Fitch a abaissé la note de la Banque Postale à « A » avec perspective négative

banque postale notationL’agence de notation Fitch Ratings a annoncé jeudi avoir abaissé la note de la Banque Postale de « A+ » à « A », avec une perspective négative, une décision liée à l’abaissement de la note de la France le 12 décembre.

Pour rappel, la France a vu sa note abaissée de « AA+ » à « AA », en raison notamment de son dérapage budgétaire.

L’agence de notation rappelle que la notation de la France influence directement celle des banques françaises et estime que la capacité de l’Etat à soutenir le secteur s’est légèrement dégradée. Fitch estime en outre que la filiale bancaire de la Poste appartenant à l’Etat, elle est forcément plus dépendante des financements publics que les autres établissements bancaires français.

AFP/ Cbanque.com, le 18 décembre 2014

Rappel :

Fitch a placé la Banque Postale sous « surveillance négative »

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, Finances publiques, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Fitch a abaissé la note de la Banque Postale à « A » avec perspective négative

  1. Ping : Fitch a abaissé la note de la Banque Postale à « A » avec perspective négative - Ma banque a moi

  2. Abaisser la notation des actifs d’une société est un moyen bien pratique de les racheter à vil prix pour les revendre avec intérêt en profitant de l’effet de levier de la dette bancaire pour négocier de juteuses opérations de rachat, alias opération de fusion-acquisition. L’abaissement de la note permet également aux investisseurs de prendre des positions à la baisse au moyens de produits à terme ou de produits dérivés. En cela, cette agence rend un service incomparable à ses compères de la finance, dont elle a facilite les opérations d’ajustement du prix des actifs par la manipulation monétaire. Le perdant est celui qui n’a pas accès à la liquidité bancaire, c’est-à-dire celui dont les revenus sont tirés du travail payé en monnaie dévaluée. Gageons que les plans sociaux vont s’accumuler dans cette coquille vide qu’est la banque postale, éternelle vache à lait des consultants véreux et autres scribouillards chargés de gérer les risques en calculant à tort et à travers le capital réglementaire servant à éponger les déperditions de valeur des actifs. la rentabilité de ce capital investi dans des plans fumeux n’a jamais été estimé, et pour cause puisque le gonflement artificiel du capital par des obligations convertibles a été une des plus fructueuses opérations bancaires permises par le régulateur depuis les dérivés de crédit. Les « obligations coco » ont rapporté gros à la banque postale qui en fera payer la déperdition de valeur du fait de sa dégradation par ses actionnaires, c’est-à-dire par l’Etat et ses administrés.

  3. Providentiel: après avoir volé au secours du Venezuela et de l’Argentine, la Chine joue les bailleurs de fonds pour la Russie en lui offrant des lignes de crédit en yuans sous forme de currency swaps. C’est aussi une façon comme une autre de s’investir dans des marchés émergents en remplacement des Etats-Unis qui les ont privés des ressources de financement en dollars et de prendre le contrôle d’actifs stratégiques dans les pays sanctionnés.

    China is stepping up its role as the lender of last resort to some of the world’s most financially strapped countries.

    Chinese officials signaled on the weekend they are willing to expand a $24 billion currency swap program to help Russia weather the worst economic crisis since the 1998 default. China has provided $2.3 billion in funds to Argentina since October as part of a currency swap, and last month it lent $4 billion to Venezuela, whose reserves cover just two years of debt payments.

    http://www.bloomberg.com/news/2014-12-22/yuan-ruble-swap-shows-china-challenging-imf-as-emergency-lender.html

  4. zorba44 dit :

    La dévaluation de la Banque Postale …le niveau de dévaluation à la mesure de l’érosion du pouvoir d’achat de ses clients – bref le « petit » peuple.

    Jean LENOIR

  5. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur raimanetet a ajouté:
    fichtre !

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s