Olivier Delamarche le 2 juin 2014

Thèmes abordés : la récession aux Etats-Unis et en Europe, les mesures que la BCE devrait annoncer jeudi et l’amende record infligée par les Américains à BNP Paribas…

(BFM Business, 2 juin 2014)

« C’est ce qu’on appelle le traité transatlantique (…) On est dans un système où les Américains se croient absolument tout permis (…) C’est facile de se faire de l’argent puisqu’en face vous avez des gens qui, comme dirait M. Tapie, ne sont pas trop sévèrement burnés et vont leur dire oui (…) Les Etats-Unis sont encore les maîtres du monde et font absolument ce qu’ils veulent (…) Toutes les banques ont fait ça et je suis persuadé que si on cherche bien on trouvera des banques américaines ou des filiales de banques américaines (…) On les a sanctionnés pour nous avoir pourri tout le système monétaire international ? On a exigé la démission du président de Goldman Sachs, du président de Morgan Stanley, etc. ? »

N.B. A propos des Etats-Unis « maîtres du monde » : Les Américains en imposent certes encore à leurs vassaux de l’OTAN, notamment en Europe, mais pour le reste on voit bien que le monde unipolaire n’existe plus. C’est d’ailleurs pour tenter de sauver leur domination impériale que les Etats-Unis poussent à la formation rapide du bloc transatlantique. OD

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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4 commentaires pour Olivier Delamarche le 2 juin 2014

  1. J’aime bien l’expression « marchés résilients »; Bien sûr, il s’agit toujours des marchés financiers et jamais des marchés de l’économie réelle toujours suspectés de vouloir échapper à l’emprise de la finance qui se veut croire toute puissante et omnisciente mais qui ne contrôle que les flux monétaires, c’est-à-dire en fin de compte du vent. Ce sont ces fameux flux, objet de toute l’attention de nos Asset Managers, qui entretiennent à la hausse les marchés, pourvu que la BCE maintienne une politique monétaire accommodante qui continuera à faire de l’Europe une valeur refuge par rapport aux autres zones jugées plus « risquées » en termes de « spreads » de crédit. Il est vrai que dans les autres parties du monde, notamment les émergents, la situation n’est pas folichonne, qui est marquée par des troubles sociaux grandissants dès que les liquidités vont se réfugier vers des cieux plus cléments au gré des cycles du crédit. Les émergents ne disposent pas des mêmes atouts en matière de politique monétaire, notamment l’émission de produits de financement en euros ou dollars qui leur permettraient de gérer plus efficacement les flux de liquidités dans des économies sans capitalisme privé suffisamment fort pour s’auto-financer, au lieu d’aller quémander les services des banques américaines émettrices de produits de dette à court terme en dollars. Comme la dette n’arrive plus à générer de la richesse économique, vu qu’elle à euthanasié le corps social, elle produit de la valeur financière en faisant tourner la dette à travers le monde entier en échangeant des dérivés de financement (swaps de taux, swaps de devises, dérivés de crédit, produits à terme, etc) entre les places financières, ce qui fait monter ou descendre les marchés au gré des opportunités sur les « spreads » de la dette. On ne peut imaginer système plus malsain en termes de pérennité d’un système économique marginalement destructeur d’emplois pour cause de rentabilité économique fonction de l’endettement d’entreprises dépendantes du crédit bancaire pour se financer. Le même raisonnement vaut au niveau sectoriel en fonction des valeurs défensives ou offensives selon qu’elles correspondent aux stratégie de rotation da’ctifs mis en oeuvre par les gestionnaires de portefeuille qui jugent des opportunités d’achat ou de vente par rapport aux valorisations de marché et non des résultats économiques effectifs des entreprises.

  2. toubib dit :

    Chômage : Bruxelles verse 620 millions d’euros pour venir en aide aux jeunes Français

    Doper l’emploi des jeunes. C’est l’objectif de Bruxelles, qui annonce mardi que la France va recevoir 620 millions d’euros de fonds européens. Objectif : mettre en oeuvre des initiatives pour lutter contre le chômage dans cette tranche d’âge particulièrement touchée.

    « Je félicite chaleureusement la France de recourir à la possibilité de lancer un programme pour l’emploi des jeunes avant tous les autres programmes devant être cofinancés par des fonds de l’UE pour la période 2014-2020. L’initiative pour l’emploi des jeunes profitera directement à environ un million de jeunes Français qui sont actuellement sans emploi et qui ne suivent ni études, ni formation », a déclaré László Andor, le commissaire chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion.

    Il sont gentils mais c’est notre argent qu’il nous rendent….en partie seullement !

    Les Français paient 20 milliards à l’Europe qui nous en donne 13 ensuite…..

    http://www.boursier.com/actualites/economie/chomage-bruxelles-verse-620-millions-d-euros-pour-venir-en-aide-aux-jeunes-francais-24165.html

    • zorba44 dit :

      A Vache qui Rit le soin d’être virulent comme un britannique pour demander le solde des 7 milliards… beaucoup lui demander, le fromage étant une pâte molle comme chacun sait.

      Franchement, l’Europe c’est un piteux bazar de batards !

      Jean LENOIR

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