Berlusconi : « Plusieurs pays pourraient quitter la zone euro »

zone euro la sortie de plusieurs pays n'est pas exclue (Berlusconi)Plusieurs pays de l’Union européenne pourraient quitter la zone euro si la Banque centrale européenne et l’UE ne changent pas leur politique, a déclaré mardi l’ex-premier ministre italien Sylvio Berlusconi dans une interview accordée à la Radio 1.

« L’idée de sortir de la zone euro me semble une aventure. Mais si nous ne parvenons pas à modifier la politique de la BCE et de l’UE, la réalité nous obligera, ainsi que la France, l’Irlande et le Portugal à abandonner la monnaie unique et revenir à nos devises nationales », a indiqué l’ex-premier ministre.

RIA Novosti/ La Voix de la Russie, le 6 mai 2014

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour Berlusconi : « Plusieurs pays pourraient quitter la zone euro »

  1. Garfy dit :

    et l’union européenne

    • Louant un article du Daily Telegraph, Asselineau ose affirmer: « Ce journal et ce journaliste représentent à mes yeux ce qu’a de plus grand le peuple britannique : à savoir un goût inné pour le débat démocratique vrai, envers et contre tout. »

      Cette déclaration est proprement aberrante de la part d’un homme qui a fait de la dénonciation de l’empire anglo-saxon son fonds de commerce. En effet le Daily Telegraph, comme la plupart de journaux britanniques ne sont que la courroie de transmission de la propagande officielle dès lors qu’il s’agit de défendre les intérêts de l’Empire partout où son interventionnisme doit être déguisé sous de bonnes intentions comme l’ingérence humanitaire où le rétablissement du libre-échange. Le Telegraph s’est montré particulièrement ignoble et partial dans ses compte-rendus des événements se produisant en Libye, en Syrie ou maintenant en Ukraine se payant les têtes de Turc désignés par le pouvoir à longueur d’articles. Les analyses sont tellement biaisés que d’aucun a pu se poser la question de savoir si elles n’étaient pas rédigés dans les salles de rédaction du MI6. Rappelons à ce propos que Tony Blair a créé une plate-forme de désinformation directement reliée aux journaux britanniques pour orienter à dessein le contenu des articles de presse.La partialité est la même dans les domaines politiques et économiques, le Telegraph hurlant à l’effondrement de l’euro à peu près quotidiennement, lorsque l’Empire avait décidé de lâcher les loups contre la monnaie unique en 2011. On connaît la suite: nombre de hedge funds ont pris le bouillon par sous-estimation des moyens d’intervention de la BCE, méconnus d’ailleurs par Asselineau pourtant « inspecteur des finances ». Il aurait sans doute besoin d’un stage de remise à nivea, étant donné son manque de connaissances criantes du fonctionnement des marchés.

  2. Il pourrait ajouter.
    « afin de monétiser notre dette avec de l’hyper inflation ».
    Défaut ou hyper inflation, entre deux maux, il faut choisir.
    Le défaut n’est pas « légal » alors que l’hyper inglation l’est.
    Dans les deux cas c’est la ruine des épargnants, des fonds de retraites….et du système financier qui ne pourra plus se gaver sur la bête.
    Et conforme à la pensée de Keynes qui préconisait « l’euthanasie des rentiers et du capital oisif »
    On efface les dettes et on recommence, cela a toujours été ainsi depuis la nuit des temps…

    • Vous avez sans doute remarquer qu’il n’y a pas d’hyper-inflation dans l’économie réelle, dont les prix ont plutôt tendance à baisser selon les organismes statistiques européens et américains qui annoncent plus des résultats déflationnistes qu’inflationnistes des prix. Par contre il y a une hyper-inflation du prix des actifs financiers poussés à la hausse par l’injection massive de liquidités dans les canaux bancaires de financement non de leurs actifs crédit mais de leurs actifs de marché. L’envolée des IPO est la conséquence de ce phénomène d’abondance de la liquidité bancaire qui permet de faire jouer l’effet de levier de l’endettement, afin de procéder à des opérations de rachat d’entreprises par la dette bancaire transmuée en hausse des actions qui procurent aux banquiers les revenus des opérations de fusion-acquisition, en même temps qu’elles permettent de consolider la dette par la concentration des acteurs de marché. La ruine des épargnants n’est donc pas produite par la hausse des prix à la consommation, au moins pas en premier lieu, mais par l’augmentation des liquidités bancaires qui détruisent l’emploi, compriment les salaires et augmentent la taxation des revenus. Rien n’a changé dans le système bancaire depuis la Grande Dépression, sauf que les banquiers centraux on trouvé de nouveaux moyens de stérilisation de la masse monétaire, en la faisant circuler dans les circuits de financement bancaires, notamment par les les opérations d’emprunt mutuel entre banques sur le marché interbancaire (le taux dépend de la notation calculé en fonction des risques de crédit et de marché des établissements bancaires et pas du coût de l’argent stricto sensu qui a été ramené à zéro) et les instruments de financement comme les dérivés OTC sur les taux ou les devises. La pompe aspirante des liquidités bancaires épuisent les ressources financières à destination des entreprises pour les multiplier à l’envi (the sky is the limit dans un univers mathématique), sans effet inflationniste pou des économies qui n’en voient pas la couleur. Demandez-donc à des traders dans les salles de marché à Londres, Singapour ou NY, si leurs deals ont un effet inflationniste: ils vous riront au nez! Et pour cause puisqu’ils font partie du 1% de gagnants dans un système qui dérive la masse monétaire dans les poches de ceux qui ont accès aux gisements de liquidités transformables en profits privés. Cela n’empêche pas certains de prétendre que les actifs de marché libellés en monnaie électronique ne sont pas de la monnaie, cependant ils omettent de préciser qu’ils sont transformables en monnaie fiduciaire par transfert du compte de trading vers un compte courant via une banque.

      • Nous sommes d’accord j’ai même écrit un article – http://lesbrindherbes.org/2014/03/09/comprendre-notre-economie-pourquoi-la-croissance-est-le-probleme-et-pas-la-solution/ – qui dénonce comme la plus grande imposture économique de tous les temps de la part de nos gourvernants le fait de faire croire qu’il n’y a pas d’inflation tout en laissant alégrement augmenter la masse monétaire afinde favoriser la croisannce.
        Mais ce que j »ai érit ce sont les conséquences de la sortie de l »‘euro.
        Celle-ci a lieu lorsque des pays insolvables sortent de l’euro. En sortant de l’euro les pays qui ne peuvent plus se financer sur les marchés reprennent le contrôle de leur monnaie et monétisent la dette ce qui provoque une poussée inflationniste.

    • This 20-year old interview with Jimmy Goldsmith absolutely nailed the argument that globalization would eviscerate domestic wages and inflate corporate profits, and anticipated Piketty by two decades. Readers can form their own judgements as to the desirability of this outcome.

      • According to the latest BLS stats:

        April 2014:
        9.75 million Americans are “unemployed”
        92.02 million Americans that are “not in the labor force”
        Total of 101.77 million working age ( Age 16-64 ) Americans without a job.

        April 2000:
        5.48 million Americans were unemployed
        69.27 million Americans were “not in the labor force”
        Total of 74.75 million working age Americans without a job.

    • Alcide dit :

      …Le défaut n’est pas « légal »…

      Certes , cela dit dans le paradigme actuel d’inversion des valeurs et de sacralisation de la fraude que représente la dette publique.
      Car la dette publique est crée de toutes pièces par des lois sur mesure qui permettent au système bancaire rothschildien de prêter contre intérêts de l’argent inventé gratuitement aux états nécessiteux qui s’interdisent de créer eux-même et à cout nul cet argent.

      La dette est un fraude , la dette est odieuse.
      La seule réponse adéquate à ce crime est la répudiation de la dette ainsi que les poursuites pénales contre les banquiers et les responsables politiques de tous bords qui ont mis en place cette infamie dans laquelle se perdent la société , les peuples et les nations.

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  4. Sortir de l’euro c’est renoncer à la banque d’investissement, qui comme chacun sait préfère financer l’Etat que les entreprises privées, surtout lorsqu’il s’agit de PME non cotées en Bourse qui obèrent leur bilan d’un risque crédit mettant en danger la communauté bancaire. Au-delà, c’est renoncer à une société financée par la dette et non par les revenus du travail source de la plus-value transformée en moyens d’investissement par les patrons des entreprises. Cette idée est intolérable à nos idéologues collectivistes vendus au capital financier, qui considère que la rente étendue à tous est plus égalitaire que la répartition des revenus entre les salariés et les patrons vue comme la source de tous les maux sociaux, depuis l’invention de la lutte des classes comme moteur de l’Histoire par Karl Marx. De cette rente, trop de clientèles de l’Etat vivent encore pour que l’opinion populaire bascule du côté de la sortie de l’euro donc du libéralisme entrepreneurial, à ne pas confondre avec le libéralisme de marché qui est le pendant du socialisme dans les Etat financés par la dette bancaire.
    L’opinion se retrouve donc face à un choix de société qui risque d’être imposé par les événements plus que par la raison, dans la mesure où la paupérisation par la dette impactant de plus en plus cruellement les populations actives appartenant à l’économie exposée atteint des niveaux insupportables. Nous arrivons au moment où l’asphyxie économique ne peut plus être compensée par la rente que l’Etat saupoudre sous la forme d’aides de toutes sortes qui leur sont refusées par les organisme de tutelle internationaux au nom de la bonne gestion budgétaire.
    La mauvaise foi des politiques est un rempart insignifiant contre la révolte de la société civile qui demande à reconquérir le pouvoir par des multiples initiatives locales témoignant du rejet du système dans son ensemble lorsqu’elles arrivent à traverser le rideau répressif. On l’a vu avec la « manif pour tous » et les JRE qui révèlent une volonté de sortir du carcan administratif devenu invivable. L’alternative à cette reconquête du pouvoir si elle ne peut pas s’effectuer par des moyens pacifiques sera l’extension de la violence la plus extrême, comme on le constate actuellement dans certaines provinces d’Ukraine poussées à bout par l’incurie oligarchique servie par des « bandes infernales » recrutées parmi les nervis du monde entier pour restaurer l’ordre légal du pays théorique correspondant aux intérêts de l’oligarchie mondialiste.
    On est loin du rêve européen vendu de plus en plus mal par van Rompuy mais très proche de la désagrégation des superstructures politiques par l’implosion des structures sociales, en mal d’un ordre juridique garantissant à tous un cadre de vie supportable par la préservation des conditions d’existence élémentaires. Le mal de la corruption qui ronge l’oligarchie s’est étendu de proche en proche à toute la société comme un cancer généralisé dont les tumeurs se développent latéralement en guerres intestines jusqu’à ce que s’écroulent tous les piliers qui soutenaient la « communauté internationale »: l’Etat de droit, le pouvoir d’achat, la libre circulation des biens et des services, la liberté d’expression, etc.

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