Olivier Delamarche : « En Europe, les grands espoirs se transforment en grands flops »

(BFM Business, 15 décembre 2014)

L’émission dans son intégralité :

Olivier Delamarche vs Marc Riez (1/2) : Marchés : La zone euro est-elle en danger ?

Olivier Delamarche vs Marc Riez (2/2) : Hausse du dollar : quelles conséquences sur la croissance mondiale ?

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

20 commentaires pour Olivier Delamarche : « En Europe, les grands espoirs se transforment en grands flops »

  1. Ping : Olivier Delamarche : « En Europe, les grands espoirs se transforment en grands flops » - Ma banque a moi

  2. Typique BFM: on reste dans l’émotionnel par rapport à des « épiphénomènes » comme les élections en Grèce, mais sans jamais aller voir au-delà des réactions instantanées des différents intervenants. Il serait autrement plus intéressant d’expliquer ce qui a changé structurellement en Grèce tant dans la gestion budgétaire de l’Etat grec que dans l’organisation de l’économie grecque, sous l’impulsion des réformes, notamment avec l’appel aux investisseurs étrangers et la privatisation d’actifs publics. La stratégie déployée par les Chinois en Grèce en relation avec ce qui se passe dans les pays de l’Est est autrement plus intéressante, que les lamentations à la Delamarche. Ou peut-être rien n’a véritablement changé, mais alors il faudrait expliquer pourquoi. Les chiffres du tourisme en Grèce sont malgré tout excellents, bien que les Grecs se disent le peuple le plus malheureux au monde. J’en conclus qu’il y a beaucoup de théâtre de part et d’autre, sans que le débat ne progresse pour autant, tant il est vrai que les choses importantes se passent en coulisse et doivent rester cachées du grand public.

    • zorba44 dit :

      Il est à supposer néanmoins qu’il ne faut pas nier le 175% de dettes, oui ? non ?
      Si les chiffres du tourisme sont excellents, tant mieux mais c’est au prix de rabais qui ne peuvent rendre très heureux ceux qui travaillent dans le secteur.

      Jean LENOIR

      • C’est bien l’absence d’effets des plans de renflouement et autres haircuts (de l’ordre de 70% de la dette grecque annoncés) qui pose problème, dans la mesure où le ratio de la dette par rapport au PNB s’est encore aggravé. Quelque chose ne colle pas. En fait quand on parle d’aide financière à la Grèce, il s’agit de manipulations comptables visant à trafiquer les remboursements par des décalages dans le temps, du type bond swaps, donnant l’impression que l’endettement recule, alors qu’en fait, en termes de richesse réelle produite hors endettement, la situation n’a pas changé. On constate le même immobilisme en ce qui concerne l’appareil d’Etat, dont les réformes réclamées par la Troïka restent lettre morte. L’Etat grec s’est contenté de promettre des rentrées fiscales supplémentaires qui sont restées fictives, alors qu’elles ont été prises en compte dans l’appréciation de la situation financière de la Grèce. Idem pour la feuille de route concernant la privatisation des actifs publics. Car sans libéralisation de l’économie grecque, i.e sortir du socialisme étatique nourri par la monnaie dette, il est illusoire d’escompter un quelconque changement dans la capacité de la Grèce à rembourser sa dette qui continue à être entretenue (donc remboursée, si ce n’est le principal au moins les intérêts) par les financiers européens; C’est bien le drame de cette Commission tout en faux-semblants, car incapable d’imposer sa volonté contradictoire qui est celle de libéraliser l’économie tout en l’assujettissant au modèle économique voulu par les banquiers pour la maintenir sous la dépendance de la monnaie dette qu’est l’euro.

        Two bailout agreements, total aid of 240 billion euro, and one bonds’ ‘haircut’ later…. Greek public debt remains as high as it was in 2010 – the year in which Greece sought the ‘rescue’ by the International Monetary Fund. In the end of first quarter of 2013, the total debt stood at 309.4 billion euro. That is, public debt rose when compared to the end of 2012, when it stood at 305.6 billion euro, so the Greek Finance Ministry. When compared to 2010, the numbers push you to cut your wrists right away:
        http://www.keeptalkinggreece.com/2013/05/22/2-bailouts-1-haircut-greek-public-debt-at-e309-4-billion-in-1q-2013-as-much-as-in-2010/

        PS Vous remarquerez l’absence de regard rétrospectif des analystes qui ne se posent aucune question fondamentale. Quid de l’action de la Troïka depuis 2011? Comment expliquer l’absence de résultats en matière de réduction des défivits? En quoi consiste les plans de renflouement? Quand on parle de réduction de la dette grecque, de quoi s’agit-il? Combien encaissent les banquiers conseil à chaque renégocation de la dette grecque? Quid des réformes budgétaires et fiscales grecques? Rien, on ne saura rien, si ce n’est des affirmations lapidaires de part et d’autre, qui contribuent à maintenir un flou artistique sur l’absence de changements concrets. M’est avis que ces gens lisent peu si ce n’est des dépêches d’agence.

      • Oui, on le sait, ils achètent du temps sans rien régler sur le fond. O. Delamarche très souvent abordé ces questions. Peut-être pas cette fois-ci mais vous n’ignorez pas que le problème grec – et celui des renflouements – se pose depuis des années…

      • The Troika came to Greece to supervise the fiscal consolidation of Greece when suddenly the European Stability Mechanism, the EU partners, and the IMF became Greece’s main creditors. Its second target was structural reforms.

        The macroeconomic model of the Troika (that is, the IMF’s) was repeatedly way off in its predictions (as the IMF has also admitted). On the other side, Greece never proposed its own macroeconomic model in the negotiations and never proposed qualitatively different targets than the Troika’s. That is, the negotiations of Greece with the Troika were quantitative and not qualitative, with Greece attempting to get a “discount” of 20% on the proposals of the Troika. The frequent visits of the Troika, the many small installments, and the inertia of the State mechanism cast a shadow on the substance and the objectives of the program. Additionally, the constant repetition of the dilemma for and against the Mnemonia (the agreements of Greece with its creditors) without a real understanding of the content of the Mnemonia denied the Greek people the possibility to take a serious part in the discussion on the future of the Greek economy.

        After four years of supervision, having created a primary surplus and the possibility of borrowing from bond markets, Greece is in a much better negotiating position than earlier. But it still lacks a comprehensive strategy, and it still addicted to the quantitative negotiation.

        – See more at: http://greece.greekreporter.com/2014/10/01/5th-year-of-greek-crisis-an-economic-strategy-for-greece/#sthash.LqS3JKk7.dpuf

  3. La part du financement en yuan des entreprises russes ne cessent de grandir avec l’assouplissement des règles de règlement/livraison et de collatéral pour les prêts documentaires. Les Russes viennent de procéder aux premiers essais de leur propre système SWIFT qui devrait concourir à l’expansion des flux monétaires entre la Russie et la Chine.

    Last year, for example, the Moscow Exchange moved yuan-ruble trading to the so-called basic regime, meaning settlement is “next-day” instead of “today” and banks need only 4 percent to 4.5 percent of the value of their purchases on deposit with the bourse instead of 100 percent.

    That’s helped boost the share of Chinese imports bought with yuan to about 8 percent, up from 2 percent in 2010, Marich said. When yuan trading started in 2010, the first session lasted just one hour and only nine banks took part. By 2012, 70 banks were trading yuan. Now the number is 140.
    http://www.bloomberg.com/news/2014-09-23/moscow-s-mr-yuan-builds-china-link-as-putin-tilts-east.html

    • zorba44 dit :

      Ce qu’il conviendra d’étudier c’est ce qu’il va se passer lorsque le $ s’écroulera, car il va s’écrouler. Il sera particulièrement intéressant de noter ce qu’il deviendra de ces échanges en yuans – quoiqu’il y ait gros à parier que l’écroulement monétaire consécutif à une faillite financière généralisée n’épargnera aucun pays et aucune monnaie.

      Les états qui auront des réserves significatives en or sont ceux qui pourraient encore commercer entre eux, car l’on ne commerce pas avec des chiffons de papier.

      Jean LENOIR

      • L’effondrement des cours du pétrole est justement lié au déclin du pétrodollar exprimé en flux de capitaux injectés par les pays producteurs dans les circuits de financement en dollars, dont la contribution est devenue négative, créant du même coup un problème de liquidités sur le marché obligataire US. Une remontée des taux devient obligatoire aux Etats-Unis, ce qui précipite le reflux des liquidités US aux Etats-Unis et l’effondrement des monnaies émergentes exposées au cours du pétrole. Tant que le cash en pétrodollars n’aura pas retrouve le chemin des bons du trésor américains, les prix vont continuer à baisser, car les économies émergentes ne pourront plus être financées par les liquidités créées par la FED en contrepartie de l’achat des bons du Trésor américains précipitant ainsi la récession internationale.

      • n other words, oil exporters are now pulling liquidity out of financial markets rather than putting money in. That could result in higher borrowing costs for governments, companies, and ultimately, consumers as money becomes scarcer.

        Which is hardly great news: because in a world in which central banks are actively soaking up high-quality collateral, at a pace that is unprecedented in history, and led to the world’s allegedly most liquid bond market to suffer a 10-sigma move on October 15, the last thing the market needs is even less liquidity, and even sharper moves on ever less volume, until finally the next big sell order crushes the entire market or at least force the [NYSE|Nasdaq|BATS|Sigma X] to shut down indefinitely until further notice.

      • Croyez-moi les principaux gagnants dans ces négociations de rééchelonnement de la dette grecque et autres feuilles de route des « réformes » ce sont les consultants, type banque Lazard ou Roland Berger et autres Oliver Wyman ou Mac Kinsey.

  4. Alcide dit :

    Que vont faire nos pâles eunuques aplatis qui dirigent l’Europe en réponse aux prochaines injonctions belliqueuses du POTUS prix Nobel de la Paix et chantre des bombardements humanitaires ?

    New Russian sanctions bill to be signed by end of week – White House
    http://rt.com/usa/214967-obama-sign-sanctions-russia/

    Réponse:
    Il vont faire dans leur pantalon…

  5. zorba44 dit :

    Parler de flops en Europe, au risque de se répéter, est le petit bout d’une lorgnette. La grosse lentille ne voit pas comment l’écroulement des uns feraient le bonheur des autres, eux-même durement touchés.

    Jean LENOIR

  6. zorba44 dit :

    …y compris le Chili, la Nouvelle Zélande et autres pays qualifiés d’havres pour les entrepreneurs et leurs capitaux. Eux-même vont se trouver durement touchés par l’affaissement de l’économie.

    Jean LENOIR

  7. brunoarf dit :

    Mercredi 17 décembre 2014 :

    Le spectre d’un risque systémique éloigne Wall Street des 18.000 points.

    Wall Street se voyait déjà début décembre conquérir le Graal des 18.000 points mais la chute de l’or noir fait planer l’ombre d’un risque systémique sur des marchés américains angoissés par la perspective d’avoir trop misé sur l’énergie.

    http://www.romandie.com/news/Le-spectre-dun-risque-systemique-eloigne-Wall-Street-des-18000-points/546884.rom

  8. @OD

    O. Delamarche très souvent abordé ces questions. Peut-être pas cette fois-ci mais vous n’ignorez pas que le problème grec – et celui des renflouements – se pose depuis des années…

    Raison de plus pour expliquer comment les choses se passent. Ils ont eu tout le temps qu’il faliait pour ça, non? Je n’ai jamais entendu Delamarche expliquer comment fonctionnait la restructuration de la dette grecque, si ce ne n’est de dire que l’argent allait aux banques et pas au peuple. Mais expliquer le modèle économique derrière et comment il est maintenu artificiellement en vie, cela dépasse ses capacités apparemment.Par exemple l’expert aurait plu expliquer que derrière le mot « haircut » se cache non une réduction de la dette grecque – on nous avait que la dette grecque avait été amputée de 70% – en nominal, mais un réaménagement de la dette grecque dans le temps. Ils ont tous menti en connaissance de cause, les politiques comme les médias, car ils n’ont pas d’alternative réelle à la perpétuation de la dette, le fameux Plan B. Avez-vous jamais entendu Delamarche proposer une politique différente, si ce n’est de dire que le plan A ne marche pas? Moi, jamais, ni même les prétendus « éconoclastes ».
    Ceci dit, tout ne va pas si mal en Grèce. le tourisme se porte plutôt bien et le transport maritime a profité des investissements chinois. Mais l’appareil d’Etat socialiste reste toujours en place avec la complicité de tous les bords politiques. Vous verrez que les partis d’extrême-gauche n’appliqueront pas leur menace de dénoncer la dette en euros, car ils savent que seul l’euro est capable de financer un Etat socialiste comme celui de la Grèce que son économie à elle-seule est incapable de supporter. L’alternative serait de retourner à une économie productive sur la base de la petite industrie et de la petite exploitation agricole, comme du temps de la monarchie, en profitant des effets de synergie avec les Etats de la Mer Noire. Les comptoirs commerciaux grecs sur les bords de la Mer Noire, tête de pont avec l’espace eurasiatique, avait fait la fortune de la Grèce jusqu’à ce que les Grecs soient éjectés d’Anatolie par la Turquie kémaliste. Il y là certainement des gisements de valeur à explorer qui passent par une reconstitution des réseaux d’alliance à l’Est vers les Etats du Pont et du Levant. Or cela les partis de gauche comme de droite ne peuvent l’accepter, car ils ont fait le choix philosophique d’une société égalitaire assistée par la monnaie dette de type socialiste dont l’inspiration vient des Etats-Unis.

    • Vous n’avez pas entendu Delamarche parler d’implosion du système, de la nécessité de sortir de l’euro, de redéfinir un système monétaire, etc. ? Je n’ai pas compris qu’il se satisfaisait du « plan A », il ne cesse au contraire de dénoncer les manipulations des autorités monétaires qui cherchent à gagner du temps… Quant au retour de la Grèce à une économie productive, je crains malheureusement qu’il ne soit un peu tard ! Ou un peu tôt… Empêtrée dans sa dette, elle ne pèse rien face à des créanciers qui sont beaucoup plus puissants qu’elle.

      • bantou dit :

        Il faudrait une révolution populaire! à part ça je ne vois pas…

      • Je ne parle pas tellement des critiques, mais plutôt des propositions constructives. Et là c’est le désert des Tartares. Pourtant au sein du FMI, on y pense très fort au plan B, c’est-à-dire à la substitution des liquidités en dollars par d’autres instruments de financement émis par les BRICS et le FMI avec la garantie chinoise qui seraient moins sujets à ses va-et-vient qui causes des troubles structurelles dans l’économie mondiale. Mais le Congrès refuse obstinément toute réforme des statuts du FMI et s’arque boute sur ses positions pour conserver le rôle dominant du dollar. D’où les turbulences sur le prix du pétrole poussé brusquement à la baisse, pour faire revenir les producteurs vers le dollar et le financement du Budget américain par les pétrodollars, alors que la Chine essaie d’imposer le Renminbi comme moyen de paiement international, mais sans fournir de système alternatif de financement aux économies émergentes qui restent dominées par les banques occidentales. D’où une situation de grand écart qui risque de dégénérer en conflit ouvert Chine/Etats-Unis ou Etats-Unis/Russie. On est en pleine guerre des chefs au sein de l’oligarchie mondialiste dont les victimes sont les peuples qui subissent des crises artificiellement créées pour des raisons géopolitiques auxquelles ils se sentent étrangers, mais qui dominent le quotidien du fait des structures de pouvoir actuelles. Voir cet article à propos de la guerre entre Lagarde et l’administration de Washington pour le changement des statuts de financement du FMI.

        We are only at the beginning of this transition and expect to see even deeper instability wash upon North American shores in the coming days and weeks. The obvious “event” will be China stepping away from the USD. But how that will coordinate with the substitution accounts and issuance of SDR bonds through the BRICS group is not discernible at this time. It can be expected that SDR bonds will not be issued until the basket composition is changed and the 2010 IMF Reforms, being Plan B, are fully implemented. Plan A, which would have lead to a more constructive transition required the US Congress to pass legislation supporting the 2010 Reforms, which it hasn’t. Let’s hope that the Plan B process doesn’t take until next July. Perhaps an emergency session is in order for the New Year. – JC
        http://philosophyofmetrics.com/2014/12/17/the-sdr-purpose-of-brics/#more-1897

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s