Michel Onfray : « Il n’y a plus de président de la République en France depuis que l’Europe existe »

Et vlan… voilà une vérité assénée sans fard à des interlocuteurs bien embêtés. Qui lui répondent sans surprise sur l’air de « l’Europe de Bruxelles ou le chaos ». Ou tentent de l’intimider, comme Jean-Michel Aphatie, ce grand économiste… A quoi Onfray réplique très justement qu’il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir que la catastrophe est déjà là pour des millions de personnes. N’en déplaise à l’autre lumière présente sur le plateau, un avocat, « ami de François Hollande », selon qui le chômage aurait baissé depuis le début de l’année (sic) !

(Canal+, 25 août 2014)

Lire aussi : On a retrouvé le dernier des hollandistes !

Rappel : Marie-France Garaud : « La France n’est plus un Etat »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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11 commentaires pour Michel Onfray : « Il n’y a plus de président de la République en France depuis que l’Europe existe »

  1. Ping : Michel Onfray : "Il n'y a plus de pr&eacut...

  2. zorba44 dit :

    Trouvez un post où le signataire donne à Vache qui Rit son titre…

    Nous nous trouvons dans une pitrerie pitoyable (et impitoyable pour nos concitoyens) où il n’y a plus que des incantations, des mensonges et le torchon sans cesse agité de l’Europe (l’Euro) ou le chaos.

    Lorsque la façade tombera on ne trouvera malheureusement rien derrière.

    Jean LENOIR

    • Tikehau dit :

      Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas que d’incantations et de simples mensonges.

      Nous avons à faire à une propagande diffusée par nos « élites » politiques, économiques et merdiatiques. Ces dernières, collaborationnistes, sont celles qui façonnent l’opinion d’une plèbe inculte ou trop paresseuse pour se forger une opinion structurée par le simple bons sens.

      Des preuves ?

      Les mensonges sont inlassablement répétés à l’envie par un ensemble d’acteurs (TOUJOURS LES MEMES) présents au devant de la scène médiatique, très peu dissonants dans les méthodes de communication, ou devrions nous plutôt écrire « dans les méthodes de propagande« . Ce qui confère à ses mensonges « une vérité » intrinsèque. Cf Joseph Goebbels : « Plus le mensonge est gros [et répété] et plus les gens y croient« . Désolé si le point Godwin est franchi avec cet exemple…

      Ne constatons nous pas que les flots d’informations qui nous sont déversés par tombereaux au quotidien ne servent qu’à déstructurer nos modes de pensée ?

      Que les infos avérées fausses (par la présentation ultérieures de preuves irréfutables) ne sont jamais infirmées par les merdias mainstream.

      Pourquoi pas de surmédiatisation de ces informations comme l’ont été celles qui nous ont enfumées ?

      Et c’est surtout par le biais d’internet (encore incontrôlable…) que ces contre-informations se divulguent soulevant un véritable souci de déficit démocratique.

      Dès que vous présentez dans un « débat » des arguments contraires à la propagande on écarte d’un revers de la main toutes les objections en prédisant la fin du monde.

      Quand vos arguments sont percutants vous devenez conspirationniste.

      Vous présentez des arguments étayés de preuves et on vous lance « à la gueule » que vous êtes manipulés par de la propagande communiste, russe, … liste non exhaustive.

      Quelle autre preuve faut-il encore présenter quand nous sommes amenés à constater que les propagandistes affirment lutter contre de la propagande ?

  3. marie dit :

    ça c’est bien vrai ; et je signale à nos élites qu’il n’est nul besoin de sortir de l’éna pour s’en rendre compte ; ces gens là nous prennent pour des imbéciles sans intelligence et sans culture mais contrairement à eux , nous on n’a pas de la merde dans les yeux , on voit , on ressent , on comprend ; la france est nue et orpheline car sans dirigeant digne de ce nom ;

  4. Ping : Michel Onfray : "Il n’y a plus de pr...

  5. Certes il faut tenir compte de la mondialisation si l’on veut pratiquer une transition monétaire sans compromettre encore plus l’économie française. mais ceux qui gambergent à propos de cette fameuse « mondialisation », sont les mêmes qui distribuent les paires de claques à la volée en multipliant les sanctions contre les contrevenants à la « démocratie » telle que la conçoit la « communauté internationale » aux ordres de la gouvernance dictée par Washington.
    Il est donc paradoxal de se réclamer d’une doctrine libérale fondée sur le « laissez-faire, laisser-aller « des marchés et en même temps couper les ponts du libre-échange en imposant toujours plus de restrictions aux échanges et aux transferts de capitaux internationaux, sous prétexte qu’il faut couper les vivres aux contrevenants au nouvel ordre mondial. Tout se passe comme si ceux qui gouvernent et ceux qui sont administrés vivaient dans deux mondes parallèles qui communiquent de plus en plus mal entre-eux. Les politiques européistes vivent leur vie idéale, sûrs que les banquiers continueront à financer leurs salaires hors de proportions avec leurs compétences par la dette, alors que ceux qui restent tributaires des lois du marché du travail subissent la pression des financiers au nom de la compétitivité et de la lutte contre l’inflation.
    On a à faire à une jeu de dupes orchestré par ceux qui ont imposé de fausses doctrines économiques qui constituent le credo des politiques et des économistes qui les ont ingurgité avec succès afin d’accéder au saint des saint dans le nirvana du meilleur des mondes inventé par les financiers qui rêvaient de détacher les élites du monde réel pour mieux les tenir en laisse. Ainsi s’instaure un dialogue de sourds entre le monde réel et les politiques, qui de paire avec les économistes attitrés s’évertuent à entretenir une fiction, qui à défaut de fonctionner dans la réalité de la vie des entreprises continuent à perdurer dans les tableurs Excel dont s’abreuvent les analystes pour rendre compte de l’état de l’économie.
    Pourtant les politiques ne peuvent pas ne pas remarquer que les nations implosent les unes après les autres sous l’effet du dégonflement généralisé des bulles de crédit incapables de générer de la valeur réelle dans des économies asphyxiées par un trop-plein de dette qui agit comme une machine à fabriquer des chômeurs et de la déflation. Les doctrines monétaristes chères à nos élites politiques tous bords confondus ne fonctionnent plus, pire elles agissent comme des machines à casser l’ordre social. Une bonne partie du Moyen-Orient est en feu, la Chine et l’Inde connaissent des tensions sociales croissantes, idem pour l’Amérique centrale, le Brésil, etc.
    Les élites sont impuissantes à conjurer l’incendie qui menace de recouvrir la planète entière et pourtant ils s’accrochent mordicus à l’ordre existant en brandissant l’épouvantail du chaos. Mais le chaos il est là! Il n’attend plus que de mettre le feu aux institutions, ou peu s’en faut. Alors quand la maison craque de toute part, on appelle le maçon, le charpentier, le plombier, etc. On essaie de sortir du marasme en rejetant les fausses bonnes solutions pour revenir au raisonnable, comme par exemple les solutions à la crise exposées par Maurice Allay. Halte aux marchés, halte aux abus de l’endettement public, halte au socialisme de marché. Retour au bon sens économique dicté par le conservatisme patrimonial, retour aux règles de bonne gestion selon lesquelles on ne dépense pas plus qu’on ne gagne, retour aux solutions micro dictées par le respect de l’homme et de la nature gouvernés par les règles de l’Evangile.
    Mais tout cela ne peut se produire sans une révolution mentale, une transformation radicale des consciences dans le rapport au réel marquée par un renouveau spirituel suffisamment puissant pour faire naître une nouvelle civilisation à défaut d’une gouvernance.

  6. Les Eurocrates se comportent en despotes colonialistes, sûrs que quoi qu’il arrive, les Russes viendront leur manger dans la main. Les camarades Rompuye, Ashton Barroso et consors se comportent comme des irresponsables, ce qui prouve encore une fois que leurs budgets loin d’être financés par les Etats membres, le sont d’abord et avant tout par la dette bancaire. Dès lors, qu’importe les désastres causés par leurs politiques, tant que les banques conservent le monopole du financement de l’économie, ce qui dispense les entreprises de produire de la valeur réelle, dont ils n’ont que faire en définitive. Ils surenchérissent dans le délire en escomptant que les entreprises européennes pourront toujours revenir sur des marchés que les politiques leur ont soustraient d’autorité on se demande bien en vertu de quel règle non écrité?? – alors qu’elles les avait conquis à la force du poignet. Mais voilà, le monde a changé ces vingt dernières années. Et globalisation aidant, les Européens comme les Américains ont engendre des nouveaux concurrents dans les BRICS, à force de transfert des capacités productives et du know how, y compris et surtout dans les technologies avancées. L’aveuglement causé par la présomption aidant, les mondialistes précipitent leur propre chute en taillant des croupières à leurs propres entreprises dont ils avaient pourtant facilité les délocalisations. Ces gens sont devenus fous, à moins qu’ils ne souhaitent que la situation dégénère en conflit nucléaire, ce qui effectivement résoudra tous les problèmes par l’annihilation mutuelle.

    Il sera difficile pour les entreprises européennes de revenir sur le marché russe (Poutine)
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_31/Il-sera-difficile-pour-les-entreprises-europeennes-de-revenir-sur-le-marche-russe-Poutine-7032/
    http://french.ruvr.ru/news/2014_08_31/Il-sera-difficile-pour-les-entreprises-europeennes-de-revenir-sur-le-marche-russe-Poutine-7032/

  7. Mariya dit :

    Je ne suis pas toujours d’accord avec ce que dit ou écrit Michel Onfray mais j’aime la façon dont il met franchement les pieds dans le plat quand la ficelle est vraiment trop grosse… Par exemple quand il déboulonne Freud et dénonce l’imposture du freudisme dans son livre « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne ».

    Ici on est avec l’Europe et l’euro dans la même « hallucination collective » que pour Freud, qui n’a jamais guéri personne et dont le freudisme repose sur des postulats erronnés et un tissu de mensonges et de malhonnêtetés.

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/21/michel-onfray-deboulonne-freud-et-fait-grincer-des-dents_1340561_3260.html

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