie communiste a été une catastrophe pour l’Ukraine laissant des stigmates indélébiles dans cette nation qui n’arrive pas à tourner la page, prise qu’elle est dans l’étau du Nouvel Ordre Mondial Multipolaire qui n’a que faire du sort des Ukrainiens, se disputant seulement des actifs économiques dont les revenus sont détournés aux profit d’une minorité oligarchique.

  6. brunoarf dit :

    Vous avez aimé la Géorgie en 2008 ?

    Vous adorerez l’Ukraine en 2014.

    Kharkiv est la deuxième plus grande ville d’Ukraine et la capitale administrative de l’oblast de Kharkiv. Située à l’est de l’Ukraine, Kharkiv est très proche de la frontière avec la Russie.

    Des dizaines de blessés lors d’une manifestation pro-russe en Ukraine.

    14h30.

    Affrontements dans l’Est du pays. Des dizaines de personnes ont été blessées samedi à Kharkiv (est de l’Ukraine) en marge d’une manifestation pro-russe qui a dégénéré en prise d’assaut de l’imeuble de l’administration régionale, a constaté un journaliste de l’AFP. Les violences marquées par des jets de pierres, de grenades assourdissantes et de tirs, ont éclaté en marge du rassemblement de 20.000 pro-Russes dans le centre de la ville. Quelque 300 manifestants ont lancé l’assaut contre le siège de l’administration régionale où se seraient barricadés des partisans des nouvelles autorités pro-européennes.

    http://www.liberation.fr/monde/2014/03/01/en-direct-des-dizaines-d-hommes-armes-autour-du-parlement-de-crimee_983807

  7. colony dit :

    Le désir d’Europe c’est plutôt un désir d’OTAN, et il est exprimé par le parti néo-nazi SVOBODA…
    Qui ne voit que la population ukrainienne n’est absolument pas représentée par ces voyous criminels de Kiev ?

  8. Ping : Zone euro : "Une lutte de vampires au nom ...

  9. Ping : Zone euro : "Une lutte de vampires au nom ...

  10. zorba44 dit :

    La compétitivité par le bas, meilleur ferment de l’effondrement cataclysmique que l’on tente de masquer et de « diverger » par des exacerbations politiques concurrentes !

    Cela ne pourra, par quelque voie que ce soit, jamais fonctionner, ni tirer qui que ce soit d’affaire.

    Les bazards et autres constructions byzantines sulfureuses sont toutes vouées à l’échec – au plus haut coût financier et humain;

    Jean LENOIR

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s