Union transatlantique, la grande menace (Alain de Benoist)

Union transatlantique, la grande menace« Négocié dans I’opacité la plus totale depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et I’Union européenne, Ie Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange. Objectif : créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien. Révélations sur une monstruosité.

On n’en parle guère, alors que l’on est en présence de l’un des plus grands événements de ce début de XXIe siècle. Et d’une des plus grandes menaces. De quoi s’agit-il ? D’un projet de « grand marché transatlantique » dont dépend pour une large part l’avenir même de l’Europe. Et même du plus important accord commercial bilatéral jamais négocié, puisqu’il s’agit de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une gigantesque zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Bref, de créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des Etats-Unis. La « libéralisation » totale des échanges commerciaux est, on le sait, un vieil objectif des milieux financiers et libéraux. Un premier cycle de négociations, dit « Uruguay Round », s’était concIu en avril 1994 avec les accords de Marrakech, qui avaient abouti un an plus tard à la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le projet de grand marché transatlantique, lui, a discrètement mûri depuis plus de vingt ans dans les coulisses du pouvoir, tant à Washington qu’à Bruxelles. On en repère aisément les étapes.

Nouvel agenda transatlantique

Dès Ie 22 novembre 1990, un an après la chute du mur de Berlin, les Etats-Unis et l’Europe avaient adopté une première « Déclaration transatlantique » par laquelle ils s’engageaient à « promouvoir les principes de l’économie de marché, à rejeter Ie protectionnisme, à renforcer et ouvrir davantage les économies nationales à un système de commerce multilatéral ». En décembre 1995 s’était ensuite tenu un sommet américano-européen, qui avait conclu à la nécessité d’institutionnaIiser la relation transatlantique au moyen d’une déclaration commune d’engagement poIitique. Ce fut Ie « Nouvel Agenda Transatlantique » (NAT), patronné par Bill Clinton, Jacques Santer, alors président de la Commission européenne, et Felipe Gonzalez. En 1995 fut également créé, sous Ie nom de « Dialogue économique transatlantique » (Transatlantic Business Dialogue, TABD), une coalition de grandes entreprises privées et de multinationales qui entama aussitôt d’intenses activités de lobbying pour que s’engagent des négociations. Trois ans plus tard, en mai 1998, lors du sommet américano-européen de Londres, un premier Partenariat économique transatlantique était signé.

Le projet fut réactivé en juin 2005, au sommet américano-européen de Washington, sous la forme d’une déclaration solennelle en faveur d’un « Nouveau partenariat économique transatlantique. Le 30 avril 2007, un « Conseil économique transatlantique » était mis en place par George W. Bush, président des Etats-Unis, Angela Merkel, alors présidente du Conseil européen, et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, sous la direction conjointe de Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce, et de l’Américain Michael Forman. Cette nouvelle instance se fixait pour objectif de négocier Ie marché transatlantique dans tous ses aspects législatifs liés à la production, au commerce et aux investissements. Il fut convenu de se réunir tous les ans. En mai 2008, une résolution du Parlement européen approuvait officiellement Ie projet. EIle prévoyait la suppression de toutes les barrières au commerce, ainsi que la libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements.

A peine élu, Barack Obama décida de faire entrer Ie projet dans une phase concrète. Les Européens ne furent pas en reste. Le 2 février 2009, Ie Parlement européen adoptait une résolution sur « l’état des relations transatlantiques » invitant à la création effective d’un grand marché transatlantique calqué sur Ie modèle libéral et impliquant une liberté de circulation totale des hommes, des capitaux, des services et des marchandises. Le texte précisait que ce partenariat transatlantique se fondait « sur des valeurs centrales partagées, telles que la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit », et qu’il devait « demeurer la pierre angulaire de l’action extérieure de l’Union ». Le même document se félicitait de la « présence croissante d’organisations d’origine américaine a Bruxelles », soulignait « l’importance de l’OTAN en tant que pierre angulaire de la sécurité transatlantique », prônait une « intégration progressive des marchés financiers », et se déclarait partisan de la « suppression des obstacles qui entravent les investissements et la prestation de services financiers transatlantique ». Orientations sans équivoque, par conséquent. Le processus, dès lors, pouvait s’engager, la Commission européenne mettant les bouchées doubles à partir de janvier 2011.

La France muette

En février 2013, Ie Conseil européen se prononçait à son tour « pour un accord commercial global EU-USA ». Le 13 février, Obama signait avec José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy une déclaration adoptant Ie principe d’un accord de partenariat transatlantique pour Ie commerce et l’investissement. François Hollande, censé représenter la France, restait muet et laissait faire. Le 12 mars, la Commission européenne approuvait Ie projet de mandat concernant la conclusion d’un tel accord avec les Etats-Unis. Le 14 juin 2013, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne ont donc officiellement donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec Ie gouvernement américain la création d’un grand marché commun transatlantique, qui a reçu le nom de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements (Transtlantic Trade and Investment Partnership, TTIP). Quelques jours plus tard, Ie 17 juin, Ie Conseil de l’Union européenne adoptait un rapport concernant les directives pour la négociation de ce partenariat, qualifié par José Manuel Barroso de « plus important au monde ».

Les mensonges de la Commission européenne

Les premières négociations officielles se sont ouvertes à Washington Ie 8 juillet 2013, suite au sommet du G 8 organisé Ie mois précédent en lrlande du Nord. Les négociations ont jusqu’à présent été conduites par Karel De Gucht, qui est actuellement poursuivi pour fraude fiscale en Belgique, assisté de l’Espagnol Ignacio Garcia Bercero, directeur à la Commission européenne pour Ie Développement durable et Ie Commerce bilatéral. Les partenaires espèrent parvenir à un accord d’ici 2015. Pour quel objectif ? L’élimination des barrières commerciales transatlantiques, dit-on, apporterait entre 86 et 119 milliards d’euros par an à l’économie européenne, et entre 65 et 90 milliards aux Etats-Unis, ce qui pourrait entraîner d’ici quinze ans une augmentation moyenne des revenus de 545 euros par ménage européen. Selon un rituel bien au point, on assure que l’accord bénéficiera à tout Ie monde, qu’iI aura un effet favorable sur l’emploi, etc. Rapportées à l’horizon 2027, qui est celui que l’on a retenu, de telles promesses sont en réalite dépourvues de sens. En 1988, la Commission européenne avait déjà affirmé que la mise en place du grand marché européen, prévue pour 1992, créerait entre 2 et 5 millions d’emplois. On les attend toujours. Concernant les effets du marché transatlantique, les analystes les plus optimistes parlent de quelques dixièmes de point de PIB (entre 0,27 % et 0,48 %), ou encore d’un « surcroît de richesse » de 3 centimes par tête et par jour à partir de 2029 . Le projet table par ailleurs sur les exportations comme moyen de relance de la croissance. II sera donc un frein a toute relocalisation des activités de production. La hausse escomptée des exportations entraînera en revanche une forte augmentation des emissions de gaz à effet de serre, alors que I’Union européenne était au contraire censée les réduire. Mais ce qui frappe Ie plus les observateurs, c’est l’extraordinaire opacité dans laquelle se sont déroulées jusqu’à présent les discussions. Ni l’opinion publique ni ses représentants n’ont eu accès au mandat de négociation. La classe politique, dans son ensemble, s’est réfugiée dans un silence qui laisse pantois. Les traités confiant à la Commission européenne une compétence exclusive en matière commerciale, Ie Parlement européen n’a même pas été saisi. Beaucoup n’hésitent pas à parler de « négociations commerciales secrètes » pour qualifier ces tractations qui se déroulent à huis clos.

Les multinationales au cœur des négociations :

Les citoyens n’ont en rien été informés, ce qui n’est pas Ie cas, en revanche, des « décideurs » appartenant aux grands groupes privés, aux multinationales et aux divers groupes de pression qui sont au contraire régulièrement associés aux discussions. Les multinationales sont en effet depuis Ie début au cœur des négociations. EIles y sont présentes par l’intermédiaire de différents groupes ou lobbies, comme Ie Transatlantic Business Council (TBC), organisme issu en 1995 du « Dialogue économique transatlantique », ou encore Ie Transatlantic Policy Network (TPN), fonde en 1992, qui regroupe une centaine de parlementaires européens et américains en même temps que des firmes transnationales comme Boeing, Siemens, IBM, Microsoft, etc. Sans oublier l’association européenne des patrons Business Europe (dont fait partie Ie Medef), l’European Business Summit, les représentants des banques, de la chimie, etc. Comme lors de la mise en place en 1994 de l’Alena (zone de libre-échange associant le Canada, les Etats~Unis et Ie Mexique), l’objectif affiché, on l’a vu, est de déréglementer les échanges entre les deux plus grands marchés de la planète. Le projet vise pour cela à la « suppression totale des droits de douane sur les produits industriels et agricoles », mais surtout se propose « d’atteindre les niveaux les plus élevés de libéralisation des investissements ». La suppression des droits de douane n’aura pas d’effets macro-économiques importants. Les Etats-Unis sont déjà les premiers clients de l’Union européenne, et inversement. A l’heure actuelle, quelques 2,7 milliards de dollars de biens et de services sont échangés chaque jour entre les deux continents. Les investissements directs représentent quant à eux 3.700 milliards de dollars. Au total, les échanges se sont élevés a 670 milliards de dollars en 2012 – Ie commerce entre les filiales d’un même groupe représentant plus de la moitié de ces échanges ! Les droits de douane restent cependant importants dans au moins deux domaines, Ie secteur du textile et Ie secteur agricole. Leur suppression entraînera une perte de revenu pour les agriculteurs, une chute des exportations agricoles françaises, une industrialisation accrue de l’agriculture européenne, et l’arrivée massive en Europe de soja et de blé américains. Globalement, Ie démantèlement des droits de douane sera en outre préjudiciable à l’Europe, car Ie taux moyen de droits de douane est de 5,2% dans l’Union européenne, tandis qu’il n’est que de 3,5 % aux Etats-Unis. S’ils sont supprimés, les Etats-Unis en retireront donc un avantage de 40% supérieur à celui de l’UE. Cet avantage sera spécialement marqué dans certains secteurs: les droits de douane sur les matériels de transports sont de 7,5% en Europe, contre 0% aux Etats-Unis. Leur suppression portera donc directement atteinte à l’industrie automobile européenne. Et la faiblesse du dollar par rapport à l’euro profitera également aux Etats-Unis au détriment des productions européennes, qui seront incitées à délocaliser, ce qui aggravera d’autant Ie chômage. Beaucoup plus importante est l’élimination programmée de ce qu’on appelle les « barrieres non tarifaires » (BNT), c’est-à-dire l’ensemble des règles et des réglementations que les négociateurs jugent aussi nuisibles que superflues, parce qu’elles constituent autant « d’entraves » à la liberté du commerce. En clair, les normes constitutionnelles, légales et réglementaires qui, dans chaque pays, seraient susceptibles d’entraver une liberté commerciale érigée en liberté fondamentale : normes de production sociales, salariales, environnementales, sanitaires, financières, économiques, politiques, etc. Pour ce faire, les accords en cours de négociation se proposent d’aboutir à une « harmonisation progressive des réglementations et de la reconnaissance mutuelle des règles et normes en vigueur ». José Manuel Barroso a lui-même précisé que « 80% des gains économiques attendus de l’accord viendront de la réduction du fardeau réglementaire et de la bureaucratie ». L’enjeu normatif est donc énorme.

En fait « d’harmonisation », une formidable régression :

Pour libéraliser l’accès aux marchés, l’Union européenne et les Etats-Unis sont censés faire « converger » leurs réglementations dans tous les secteurs. Le problème est que les Etats-Unis sont aujourd’hui en dehors des cadres du droit international en matière écologique, sociale et culturelle, qu’ils refusent d’appliquer les principales conventions sur Ie travail, Ie protocole de Kyoto sur Ie réchauffement climatique, la convention pour la biodiversité, les conventions de l’UNESCO sur la diversité culturelle, etc.

Dans presque tous les cas, leurs règlements sont moins contraignants que ceux qui existent en Europe. Comme ils n’envisagent évidemment pas un instant de durcir leur législation, et que l’objectif est de s’aligner sur Ie « plus haut niveau de libéralisation existant », Ia « convergence » se fera par l’alignement des normes européennes sur les leurs. En fait « d’harmonisation », ce sont les Etats-Unis qui vont imposer a l’Europe leurs règles commerciales. « En réalité, dans cette négociation, on ne discute que de ce qui pourrait être concédé par les Européens, jamais de ce que détiennent les Etats-Unis. » (Jean-Michel Quatrepoint). Or, ces règles différentes des deux côtés de l’Atlantique sont Ie reflet de choix de société différents. Sous des apparences techniques, les normes et les règlements correspondent à des préférences collectives qui reflètent l’idée que l’on se fait de la protection des citoyens, à des choix socioculturels, a des réalités historiques, géographiques, linguistiques, parfois même constitutionnelles, à des traditions régionales, à des rapports de forces sociales. Ce sont ces choix de société qu’il s’agit d’éliminer au profit d’un modèle unique, en réduisant les normes au plus petit dénominateur commun.

Leur suppression équivaudrait par conséquent à une transformation générale des sociétés allant bien au-delà du simple commerce. Si les normes américaines s’imposent, les pays européens connaîtront une formidable régression ».

Lire la suite de l’article d’Alain de Benoist sur le site Theatrum Belli

Source : Revue Eléments n°151 (avril-juin 2014)

Rappels :

Comment le Parlement européen a anticipé, en douce, TAFTA (le traité transatlantique)

Marché transatlantique : la machine à propagande est lancée

La citation du jour

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour Union transatlantique, la grande menace (Alain de Benoist)

  1. viggo1 dit :

    …et je suppose que le si courageux président français, François Hollande va soumettre le tout au peuple par un référendum. 🙂
    Amicalement
    Viggo

    • neofutur dit :

      bah depuis le referendum sur l europe, on sait que meme avec un referendum, le peuple n est pas ecoute. . .

      • viggo1 dit :

        Hélas oui…mais pendant combien de temps encore ?
        C’est à Marine le Pen de mettre les pendules à l’heure ?

        Amicalement
        Viggo

  2. Ibn al-Rawandi dit :

    Merci pour cet article. Voici trois liens utiles à diffuser à vos contacts si vous le souhaitez.
    1 – Susan George alerte les citoyens du danger que représente le Traité transatlantique.

    Susan George, présidente d’honneur d’Attac, était à l’Université d’été de l’association à Nîmes fin juillet 2013. Elle explique comment les multinationales se mobilisent pour imposer un traité transatlantique sur mesure pour leurs intérêts. Source http://www.attac.tv/en/

    2 – Pétition de Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, contre la signature du Traité transatlantique. http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/monsieur-le-president-de-la-republique-refuser-de-signer-le-trait%C3%A9-transatlantique?utm_campaign=petition_created&utm_medium=email&utm_source=guides

    3 – Luxembourg : Les députés de la Chambre vont débattre du Traité Transatlantique le 11 juillet.
    http://stoptafta.wordpress.com/2014/06/11/luxembourg-les-deputes-de-la-chambre-vont-debattre-du-traite-transatlantique-le-11-juillet/

  3. zorba44 dit :

    Ah bon, la régression européenne n’existe pas déjà ?
    Mais que va-t-on connaître à partir de ces menteurs et de ses fourbes ?
    Pour l’agriculture un bémol, le spraying américain dans l’atmosphère est en train de détruire les capacités de production du pays.

    Bref les américains veulent nous asseoir mais eux sont déjà sur les rotules !
    Alliance des culs-de-jatte et des boîteux en route !

    Jean LENOIR

  4. La mondialisation, on ne saurait trop le souligner, ne profite qu’aux multinationales . Elles en tirent d’énormes profits. La mondialisation de l’économie est certainement très profitable pour quelques groupes de privilégiés.
    Ces multinationales dominent de fait toutes les organisations internationales qu’il s’agisse du F.M.I., de l’O.M.C., de l’O.C.D.E. et même de l’Organisation de Bruxelles où partout elles ont placé des hommes dont le soutien leur est acquis. À l’exemple des multinationales américaines, des multinationales se développent partout dans le monde avec les mêmes objectifs. Cette domination des multinationales qui ne poursuivent que leurs propres intérêts représente aujourd’hui un danger majeur pour le monde entier

    Il faut bien réaliser que les multinationales américaines se sont emparées du pouvoir politique aux États-Unis. Aucun représentant, aucun sénateur, aucun président des États-Unis ne peut se faire élire sans leur soutien.

    Maurice Allais

    Des cent cinquante plus grandes entités économiques du monde, 58 % ne sont pas des pays mais des sociétés. Par exemple les revenus de la Royal Dutch Shell dépassent le PIB de 171 pays, ce qui en fait la vingt-sixième puissance économique au monde. D’après l’étude du 28 juillet 2011, « Le réseau de contrôle global par les grandes entreprises » de Stefania Vitali, James b. Glattfelder et Stefano Battiston de l’institut Polytechnique de Zurich, 147 sociétés multinationales (sur 43 000) contrôlent par des réseaux d’actionnariat 40 % de la richesse cumulée des entreprises du monde entier !

    Une excellente bande dessinée Universal War One de Denis Bajram, (Soleil Productions) pousse à l’extrême cette logique de la domination du monde par les multinationales.

  5. Pierre AFEUX dit :

    Bonjour à tous.
    Vous écrivez : « créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à l’union économique et commerciale de l’Europe et des États-Unis. »
    Remettons s’il vous plaît les choses à leur place. Il ne s’agit pas d’un accord USA-UE mais d’un partenariat beaucoup plus vaste, à savoir un regroupement de l’Europe et de l’ALENA. Ceci modifie plus profondément la vision économique de notre nation.
    Trop sûrs de nous même nous en avons oublié l’indispensable objectivité qui permet de préparer l’avenir. Et ce n’est pas nouveau : la France a été leader mondiale dans de nombreux domaines comme les marques aéronautiques, celles de l’automobile, de la photographie, des motocyclettes, des vélo-cycles, de l’armement, des récepteurs radio, … Mais ça, c’était avant !

    Aujourd’hui les supermarchés mexicains tâtent le terrain et envisagent de s’installer en France. De grandes sociétés comme la CEMEX (ciments mexicains) rachètent carrière et gravières sans que le pékin moyen ne cligne de l’œil.
    L’ALENA a de quoi se réjouir ; le marché qui va leur être offert va doubler le nombre de clients potentiels.
    Et moi de m’offrir un Ford F350 modifié, avec un moteur de 6.200 cc dopé de 500 CV !
    http://www.ford.com/trucks/superduty/trim/f350xlt/

    Bonne journée.
    Pierre AFEUX.

    • Garfy dit :

      ALENA – accord de libre échange nord américain

      et c’est également une marque de soutien-gorge fabriqués en France

      quant aux mexicains, qu’ils tâtent, qu’ils tâtent, et en restent là –

      « qu’est-que la civilisation, c’est la création à l’infini de besoins dont on n’a pas besoin »

  6. Ping : Union transatlantique, la grande menace (Alain ...

  7. Soyons sérieux, seulement une minute: il ne s’agirait d’une menace que si cet accord était appliqué, ce qui est loin d’être le cas, d’une part et ce qui ne sera certainement pas le cas d’autre part. En effet cet accord s’inscrit dans la dynamique de la mondialisation mise en place par l’OMC et l’IMF, plus leurs affiliés, comme les agences européennes et onusiennes qui s’emploient à propager les normes commerciales et sociétales mondialistes au sens unipolaire d’une terme. Or que voyons-nous depuis ces trois dernières années, 2011 est le tournant avec l’effondrement progressif du système bancaire anglo-saxon masqué par les interventions des banques centrales – si ce n’est une montée en puissance des rivaux des Etats-Unis sur la scène internationale qui se posent en alternatives à l’ordre mondial unipolaire dominé par le système normatif des Etats-Unis?
    Partout où l’empire anglo-saxon a tenté d’avancer ses pions, en imposant par la force son modèle démocratique, le retour de manivelle s’est produit avec la plus extrême violence en produisant une implosion en règle des sociétés musulmanes déstabilisées par l’action des mouvements terroristes qui ne se limitent à leur rôle d’agents du changement par la déstabilisation des régimes en place mais prétendent devenir à leur tour de véritables forces de gouvernement. Le cas est pâtant dans les pays du pourtour méditerranéen qui ont bénéficié d’une intervention armée de l’OTAN, dont l’exploit le plus exemplaire est la création d’un califat islamique qui s’étend des rives de la Méditerranée au Golfe persique, sous la férule des terroristes de l’ISIS armé par les Etats-Unis.
    Donc l’ordre unipolaire se mue rapidement en chaos hyper violent par la faute de gribouilles irresponsables qui s’imaginent tenir en respect leurs rivaux russe et chinois par la menace d’une première frappe nucléaire qui les mettraient échec et mat, ces pays étant dans l’incapacité de répondre efficacement grâce au bouclier anti-missiles américain mis en place en Europe et dans le Pacifique. Naturellement les Chinois ont dévoilé leur plan de représailles nucléaires, tandis que les Russes montraient opportunément en Mer Noire leur capacité de brouillage électronique capable de neutraliser le système AEGIS embarqué sur les destroyers américains.
    L’Histoire va très vite et pas du tout dans le sens escompté par les pervers cyniques qui sévissent à Londres et Washington qui ont mis en branle une machine infernale qui leur échappe complètement, comme on le constate avec le matériel militaire tombé entre les mains d’ISIS dont l’avance sur Bagdad est aussi inattendu (well, maybe not son unexpected for all)) que spectaculaire.
    Les Russes naturellement en profite pour avancer leurs pions en Ukraine de l’Est. Les premiers chars T-72 viennent d’être aperçus à Slaviansk, comptant sur les difficultés du gouvernement aux prises avec la rébellion de sa garde nationale non rémunérée pour contrecarrer définitivement l’offensive avortée de l’OTAN en Ukraine. Donc l’Histoire avance à reculons pour le NOM anglo-saxon qui va devoir réécrire sa copie, autrement qu’en envoyant les bombardiers B1 faire le ménage, au risque de déclencher le feu nucléaire sur les capitales européennes. A ce sujet il faut noter que le troisième sous-marin furtif russe vient de terminer ses essais en mer. Il ne reste plus qu’à tirer un Bulava en situation de tir réel.

  8. o the irresponsibility of Washington is unprecedented. This is one of the most grave, strategic errors that has ever been made, which is to signal to two nuclear-armed countries that you’ve drawn up nuclear plans for attacking them. This is madness. This is the kind of idiocy, arrogance, and hubris that defines the United States government. It’s the greatest collection of dangerous fools on the face of the Earth.”
    http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2014/6/11_Paul_Craig_Roberts_-_China_Threatens_To_Wipe_Out_The_U.S..html

  9. Four Russian strategic bombers triggered U.S. air defense systems while conducting practice bombing runs near Alaska this week, with two of the Tu-95 Bear H aircraft coming within 50 miles of the California coast, the North American Aerospace Defense Command (Norad) confirmed Wednesday.
    http://freebeacon.com/national-security/russian-bombers-fly-within-50-miles-of-california-coast/

  10. Chantal dit :

    Bonjour,
    En ce qui concerne le Grand Marché Transatlantique, il y a une consultation publique européenne (cliquez sur « français » en haut à droite) :
    http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch

    Faites un copier/coller des réponses types (en gras les questions de la consultation) :
    http://www.no-transat.be/node/97

    Vous pouvez aussi adhérer à la Plateforme contre le transatlantisme (c’est gratuit)
    http://www.no-transat.be/

    J’ai une adresse mail, mais je ne sais pas si quelqu’un répond. Je n’ai pas testé.
    communication@cepag.be

  11. visior64 dit :

    en somme, ce qu’ils veulent, c’est faire une partie de Monopoly à l’échelle du monde, où les rues deviennent des villes, voire des pays. « Allez, tiens, aujourd’hui je m’achète Paris ! »

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