Festival de propagande sur l’euro à « C dans l’air »

Sortir de l'euro, la tentation - 04122014Un article du site Altereconomie.

« C dans l’air », dans son émission du 5 décembre, a décidé de s’attaquer à la question de l’euro.

Pour ce faire, on nous a gratifié de quatre pseudo-experts, présentés comme économistes, mais dont aucun n’a en réalité le titre. Philippe Dessertine est un professeur de gestion, Marc Fiorentino est un « financier » médiatique qui s’est fait remarquer pour ses condamnations à répétitions par l’autorité des marchés financiers (c’est dire son expertise…), Sophie Pedder, une journaliste anglaise envoyée par The Economist pour nous dicter la conduite de la France, Jean-Dominique Giuliani, dont la connaissance en économie est non-significativement différente de zéro et qui est à la tête d’un organe ultra-européiste : la fondation Schuman (du nom de Robert Schuman, européiste frappé d’indignité nationale à la Libération et ayant voté les pleins pouvoirs à Pétain…).

Bref, c’est un plateau qui sent la propagande, et on en a eu pour son argent…

Voici quelques uns des florilèges de ces tristes sires :

  • «  Les taux d’intérêt augmenteraient de manière vertigineuse »

De quel chapeau ces prévisions sortent-elles ?

Ces europhiles nous disent qu’avant l’euro, la France empruntait à des taux extravagants, et qu’il suffirait de revenir à notre monnaie nationale pour les retrouver.

Ceci témoigne d’une incompétence grossière. En effet, si les taux d’intérêt étaient élevés, c’est parce que la Banque de France maintenait ses taux directeurs à un niveau élevé, précisément pour préparer l’arrivée de l’euro. En effet, il fallait « coller au Mark ».

Comme le rappelle Jean-Paul Pollin, professeur à l’Université d’Orléans :

« pour ne parler que de la décennie 90, il y a eu deux périodes principales avec des taux bien différents. Au début des années 90, alors que le franc est faible face au mark, les dirigeants français veulent coller à la monnaie allemande pour qu’un jour la France puisse entrer dans l’Euro. Pour attirer les investisseurs, la Banque de France fait monter les taux d’intérêt. Ils sont à 10% en 1990 ». « Regardez ce qui se passe en Suède ou au Royaume-Uni. Ces pays sont hors de l’Euro et cependant, ils n’ont pas de taux d’intérêt assassins, de taux d’intérêts de 10%. Il n’y a pas de raison qu’ils aient des taux d’intérêts plus élevés dés lors que leur politique monétaire sont crédibles. En Suède, les taux à 10 ans sont actuellement aussi bas qu’en France à 2% et au Royaume-Uni, un tout petit peu plus élevés à 2,6%. En fait, tout dépend de la politique que pratiquerait la France en cas de sortie de l’euro. Inflation, dépenses, notamment. C’est en fonction de cela que les taux s’ajusteraient ».

La dévaluation est justement l’arme qui fut longtemps utilisée et qui continue à l’être par nombre de nos voisins, pour réduire le fardeau de la dette. Jean Tirole, dernier Prix Nobel* d’économie, affirme ainsi que :

« la dévaluation nominale (forte inflation et dévaluation), moyen habituellement utilisé par un pays surendetté pour restaurer sa compétitivité et éviter un « défaut » (ou du moins un défaut formel, l’inflation étant une forme d’expropriation) ne saurait être envisagée dans une union monétaire. Ce « défaut en douceur » est l’une des raisons qui expliquent pourquoi le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon, dont les finances publiques sont également fragiles, se financent plus aisément que les pays européens surendettés» [1].

La dévaluation joue donc le rôle d’un défaut caché, et en douceur. Elle permet de rendre soutenable la trajectoire de la dette, par l’accroissement temporaire de l’inflation et par le retour de la croissance. Ceci conduit les investisseurs à voir la dette comme davantage solvable qu’auparavant, et à facturer des taux plus faibles [2].

En 1992, quand l’Italie et l’Espagne ont dévalué leur monnaie, les taux d’intérêt n’ont pas dramatiquement augmenté. Sur le long terme, ils ont même baissé.

image

  • « La sortie de l’euro ferait monter la dette publique mécaniquement ».

Alors que le Monde a publié plusieurs articles sur la question, de même que Libération, l’émission annonce une explosion « mécanique » de la dette publique.

C’est à croire qu’ils ne jurent que par l’évangile selon Saint-Sarkozy (expert s’il en est) pour qui la dette augmenterait de 200 à 300% (et pourquoi pas 1000 % ?). Confondait-il avec son propre bilan ?

Rappelons d’abord que ce n’est pas le lieu de résidence du détenteur de dette qui importe, pas plus que le fait que la dette ait été émise en euro, mais le pays où a été émis ce contrat [3].

Or, 97% du montant total de la dette a été émis en droit français. Et selon le principe de droit international de Lex Monetae, cette part de la dette est convertible en nouveaux francs.

En effet, le changement de monnaie en France serait acté par une loi « monétaire » (faisant office de lex monetae en droit interne), les juges français se voyant obligés d’appliquer cette loi.

Pour les 3% restants (dette émise en droit étranger), cela dépend des juges étrangers, qui doivent, en principe, d’après la Lex Monetae, convertir également ce montant en nouvelle monnaie[4]. Mais, même si ça n’était pas le cas, la dette augmenterait de seulement 60 milliards d’euros pour une dévaluation de 20%.

Rappelons par ailleurs que si la France n’avait pas payé d’intérêt depuis les années 70, sa dette serait de seulement 25% du PIB et non 98%…

image2

  • Comparaison ménage-Etat.

Giuliani, qui a brillé par ses mensonges et son incompétence, ne pouvait pas passer à côté de ce sophisme qu’est la comparaison « ménage et Etat ».

Sait-il seulement que les ménages et les entreprises sont endettés  à 160% du PIB, soit moitié plus que l’Etat ?

Est-il au courant que, pour acquérir un logement, les ménages doivent consentir des prêts remboursables sur des années ? Qu’ainsi, ils « dépensent plus qu’ils ne gagnent » ?

Sait-il par ailleurs qu’un ménage ne peut pas augmenter son revenu à sa guise, ce qu’un Etat peut faire en augmentant ses recettes ?

Sait-il enfin que le taux d’endettement d’un Etat peut diminuer, alors même qu’il est déficit ?

En effet, la dynamique d’endettement dépend du taux d’intérêt payé sur la dette, mais aussi de la croissance, de l’inflation, ainsi que du déficit primaire (c’est à dire hors intérêts).

Ainsi, même avec un déficit primaire de 2%, si on a une inflation de 3%, un taux de croissance de 2% et un taux d’intérêt de 2%, le taux d’endettement diminue [5].

  • « Les pays qui ont appliqué l’austérité vont mieux » : l’Espagne etc.

Autre énormité ressassée : grâce à l’austérité, les pays du sud de la zone euro vont mieux, surtout l’Espagne.

Un simple regard sur les PIB des différents pays depuis la crise suffit à battre en brèche ce boniment.

image3

En effet, le PIB de l’Espagne est 7% plus bas qu’en 2008 ! »

Lire la suite de l’article sur Altereconomie

Rappel :

François Heisbourg : « Il faut abandonner l’euro »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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52 commentaires pour Festival de propagande sur l’euro à « C dans l’air »

  1. Ping : Festival de propagande sur l’euro à « C dans l’air » - Ma banque a moiMa banque a moi

  2. Geraldine dit :

    Propagande ou incompétence… la question se pose. Ces gens là sont d’un conformisme et d’un manque d’imagination sidérants ! La statu quo (qui leur apporte argent et confort) leur convient parfaitement.

    Mieux en tout cas que des lendemains dont ils ne savent pas s’ils leur seront aussi favorables…

    • Alcide dit :

      Afin d’assener avec les accents d’une évidente sincérité les conneries les plus abruptes , il est mieux de les faire prononcer par des individus incapables de faire le tri évident entre bon raisonnement et sophisme trivial.

      Il vaut mieux utiliser des cons qui osent tout avec naturel et sérieux.

      Alors , ça passe à la tévé et ça épate Madame Michu sensible au chic des cravates .

  3. zorba44 dit :

    Proférer des pseudo dogmes, des contre-vérités semble devenu la ligne de communication de la mauvaise foi économique. L’information est profondément déformée à l’écran mangeoire de conformité et de formatage de l’audience.

    Pour les lendemains cités plus hauts ils seront soit celui de l’escargot, soit celui d’un nouvel habit revêtu dare-dare pour rejoindre les évènements qui les auront largement démentis.

    Jean LENOIR

  4. GUS dit :

    Un débat équilibré ! Après on s’étonne que les vieux (principal public de ces émissions) aient peur. Bon d’un autre côté, ça convainc les convaincus, mais c’est tellement caricatural que ça peut être contre-productif vis-à-vis de ceux qui doutent. Vous savez à la fin du système communiste, plus personne n’y croyait malgré le matraquage des médias, qui finissaient par s’autodétruire du fait même de sa puissance.
    Souvenez-vous du résultat du référendum de 2005.

  5. Jean Luc 33 dit :

    Ils font le job pour lequel ils sont payés. N’en soyons pas surpris.
    Ils n’en sont pas à un mensonge près.
    Il faut de l’émotionel, alors on nous vend de la peur et du dogme en réponse par des pseudo experts.

    J’ai écrit à M Guiliani pour une intervention de sa DG face à M Moreau, sur ce qui se passait en Ukraine, sa réponse s’en prendre le temps de contre argumenter, a été de me dire que je pensais comme M Poutine.
    Mon mail était très complet à partir de références nombreuses et diverses. J’étais comme Poutine.
    CQFD.
    D’ailleurs, on ne dit jamais quelles sont leurs autres activités de conseil avec éventuellement les banques s’ils ont déjà été condamnés par la justice et s’il est possible qu’il existe des conflits d’intéret.
    Non, cela est caché.

    Ils servent les puissants et non les intérets de la France et du peuple français.
    L’Euro nous enchaine et nous empêche de dévaluer.

    Il est souvent pris en exemple l’Allemagne, mais nous n’avons pas une économie allemande faite de machines outils et de voiture haut de gamme pour l’export.
    Nous n’avons pas les mêmes tendances démographiques qu’eux et nous n’avons pas heureusement le sytême Hartz IV.

    Nous avons perdu notre souveraineté.
    Battre monnaie, Faire nos lois, décider de la paix ou de la guerre, ne nous appartient plus.
    Tout dépende de l’UE ou de l’OTAN.

    D’ailleurs dans ces émissions, vous avez très peu de chiffres abordés par des graphiques ou des études et vous n’avez pas souvent de gens hétérodoxes pouvant leur tenir tête avec pertinence.

    On juge à charge, c’est plus facile mais navrant.

  6. louvetot dit :

    « Rappelons d’abord que ce n’est pas le lieu de résidence du détenteur de dette qui importe, pas plus que le fait que la dette ait été émise en euro, mais le pays où a été émis ce contrat [3]. »

    Faux ce n’est pas le lieu d’émission ou a été émis le contrat qui importe mais le contrat lui même et il est assez clair… j’en prends un au hasard…

    « Il est créé une ligne d’obligations assimilables du Trésor 2,50 % 25 mai 2030 en euros.
    Ces obligations ont une valeur nominale de 1 euro. Elles sont remboursées le 25 mai 2030 à un prix égal au pair, soit 1 euro. L’intérêt nominal est de 0,025 0 euro par obligation de 1 euro. Il est payable à terme échu le 25 mai de chaque année et, pour la première fois, le 25 mai 2014. »

    le contrat est assez clair le 25 mai 2030 il faudra allonger des €uros… Dura lex sed lex.

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028882470&categorieLien=id

    L’Etat s’interdit de procéder pendant toute la durée de l’emprunt à l’amortissement par remboursement anticipé des obligations, mais se réserve le droit de procéder, sur le marché, à des rachats ou des échanges.

    Par contre l’arrêté permet l’échange de ces titres… Contre des titres en franc (par exemple) mais au cours du jour bien entendu… 😉 Si tu as dévalué ou… ta monnaie est parti à vau l’eau… et bien tu n’es pas dans la m…

    • Alcide dit :

      Regardez les choses de plus haut, vous oubliez la notion de souveraineté.

      La dette publique n’existe que par abandon de cette souveraineté foulée aux pieds par des politiciens corrompus.
      La dette publique est issue d’un coup d’état de la finance rothschildienne institué par la loi du 3 Janvier 1973.

      Dans toute l’Europe et depuis le traité de Lisbonne , la dette publique est un montage financier qui consiste à faire créer la monnaie indispensable au fonctionnement par des banques privées et à la prêter ensuite contre intérêts aux états.
      Comprenez que la dette est crée mécaniquement par l’application de ces dispositions législatives anticonstitutionnelles et ne peut que croitre car elle nécessite la création de nouvelles dettes ne serais-ce que pour payer les intérêts échus

      La dette est une arnaque , nous ne devons rien ,nous ne sommes pas soumis aux conséquences de ces lois odieuses, ce sont les politiciens et les banquiers qui nous doivent.

      Sans l’annulation , la répudiation de toutes les dettes , toute la population sera ruinée par le lent et inéluctable transfert de la richesse réelle vers les poches de ceux qui ont le privilège indu de créer la monnaie et réduite au servage.

      La répudiation des dettes et la justice ,pendaison des crapules politiques et bancaires putschistes, est l’unique possibilité pour éviter un non avenir à notre civilisation.

      • louvetot dit :

        Votre commentaire c’est n’importe quoi, la France a toujours emprunté sur les marchés financiers et même avant 1973… Le recours à la banque de France était très rare et la plupart du temps… ce n’était que des avances à court terme…la dernière fois de mémoire que la république a fait appel à cette pratique est pendant la guerre d’Algérie en 1958 suite à une convention passée en 1953…

      • Alcide dit :

        Cher Louvetot ,
        « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents »
        La crise mondiale aujourd’hui, Maurice Allais, « Prix Nobel » de Sciences Économiques 1988. Ed. Clément Juglar 1999.

        La dette publique est une arnaque, un montage destiné à piller les nations par la monnaie inventée par les pillards et d’usage rendu obligatoires par les traitres qui se succèdent au pouvoir.

        Pour votre éducation , vous trouverez les explications là :
        http://www.fauxmonnayeurs.org/

        Ne me remerciez pas , c’est un plaisir de lutter contre l’illettrisme des cocus du système , ou encore des trolls du système payés pour la désinformation , ou encore les larbins consentants.

      • louvetot dit :

        « Dans toute l’Europe et depuis le traité de Lisbonne , la dette publique est un montage financier qui consiste à faire créer la monnaie indispensable au fonctionnement par des banques privées et à la prêter ensuite contre intérêts aux états. »

        N’importe quoi. Je vais t’expliquer comment cela devrait se passer : tu as des dépenses et bien tu les prélèves par l’impôt… Capito ? Et en plus tu n’as pas besoin d’emprunter.

      • louvetot dit :

        J’ai voulu dire « tu les finances »… Mais on m’avais compris…

      • Alcide dit :

        ….N’importe quoi. Je vais t’expliquer comment cela devrait se passer : tu as des dépenses et bien tu les prélèves par l’impôt…

        Tous ceux qui possèdent la moitié d’un cerveau valide comprendront que la dette publique que l’état nous oblige à payer par l’impôt ou les cessions de biens publics a une contrepartie qui est la rente du banquier qui crée la monnaie hors de l’air.

        Cui bono , c’est pour cela qu’aucun gouvernement complice ne lutte ou n’interdit le déficit financé systématiquement par la dette , c’est la continuation de l’enrichissement sans cause des crapules bancaires.
        C’est exactement le paradigme fou de la dette d’usage obligatoire.
        CQFD.

        NB
        Dernière réponse , je ne vais pas perdre mon temps avec un troll ou un trépané .

      • louvetot dit :

         » la dette publique que l’état nous oblige à payer par l’impôt ou les cessions de biens publics a une contrepartie qui est la rente du banquier qui crée la monnaie hors de l’air. »

        N’importe quoi, seuls les banquiers centraux peuvent émettre de l’argent sans aucune contrepartie « tangible ». Les banques commerciales ont soit des dépôts soient déposent des créances auprès de cette même banque centrale afin d’obtenir de la liquidité… Croire que les banques commerciales crées de l’argent « hors de l’air » est une ânerie.

        Pour preuve les bilans des banques ceux ci ont un actif (des créances) et un passif (des dettes et des fonds propres)… Rien qui ne permet de créer de l’argent d’un coup de baguette magique… Il faut au préalable des dépôts ou des titres négociables sur le marché (créance)…

      • Alcide dit :

        Maurice Allais est donc un âne .

        Heureusement nous avons Louvetot , le nouveau troll plus fort que Monsieur Allais.

        Que le site d’Olivier subisse des tentatives de pollution diurne par des trolls signe le bon fonctionnement du blog ainsi que le talent du taulier .

      • louvetot dit :

        Le problème mon pauvre c’est que tu ne comprends pas ce qu’a voulu dire Maurice Allais. Et un prix nobel d’économie… cela ne vaut pas grand chose… Krugman en a bien été affublé. En tout cas je peux te certifier que les banques commerciales ne créent pas d’argent « du néant ». Chaque créance qu’elles détiennent a sa contrepartie soit par une dette envers un tiers soit par des fonds propres… Rien ne t’empêche de me démontrer le contraire… Mais bon courage.

      • Alcide dit :

        En tout cas je peux te certifier que les banques commerciales ne créent pas d’argent « du néant ». Chaque créance qu’elles détiennent a sa contrepartie soit par une dette envers un tiers soit par des fonds propres…

        Pur trollisme du système bancaire.

        Par exemple , lors de la création d »un crédit immobilier , le banquier écrit la somme, crée la monnaie et en contre partie prend une hypothèque sur le bien.

        En réalité , in fine , la banque achète le bien , l’emprunteur ne devenant librement propriétaire qu’au complet remboursement par son travail du capital inventé et de l’intérêt payé sur du rien qui ne coute rien à produire mais à cours légal …

        C’est le fameux et fumeux système dit « de réserve fractionnaire », l’escroquerie monumentale du système bancaire toujours bien proprement emballé dans un vocable ambigüe de novlangue.

        De là l’effet de levier sur les fonds propres qui d’après Chevalier , qui ne saurait être qualifié de communisant , est de l’ordre de 97% pour les plus grandes banques d’Europe.
        http://chevallier.biz/2014/11/leverage-des-banques-systemiques-mondiales-3%C2%B0-trimestre-2014/

        La crapule bancaire ne détenant que 3% des sommes en comptant les dépôts qui sont une créance obligatoire pour le déposant pris au piège puisque le politique l’exige.

        Il y a malheureusement encore des crétins-pigeons pour l’ignorer ou des complices des voyous pour propager la désinformation ,
        Nous allons manquer de corde.

        NB
        J’ai fourni des liens , veuillez prendre la peine de les lire avant de prendre la parole et de patauger dans le grotesque , ça fait peine à voir .
        Sinon , une vidéo qui fait pas bobo la tête et c’est formateur :

      • Geraldine dit :

        Puisque M. Allais ne vous suffit pas vous prendrez bien un peu de Bernard Maris… conseiller à la Banque De France ?

        Vous êtes nouveau sur le blog louvetot, non ? En tout cas vous n’avez pas encore lu les posts importants, ça se voit… sur les réserves fractionnaires par exemple.

        https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/04/19/creation-monetaire-bernard-maris-devoile-le-pot-aux-roses/

        https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2011/10/10/la-dette-une-histoire-de-baignoire-et-de-robinets/

      • Surya dit :

        Vous avez conscience que l’histoire des réserves fractionnaires (qui sont un détail d’ailleurs) n’a aucun rapport avec le fait que les banques « créent la monnaie à partir de rien » ? (ce qui est faux d’ailleurs, il faut juste lire le bilan d’une banque – chose dont tous les gogos partant dans ce délire sur l’horrible création monétaire par les banques semble bien incapable de faire – pour s’en rendre compte).

        L’histoire de la « création monétaire à partir de rien » est d’ailleurs en contradiction avec tous les textes comptables, puisque s’il est vrai que les banques créent de la monnaie (encore faut-il s’entendre sur ce qu’on appelle « monnaie ») ce n’est pas fait à partir de rien puisque les banques ont besoin de ressources (qui apparaissent dans un truc appelé « passif » du bilan) pour le faire.

      • Léo dit :

        Les banques commerciales créent de l’argent en accordant un prêt bancaire et c’est un acte de faux-monnayeurs… en effet les sommes empruntées ne correspondent jamais à un versement en numéraire issu d’un dépôt mais à la création d’une ligne informatique notifiant l’apport sur un compte bancaire d’une certaine « somme », remboursable avec intérêts qui eux sont bien réels car payés par l’emprunteur; il y a donc bien création de sommes monétaires à partir de rien c’est de la fausse monnaie. Et je suis désolé les réserves fractionnaires ont bien à voir avec ce système de prêts donc avec la création de monnaie…le problème est vous le savez qu’elles sont complètement théoriques. Et vous savez aussi que les dépôts en face des crédits ne sont eux mêmes que le résultat de crédits. Vous avez connaissance de cette phrase: « Ce ne sont pas les dépôts qui permettent les crédits, mais ce sont les crédits qui permettent les dépôts »…. Bref tout ça c’est le serpent CREDIT-EX-NIHILO qui se mord la queue avec la bénédiction de la banque centrale et vos textes comptables sont de l’habillage.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_r%C3%A9serves_fractionnaires

      • Surya dit :

        Oui bien sûr, « les textes comptables sont de l’habillage ». Quand les faits (la réalité des comptes, les validations des commissaires) ne correspondent pas au dogme du monde imaginaire, il vaut mieux rejeter les faits que le dogme hein ? 😉

      • Léo dit :

        Le monde imaginaire c’est celui où les gentils dépôts font les gentils crédits…. vous le savez bien que c’est l’inverse, hein rassurez moi….que le crédit précède le dépôt et donc est de la création monétaire à partir de rien ?

    • louvetot dit :

      Ce sont vous les trolls, chaque écriture passée par une banque à sa contrepartie : une dette ou des fonds propres. Le problème pour vous est qu’il est impossible de démontrer la contraire car il s’agit de la vérité… Alors vos liens à la noix que vous ne comprenez même pas… Evidemment que nous sommes sous un régime de réserve fractionnaire… Mais cela n’empêche pas que toute écriture est je le répète contrebalancée par : un dépôt, des fonds propres, ou des émissions d’obligations… Qu’est ce que c’est que ces conneries de soit disant banques commerciales qui créent de l’argent issu de leur trou du… C’est vraiment le niveau 0 de la comptabilité « la partie double ». Rien que la compréhension de base de ce principe permet de comprendre que vous racontez des conneries.

      « En réalité , in fine , la banque achète le bien , l’emprunteur ne devenant librement propriétaire qu’au complet remboursement par son travail du capital inventé et de l’intérêt payé sur du rien qui ne coute rien à produire mais à cours légal … »

      J’en ai lu des conneries mais alors comme celle ci rarement… Comment se fait-il que les banques ont un coût de la ressource alors ? je suis actionnaire d’une banque mutualiste quelques actions… car j’y ai déposé mon oseille… et je peux te garantir que j’étudie tous les ans leur bilan (faut pas me prendre pour un con)… je sais exactement d’où vient l’argent (des comptes notamment) et où il va (je passe une dizaine d’heures tous les ans à regarder leur bilan – faut pas me prendre pour un pigeon – si ça sent le roussi je me sauve => prêts à la con genre Grèce… ( en regardant les taux de délinquance, taux de défaut, ratio de récupération sur les prêts en défaut,Loan to Value à l’émission…) qui ne seront pas remboursés). je peux te garantir qu’il n’y a pas un fifrelin qui sort de leur trou…. Leur actif est égal à leur passif cela s’appelle une balance.

      • @louvetot : Merci de rester poli, les grossièretés et les insultes ne sont pas de mise dans un échange entre lecteurs.
        A la prochaine incartade je vous censure définitivement.

      • varilux dit :

        >Ce sont vous les trolls, chaque écriture passée par une banque à sa contrepartie : une dette ou des fonds propres.

        MDR Comme elles n’ont quasi pas de fonds propres, il reste la dette : magnifique contrepartie, bien réelle !!!

        Out of thin air, faut-il le répéter…

    • Louvetot dit :

      « out of the thin air »

      Encore n’importe quoi ces dettes [au bilan de la banque] sont en majorité des dépôts…

      Mais qui a bien pu vous mettre dans la tête ces âneries que l’on n’arrête pas d’entendre ? La même chose pour la loi de 1973… Ce sont des âneries.

  7. Alcide dit :

    Déposants bancaires = Dindons
    Posture élégante et tranquille mais pas forcément judicieuse même en dehors des fêtes.

    Big Banks Will Take Depositors Money In Next Crash -Ellen Brown

    http://usawatchdog.com/big-banks-will-take-depositors-money-in-next-crash-ellen-brown/#more-14636

  8. louvetot dit :

    « Autre énormité ressassée : grâce à l’austérité, les pays du sud de la zone euro vont mieux, surtout l’Espagne. »

    Vous oubliez de tenir compte de la grosseur de la bulle qui a précédé l’explosion… Plus la bulle était énorme… L’Espagne… par exemple… PLus la reprise sera difficile.. Ce que vous mettez sur le compte de l’austérité (reprise difficile) moi je le mettrais plutôt sur le compte du gâchis (PIB bidon gonflé à la testostérone de la bulle pour l’Espagne ou de l’endettement de l’état pour la Grêce) qui a précédé cette austérité.

  9. louvetot dit :

    « Giuliani, qui a brillé par ses mensonges et son incompétence, ne pouvait pas passer à côté de ce sophisme qu’est la comparaison « ménage et Etat ». Sait-il seulement que les ménages et les entreprises sont endettés à 160% du PIB, soit moitié plus que l’Etat ?  »

    La encore vous oubliez de tenir compte du revenu. l’important n’est pas le pourcentage du PIB que représente le déficit ou la dette mais quel pourcentage de ses revenus représente-t-il… L’état… Sa dette c’est 6 ans de ses revenus et son déficit 30% de ses mêmes revenus. Faites ces mêmes calculs pour les ménages et vous verrez les ménages gèrent mieux (heureusement) leur budget que l’état…

    • Jenkins dit :

      Ah bon et un ménage qui a emprunté pour acheter son appartement ou sa maison, ce qui est le cas le plus courant….. à votre avis il en a pour combien d’années de revenus ? 6 mois ?
      Faites quelques calculs très simples avant de dire que les Français, les Espagnols ou les Italiens sont des gens sérieux….
      Nous vivons dans un modèle qui fonctionne sur le crédit et la dette, n’oubliez pas !…

      • louvetot dit :

        Heu… vous arrivez à emprunter 6 ans de vos revenus vous ?
        Donnez moi le nom de votre banque ?

      • Jenkins dit :

        Décidément….
        Un couple qui emprunte sur 20 ans avec des mensualités de remboursement d’un tiers des revenus (« taux d’effort » de 33% du salaire net maximum, la règle imposée par les banques), ça vous dit ? Calculez…
        J’en ai connu qui empruntaient sur 35 ans et même on m’a rapporté, au plus fort de la bulle immobiliere, des exemples de prêts à 50 ans, sans apport personnel ou presque.
        Et au fait les subprimes, vous avez entendu parler ?

      • louvetot dit :

        « Et au fait les subprimes, vous avez entendu parler ? »

        Vous voulez dire que prêter à l’état français est similaire à prêter à un ménage surendetté ? Là vous avez tout à fait raison…

  10. « Rappelons par ailleurs que si la France n’avait pas payé d’intérêt depuis les années 70, sa dette serait de seulement 25% du PIB et non 98%… »

    C’est l’erreur classique qui ressort de la non prise en compte de la part de la dette dans le financement des déficits publics (Etat et budgets sociaux) qui a progressivement évincé les recettes fiscales tirées de l’impôt. Expliquez-moi donc comment un Etat qui vit de l’émission de dette à court terme le plus clair de l’année, pourrait avoir un taux d’endettement de 25% du PIB alors même que les taux de la dette sont très faibles (en refinancement de la dette à moyen et long terme il y a destruction de dette) et que les recettes fiscales s’effondrent depuis une vingtaine d’années. Ca ne tient pas la route une seule seconde, surtout quand vous omettez de préciser que les besoins de financement des administrations locales, régionales et nationales n’ont fait qu’augmenter hors coût de la dette (voir la part des dépenses de fonctionnement relativement au PIB).
    Le vrai problème de la dette est que l’économie française est incapable de supporter financièrement la charge représentée par l’Etat et ses régimes sociaux. On aimerait avoir un tableau comparatif montrant l’évolution des besoins de financement des administrations publiques et des régimes sociaux (qui vivent également de la dette émise en partie malgré les records mondiaux de prélèvements sur le travail) avec en face la part de la dette et des recettes sur vingt ans.
    Ce qui est certain c’est que l’Etat vit actuellement en émettant du papier à très court terme pour financer ses besoins à court, moyen et long terme, en profitant des taux historiquement bas sur les marchés. Votre chiffre ne montre évidemment pas l’impact sur le coût de la dette de l’évolution de la courbe des taux. La France est exportatrice nette de dette avec une balance des paiements chroniquement déficitaire indiquant une perte de substance alarmante en termes de capacité de financement par les capitaux propres et l’état de mendicité de l’Etat français par rapport aux banques étrangères. Alors certes destruction de la dette il y aura, en cas de passage au Franc par le défaut sur la dette en euros qui ne saurait être renégociée par une dette en Francs du fait de la non liquidité de cette nouvelle dette non renégociable par les banques sur les marchés obligataires.
    Mais il y aura aussi une explosion des taux conduisant à une restriction drastique du financement obligataire non ajustable par des recettes en chute libre dans une économie exsangue. C’est un tort que de de dissocier la monnaie du système économique qu’elle finance. L’euro a financé le socialisme à crédit pendant trente ans grrâce aux bons soins d’économistes comme J. Delors adepte de l’économie de l’offre frustré par l’échec sur les marchés du Programme commun.
    Le passage au Franc signifie le retour à une économie libérale, au sens où elle vit de ses revenus et de ses capitaux propres et non de la dette émise sur les marchés. C’est ici que se situe l’enjeu principale de la renonciation à la monnaie unique, c’est-à-dire à une économie financée par la dette mutualisée au niveau de l’Europe et garantie par les excédents commerciaux de l’Europe du Nord.
    Et oui il faudra aussi renoncer à la vassalisation germanique par la destruction de nos capacités productives qu’il faudra reconstituer le plus vite possible pour combattre l’hyperinflation causée par les émissions excessives de la BdF condamnée à solder les fins de mois d’un Etat en faillite. Considérez ce qui s’est passé dans les pays de l’Est à la chute du Comecon. Outre la destruction de l’épargne et l’hyperinflation, ils sont connu vingt ans de vaches maigres avant de remonter la pente et encore avec l’aide la de Berd et du FMI.

    • Jenkinss dit :

      « C’est ici que se situe l’enjeu principale de la renonciation à la monnaie unique, c’est-à-dire à une économie financée par la dette mutualisée au niveau de l’Europe et garantie par les excédents commerciaux de l’Europe du Nord.
      Et oui il faudra aussi renoncer à la vassalisation germanique par la destruction de nos capacités productives qu’il faudra reconstituer le plus vite possible pour combattre l’hyperinflation causée par les émissions excessives de la BdF condamnée à solder les fins de mois d’un Etat en faillite. »

      Il n’y a pas d’autre solution que la destruction de la dette par la restauration de l’arme monétaire autorisant la dévaluation, certes génératrice de (très) forte inflation mais qui permettra de repartir sur des bases saines… Vous ne préférez quand même pas l’interminable agonie de l’esclave étranglé par le talon de Frau Merkel ?

      Quand même !!

      • zorba44 dit :

        Il faut aussi détruire les banques d’affaires et arrêter ces jeux de casinos où les grands perdants sont ceux qui n’entrent jamais au casino.

        Quand même !!

        Jean LENOIR

      • Vous ne voulez pas voir que le véritable enjeu n’est pas la monnaie, mais le type de société et d’économie que la France veut construire, si cela est encore possible, car la France va devoir fatalement s’entendre avec ses voisins et concurrents pour reconstruire ses capacités productives, comme l’Allemagne ou l’Italie, tout en sortant de son modèle étatique dirigiste insupportable en égard à ses moyens économiques. Et je ne parle même pas du problème de la communautarisation qui a été financé à crédit, notamment par la Sécu. Qu’allez-vous faire de ces gens-là? Un cadeau de Noël à la Russie qui aurait besoin de davantage de main d’oeuvre? A ce propos je vous rappelle que l’union eurasiatique a prévu l’instauration d’une monnaie commune à court terme. Des pays comme le Venezuela et l’Argentine ont essayé de dénoncer leur dette tout en persistant dans la voie socialiste dirigiste. Le résultat n’est pas beau à voir en termes de paupérisation et d’asphyxie économique.
        Bizarrement Asselineau semble avoir abandonné cet exemple de référence, pour lui préférer celui du Royaume-Uni qui a pour avantage de servir de place offshore pour le trading des produits dérivés en eurodollars et bientôt en Renminbi. Vous voulez sortir de l’euro? Excellente idée, moi aussi je déteste les rentiers, mais alors proposez un modèle économique qui tienne la route car revenir à la donne sociale de 1950 en 2015 ne me paraît pas un projet convaincant. A ce propos vous aurez sans doute noté l’engouement soudain pour la bourse de Shanghaï, qui a fini par s’ouvrir aux capitaux étrangers en mal de rendement financier. Là aussi il existe un réel problème de modèle alternatif à la référence américaine, car ce qui se qui se passe en Chine ressemble étrangement au boom des dérivés de crédit et des marchés actions entre 2011 et 2014.
        Je comprends, cette fois, c’est différent: il s’agit de transférer le risque de marché occidental en Asie, en espérant ne pas faire les mêmes erreurs qu’entre 2008 et 2011 avec la succession des QE qui ont produit une dette chinoise monstrueuse pour relancer la croissance mondiale. Les gestionnaires du risque en renminbi vont s’en donner à coeur joie. Regardez les offre d’emploi: des places financières tout le monde s’occupe à gérer le risque, en étant plus en ligne avec la compliance du Parti. En un mot, la Chine est redevenue la pays de la VERTU.

        http://www.welt.de/finanzen/article135189996/Boersenirrsinn-in-China-bedroht-globale-Finanzmaerkte.html

      • Eurasian Economic Union plans to adopt common currency unit

        The Eurasian Economic Union of Russia, Belarus and Kazakhstan might adopt it’s a common currency unit, the Rossiiskaya Gazeta newspaper writes in its Monday issue.
        The daily cites Bembya Khulkhachiyev, director of the Eurasian Economic Union’s financial policy department, as saying that the Union was planning to make a wider use of the national currencies of the three member states with an eye to create a common payment system. If these tasks are solved successfully, the issue of a common currency unit might be raised, he said.
        http://itar-tass.com/en/economy/743388

  11. Le vrai déficit, ce sont donc les dépenses de l’État non financées rapportées aux propres recettes de l’État. En effet, l’État ne possède pas tout le PIB du pays. Il s’approprie des recettes fiscales. Le déficit est donc le rapport entre les dépenses non financées et les recettes fiscales.

    Ce déficit est aujourd’hui de 20 % selon le projet de loi de fiance 2013, intitulé « Solidaires et responsables pour une France plus juste » (téléchargeable ici). Un cinquième des dépenses ne sont donc pas financées par l’impôt. Autrement dit, il faudrait lever 20 % de plus, soit 62 Mds€ d’impôts supplémentaires, doubler l’impôt sur le revenu !

    Le ratio dette publique (le passif) sur recette fiscale (ce que l’État fait rentrer comme impôt) est dramatique, avec une dette publique qui grossit toujours plus vite que ce que le pays produit. Aujourd’hui en supposant que la France arrête de faire fonctionner justice, police, écoles, armée, musée, hôpitaux, il faudrait six années pour rembourser le passif. Ceci n’inclut pas le hors bilan – toutes les promesses de retraite – non provisionnées. En incluant ce hors bilan, on arrive plutôt à 25 ans.

    Il est maintenant démontré que plus la part du secteur public augmente, plus le taux de chômage augmente et plus la croissance s’amoindrit. En France, la part du public est de 57 % et la part du privé de 43 %. La ligne rouge des 50 % a été franchie.

    Plus le poids du secteur public augmente plus la croissance ralentit. C’est parfaitement logique lorsque vous réfléchissez que le secteur public n’a pas vocation à gagner de l’argent contrairement au secteur privé. Un secteur privé qui diminue en poids, c’est donc une économie dont le dynamisme s’atrophie.
    http://france-en-faillite.fr/pourquoi-la-france-va-faire-faillite/

    • zorba44 dit :

      Oui : répéter et répéter encore que les dépenses publiques non financées par l’impôt sont les termites de la croissance. Les termites bouffent tout y compris les recettes fiscales !

      Jean LENOIR

  12. Les projets gaziers pharaoniques entre le Russie et la Chine sont déjà remis en cause. Pourquoi? Parce que la Chine doit financer les dépenses d’infrastructures mises en oeuvre par Gazprom en payant par avance les fournitures de gaz, sous la forme d’un prêt garanti, sur la base d’un prix qui fait toujours l’objet d’un désaccord entre les parties prenantes, surtout dans le contexte actuel d’effondrement du prix des hydrocarbures.

    More than six months on, however, the deal doesn’t appear to be moving forward as hoped. In May, Miller counted on a Chinese advance to start building the $55 billion infrastructure for the project. In November, he declared the loan would not be forthcoming. His explanation was somewhat baffling:

    That would appear to mean that Russia had negotiated a higher gas price with China than it would have received if it had initially asked for an advance. In May, however, Miller had declared that the final terms, including price, had been agreed. Have they been renegotiated in the past six months, or did Miller get a little ahead of himself that May day in Beijing?

    It’s impossible to know, because no price has been made public. In any case, since Power of Siberia isn’t expected to be operative until 2019, China would hardly be so careless as to fix the gas price, especially given the current downward trend in oil prices. That makes the project’s future uncertain.

    http://russia-insider.com/en/opinion/2014/12/10/08-46-20am/putins_eastern_gas_deals_are_just_show?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

    • zorba44 dit :

      Nicolas, le fait de s’allier n’empêche pas les négociations de tarif et de financement. Il serait extraordinaire d’avoir un consensus de prix lors des réunions « politiques ».
      Mais ne vous y méprenez pas l’accord se fera et entrera en vigueur car il est de l’intérêt des deux parties pour contrer l’impérialisme US

      Jean LENOIR

      • Sauf que l’accord était en état de négociation depuis des années, et que l’accord était présenté comme devant déboucher sur le début des travaux qui n’ont toujours pas commencé. Idem pour le projet « blue stream » dessinant un coude bizarre à travers la Turquie avant de remonter vers la Bulgarie qui était censée avoir fait capoter le projet south stream, avant de se dédire quelques jours plus tard. Il est vrai qu’au moment de la déclaration de renoncement faite par Poutine, Mac Cain venait de pousser une pointe à Sofia qui a été suivie de peu par un trajet express de J.C. Juncker, en vue de recoller les morceaux.
        Si vous voulez mon avis, il y a beaucoup de théâtre dans le balai médiatique de Poutine qui essaie de reconstituer un ordre mondial plus en adéquation avec sa apolitique énergétique qui représente son dada depuis sa thèse lorsqu’il officiait dans les services secrets russes. Il peut toujours se consoler en vendant des dizaines de centrales nucléaires aux BRICS, qui seront construites pour la plupart en bord de mer (Chine Inde) ou dans des zones sismiques en Iran. Après Fukushima et la pollution irréparable et indéfinie du Pacifique, on est plus à ça près. Surtout que d’après la NASA, la vie sur Terre devrait devenir impossible pour les humains à partir de 2050 à cause de la trop grande pollution nucléaire de l’atmosphère. Ca laisse un peu de marge.

      • Gazprom fait face à un gros problème de financement de ses projets d’infrastructure, depuis que le robinet de la dette en euros et en dollars lui a été fermé. Je trouve extraordinaire que les Chinois doivent payer la construction des gazoducs sibériens en achetant à l’avance le gaz fourni par les Russes. Si la Chine refuse d’appliquer les sanctions financières, pourquoi Gazprom n’émet-elle pas des obligations en Renminbi sur le marché chinois? Il est là le mystère. Par ailleurs vous constaterez le manque de réaction de la Chine face aux difficultés du Venezuela et du Brésil confrontés à une baisse drastique de la manne pétrolière, sans que la chute de leur monnaie ne permette de compenser le manque à gagner par une augmentation de l’excédent commercial. Les régimes socialistes dirigistes sont condamnés dès lors qu’ils sont privés de la rente financière du pétrole. Que fait le fonds de secours des BRICS??? Allez, tt ça c’est de la rigolade.

  13. Jules dit :

    Le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs qu’on lui fait dire tout et son contraire. La démonstration présente explique que frapper monnaie et dévaluer est la solution.
    Oui, mais… quel pays s’ abstiendra de le faire dès lors que l ‘euro disparaîtra ?
    Resultat : sous 10 ans, une Europe ravagée par la guerre entre nations.

  14. Kdo dit :

    Une autre émission fourrée à la propagande: Les Experts sur BFM le 5/12
    Le même Dessertine disait que les banques n’étaient pas responsables de la crise financière, la crise vient de ce que les Etats les ont obligées à acheter de la dette, il était donc normal que les contribuables viennent à la rescousse ensuite pour renflouer les banques… !!
    Et sur Poutine Dessertine encore: les habitants de la Crimée n’ont jamais voté pour demander à être rattachés à la Russie ! !

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-12-0512-366072.html
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-22-0512-366079.html

    • rappeur râpé dit :

      Un vrai crétin ce Dessertine. Pas une once de culture historique et géopolitique. La propagande pro-US à la bouche.
      Ce qui me fait marrer c’est qu’on voit qu’ils commencent tous à paniquer ces soi disants experts…. sont dans la nasse, l’Impasse totale ils tournent en rond comme des rats dans une cage : leur système néo-libéral il est en train d’imploser…

    • zorba44 dit :

      Oui c’est bien les syllogismes …les pauvres (banquiers) on les a forcé à acheter de la dette !

      Jean LENOIR

  15. zorba44 dit :

    Impressionné par la verve de l’échange Alcide – louvetot – ce dernier très vraisemblablement un troll …très productif et, lequel, va bientôt à lui seul nécessiter aux posteurs d’Olivier des secrétaires pour leur faire des digests (ou des « indigests ») et à WordPress d’augmenter ses capacités numériques !

    Un appel à un peu plus de concision donc, et que cet excellent blog ne devienne pas synonyme d’affaire Dreyfuss.

    Jean LENOIR

  16. verte prairie dit :

    L’arnaque des banques et de la dette expliquée en 2 mn:

    • zorba44 dit :

      La grossière erreur : faire mourir à petit feu ceux qui produisent pour que l’oligarchie financière touche son pacte(ole) de l’ignominie.
      Ils oublient ces banskters qu’il faut des bras pour produire !

      Jean LENOIR

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