Moody’s et Standard & Poor’s avertissent : risque de « bail-in » dans les banques européennes en 2015

Selon les agences de notation, la vulnérabilité des banques européennes en 2015 résultera de la faiblesse de l’activité économique, des obstacles liés à la mise en place d’une réglementation et des risques de bail-in qui pèsent sur le secteur.

bail_ins_goldcore

La faible profitabilité du secteur bancaire européen l’obligera à des ajustements qui augmenteront sa vulnérabilité, a expliqué Moody’s dans ses perspectives 2015 publiées lundi.

« L’industrie bancaire européenne reste structurellement vulnérable », a dit Carola Schuler, managing director chez Moody’s.

Seulement 3% des banques de la zone euro notées par l’agence Moody’s bénéficient d’une perspective positive, tandis que 64% sont sous perspective négative et sont donc menacées d’une dégradation de leur note en 2015.

Les agences ont estimé que la réduction du soutien des Etats aux banques et l’obligation faite aux créanciers de ces dernières de venir en aide aux prêteurs réticents pèseraient également de manière défavorable sur les notations.

Quant à S&P, sa perspective est également négative sur certaines banques européennes. Elle révisera début janvier les notes de banques autrichiennes, allemandes et britanniques, trois pays qui prévoient d’adopter au niveau national la résolution bancaire européenne et les règles de sauvetage sans attendre la date officielle de 2016.

Erste Group et Raiffeisen Zentralbank en Autriche, Deutsche Bank et Commerzbank en Allemagne, Barclays, HSBC, Lloyds et RBS au Royaume-Uni figurent parmi les banques qui ont une perspective négative sur la liste de S&P des grandes banques bénéficiant d’un soutien de l’Etat.

Ces derniers mois, les agences de notation ont lancé à maintes reprises des avertissements concernant les bail-ins mais ils ont été largement ignorés.

En mars dernier, Standard and Poor’s a mis en garde contre les risques posés aux banques européennes et à leur note de crédit par le remplacement du bail-out par le bail-in.

Le projet de la Banque d’Angleterre de faire supporter par les actionnaires et les déposants le coût du renflouement (bail-out) des banques en faillite a conduit  Moody’s à dégrader en août sa perspective concernant le secteur bancaire britannique. L’agence de notation a dit qu’elle avait en conséquence modifié de « stable » à « négative » sa perspective concernant le système financier britannique.

Moody’s a mis en garde plusieurs fois ces derniers mois contre les risques de bail-in. En juin de cette année, Moody’s a placé la dette des banques canadiennes en perspective négative en raison du nouveau régime de bail-in.

Les déposants de certaines banques chypriotes se sont vu confisquer 50% de leurs économies – ou plus – en une nuit.

Au sommet du G20 de Brisbane le mois dernier, les projecteurs furent braqués sur les tensions entre certains dirigeants occidentaux et Vladimir Poutine et sur l’objectif d’une croissance économique globale de 3% (…) Mais on a complètement passé sous silence ce qui est bien plus important pour les épargnants : l’accord autour de l’institutionnalisation du concept de bail-in en l’inscrivant dans la législation des Etats membres.

Traduction (partielle) par mes soins d’un article de ZeroHedge du 5 décembre 2014

(Source originale : Goldcore)

Rappels :

L’Allemande Elke König choisie pour présider à la mise en faillite des banques de la zone euro

Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) : L’Allemagne devance l’appel d’un an !

Banques, la spoliation des déposants est décidée, un accord historique ! (B. Bertez)

Antoine Peillon : « On essaiera de combler le trou abyssal de la spéculation bancaire avec les dépôts des épargnants »

Pour Jacques Attali, la prochaine crise devrait se déclencher en 2015

 

bail_ins_2_goldcore

Advertisements

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

21 commentaires pour Moody’s et Standard & Poor’s avertissent : risque de « bail-in » dans les banques européennes en 2015

  1. zorba44 dit :

    Le bail in est une solution de l’instant qui ne résoudra rien. L’activité économique qui vacille s’arrêtera net. La masse des gens, dépouillée de ses avoirs, descendra dans la rue, pillera les boutiques, mettra le feu à tout bâtiment officiel, à toute banque (il ne fera pas bon de porter un costume cravate et des souliers cirés) ; en bref d’une zone de dangers on passera à une zone de non droit extrême avec toutes les dérives de violence possible …et alors que la pitié de Dieu protège les siens.

    Cette solution apocalyptique a déjà été décrite. Quel moyen existe-t-il pour empêcher cela qui n’est clairement pas dans l’intérêt de l’oligarchie …car eux aussi passeraient des ferrari à l’examen des ordures, des décombres des magasins pour tenter de trouver à subsister, à se chauffer, à se soigner ?

    Il pourrait en exister une, laquelle consisterait à geler tous les avoirs bancaires pendant un jour ou deux (un week-end) en annonçant que le lundi les banques seraient ré-ouvertes à nouveau.
    Pendant ce temps (minutieusement préparé) les comptes de chaque client se verraient attribuer des droits à paiements et à retraits partiels et conservant un droit sur retour à meilleure fortune.

    Ensuite les monnaies de toutes les zones disparaitraient au profit d’une « uni-monnaie ou uni-coin », monnaie universelle qui serait la seule à être acceptée dans les échanges nationaux et internationaux. Les autorités monétaires et politiques feraient passer (tenterait de faire passer ?) la pilule en présentant cette solution comme la seule viable, la seule propre à résoudre …bla, bla, bla …bla, bla, bla (airs tristement déjà biens connus) à la population.

    Bien entendu on peut imaginer que les calculs de conversion permettraient de lessiver en force le problème de la dette : vous aviez $ 100 vous auriez 100 UM, vous aviez € 100 vous auriez 60 UM, vous aviez 10 000 yuans vous auriez 2 UM …vous aviez 100 roubles vous auriez 0,80 UM.

    Les prédateurs gentils resteraient ainsi les prédateurs gentils et les méchants passeraient à la caisse.

    C’est à ce genre de mesures prises par des malades psychopathes que l’on peut s’attendre.

    Bien entendu rien ne pourra être résolu ainsi, mais l’étape du néant aura été une nouvelle fois reculée – alors, alors que les banksters continueront à officier dans le grand bal éternel de la prédation.

    Jean LENOIR

    • Bonnal dit :

      « Il pourrait en exister une, laquelle consisterait à geler tous les avoirs bancaires pendant un jour ou deux (un week-end) en annonçant que le lundi les banques seraient ré-ouvertes à nouveau. »

      Un bank holiday, oui il y en aura certainement un ; et à l’issue du week-end… PONCTION SUR LES COMPTES.
      Il ne peut pas y avoir d’autre issue : vous croyez qu’entre razzier l’épargne (une partie ! mais heu, ce sera qu’une fois, heu… et pour la bonne cause mes chers compatriotes) des Français et se mettre d’accord sur une nouvelle monnaie ils choisiront la solution la plus difficile et complexe ?
      S’agissant du taux de conversion des anciennes monnaies dans la nouvelle vous croyez que les Russes ou les Chinois toléreraient un deal pareil ?
      Bien naïf tout ça.

      • zorba44 dit :

        Naïf …merci pour ce qualificatif (on ne l’avait jamais sorti au signataire, celui-là !). Et vous-même croyez-vous accepter gentiment qu’on vous pique de 8 à 80% (8 c’est ce qu’on vous dit) de votre labeur de votre épargne vertueuse pour vous assurer à vous et à vos proches un avenir ?

        « Moi spolié » je vous dis que je casse tout, ne paye plus mes impôts et saigne …ceux qui m’ont saigné.

        Jean LENOIR

      • Boris dit :

        « Moi spolié » je vous dis que je casse tout, ne paye plus mes impôts et saigne …ceux qui m’ont saigné. »

        Bravo ! Vous gagnez un aller simple pour la case « prison »… 🙂

    • bocanegra dit :

      oui certainement une um à venir euro-dollar avec tafta à l’appui…le but étant de faire passer cette saloperie à tout prix ….certainement un scénario dans ce genre. réponse de bonnal a côté de la plaque. pas de naïveté chez zorba mais une réflexion assez proche d’un des scénarios possibles ! mais pas le seul ….
      quant à la casse prison …on va tous y passer ! 🙂
      si ça se passe vraiment mal on en aura plus rien à faire de la casse prison avec ou sans 20 000 um ! 🙂 mais je préfère la nationalisation du secteur bancaire, de loin, de fait retour au franc etc …etc ….mais la fuite en avant est tellement forte avec en plus l’escroc en chef junker à l tête de l’ue ….mais nous sommes certainement les moins à plaindre en France car nous avons l’habitude des situations difficiles , nous donnons l’impression de plier de douter mais c’est à ce moment là où nous faisons la différence. nous avons encore des liens avec l’histoire , ne pas l’oublier , jamais ! n’est-ce pas messieurs boris et bonnal ….alors arrêtez de prendre zorba pour un gentil « naïf  » , ce qu’il n’est pas , merci 🙂

      • zorba44 dit :

        Merci Bocanegra (quoiqu’on sache se défendre tout seul …parfois le silence étant le meilleur défenseur de positions ou de propositions d’excentriques !)
        Par casse prison …faites-vous allusion à la prise de la Bastille ou, alors, c’est un lapsus pour case prison ?…

        Jean LENOIR

  2. brunoarf dit :

    La zone euro, c’est un feu d’artifice.
    La zone euro, c’est un feu d’artifice qui durerait des années.
    La zone euro, ça pète de partout, il y a des explosions de tous les côtés, c’est vachement spectaculaire.

    Vendredi 12 décembre 2014 :

    La Bourse d’Athènes finit en baisse mais circonscrit ses pertes (- 0,42%).

    La Bourse d’Athènes a clôturé vendredi à nouveau dans le rouge à – 0,42% mais en limitant ses pertes par rapport aux trois derniers jours de dégringolade, sur fond d’incertitude politique face au risque de législatives anticipées.

    Jeudi, l’Athex avait cédé 7,35%, après une dégringolade de près de 13% mardi, une première depuis 1987, et des pertes de 1% mercredi.

    A l’origine de cette tourmente, la décision du gouvernement de coalition droite-socialistes d’Antonis Samaras d’avancer de deux mois l’élection du président par les députés. En cas d’échec à trouver une majorité parlementaire pour ce scrutin, des législatives seront organisées qui pourraient aboutir à une arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza, favori dans les sondages.

  3. Ping : DECEMBRE 2014 |L'OLIGARCHIE FINANCIERE | Pearltrees

  4. Au du graphique ci-dessous, on peut juger de l’inanité qu’il y a à croire un seul instant que les « unsecured debts » sous la forme de « retail deposits » (votre pognon à la banque), pourrait couvrir les pertes potentielles des grandes banques institutionnelles, dont le business sur les produits dérivés constitue la source de profit principale mais couvre aussi des pertes abyssales en cas de risque systémique provoquée par la défaillance de contreparties bancaires. Ce sont les chiffres américains mais les données européennes sont du même ordre de grandeur:

    Derrière les nouvelles règles de bail-in se profilent les nouvelles règles de gestion du risque concernant les obligations convertibles en actions, autrement dit des prêts obligataires aux banques convertibles en capital, qui sont inclus dans le calcul du ratio de solvabilité comme faisant partie du capital éligible Bâle III en couverture des actifs pondérés en risque. On voit ici toute l’escroquerie qu’il y a à faire croire à une meilleure couverture des risques par l’émission d’instruments à haut rendement, dites obligations « coco » émises par les banques d’affaires et souscrites par les investisseurs à la recherche de rendement à court terme. Le régulateur soucieux d’éviter que le shadow banking ne prenne une place trop importante dans la recapitalisation des banques, à cause du risque systémique du fait de la transformation des prêts en dépôts entre banques investisseurs, semble avoir poussé les fonds de pension et autres caisses de retraite à se porter acquéreur de ces titres qui portent un risque de liquidité important en cas de déclenchement de seuils de transformation de ces titres en capital bancaire par activation des clauses de rachat. Autrement dit ce sont les caisses de retraite qui seront principalement mises à contribution en cas de bail-in pour éponger les pertes bancaires.

    The market for bail-in securities has already grown from
    virtually nothing in 2010 to a cumulative issuance of approximately
    $150 billion today, despite the fundamental uncertainty
    about regulations regarding the amount of capital required and
    the features of eligible bail-in securities. This growth is perhaps
    a testament to the hunger for assets and yield in the marketplace
    today. Credit Agricole’s coco issued in February 2014,
    which offered a 7.8 percent coupon, generated $25 billion of
    orders chasing a $1.75 billion issue. Since then the Credit Suisse
    index of coco yields has fallen to 6.0 percent. The trend line is
    straight, where each year more cocos are being issued than in
    the previous, suggesting that a target of $1.2 trillion may be
    possible if raised over several years, though the proposed 2019
    target is tight. By the end of 2014, still ahead of formal agreement
    on what constitutes an eligible bail-in security, an estimated
    $85 billion worth of cocos will have been issued. Recent
    issuers include Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, Barclays, UBS,
    Crédit Agricole, SNS Reaal, Société Générale, and KBC Bank.
    Deutsche Bank and HSBC are reportedly debating issues on the
    order of $6 billion. Approximately 80 percent of the issuance
    has been from European banks.

    http://www.iie.com/publications/pb/pb14-23.pdf

    • talghoen dit :

      Avez vous oublié que les dérivés, c’est du notionnel ?

    • zorba44 dit :

      Beau graphe en vérité …bien parlant. Ceci posé les minuscules retraites (en peau de chagrin depuis 1995 environ) ne semblent pas la solution.

      Le signataire se souvient avoir eu un sentiment étrange en passant à quelques encablure de Little Redonda – colonne de quelques 200 à 400 mètres de haut (pour une base de l’ordre de 50 mètres) située sur la route qui va de l’ile de Monserrat au nord de la Guadeloupe. C’est impressionnant certes mais moins que le fait de savoir qu’à quelques mètres de cette colonne, la sonde qui ne communiquait les profondeurs que jusqu’à 1 500m n’était plus suffisante pour donner la profondeur réelle …3 000 ou 3 500 m ou plus.

      Eh bien, c’est cela la dette : on se sent tout petit avec ses avoirs en face de l’abime des profondeurs abyssales. Little Redonda n’est donc qu’un petit sucre d’orge dans la mer.

      Jean LENOIR

  5. brennec dit :

    On aimerait quand même avoir la liste de ces banques, au moins pour celles qui travaillent en france. On veut des noms, sans avoir a se taper la littérature des agences de notation…

  6. Soit dit en passant, le bail-in par appel de marge des banques sur les contribuables à déjà eu lieu à travers les multiples réformes et autres politiques d’austérité destiner à accroître la collatéralisation de la dette publique par les revenus privés. Les gens ne sont pas au courant des mesures prises par la BRI pour obliger les banques à augmenter leur fonds propres d’une épaisseur supplémentaire afin de contrebalancer le risque systémique induit par les expositions croisées sur les dérivés OTC d’un montant global excédant les 700 trillions de dollar.
    La BRI avait déjà fait le coup avant 2008 en reconnaissant les dérivés de crédit comme des instruments éligibles à la réduction du capital réglementaire, sous prétexte qu’ils étaient des « instruments de transfert du risque ». C’est ainsi que des compagnies d’assurance, comme AXA Securities ou AIG vendaient aux banques d’investissement des assurances contre le risque crédit contenu dans les CDO, alias obligation collatéralisée par des prêts bancaires. Aujourd’hui les « bail-in securities », encore appelées du diminutif « obligations coco » ont pris la place des CDS pour garantir le risque sur les fonds propres en faisant acheter des obligations convertibles par les caisses de retraite, fonds de pension et autres compagnies d’assurance censées garantir le risque long terme avec des produits à échéance longue garantie sans risques. Alors que risque de liquidité il y assurément, lorsque le seuil de convertibilité en capital equity est atteint et que les investisseurs se dépêchent de liquider leurs convertibles avant de supporter une baisse importante de leur prix de marché.
    On est donc en face d’une double entourloupe consistant à promouvoir des produits spéculatifs à haut rendement sous prétexte qu’ils serviraient aux banques à étoffer leurs fonds propres tout en faisant supporter des risques de marché indus aux fonds de pension et autre organismes d’assurance retraite dont les bas de laine constituent des réserves de cash idéales pour les banques en cas de coup de grisou sur les marchés. Que l’on se rassure cela n’empêchera pas le risque systémique de se propager. Le volume de liquidités en dollars placées à court terme dans les BRICS est tel qu’il prépare une nouvelle vague de dépression spéculative dans les pays émergents suivies d’un effondrement du prix des dérivés OTC sur les expositions aux matières premières dont les banques supportent la perte du fait des swaps vendus à leurs clients désireux de garantir leur prix de vente de ces produits sur les marchés mondiaux.
    Le papier lié aux hydrocarbures peut très bien servir de déclencheur à la prochaine crise du crédit, si la baisse du prix des hydrocarbures s’éternisait. C’est la raison pour laquelle il y a fort à parier que le prix du pétrole remonte à brève échéance, à moins que certains ne cherchent délibérément à faire sombre le monde dans le chaos économique et financier en faisant sauter toutes les « sécurités ». A cet égard un pays comme la Russie à l’économie quasi-militarisée est beaucoup mieux armer pour y résister que nos économies tertiaires fortement financiarisées.

    • zorba44 dit :

      N’oublions pas aussi le tarif des services bancaires qu’on vous sert à cette époque de l’année …emballé comme une boîte de chocolats empoisonnés. L’imagination des banksters fait que ceci prend de l’épaisseur dans les rubriques couvertes et du suif dans les prix…
      Exemple : le Crédit Agricole de Toulouse (au diable le signataire n’est plus client de cette agence depuis quelques années pour les sociétés immobilières qui furent à l’époque financées en aquitaine) qui l’envoie ces jours-ci par internet.

      C’est une autre forme de bail-in. Vous déposez …vous devez à la banque …vous êtes garant des emplois faits par la banque …vous perdez donc tout au final. Comme nos ancêtres étaient plus avisés avec leurs caches pour leurs pièces et leurs autres caches pour leurs coupures. Même en cas d’incendie, il leur restait au moins leurs pièces !

      Il faut être décérébré et maso pour avoir cédé aux sirènes telles que « Franchement votre argent nous intéresse » (BNP dans les années 70)

      Jean LENOIR

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s