Anne-Laure Delatte (OFCE) : « La Grèce s’approche d’un troisième défaut »

Une dette qui atteint 180% du PIB malgré deux « restructurations ». L’austérité à la hache a tué la croissance, la Grèce va de nouveau faire faillite. Cette économiste dit ce que l’on dit sur le blog depuis des années : Il aurait fallu laisser la Grèce sortir de l’euro et dévaluer. Mais l’euro est une monnaie politique, il ne faut jamais l’oublier. Qu’importe si cette monnaie est une vraie imbécillité (voire un crime) sur le plan économique ! Et puis aujourd’hui la perspective d’un retour à la réalité effraie tellement les esprits… OD

(Europe 1, 29 décembre 2014)

Lire aussi : Angela Merkel prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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21 commentaires pour Anne-Laure Delatte (OFCE) : « La Grèce s’approche d’un troisième défaut »

  1. matbee dit :

    Le danger est que le lecteur se dise : « Bah ! il y en a déjà eu deux… un de plus, quelle importance ? »
    Or la situation est actuellement si dégradée que ce 3è défaut peut avoir des conséquences incalculables sur les marchés, les banques, les Etats…. Vigilance.

  2. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur raimanetet a ajouté:
    la rêve olution est en marche accrochez vous ça va bouger vraiment !!!

  3. Première mise au point :
    L’Argentine n’a pas mis 6 mois en s’en remettre.
    Au plus fort de la crise 50% de la population était en dessous du seuil de pauvreté.
    En 2014 le pesos argentin a perdu 25% de sa valeur par rapport au $.
    Le pays va très mal et pour cause le défaut n’est pas une condition suffisante même si cela peut être une condition nécessaire.
    La situation de l’Argentine est probablement pire qu’avant le défaut pour la simple et bonne raison que les riches avait depuis longtemps diversifié leurs avoir à l’étranger et en les rapatriant en Argentine mécaniquement ils sont encore plus riches donc sur le fond, les inégalités, rien n’est résolu !
    C »est exactement ce qui se passera pour la Grèce une fois sortie de l’euro, les riches accapareront quasiment tous les avoirs du pays entraînant la nation dans la féodalité et l’impossibilité de se redresser.
    Le problème de la Grèce ce n’est pas l’euro c’est que ce n’est pas un Etat moderne c’est à dire fiscalement efficient.
    D’une manière moins grave c’est également le cas pour l’Italie, l’Espagne et le Portugal.
    Sortir de l’Euro pour ces pays ne résoudra rien pas plus que pour la France même si la sortie est une condition nécessaire car elle permet de dénoncer les dettes.
    Mais après avoir dénoncé une partie des dettes c’est toute une gouvernance (monnaie commune, contrôle des capitaux, contrôle des balance de paiements, etc. …) qu’il faut mettre en place afin d’éviter une compétition de tous contre tous véritable cause première des dysfonctionnement économique.
    Seconde mise au point :
    La croissance ne reviendra pas quelque soit les mesures prise, c’est finie, game over, il faut désormais réfléchir à une société sans croissance et je dirais même plus à, une société ne décroissance !.
    La croissance aux USA est contre productive car elle se fait en faveur des 10 , 1 et 0,1% en appauvrissant 90% de la population. C’est intenable et la prochaine crise sera dévastatrice car ce pays n’aura plus de ressources pour protéger les 90%…

    • Gribouille dit :

      Au moins vous êtes cohérent, l’Euro = décroissance. Donc, gardons l’Euro !

    • Vous avez entièrement raison en ce qui concerne l’Argentine, qui loin d’être sortie des affres de la crise, ne s’en est toujours pas remise, du fait principalement qu’elle n’a pas renoncé à une société collectiviste mondialiste mise au diapason de la gouvernance onusienne. Il ne suffit pas de se désengager du piège de l’endettement bancaire, il faut aussi reconstituer le capital privé productif qui garantisse des revenus à la population active en rapport avec le travail fourni. Et c’est là que le bas blesse, car la Grèce n’est absolument pas prête à renoncer au socialisme, au contraire ils veulent y retourner de plus belle. Maintenant, le choix en faveur d’une société libérale est-il possible dans le contexte de la mondialisation actuelle qui fixe les termes de l’échange entre partenaires commerciaux en fonction des avantages comparatifs des uns et des autres? Sans doute, mais à condition de sortir également de tous les accords internationaux contraignants, à commencer par l’OMC, l’UE, l’ONU etc, aiin de recouvrer une plaine maîtrise de son destin, en fonction de valeurs choisis par les Grecs et non celles dictées par la gouvernance internationale onusienne. Cela demande une révolution nationale considérable, du genre de celle qui a valu à d’autres pays d’être couvert par des tapis de bombes américaines.
      Il va s’en dire que ce genre de décision est lourd de conséquences en termes de choix de société et d’option économique en faveur du travailleur et du producteur au détriment du banquier et du rentier. Apparemment le parti Syriza, qui est donné favori dans les sondages, ne partage pas du tout cette façon réactionnaire de considérer la vie en société, lui préférant le subventionnement par la dette dont on se demande qui va la financer. A vrai dire leur programme est tellement illogique – il prévoit par exemple l’abrogation des menus avantages dévolus à l’Eglise – que la catastrophe sociale paraît plus que certaine.
      Dans ces conditions, la seule issue vient en général de la prise en charge du pays en déroute par un « grand frère » sous forme d’une invasion/occupation. Il est vrai que l’espace économique grec à lui tout seul dispose de relativement peu d’atouts, qu’ils seraient opportun de compléter par une union économique avec des pays voisins comme la Roumanie ou la Géorgie, qui permettrait une meilleure intégration dans l’économie-monde. La suite des événements promet d’être intéressante. Gageons que le monde entier aura les yeux rivés sur cette nouvelle expérience de dénonciation de la dette bancaire, en souhaitant que les gouvernants prennent des initiatives courageuses, au lieu de s’enfoncer dans le conservatisme socialiste aux fruits amers.

  4. brunoarf dit :

    Le bateau « Union européenne » est en train de couler.

    Deux pays européens se préparent à quitter le bateau.

    La Grèce et le Royaume-Uni se préparent à quitter le bateau.

    Dimanche 4 janvier 2015 :

    Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a déclaré dimanche souhaiter organiser plus tôt que prévu le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, promis en 2017.

    Sous la pression des eurosceptiques au sein de son propre parti et face à la popularité croissante du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui prône une sortie de l’UE et un durcissement de la politique d’immigration, David Cameron a promis de rénégocier le traité qui lie le Royaume-Uni à l’UE et d’essayer de récupérer certains pouvoirs auprès de Bruxelles.

    Il a promis pour cela d’organiser un référendum en 2017, en cas de victoire des conservateurs aux élections législatives de mai prochain.

    «  Le référendum doit avoir lieu avant la fin de 2017. Si nous pouvions faire cela plus tôt, j’en serais ravi. Plus tôt je pourrai tenir ma promesse d’une renégociation et d’un référendum (…), mieux ce sera », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une émission de la BBC.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204053007651-cameron-dit-vouloir-avancer-son-referendum-sur-lue-1079919.php

    Merkel serait prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro.

    La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme l’édition en ligne du magazine Spiegel.

    « Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie de la Grèce de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections législatives, abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays », affirme le site web de l’hebdomadaire, en s’appuyant sur « des sources proches du gouvernement allemand ».

    Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d’avis et désormais « ils jugent supportable une sortie de la Grèce de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012 », assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.

    « Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit », auraient encore confié ces sources.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/04/97002-20150104FILWWW00022-merkel-serait-prete-a-laisser-la-grece-sortir-de-la-zone-euro.php

  5. Nanker dit :

    « Cette économiste dit ce que l’on dit sur le blog depuis des années : Il aurait fallu laisser la Grèce sortir de l’euro et dévaluer »

    SURTOUT PAS!!! Pourquoi?
    Parce qu’en 2007-08 si la Grèce avait répudié ses dettes et était sorti de l’Euro pour qui aurait été l’addition? Pour les banques privées (DB BNP SG et l’inénarrable Crédit Agricole).
    Ces abrutis avaient massivement prêté aux Grecs parce que les taux de rendements y étaient forts, bien plus forts que dans le reste de l’Europe, et ces enfoirés faisaient semblant de ne pas comprendre qu’un taux de rendement haut signifiait **aussi** un risque de défaut de l’emprunteur plus élevé.
    Arrive la crise de 2007 et tout ce que les plans de sauvetage ont servi à faire c’est de sortir les banques privées du bourbier grec et de l’y remplacer par… les contribuables européens. Car désormais ce sont les états européens et la BCE qui détiennent la dette grecque.

    C’est sans doute pourquoi on parle maintenant de laisser la Grèce s’échapper du goulag libéral pardon de l’UE. S’il y a répudiation de dettes ce sera avec nos impôts que l’on épongera.

    Encore bravo aux banquiers privés pour ce magnifique tour de passe-passe!

    • Oui, bien sûr : « sauver la Grèce » c’était en réalité « sauver l’euro » ; et « sauver l’euro » c’était en réalité sauver les banques allemandes et françaises qui étaient massivement exposées à la dette souveraine de la Grèce, on en a souvent parlé ici. Du coup plutôt que de laisser couler les banques, on a préféré endetter les contribuables européens…

      Pourquoi la France veut sauver la Grèce

      60 milliards de plus… pour sauver les Grecs ou l’euro ?

      • Vous avez sans doute remarqué que le parti Syriza ne demande absolument pas de sortir de l’euro mais de renégocier les conditions de la dette. Pourquoi? Nullement pour s’échapper de l’emprise des banques parce qu’elle servent trop bien la socialisation de la société par les ressources inépuisables de financement du marché, mais simplement pour perpétuer un modèle socialiste, et non libérale, de société prônée par l’UE comme par les autres organisations internationales. Il n’existe pas de parti en Europe à l’heure actuelle qui propose un modèle de société différent de celui prôné par l’UE qui continue à fonctionner à partir des valeurs du matérialisme historique marxiste. C’est la raison pour laquelle toute tentative de sortir de l’euro est vouée à l’échec, faute de disposer d’une force idéologique suffisante pour détacher les masses du modèle socialiste de société pour les conduire à adopter des valeurs plus conformes au droit naturel. On reste encore une fois avec Syriza, comme le parti cinq étoiles en Grèce, dans la fausse opposition à l’Europe, dont la justification n’est pas de soulager les souffrances du peuple grec meurtri par le joug de l’usure bancaire, mais de donner l »illusion démocratique du changement, alors qu’il ne s’agit que de perpétuer un système, moribond certes, mais dont la veulerie des peuples abrutis par des décennies d’aliénation socialiste s’accommode en fin de compte fort bien.

        Berlin feint de laisser le choix au peuple grec. L’Allemagne prendra acte du résultat des élections et en tirera les conséquences. Mais c’est bien là que le bât blesse. Syriza ne veut pas sortir de la zone euro, mais renégocier les conditions imposées par le mémorandum et la troïka.
        http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150105tribccf87404a/grexit-le-piege-tendu-par-angela-merkel-aux-electeurs-grecs.html

      • zorba44 dit :

        Olivier bonjour,

        Le type de sauvetage qui consiste à inonder la dette de nouvelles dettes, in fine, et vu les montants, aura une conséquence ultime à laquelle oeuvre Mario la dragée basse, la ruine des peuples et la ruine des banques.

        Oui c’est à vomir … »être forcé de prendre des anti-vomitifs alors qu’on n’a rien a manger » …n’empêche pas l’anorexie fatale !

        Nous sommes tous dans l’enfer des camps de concentration de la dette et les banquiers termineront tous à Nuremberg !

        Jean LENOIR

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  8. brunoarf dit :

    Que nous apprend l’Histoire à propos des constructions supranationales ?

    Réponse :

    1- Au début du cycle, il y a des nations, des nations indépendantes et souveraines.

    2- Ensuite, à l’intérieur de ces nations, certaines élites décident de commencer à bâtir une construction supranationale.

    3- Ensuite, grâce à la propagande, ces élites parviennent à convaincre les peuples que cette construction supranationale va leur apporter la croissance économique, le progrès social, la baisse du chômage, la solidarité entre tous les hommes, et patati, et patata.

    4- Ensuite, les peuples votent pour cette construction supranationale, en pensant qu’elle va réaliser toutes ces belles promesses. Pendant des décennies, il y a de plus en plus d’intégration. C’est la PHASE ASCENDANTE.

    5- Ensuite, il arrive toujours un moment où les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale NE profite PAS aux peuples, mais qu’elle profite aux élites. Les peuples finissent par comprendre que cette construction supranationale ne profite qu’à la nomenklatura dans les pays communistes, aux élites politiques et aux élites financières dans les pays occidentaux.

    6- Ensuite, les peuples commencent par se révolter, parfois dans la rue, parfois dans les urnes. La construction supranationale entre dans une phase d’implosion, d’effondrement. C’est la PHASE DESCENDANTE.

    7- Dernière étape, la construction supranationale se désintègre, se disloque. Les nations qui la composaient reprennent leur indépendance. Fin du cycle.

    Aujourd’hui, l’Union européenne est à l’étape 5.

    Lundi 5 janvier 2015 :

    Europe : l’implosion qui vient.

    http://www.michelsanti.fr/europe-implosion/

    • zorba44 dit :

      Très logique cheminement qu’on n’apprend pas aux électeurs dont on brigue les suffrages.

      Oui vous avez mille fois raisons de rappeler cela …mais le signataire verrait une cause supplémentaire à cet enchainement : les erreurs économiques des dirigeants des nations qui, lorsqu’elles surviennent, au lieu de chercher à reconnaître leurs erreurs et essayer de les réparer …sont à la recherche d’aventures extérieures.

      Les responsabilités sont donc celles de ceux qui se prétendent représenter l’élite alors qu’ils ne sont que de vils escrocs : appelons un chat un chat !

      Jean LENOIR

  9. Geraldine dit :

    Cette économiste bien lisse, Anne-laure Delatte, défend d’habitude la doxa officielle, c’est à dire l’horizon indépassable de l’euro…

    Là elle nous vend la sortie de la Grèce de l’euro au moment où Merkel fait pareil ? Mon petit doigt me dit que quelque chose se prépare…

    • Alcide dit :

      … L’appartenance d’un pays à la zone euro est « irrévocable », a rappelé lundi une porte-parole de la Commission européenne, en réponse à une question sur une possible sortie de la Grèce de la monnaie unique.

      « L’appartenance à l’euro est irrévocable », a dit Annika Breidthardt, citée par l’AFP,
      rappelant que cette règle était inscrite dans le Traité européen.
      Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2015_01_05/Grece-lappartenance-a-la-zone-euro-est-irrevocable-Commission-europeenne-6420/

      Pathétique et grotesque bien que droite dans ses bottines et son rôle de commissaire politique .
      Comme tous les escrocs , il pensent nous attacher avec un bout de papier.

      Dans la réalité , chez les hommes politiques réels ( pas chez les tarlouzes nazies contemporaines ) il en est tout autre ,comme le disait le très regretté Charles:

      Charles de Gaulle : « Je suis couillonné, eh bien, voilà, je fous le camp !  »

      L’article qui suit, paru le 2 septembre 2008, connait depuis quelques jours un remarquable succès. Il s’agit d’une interview du général de Gaulle alors au pouvoir, au sujet de la possibilité de quitter l’Union européenne alors que la modalité de sortie n’était pas prévue dans le traité de Rome. (comme la possibilité de sortie de l’euro n’était pas prévue dans le traité de Maastricht, ce qui oblige à quitter l’Union européenne pour quitter l’euro). La réponse magistrale du Général est d’une lumineuse simplicité qui vérifie l’adage : « les grandes idées n’ont pas d’âge, elle n’ont qu’un avenir ». Cerise sur le gâteau, on y vérifie accessoirement que de Gaulle préférait un rapprochement avec l’Union soviétique plutôt qu’un enfermement de la nation dans le piège européen.

      Charles de Gaulle : « Je suis couillonné, eh bien, voilà, je fous le camp !  »

      Alain Peyrefitte- – Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

      Général de Gaulle. – C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp !  » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

      AP. – Nous pouvons dire que ce n’est pas nous qui abandonnons le Marché commun, c’est lui qui nous abandonne.

      GdG. – Mais non ! Ce n’est pas la peine de raconter des histoires ! D’ailleurs, tout ce qui a été fait pour l’Europe, par ceux qu’on appelle les « européens « , a très bien marché tant que c’était la France qui payait tout. On a commencé par la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Ça a consisté en quoi ? En ce qu’on a rendu à l’Allemagne son charbon et son acier, qu’elle n’avait plus car on les lui avait retirés. On les lui a rendus pour rien. Et ça a consisté à donner aux Italiens ce qu’ils n’avaient pas : du charbon et du fer. Alors, ils ont pu faire une industrie métallurgique. Mais nous, nous n’avons pas retiré un rotin de la CECA, pas un rotin !

      Suite:
      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1899

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