D’après un haut diplomate américain, « la Russie aurait trahi le nouvel ordre mondial »

Poutine-Russie-nouvel-ordre-mondialEt voilà, le mot est lâché. Se soumettre ou se démettre, telle est l’alternative offerte par ceux qui prétendent gouverner le monde. Il n’y a pas de place en dehors de l’Empire. OD

Un article d’Infowars traduit par Résistance 71.

« Le haut diplomate Christopher R. Hill dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne signifie que Moscou a trahi le “nouvel ordre mondial” dont elle fut partie intégrante depuis 25 ans.

Dans un article pour la publication d’influence Project Syndicate, Hill, un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Irak et en Corée du Sud, écrit que l’annexion de la Crimée par la Russie et la campagne “d’intimidation” contre Kiev a mis fin à cette période historique de 25 années, accusant Moscou de “régression, de récidivisme et de revanche.”

La définition de Hill du “nouvel ordre mondial” est l’implication de la Russie post-Glasnost dans les “institutions occidentales, d’économie de marché et de démocratie parlementaire multi-partite”.

“Ce nouvel ordre mondial a tenu pendant près de 25 ans, mis à part la brève incartade de la Russie en Georgie d’août 2008 (un conflit généralement vu comme déclenché par le régime georgien inconscient), l’accord et l’engagement de la Russie au “nouvel ordre mondial”, bien que problématique, fut un des grands accomplissements de l’ère post-guerre froide”, écrit Hill.

Hill, qui est un conseiller avec Albright Stonebridge Group, une “entreprise stratégique globale” avec des tentacules profondément ancrés à la Maison blanche et au ministère des Affaires étrangères, accuse Moscou de faire revivre les jours de l’empire soviétique, ajoutant que “la Russie ne semble plus intéressée à ce que l’Occident avait à offrir ces 25 dernières années, un statut spécial avec l’OTAN, des relations privilégiées avec l’Union Européenne et un partenariat dans les réalisations diplomatiques internationales.”

Argumentant que les sanctions occidentales (sur la Russie) ont peu de chance d’avoir un impact, Hill estime que l’OTAN devrait se préparer pour le long terme, avertissant que la Russie “cherchera à causer des troubles similaires parmi ses anciens “alliés” de l’URSS, invoquant l’invasion allemande de la Pologne en 1939 pour suggérer que Moscou pourrait lancer des agressions contre des nations de l’Europe de l’Est.

L’estimation de Hill que la Russie a tourné le dos au “nouvel ordre mondial” illustre comment Moscou cherche à mener une faction alignée sur le BRICS qui posera une menace majeure au futur unipolaire envisagé par les Etats-Unis et l’OTAN.

En d’autres termes, que la Russie le veuille ou non, “l’élite” occidentale est en train de façonner une nouvelle guerre froide et le monde entre peut-être dans sa période la plus dangereuse depuis la crise des missiles de Cuba. »

Source : Les Chroniques de Rohrschach, le 26 avril 2014

Lire aussi : Pourquoi les Russes aiment tant Vladimir Poutine, ce président détesté par tout l’Occident

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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13 commentaires pour D’après un haut diplomate américain, « la Russie aurait trahi le nouvel ordre mondial »

  1. On se demande qui des Etats-Unis ou de la Russie est le pays le plus isolé dans le monde. Tout indique au contraire que le système du pétro-dollar trahi par Poutine, qui souhaitait mettre en place une plate-forme de négoce du gaz en multi-devises, vit ses derniers jours, alors que les Etats-Unis ne réussissent toujours pas à conquérir leur indépendance énergétique, mais ont réussi à mécontenter leurs alliés traditionnels que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et Bahrein. Ces deux derniers pays ont signé des accords de développement énergétique importants avec la Russie qui de même élargit ses relations avec l’Iran. La Chine qui vit une implosion financière sans précédent ne peut que prendre ses distances vis à vis de son modèle américain, dont le système financier fondé sur la production de moyens d’investissement monétaires n’arrête pas de produire des catastrophes, même si les élites chinoises sont les premières à se réfugier aux Etats-Unis pour sécuriser leurs « économies » dans l’immobilier de luxe en Californie ou à New York, en attendant que l’avalanche de catastrophes naturelles ne les fasse changer d’avis, quant à la valeur intrinsèque du refuge américain.
    L’Occident est en train de précipiter une mutation économique de la Russie obligée de prendre les choses en main, alors que les sanctions l’empêchent d’avoir recours aux services habituels de l’Occident, tant pour les levées de fonds sur les marchés financiers que pour l’exécution des transactions financières, notamment celles utilisant les réseaux SWIFT et de Visa/Mastercard. La Russie a notamment annoncé son intention de copier le Japon qui a largement exporté ses solutions de systèmes de paiement mobiles à travers le monde en construisant ses propres systèmes, puisque tant Visa que Mastercard ne respectent pas les termes du contrat d’offres de services pour des raisons purement politiques. C’est le fondement juridique de la globalisation qui est directement ébranlé, lorsque des contrats privés sont rompus du fait d’une immixtion du politique.
    Ce faisant la communauté internationale creuse sa propre tombe en compromettant les bases légales du libéralisme qui s’efface devant la violence exercée par le politique. La Russie dispose donc d’arguments de première ordre pour justifier la création d’un nouvel ordre mondial entre les nations sur des bases d’équité et de réciprocité qui devrait prendre à contre-pied des puissances tyranniques en position de faiblesse, dès lors que la finance se retrouve privée des ressources de l’économie réelle qui va chercher son salut sur des rivages asiatiques plus salubres.

    • Personnellement je pense que Pierre Hillard se trompe à propos de l’influence des oligarques en Russie. Ceux-ci constituent en effet le soutien essentiel à un régime qui reste de nature autoritaire. Cependant il faut aussi tenir compte du fait que nombre d’entre eux ont été mis à la raison par Poutine qui dispose pour ce faire de l’appareil sécuritaire de l’Etat et de l’armée. J’en veux pour preuve le soutien populaire acquis par Poutine qui a su faire bénéficier la population, les classes moyennes en particulier, du décollage économique de ces quinze dernières années. Il est vrai que ce décollage n’aurait pas été possible sans l’aide financière et technologique de l’Occident. Mais il n’en est pas moins vrai que cet argent a été utilisé intelligemment,n notamment pour rénover les infrastructures urbaines et de transport et pour reconstituer des pôles d’excellence compétitifs au niveau international, comme le prouve les succès à l’exportation dans le spatial, l’aéronautique, les chantiers navals, et last but not least, l’armement où la Russie occupe une place de leader mondial.
      Alors que les oligarques s’en donnent à coeur joie en Occident pour rançonner l’économie réelle avec la complicité active de l’Etat aux service des multinationales et des banques qui détiennent la réalité des commandes gouvernementales, l’Etat russe a retrouvé un rôle prédominant dans la prise de décision dont la référence principale n’est pas de contenter les marchés financiers, mais de défendre les intérêts de la population. En Russie, l’oligarchie aurait tendance à reculer dans le contrôle des affaires nationales, alors qu’en Occident elle règne en maître derrière le paravent des institutions démocratiques.
      La grande différence entre la Russie et l’Occident sur ce point est que la souveraineté n’est pas un vain mot en Russie, alors qu’elle a été complètement bradée en Occident par des politiciens acquis à la cause mondialiste et traîtres à leur peuple. J’en veux pour preuve supplémentaire que l’oligarchie n’a en Occident de cesse que de pourrir les valeurs morales de la société civile, en essayant d’imposer partout ces pseudo-valeurs égalitaires droitsdel’hommistes, alors que la Russie essaie au contraire de restaurer l’ordre moral s’appuyant sur les valeurs morales chrétiennes traditionnelles, qui de l’aveu même de Poutine ont permis au peuple russe de triompher de toutes les épreuves qu’il a subi au cours de sa longue histoire. Il est remarquable que la Russie ait vaincu tous les empires qui ont essayé de l’asservir, comme l’empire romain germanique ou l’empire mongol.
      Ces exemples de résistance constituent un signe d’espoir par rapport à la nouvelle offensive de l’ordre mondial anglo-saxon furieux de voir l’empire russe renaître de ses cendres, alors qu’il pensait l’avoir définitivement vaincu puis démembré grâce au communisme. Les défauts du régime russe ne doivent donc pas occulter le fait principal qui est celui de la résurrection d’un Etat doté d’une réelle assise populaire qui représente le meilleur gage de légitimité au-delà du verdict des urnes dépendant du jeu trouble des partis politiques.
      Ce renouveau moral sert d’exemple dans le monde entier face à la désagrégation morale et économique du Nouvel Ordre Mondial unipolaire miné par ses contradictions morales qui veut que la violence devienne le moyen d’imposer la volonté des oligarchies lorsque les peuples se rebellent contre leur volonté qui se veut toute puissante. Ainsi nombre de pays se tournent vers la Russie pour trouver une issue à la crise actuelle causée par les malversations financières de malfrats qui ont abusé de la planche à billets pour leur profit exclusif et donc la côte de confiance s’est effondrée au gré des interventions au nom de « l’ingérence humanitaire ». Les nations sont à la recherche de partenaires fiables qui ne changent pas les règles en fonction de leurs intérêts du moment, ce qui avait été reproché à Poutine à une certaine époque, mais qui devient maintenant le principal grief à l’encontre des Etats-Unis incapables de respecter la propriété privée comme les termes d’un contrat juridique de droit privé.
      Aussi étrange que cela puisse paraître, le succès de Poutine vient justement du retour aux valeurs morales gages de la solidité de l’Etat et de la prospérité économique durable. Il joue gagnant en face d’une mafia de terroristes internationaux dont l’ancien arme de « l’Etat de droit » démocratique s’est révélé une illusion pour des dizaines de peuples pris au piège de la dette, ne sachant comment s’en sortir sans l’aide d’un grand frère. Ainsi certains pays africains, comme le Congo,à la suite de Bahrein et de l’Arabie Saoudite souhaitent se rapprocher de la Russie pour développer en commun leur économie avec un pays capable de rénover leurs infrastructures sans les soumettre au diktat des règles de l’OMC pliant les forces économiques à la logique destructrice de la mondialisation. Prenant la tête des BRICS, Poutine est maintenant en mesure de renouveler les règles régissant le commerce international en s’écartant du diktat des banques et du pétro-dollar qui serait remplacé par des accords bilatéraux en monnaie non manipulable basés sur des règles d’équité et de réciprocité s’appuyant des organisations de secours mutuel en cas de perturbation économique grave. Le but est naturellement de s’affranchir du financement par les banques américaines et du modèle économique fondé sur l’offre monétaire manipulable par les banques pour retrouver un système monétaire stable où la contrepartie monétaire de la production de richesse serait contrôlée par l’Etat, de manière à empêcher les banques de jouer avec les actifs économiques nationaux en fonction de critères économétriques nuisibles au bien-être des populations.

      • Entièrement d’accord. Reste à savoir quelle est la position réelle de la Chine, qui est fortement impliquée dans le système anglo-saxon de libre-échange intégral et de « dollarisation » du commerce international. Tout semble indiquer cependant que les Chinois cherchent eux aussi à s’extraire de ce système pervers…

      • N.O.M dit :

         » Les Chinois cherchent eux aussi à s’extraire de ce système pervers… »

        La croissance de l’économie chinoise basée sur des prisons d’esclaves.
        Des travailleurs pour rien et en quantité illimitée
        L’économie en expansion de la Chine continue a pu grandir à cause de l’utilisation du travail d’esclaves ou aux camps de Laogai. Le mot « Laogai » veut dire « réformer à travers le travail ». C’est un système de manufactures en prison et de centres de détention mis sur pied par l’ancien leader chinois Mao Zedong durant les années 50 comme moyen de rééduquer à travers le travail et d’augmenter l’économie de la République Populaire de Chine. Depuis 1979, il y a apparemment quelques milliers de personnes obligées de travailler dans le système de Laogai. Aujourd’hui, c’est devenu une énorme source de travailleurs gratuits et de profit pour le gouvernement chinois. Selon les estimations de la fondation de recherche Laogai, il y a 6.8 millions de personnes incarcérées dans les 1100 institutions de travail de Chine.

        Ceux qui sont incarcérés dans ces institutions, doivent faire face à de longues heures de travail et de traitement brutal avec peu de sommeil et de nourriture. Selon un rapport de Stephen D. Marshall intitulé « Le Laogai Chinois: un rôle caché dans le développement du Tibet » certains travaillent 20 heures par jour avec des forces oppressives violentes ce qui a forcé certains détenus à choisir le suicide plutôt que d’être battus, de mourir de faim ou de travailler jusqu’à la mort. D’autres se mutilent ou se blessent pour éviter de travailler. Des détenus qui sont plus lents ou refusent de travailler reçoivent des chocs électriques, sont battus, agressés sexuellement ou mis en isolement. Parmi les prisonniers de ces camps de travail, on retrouve des criminels, des prisonniers politiques et des pratiquants du Falun Gong qui maintenant composent jusqu’à la moitié de ceux détenus dans le camp de Laogai.

        Qui utilise le travail d’esclaves?

        Les camps de travaux forcés sont à la fois une forme de torture et une source énorme de profit pour la Chine. Avec la quantité incroyable de main-d’œuvre gratuite qui vient du camp de Laogai, la Chine a leurré plusieurs entreprises extérieures avec son système de « profit avec le travail d’esclaves ». Avec des coûts en gros ridiculement bas, plusieurs ne peuvent résister à l’appât et sans le savoir encouragent cette pratique illégale.

        Des produits d’usage commun comme des arbres de Noël, des ampoules pour arbres de Noël, des bracelets, des outils, de la nourriture sont parmi les produits manufacturés et exportés. Selon un rapport d’un Comité de la Chambre des communes sur les relations internationales, les compagnies qui avaient ou ont des produits faits au camp de Laogai sont Midas, Staples, Chrysler, Nestlea. Un rapport récent d’un détenu du camp de travail de Changii dans les états de Zinjiang mentionne que la Tianshan Wooltex Stock Corporation Ltd, un contractant du camp de travail de Changji manufacture des produits pour des compagnies à l’étranger telle que Banana Republic, Neiman Marcus, Bon Genie, Holt Renfrew, French Connection et d’autres. Pour la compagnie Banana Republic, les commandes sont entre 200000 et 280000 pièces par jour.

        Les produits manufacturés dans ces endroits sont faits par des gens qui sont contraints de travailler dans des milieux peu sécuritaires et dans des conditions malsaines. Des détenus de Laogai ont dit qu’à cause de la malnutrition, la privation de sommeil, ils en viennent à avoir des poux ou la gale et à souffrir d’hépatite, de tuberculose et autres malaises. Les détenus sont forcés de travailler même s’ils sont malades. Plusieurs ne peuvent pas prendre de douche durant de longues périodes de sorte que leurs fluides corporels viennent en contact avec les produits qu’ils manufacturent. Ces produits sont ensuite envoyés partout à travers le monde.

        Comment arrêter les produits de Laogai

        Les lois qui invalident sur le papier le travail d’esclaves n’ont pas pu arrêter la vague de produits manufacturés de façon inhumaine et qui sont envoyés et commercialisés à travers le monde. Par exemple, depuis 1983, il est illégal d’importer des biens aux États-Unis qui ont été manufacturés par le biais de travaux d’esclaves. Selon la Fondation de recherche de Laogai, le gouvernement chinois a garanti publiquement l’arrêt de l’exportation de produits venant de travaux d’esclaves en octobre 2001.

        En 1992, la Chine et les États-Unis ont signé le « Memorandum of Understanding » (MOU) dans un effort qui permettait aux É.U. d’avoir accès à l’information nécessaire pour contrôler les produits bannis venant du travail de prisonniers. Selon le MOU, le gouvernement chinois s’est engagé à enquêter sur toutes les plaintes de travail d’esclave.

        Cette entente n’a pas eu de résultat réel vu les profits que la Chine risquait de perdre avec sa source de travailleurs gratuits que le système de Laogai produit. Mettant de côté les demandes des États-Unis de réponses sur ce sujet, la Chine montre des camps « sanitaires » pour les inspecteurs. Parmi les autres tactiques pour s’assurer que la production continue à avoir lieu, notons des fausses compagnies, le changement d’adresse, et le mélange de camp de travail et des choses qui n’ont rien à voir avec les affaires.

        En plus, des organisations telles que la Fondation de recherche de Laogai et l’Organisation mondiale pour l’investigation des persécutions du Falun Gong continuent de rechercher au sein du gouvernement chinois l’utilisation de travail d’esclaves comme une source de croissance économique et de montrer à tous les produits manufacturés à Laogai.Malgré le fait que la Chine continue pour l’instant à bénéficier de « l’économie des prisons », il se pourrait bien que ce soit les consommateurs du monde entier qui viennent à bout du destin de Laogai. Dès que le monde entier viendra à réaliser toutes les souffrances qui ont mené à la production des produits qu’ils achètent, ils ne le feront pas aussi facilement, malgré le bas prix.

        Pour la politique d’opposition Est Ouest, lire  » faits et chroniques interdits au grand public  » de Pierre de Villemarest.
        Vous verrez, après c’est plus clair.
        On vous construit un monde d’opposition permanente en attendant que vous adhériez à un des deux partis. Alors ! aux prochaines élections, UMP ou PS ?

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  3. brunoarf dit :

    Mercredi 30 avril 2014 :

    Les autorités américaines voudraient attaquer au pénal BNP Paribas et Credit Suisse.

    C’est une information exclusive du « New York Times » , tombée hier soir sur le site du quotidien : les autorités américaines seraient sur le point de lancer des poursuites pénales contre deux banques. Incidemment, il s’agit de deux banques européennes : Credit Suisse et BNP Paribas.

    Si ces poursuites sont confirmées, elles devraient faire l’effet d’un coup de tonnerre à Wall Street, car elles traduiraient la volonté des autorités américaines de taper un cran plus fort sur un secteur financier qui a reconnu un grand nombre de manquements, voire de tromperies, au cours des dernières années.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203471705963-les-autorites-americaines-voudraient-attaquer-au-penal-bnp-paribas-et-credit-suisse-667930.php

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  5. brunoarf dit :

    Mercredi 30 avril 2014 :

    BNP pourrait se voir infliger une lourde amende aux USA.

    BNP Paribas a prévenu mercredi qu’un litige avec les autorités américaines au sujet de paiements impliquant des pays sanctionnés par les Etats-Unis pourrait se traduire par une pénalité financière importante, supérieure à une provision de 1,1 milliard de dollars déjà constituée fin 2013.

    http://www.boursorama.com/actualites/bnp-pourrait-se-voir-infliger-une-lourde-amende-aux-usa-74023b29dc8202cf77389ade7a0e928c

  6. Ici une bonne explication de l’absurdité de la position américaine qui prétend imposer des sanctions à ceux qui jouissaient du « privilège » du financement en dollars de leur commerce extérieur et de leur économie, alors même que le système monétaire américain est l’archétype de la fraude monétaire poussée à des limites stratosphériques grâce aux ressources technologiques et financières mises en oeuvre pour créer de la dette multiforme en dollars et aliéner les décisions politiques à la volonté des banquiers internationaux. En d’autres termes les Etats-Unis ne punissent rien du tout en interdisant l’accès aux moyens de financement en dollars mais au contraire accélère l’émergence d’un nouvel ordre monétaire fondé non pas sur de la monnaie dette mais de la monnaie equity, autrement dit l’interdiction de s’exposer au manipulateur des prix du marché qui joue avec les actifs économiques en les financiarisant..Poutine dit à ses partenaires commerciaux: vous en aurez pour votre argent. Tandis que l’oncle Sam vend du vent à ceux qui sont forcés de s’endetter en dollars pour assurer le financement de leur économie, pour prix de l’intégration dans la globalisation économique et financière qui réclame du dollar pour financer le commerce extérieur.
    I don’t like saying this because I am an American, but the U.S. dollar is a terribly flawed currency. We’re the largest debtor nation in world history, and now we are telling people you’d better be careful if you use the U.S. dollar. We may take it away from you. We may block you. Of course, people are going to look for an alternative.”

    http://beforeitsnews.com/economy/2014/04/jim-rogers-sanctions-are-not-going-to-hurt-russia-at-all-greg-hunter-video-2617770.html

  7. brunoarf dit :

    Peter Van Ham et le journaliste européiste Jean Quatremer avaient déjà annoncé la couleur en septembre 2008 :

    Puisque les 28 peuples européens aiment de moins en moins l’Union Européenne, il faut maintenant trouver un ennemi commun pour obliger les 28 peuples européens à faire l’Europe.

    C’est le seul moyen qui reste aux européistes pour forcer les 28 peuples européens à faire l’Europe : trouver un ennemi commun, et faire une propagande médiatique contre cet ennemi commun … l’Europe par l’épée en quelque sorte.

    Lisez cet article très inquiétant.

    Cet article est révélateur de l’état d’esprit des européistes en septembre 2008 … et en mai 2014 :

    De «l’Europe par la paix» à «l’Europe par l’épée»

    Jean QUATREMER 9 septembre 2008

    Et si Vladimir Poutine avait rendu un service à la construction européenne en envahissant la Géorgie ? En envoyant son armée à l’extérieur de ses frontières pour la première fois depuis l’implosion de l’Union soviétique, en décembre 1991, la Russie a mis fin par la même occasion à l’indolence de ceux, nombreux, qui ont gobé le mythe du triomphe de la paix, de la démocratie et de l’économie de marché. Depuis la chute du mur de Berlin, les Européens se sont persuadés que les menaces ne les concernaient plus directement et que la guerre était l’affaire de quelques peuples attardés et bien sûr des Etats-Unis, gendarmes autoproclamés de la planète. Or, si la Géorgie ou encore l’Ukraine sont les marches de la Russie, ce sont aussi les nôtres depuis les élargissements successifs, et les intérêts de l’Union – voire son territoire – sont désormais directement exposés aux périls extérieurs. On peut se demander si un «ennemi» n’est pas la condition sine qua non, surtout pour une société européenne qui n’a même plus conscience du confort dans laquelle elle vit, pour qu’émergent une identité commune et un sentiment d’appartenance, deux éléments qui font aujourd’hui cruellement défaut à l’Union pour qu’elle se constitue en puissance mondiale crédible ?

    Les Etats se sont tous créés contre «l’autre» : l’Europe, fondée sur la paix, peut-elle paradoxalement échapper à l’épreuve du feu ? Curieusement, les Européens ont refusé de voir avec une constance troublante les signaux alarmants qui se sont développés depuis 1991 – multiplications des conflits armés à travers le monde, y compris en Europe, croissance géométrique des dépenses militaires dans le monde (1), raréfaction des matières premières, changement climatique, émergence d’«Etats voyous» ou malformés, terrorisme. L’Europe, qui se pense comme une «puissance douce», une «puissance civile», ne serait là que pour exporter ses normes de droit et son art du compromis. Cette vision du monde «woodstockienne» a volé en éclats avec l’irruption des chars russes en Géorgie : «Le problème est que nous vivons dans notre Europe postmoderne où tout le monde est beau et gentil, constate le président estonien, Toomas Hendrik Ilves, et tout à coup, nous nous retrouvons avec une grande puissance du XIXe siècle. L’Europe n’est pas prête pour ça.» La possibilité d’une guerre entre donc dans le champ du réel européen comme le reconnaît Nicolas Sarkozy en proclamant que l’Europe «veut la paix», manière d’admettre qu’elle est belle et bien menacée.

    Mikhaïl Gorbatchev, le dernier chef de l’URSS, a lui aussi mis en garde le monde, dans son texte adressé le 26 août à l’agence de presse russe Itar-Tass : «La situation provoquée par les événements dans le Caucase a déclenché des mécanismes politiques et militaires en Amérique, en Europe et en Russie. [.] Le danger d’une nouvelle scission est apparu et la menace d’un cataclysme mondial s’accroît.» Cette prise de conscience que l’Union a des ennemis – le mot est encore tabou – qui menacent ses intérêts ne peut que la contraindre à accélérer la mise en place d’une défense européenne, comme le souhaite la France, au moment où les Américains se sont largement désengagés du théâtre européen. Aujourd’hui, l’Union n’a ni les instruments théoriques ni les moyens militaires pour assurer sa propre défense et encore moins pour intervenir sur un théâtre extérieur autrement que pour faire du «maintien de la paix». Elle est un tigre de papier et Moscou se fait un plaisir de le lui faire sentir.

    Le choix qui se pose désormais à l’Union est brutal : la soumission ou l’affirmation de sa puissance militaire. Il ne s’agit évidemment pas de prôner la guerre contre la Russie. Mais aujourd’hui, la diplomatie de l’Union n’a qu’une arme, l’élargissement, ce qui est totalement insuffisant. Pour être crédible, il faut disposer de moyens de puissance et donc être armé. Or ce passage d’une Europe puissance civile à une Europe puissance militaire ne peut se faire que si les citoyens européens admettent qu’il y a un «eux» et un «nous», un territoire commun et des valeurs à défendre face au reste du monde, autant de préalables indispensables à l’émergence d’une identité européenne et donc d’une Europe politique. En clair, la guerre ou plutôt la possibilité d’une guerre est la condition pour que l’Union s’affirme selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux Etats-nations de se construire. De «l’Europe par la paix» à «l’Europe par l’épée», en quelque sorte.

    Peter Van Ham, professeur néerlandais de sciences politiques au Collège d’Europe, fait justement le constat que «les limites de la campagne classique d’intégration ont été atteintes», comme le montrent les référendums négatifs en France, aux Pays-Bas et en Irlande (2).

    Les citoyens ne croient plus au mythe fondateur européen, celui d’une construction communautaire dépassant les antagonismes des Etats-nations pour établir la paix et une «sphère de prospérité». Un «idéal idyllique» qui ne correspond pas à l’état du monde et qui «entrave la formation de l’identité européenne» : l’Union n’est pas perçue comme un territoire doté de frontières qu’il faut défendre. L’irruption de menaces immédiates change la donne. Un ensemble de 460 millions de personnes (7 % de la population mondiale) est mieux à même de résister à des superpuissances et de peser sur le cours du monde. Le réarmement de l’Europe est donc à la fois idéologique – passer d’une sphère de prospérité à une sphère d’influence -, mais aussi matériel. Peter Van Ham va plus loin : l’Union doit se montrer «méchante» et «collectionner les scalps» afin de se faire «respecter».

    La guerre jouerait donc le rôle cristallisateur d’identité : déjà au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’Union avait identifié une série «d’ennemis», dessinant un monde «barbare» menaçant l’espace de paix kantien européen. Elle a donc déjà esquissé une «raison de nation» à la poursuite de l’intégration européenne, une raison «plus martiale et énergique». Vladimir Poutine, en réveillant les pulsions impériales de la Russie éternelle, va obliger les Européens à prendre plus rapidement leur destin en mains.

    Notes :

    (1) Contrairement à l’Europe où les dépenses militaires ont chuté au profit du financement de l’Etat social (les fameux «dividendes de la paix»).

    (2) In Visions d’Europe, par Bronislaw Geremek et Robert Picht, éd. Odile Jacob, 2007.

    QUATREMER Jean

    http://www.liberation.fr/tribune/2008/09/09/de-l-europe-par-la-paix-a-l-europe-par-l-epee_79763

    • zorba44 dit :

      Voilà ce qui se passe quand on veut toujours voir plus grand, alors que small is beautiful and peaceful (et respectueux de l’identité de l’autre)

      Jean LENOIR

  8. Ping : Nouvel ordre mondial : guerre froide et chili con carne | Nestor Poireau

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