Grèce : le mystère Syriza

A quoi joue donc Alexis Tsipras ? Syriza est-il, comme je le pensais au départ, un « parti-leurre » au service du statu quo ou bien va-t-il vraiment secouer le cocotier ? Les premiers pas du nouveau gouvernement ont créé la surprise et même l’effarement au sein de certaines chancelleries européennes. Mais il est à mon avis trop tôt pour se faire une idée claire de la situation, car le nouveau pouvoir grec souffle le chaud et le froid. Ci-dessous un article d’Ariane Walter qui revient sur une évolution à laquelle bien peu s’attendaient. OD

alexis-tsipras-mystere-syriza

« Ce qui se passe en Grèce est énorme.

Je dois dire tout d’abord que je méfiais des intentions « à la Hollande » de Tsipras. (« La finance est mon ennemi ». On connaît la suite.)

Le parti communiste grec (KKP) qui ne soutient pas Syriza, ce qui peut paraître paradoxal, en avait donné les raisons cet été. Raisons qui ont été reprises par Asselineau récemment. Bref Tsipras qui avait fait la tournée des maîtres du monde, leur avait laissé entendre qu’ils pouvaient le laisser être élu sans crainte, qu’il n’était pas dangereux et qu’il n’entendait absolument pas quitter l’Europe ou l‘Euro. C’est alors que le KKP l’avait traité de traître à la Grèce.

Or la réalité est tout à l’opposé.

Tsipras joue une partie d’échecs qui n’est pas sans rappeler celle d’un maître qui s’appelle Poutine.

Il avance à coup précis et audacieux.

D’une part, sauf pour les aveugles, dès les premières heures de son mandat il donne des signes de son intérêt pour Moscou. Comme le fait remarquer Bild dans « Die Russen-Connection der Griechen-Radikalos » : « A peine 90 minutes après son investiture […], Tsipras rencontre qui ? L’ambassadeur russe en Grèce »

Cet été, déjà, Tsipras avait refusé de reconnaître le gouvernement fasciste de Kiev. Il échappe donc à la doxa européenne. Comment imaginer que la Grèce puisse rester dans l’UE en ayant une politique extérieure tout à l’opposé et sur quel sujet !

Autre élément d’importance : peu de temps avant l’élection de Tsipras, Poutine avait annoncé qu’en cas de victoire de ses couleurs, il ferait sauter l’embargo et reprendrait son commerce avec la Grèce. Enorme proposition. Après !es résultats de l’élection, les félicitations de Poutine rappellent cette avancée. Une possibilité qui est précisée ce soir :

« Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré jeudi que la Russie envisagerait d’accorder une aide financière à la Grèce si celle-ci lui en faisait la demande. « Nous pouvons imaginer que si une demande est soumise au gouvernement russe, nous l’étudierons de près, en prenant en compte l’ensemble des facteurs de nos relations bilatérales », a-t-il dit à la chaîne CNBC. Ne soyons donc pas étonnés que le nouveau ministre grec de l’Energie, Panagiotis Lafazanis ait assuré qu’Athènes était contre les sanctions et « n’a pas de divergence avec la Russie ».

 https://www.zonebourse.com/…/Moscou-pret-a-aider-la-Grece-…/

Ajoutons enfin, il y a deux jours, la claque la plus magistrale que l’on puisse imaginer. La Grèce a refusé de voter de nouvelles sanctions pour Moscou suite aux évènements de Mariupol. 

Le Point rappelle alors des évènements antérieurs dans un article titré « Tsipras le nouvel ami de Poutine. »

« Ce n’est pas un hasard si le premier diplomate à être venu saluer Alexis Tsipras après sa prestation de serment comme nouveau Premier ministre de la Grèce est l’ambassadeur de Russie. La proximité du leader de l’extrême gauche avec la politique de Moscou, y compris pour ce qui concerne l’Ukraine, s’était déjà manifestée en mai 2014 lors d’un voyage à Moscou. Reçu par la présidente d’une des assemblées du Parlement russe, Tsipras avait alors soutenu l’annexion de la Crimée et défendu le référendum organisé, avec la bénédiction de Moscou, dans la partie orientale de l’Ukraine par les séparatistes. »

« Le Temps » souligne la même évolution  : « Contre les sanctions de l’UE en Russie, contre le gouvernement ukrainien, contre l’austérité, contre l’Allemagne : Alexis Tsipras n’a pas tardé à démontrer la continuité idéologique de Syriza. Un nouvel axe se dessine : Athènes-Moscou. »

Cela n’a pas échappé au quotidien économique russe Kommersant : « le nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras, a, dès avant la victoire de Syriza, annoncé qu’il était favorable à un allégement des sanctions et contre la politique d’isolement de la Russie. »  La Neue Zürcher Zeitung résume la situation dans la formule : « Le cheval de Troie de Poutine ».

« A peine installé, le gouvernement de Syriza passe à l’acte : il récuse les nouvelles sanctions contre la Russie réclamées par Bruxelles après la reprise de violentes hostilités dans l’Est de l’Ukraine. Pendant ce temps, Nikos Kotzias, le ministre des Affaires étrangères, transfuge du Parti communiste grec, défend des relations bilatérales plus étroites avec Moscou. Il aurait déjà remercié Poutine de s’être porté « au secours de nos frères orthodoxes » en Crimée. »

On est donc confronté à une évolution soudaine et fascinante que très peu avaient imaginée. Que Tsipras, assuré du soutien de la Russie, trop heureuse de récupérer un tremplin sur la méditerranée, prépare une sortie de l’Europe et de l’Euro, inévitable, voici qui ouvre des horizons incroyables.

Tsipras, nouvel Hercule nettoyant les écuries d’Augias ? 

« Le Point », la voix de notre maître atlantiste, n’arrive pas à en croire ses yeux. Il ne peut imaginer que Tsipras se jette d’une manière aussi directe dans les bras de Poutine.

« Les diplomates européens comptent sur le pragmatisme de Tsipras pour ne pas agiter le chiffon rouge symbole des idées de son parti, en votant contre les sanctions au risque de rompre la solidarité européenne sur un sujet majeur de politique étrangère. Beaucoup pensent que le problème du rééchelonnement de la dette grecque, sa préoccupation première, et pour laquelle le nouveau venu va devoir guerroyer ferme, le poussera à certaines concessions sur d’autres sujets. Ainsi, dans le programme de Syriza, y a-t-il une sortie immédiate de la Grèce de l’Otan et la remise en cause des droits accordés à l’alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Bizarrement, c’est là une exigence qu’Alexandre Tsipras a abandonnée, juste avant les élections. »

Oui, mais maintenant il est élu, et ses premières mesures sont tout à l’opposé des conseils de la Troïka. 

Ses premières décisions sont tellement fidèles à ses promesses. On est si peu habitué à ça. Surtout avec cette gauche crapuleuse que nous avons en France…

Parmi toutes les décisions qui honorent ce gouvernement, (arrêt de la privatisation de l’EDF grec, des ports du Pirée et de Thessalonique, salaire minimum relevé de 580 euros à 751,) le réengagement des femmes de ménage du ministère des finances est un acte fort et symbolique :

« L’un de nos premiers gestes sera une réduction immédiate et spectaculaire des dépenses du ministère qui permettra la réintégration des femmes de ménage », a annoncé le nouveau ministre des Finances Yanis Varoufakis lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur Guikas Hardouvelis.

« Avec le nouveau gouvernement, nous nous attendons à une vie meilleure pour les plus démunis », espérait Lilly Giannaki, qui devrait faire partie des agents réembauchés. Elles étaient 595 mises sur le carreau en 2013, environ 300 d’entre elles souhaitent être réembauchées.

M. Varoufakis, arrivé sac au dos et portant une simple chemise, a été le premier ministre des Finances à ne pas être chahuté par ces dures à cuire qui se sont souvent heurtées aux forces de l’ordre, devant le ministère. Les forces de l’ordre étaient d’ailleurs, pour la première fois, invisibles.

 Il faut dire que de voir au pouvoir des politiques qui respectent l’humain ça fait du bien.

Bon sang que c’est bon !

Tsipras, le nouvel Ulysse qui va flécher les prétendants qui ruinent son royaume et déshonorent sa femme ?

On a envie d’un peu d’héroïsme en des temps vulgaires.
Le ridicule de Hollande n’en ressort que plus qui, après les évènements « Charlie » avait décrété : « La vie reprend son cours. Il faut faire des achats. Ce sont les soldes. » Ridicule ! 

Oui, nous, nous avons un gouvernement à solder ! On le cède pour pas cher, même…Pour rien du tout ».

Ariane Walter, Agoravox, le 30 janvier 2015

Rappel :

Anne-Laure Delatte (OFCE) : « La Grèce s’approche d’un troisième défaut »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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18 commentaires pour Grèce : le mystère Syriza

  1. Ping : Grèce : le mystère Syriza - Ma banque a moiMa banque a moi

  2. Sirtaki dit :

    Et il y a ça aussi à méditer…TSIPRAS VEUT TRAINER ANGELA DEVANT LA COUR DE LA HAYE…!!!

    http://blogs.mediapart.fr/blog/brigitte-pascall/020215/tsipras-veut-trainer-angela-devant-la-cour-de-la-haye

    Maintenant au tour de Podemos en Espagne. L’espoir renait en Europe par la contagion positive….

    http://www.courrierinternational.com/article/2015/02/01/podemos-sur-les-pas-de-syriza

  3. « Ajoutons enfin, il y a deux jours, la claque la plus magistrale que l’on puisse imaginer. La Grèce a refusé de voter de nouvelles sanctions pour Moscou suite aux événements de Mariupol.  »

    C’est faux. La Grèce a rejoint les autres états européens lors du dernier sommet des ministres des affaires étrangères à Bruxelles.

    « L’un de nos premiers gestes sera une réduction immédiate et spectaculaire des dépenses du ministère qui permettra la réintégration des femmes de ménage »,

    C’est une blague? C’est ça leur politique de relance de la croissance par un ultime épisode de la relance par l’offre monétaire si souvent tentée et si souvent dépassée par l’échec de mesures impuissantes à relancer une économie atone par de nouvelles injections de dettes, pardon de liquidités. Remplacer de la dette européenne par de la dette russe n’est qu’un pis-aller, à moins que la Grèce ne retrouve la maîtrise de sa politique économique et mette en place un cadre juridique favorable à l’économie privée se démarquant du carcan réglementaire européen. Cela revient quasiment à sortir de l’union monétaire et de l’union européenne tout court. Un peu hasardeux comme politique dans le contexte de guerre en Ukraine et d’une profession de foi plus proche des socialistes technocratiques de Bruxelles que des thèses réellement libérales, au sens de la liberté donnée au marché (et non à la finance) de générer de la richesse indépendamment de l’Etat. Il ne manque donc plus qu’un dénonciation publique des thèses keynésiennes sur la relance monétaire qui seraient répudiées au profit du libéralisme à la Bastiat, ce qui relève de la quadrature du cercle pour un gouvernement maniant les armes de la réalité virtuelle et de l’ingénierie sociale, à défaut d’affronter sérieusement les causes profondes du marasme grec.

    « M. Varoufakis, arrivé sac au dos et portant une simple chemise, a été le premier ministre des Finances à ne pas être chahuté par ces dures à cuire qui se sont souvent heurtées aux forces de l’ordre,  »

    Le « dur à cuire » vient d’embaucher la banque Lazard comme conseil sur la dette grecque qui propose un nouvel haircut de 50% sur la dette grecque avec l’appui de la France Problème: lors de leur dernière prestation, cette banque- conseil avait soi-disant obtenu un haircut de la dette grecque de 70%. Or c’est FAUX. La dette grecque détenue par les banques a purement et simplement été rachetée par la Fonds de soutien européen, le FMI et la BCE, en violation des traités européens, puisqu’il s’agit de dettes détenues par des banques privées qui passent à la charge du contribuable européen. Donc si poker il y a, il s’agit d’une partie de poker menteur.

  4. Johnathan Gravier dit :

    totalement d’accord avec vous !

  5. J’ai bien aimé ce commentaire trouvé sur zerohedge:

    Exactly. NOTHING has happened yet, except for a bunch of big-talking socialists getting elected. Pretty much 100% of the time, when politicians say one thing, they do something else. Sometimes exactly the opposite of what they said. Leftists are notorious for doing precisely the opposite of what they said; when Woodrow Wilson « kept us out of the war », he actually was plotting how to get us into it. And when FDR swore he would not devalue the dollar, what was the first thing he did when assuming office? Declare a bank holiday, and devalue the dollar.

    Keep your eyes on these shifty little fucks, and don’t believe a single word they say, for it is all lies.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-02-02/greece-just-blew-empires-death-star-debt

  6. zorba44 dit :

    A bien y penser, il ne peut s’agir d’une partie de poker menteur en aval de l’élection. Syriza est dans l’oeil de ses électeurs. Tsipras n’avait lui aucune envie de terminer en martyr avant les élections. En fin politique, il a laissé entendre à la communauté internationale ce qu’elle voulait entendre avant les élections.

    Maintenant il est clair que les premières déclarations et les mesures bilatérales avec la Russie sont une claque pour les Huns de l’Ouest et de l’OTAN et du miel pour les Autres de l’Est.

    La partie d’échec s’annonce passionnante !

    Jean LENOIR

  7. xavib dit :

    Je fais le pari que la radicalité de Tsipras et de son équipe n’est pas feinte. Ils sont obligés de naviguer un peu en zigzag du fait de la puissance des Etats-« zeuros » qui sont leurs créanciers….. mais je crois en leur sincérité : ils veulent visiblement en finir avec l’étranglement de leur pays par les Banksters. Et ceux-ci ne vont pas prendre le risque de voir s’évanouir leurs créances donc ils seront prêts au compromis !

    « Varoufakis, you just killed the troïka! »

    http://www.zerohedge.com/news/2015-01-31/caught-tape-dijsselbloem-varoufakis-you-just-killed-troika

    • On assiste visiblement à un phénomène de détricotage du système mis en place par l’oligarchie européenne à la faveur de l’euro et de l’union monétaire. Non seulement la Grèce est vérolée par un système de tricheurs qui génère de la richesse par la dette alors qu’elle devrait l’être par le travail et la libre entreprise, mais encore elle s’asphyxie en se maintenant dans un système de financement par la dette, où elle a perdu sa liberté d’investissement qui ressort du domaine de compétence des banquiers et des eurocrates. On oublie trop souvent que l’allocation des ressources est décidé en fonction des activités économiques qui sont allouées à chaque Etat membre de l’UE en fonction de ses avantages comparatifs, selon les théories néo-libérales héritées de Ricardo remises au goût du marché par M. Friedman. En conséquence, la Grèce n’est pas libre de ses choix économiques étroitement dépendants des accords d’intégration au sein de l’économe européenne et de l’économie-monde dans le cadre des traités européens et de l’OMC. Si l’économie grecque est non rentable, c’est non seulement la faute d’un socialisme rampant alimenté par la dette bancaire, mais aussi du fait du dirigisme technocratique institué par Bruxelles et l’OMC. D’où la nécessité pour la Grèce de reprendre sa liberté de décision économique et de se donner les moyens de sa politique en dynamisant son économie par l’accès à de nouveaux marchés. Mais Syriza propose un programme d’inspiration nettement socialiste, qui ne se démarque en rien de ses prédécesseurs socialistes dont il reprend le programme étatiste en le ré-habillant en programme de libération nationale, ce qui est pour le moins contradictoire. Affaire à suivre donc. Si la Grèce ne peut trouver son bonheur à l’Ouest, il lui reste une carte à jouer avec la Russie dans le cadre de la restructuration de ses échanges et de la reconfiguration de son économie pour satisfaire de nouveaux besoins. Etant donné la militarisation de l’économie russe, ce plan paraît très hasardeux, même si une nouvelle fois l’UE apparaît comme la grande fautive du sabotage économique des pays d’Europe de l’Est qui ont perdu leur Hnterland eurasiatique. Madame Merkel porte de ce point de vue une lourde responsabilité de par sa compromission avec les plans transatlantiques qui sacrifient l’avenir des peuples européens à la toute puissance d’une finance condamnée à une fin rapide de par ses excès dans l’asservissement à une dette destructrice des forces vives sans lesquelles elle ne saurait pourtant perdurer.

  8. Ping : Grèce : le mystère Syriza - Les Observateurs

  9. nictep dit :

    Ayant eu le déplaisir de consulter, avant de m’y faire copieusement insulter par elle dans les commentaires, quelques pamphlets communistes d’Arian Walter, égérie du bolchévique et raciste anti Blancs Mélenchon , sur le sit Agoravox, vous me permettrez de ne pas m’imposer la souffrance de lire celui-ci.
    Il est en effet évident que cette personne se livre depuis plusieurs années à de la propagande communiste sur internet et que, considérant les abominations commises déjà au nom de cette idéologie totalitaire, sa présence sur ce blog ne peut que ruiner sa réputation.
    Sauf bien entendu pour les collabos.

    • razor dit :

      Franchement on s’en fout qu’elle soit communiste, FDG, etc etc; même à l’extrême gauche il y a des analyses et des constats intéressants donc l’intelligence consiste à lire de tout…l’étiquette politique aujourd’hui, franchement rien à battre! Vous préférez les traîtres de l’UMPS ??

  10. Trend dit :

    Tsipras essaie de s’en mettre un max sans plus, comme tout les autrees partis majoritaires depuis la crise………..
    Qui sont les responsables ceux qui ne remboursent pas ou simplement ceux qui poussent à l’endettement !!!!!!!!!!!!!!

  11. BMW à vendre:

    Die gesamte Dienstwagenflotte der griechischen Minister steht zum Verkauf, unter anderem ein maßgefertigter kugelsicherer BMW mit Satellitenkommunikationsanlage und zahllosen Extras im angeblichen Gesamtwert von 750.000 Euro. Angeschafft hatte ihn die Papandreou-Regierung. Genutzt wurde er bis kurz vor der Wahl von Evangelos Venizelos, bis Januar dieses Jahres Vize-Regierungschef und Außenminister, Chef der griechischen Sozialisten (Pasok) und früher Finanzminister. Jetzt haben sich die Zeiten wenigstens auf den griechischen Straßen grundsätzlich geändert.

  12. Jean dit :

    Le parti communiste grec c’est le KKE, le KKP c’est le parti communiste kurde … Tsipras fait parti du système, cette bande d’internationalo-mondialistes. S’il ne l’était pas il proposerait une sortie de l’UE, l’Euro et l’OTAN (au moins) … mais ce n’est pas le cas …

  13. Ping : Grèce : le mystère Syriza | VigilWatch

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