Le Grexit s’est déjà produit, mais l’Europe ne le sait pas (E. Verhaeghe)

grexit_266329346« Il n’y a pas si longtemps (trois ans à peine), ceux qui évoquaient la mort de l’euro, la sortie de l’euro, la faillite de certains Etats européens, passaient pour fous ou pour infréquentables. Nous n’étions pas nombreux à oser dire ce qui se murmurait tout bas dans les couloirs de la finance, et qu’un nombre grandissant d’experts disent tout haut aujourd’hui : des pays comme la Grèce ne pourront pas rembourser leurs dettes et se posera tôt ou tard la question de leur défaut.

Pendant tout ce temps, une sorte de tabou a régné sur cette question, jusqu’à ce qu’intervienne la rupture inévitable imposée par les tabous que l’on ne veut pas briser : une majorité parlementaire s’est dégagée, favorable à un défaut partiel de la Grèce, et à un desserrement au minimum provisoire de l’étau dans lequel la Troïka a enfermé le pays. On en pense ce qu’on en veut, mais cette issue politique était extrêmement prévisible, comme elle l’est en Espagne, et comme elle l’est en France. Prévisible ne signifie ni certaine ni inévitable. Mais… les risques sont réels et la présomption de les voir se réaliser est forte.

Il est assez fascinant de voir avec quelle obstination la cécité peut régner parmi les élites occidentales. Quelques jours après la victoire de Syriza, des esprits bien faits continuaient à nier l’évidence : l’Europe est confrontée à une grave crise politique, consécutive à sa grande dépression économique.

Je sais qu’il existe une chape de plomb qui interdit de demander officiellement : jusqu’où ira cette crise ? En attendant, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’entre les affrontements armés en Ukraine et les tensions avec la Grèce, la paix qui nous était présentée comme la plus grande réalisation de l’Union Européenne est en train de vivre quelques moments difficiles.

Donc, la question est : jusqu’où ira cette crise ? Là encore, les chiens de garde de nos régimes décadents aboient une sorte de « circulez, il n’y a rien à voir ». Un Moscovici a expliqué depuis le début que l’arrivée de Syriza ne comportait aucun danger de crise systémique pour l’Union. Il fait partie de ces gens qu’il faut toujours écouter à l’envers : quand il vous assure qu’un événement ne peut pas se produire, c’est qu’il est déjà dans les tuyaux. La réunion de l’Eurogroupe demain en est la preuve : les pays européens se réunissent en urgence pour forcer Athènes à respecter des engagements contre lesquels Syriza a été élu. Jamais les problèmes d’un Etat membre de l’Union n’avaient été traités autour d’un tel rapport de force, aussi frontal, aussi binaire : soit la Grèce se soumet, soit elle se démet.

L’Europe ne veut pas se l’avouer, mais le Grexit est d’ores et déjà consommé. Même si la Grèce reste dans l’Europe, ce ne sera pas par amour, mais par raison et par obligation. Même si la monnaie unique reste une valeur d’usage en Grèce, le message qui est passé au peuple grec a tué l’idée européenne : vous n’avez plus le choix, vous devez rester dans une organisation qui ne vous aime guère, qui vous méprise et qui attend juste de vous que vous payiez vos dettes.

Il existe au fond deux formes de Grexit : celui qui formalise la sortie de la monnaie unique, et celui qui, sans le dire clairement, prend la forme d’un désamour envers l’Union. Ce dernier Grexit-là est consommé… »

Eric Verhaeghe, le 11 février 2015 (via Le blog à Lupus)

Lire aussi :

Grèce : échec des négociations, la zone euro lance un ultimatum à Athènes

Greece rejects bailout deal – Deadline to avoid financial chaos in Europe is March 1st

Rappels :

« Bye bye l’€uro » : Télé irréalité (J. Sapir)

Grèce : le mystère Syriza

Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

 

kohl dictateur pour euro

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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20 commentaires pour Le Grexit s’est déjà produit, mais l’Europe ne le sait pas (E. Verhaeghe)

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  2. Nanker dit :

    Si vous voulez vous faire plaisir allez sur le site d’Europe1 trouver l’interview d’Alain Minc de ce matin. Ce crétin avouait en pleurnichant qu’il avait ENFIN compris que Tsipras n’allait pas trahir ceux qui avaient voté pour lui (comme Minc l’espérait?) qu’il tiendrait bon et qu’il irait jusqu’au bout.

    Ne manquerait plus maintenant qu’il lise ce billet. Courage Minc!

  3. OOPS dit :

    L’auteur oublie de préciser que les dites dettes ce sont les Grecs qui les ont créées, du fait de leur politique socialiste qui ne pouvait être financée que par la dette et non par l’économie privée que le Pasok a tout fait pour démolir, à l’exception des segments rentables pour la banque d’investissement, pendant trente ans. La gabegie financière a certes été encouragée grandement par la monnaie unique et les financements bancaires en euros, mais les principaux fautifs sont les Grecs avides de la manne européenne et non les Européens. Le côté grotesque de la position de Syriza est de prétendre mener une politique ultra-socialiste et dirigiste en dehors de la zone euro, c’est-à-dire en se privant de leur principale source de financement des dépenses publiques. Il est bien évident que leur programme n’est pas applicable sans les subsides européens, du fait de l’état lamentable de l’économie grecque, ou supposé tel, qui requerrait au contraire une forte réduction de la fonction publique et une libération des forces productives du pays, soit l’inverse des mesures promises par Syriza à ses électeurs. Donc la meilleure manière pour Syriza de ne pas appliquer son programme est encore de sortir de la zone euro, ce qui obligerait de facto l’Etat grec à pratiquer une cure d’amaigrissement sans précédent qui ferait retourner l’économie grecque aux années soixante, à une époque où fleurissaient les petits commerçants, la petite industrie et l’agriculture de survivance. En même temps l’économie grecque serait soumise à une cure de désintoxication drastique qui éliminerait tous les parasites vivant de la dette bancaire, véritables foyers infectieux où se logent les familles oligarchiques. Sans cet électrochoc, l’opération de purification promise par Syriza n’aura jamais lieu, ou bien elle prendra beaucoup plus de temps, dans la mesure où l’Europe manque de moyens exécutifs pour faire appliquer ses décisions. A ce propos, je remarque que personne ne mentionne la disparition des dizaines de milliards d’euros versés par l’Union européenne à la Grèce, et en particulier l’Allemagne et la France, au titre du rattrapage des nouveaux entrants dans la zone euro pressés de se mettre au niveau de leurs partenaires. Quid des aides régionales, qui des aides d’infrastructure, qui des aides de réorganisation professionnelle, quid des aides agricoles, quid des aides énergétiques, qui des aides administratives etc, etc??? Retrouver la trace de cette manne perdue dans les méandres de la corruption grecque serait sans doute un bon moyen de rembourser la dette grecque.

    • « La gabegie financière a certes été encouragée grandement par la monnaie unique et les financements bancaires en euros, mais les principaux fautifs sont les Grecs avides de la manne européenne et non les Européens. »

      « Les Grecs » ? Non, les élites grecques et leurs complices de Goldman Sachs (la banque qui a truqué les comptes du pays pour le rendre euro-compatible), de la Commission de Bruxelles et du Conseil de l’Europe, qui étaient parfaitement au courant de cette supercherie. La Grèce a pu ensuite s’endetter jusqu’à la gueule, protégée par le parapluie de l’euro (i.e. les taux d’intérêt très bas).

      On en revient toujours à cette connivence de l’oligarchie politico-financière.

      • OOPS dit :

        Vous me faites rire. Qui a maintenu le Pasok au pouvoir et l’y a maintenu maintes et maintes fois? Qui a profité de la manne européenne permettant de multiplier à foison le nombre de fonctionnaires et les avantages sociaux que les Grecs ne pouvaient s’offrir seuls? Quid des suites de la révolution communiste et du socialisme de Papandreou?Qui a profité de la manne européenne dans la fonction publique et les professions « aidées » par l’Europe? Vous n’avez pas vu les maires grecs arrivés en procession précédés du drapeau européen pour accueillir les fonctionnaires européens du FEDER, COREPER, FEOGA, Eurostat etc.annonciateurs de la manne européenne qui sera ensuite relayée par les banques, qui sont arrivées pour leur part bien après l’entrée de la Grèce dans l’UE.Il ne s’agit pas seulement de l’oligarchie mais d’une corruption généralisée à des peuples entiers pourris par une mentalité socialiste qui va bien au-delà des simples questions économiques.

      • Je n’ai pas dit que le peuple grec n’en avait pas largement profité, mais que les « fautifs » – puisque c’est le terme que vous avez employé – sont ceux qui ont rendu possible cette aberration de l’entrée de la Grèce dans la zone euro. Croyez-vous vraiment que les Grecs auraient voté pour l’euro s’ils avaient compris à quelle catastrophe cela les mènerait ? Peut-être, après tout… Mais comme dit le proverbe : le poisson pourrit par la tête.
        Ceux qui savaient et ont quand même fait sont doublement responsables.

      • OOPS dit :

        En tous cas Syriza fait preuve d’un manque de cohérence évident dans sa politique monétaire, puisque, loin de rejeter les liquidités offertes par la BCE, les banques grecques avec l’appui du gouvernement, se précipitent pour épuiser les ressources monétaires d’urgence en monnaie banque centrale européenne afin d’éviter le défaut. Ils sont totalement schizophréniques. Je crains que la politique de chantage exercée par Syriza contre l’Allemagne fasse rapidement long feu, faute de soutien des autres pays périphériques peu pressés de lui emboîter le pas dans ce qui ressemble à une impasse. A noter qu’il n’est plus du tout question de ce fameux programme d’investissement à vingt milliards d’euros cher à M. JC Juncker, dont la Grèce avait réclamé une part, mais apparemment sans succès étant exclue des subsides européens pour cause de mauvaise volonté dans des réformes, qui d’ailleurs n’ont jamais vraiment été appliquées. Il faut dire que le mot « investissement » signifie surtout la monétisation d’obligations souveraines, charge ensuite aux Etats de se débrouiller pour financer des usines à gaz, style parc d’éoliennes inutiles en partenariat avec le « privé ».

        When the governing council of the European Central Bank meets in Frankfurt on Wednesday, Greek banks may request a further raising of the cap on emergency liquidity
        http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-02-17/greece-is-using-its-emergency-liquidity-allowance-fast?hootPostID=61679eea602cd52233de16fe9e352194

      • zorba44 dit :

        A Oops …les corrupteurs et les corrompus. Quels sont à votre avis les plus grands fautifs ? Eternelle question de savoir qui est le plus responsable : les putes ou les clients des putes ?!

        Jean LENOIR

    • Trend dit :

      Les vrais responsables de l’entrée dans leuro de la Grèce sont les élites grecques et surtout la FRANCE au tant de Chirac. Lors d’une réunion informelle entre Khols ( ancien chancelier) et Chirac nouveau arrivé à la présidencielle, discutaient sur l’entrée de la Grèce dans l’euro, Kohl était farouchement contre mais Chirac poussait pour faire accepter le Grèce en faisaint du chantage et l’élite grecque a enfoncé le clou en menaçant de tout bloquer toutes décisions futures au niveau européen (veto)
      On en a pas bcp parlé de cette histoire dans les médias…

  4. brunoarf dit :

    Mardi 17 février 2015 :

    Grèce : Tsipras annonce le vote par le Parlement de mesures sociales dès vendredi.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mardi le vote par le Parlement de mesures sociales en faveur des Grecs dès vendredi, date-butoir donnée par l’Eurogroupe à Athènes pour demander une extension de son programme d’aide.

    « Ces mesures vont conforter les salariés, les chômeurs, les petites et moyennes entreprise et vont relancer l’économie », a expliqué M. Tspiras.

    Figure parmi elles l’étalement en cent mensualités des remboursements de prêts bancaires pour les personnes les plus défavorisées.

    Les mesures sociales voulues par le gouvernement vont à l’encontre des préconisations du programme d’aide.

    « La Grèce n’accepte pas les conditions et les ultimatums, elle dit non », a lancé M. Tsipras, devant les parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

    Il a également accusé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble d’avoir perdu son sang-froid et de s’être adressé de manière humiliante à la Grèce lors des discussions entourant l’Eurogroupe de lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-annonce-le-vote-par-le-Parlement-de-mesures-sociales-des-vendredi/566770.rom

    • OOPS dit :

      « La Grèce n’accepte pas les conditions et les ultimatums, elle dit non », a lancé M. Tsipras, devant les parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

      Ils ont déjà changé d’avis 🙂

      Here comes the first trial balloon: GREECE AIMS TO REQUEST LOAN ACCORD EXTENSION TOMORROW: OFFICIAL: BBG and RTRS. Up next: denial
      https://twitter.com/zerohedge

  5. FDS dit :

    OOPS, quel baratin liberalo obsessionnel compulsif !

    Remets tes lunettes et lit correctement , guignolo !

    http://www.zerohedge.com/news/2015-02-17/stocks-go-green-euro-spikes-report-greece-ask-request-program-extension-tomorrow

    Va voir jusqu’à  » UPDATE » , à moins que tu n’ai la vue qui baisse !

    Sinon, ton idéologie hyper supra convaincante qui fait passer ce pays, la France, de 1,5 millions de chômeurs dans les années 70 à plus de 5 millions en 2015, t’en penses quoi ?
    Rien, car t’es un « winner » !
    Sacré OOPs, je parie que t’as des actions dans la broderie, tellement tu fais ça bien !

    • OOPS dit :

      Sacré OOPs, je parie que t’as des actions dans la broderie, tellement tu fais ça bien

      Non, je suis un adepte de la philosophie thomiste. Soit on rejoint le camp de l’usure, soit on le rejette. On ne peut pas vivre sur le dos du contribuable allemand et en refuser les obligations déterminées par l’EMU. Si vous ne voyez pas le problème de cohérence dans le discours potachique boutonneux de Syriza, c’est que vous avez un sérieux problème de vision ou d’audition. En attendant la profession de foi thomiste du gouvernement grec rallié à l’union des nations orthodoxes du bassin de la Mer Noir (on va faire ambitieux aujourd’hui), je vous fait un superbe bras d’honneur en guise de salut à tous les sophistes Melenchonistes et consors

    • OOPS dit :

      Ca ne vous rappelle rien??:

      Russia should pay for the restoration of Donetsk and Luhansk, Ukrainian Prime Minister Arseniy Yatseniuk said on Sunday, according to Ukrainian online newspaper Ukrainska Pravda.
      http://russia-insider.com/en/2015/02/18/3619?utm_source=Russia+Insider+Daily+Headlines&utm_campaign=63509b8e8f-Russia_Insider_Daily_Headlines11_21_2014&utm_medium=email&utm_term=0_c626db089c-63509b8e8f-188248009&ct=t(Russia_Insider_Daily_Headlines11_21_2014)

      A propos du manque de maturité politique des ministres grecs incapables de faire face aux réalités économique, autrement qu’en réhabillant le socialisme du Pasok sous les oripeaux populistes d’extrême-gauche.

      Für seine Forderungen erhält der Syriza-Chef in der Heimat große Unterstützung. Parallel zur Sondersitzung der Eurogruppe demonstrierten in Athen rund 20.000 Menschen für Tsipras Konfrontationskurs. Das sind zwar genau die Wähler der Syriza-Regierung, Tsipras braucht sie, ihnen verdankt er sein Amt. Doch mit Äußerungen wie « Wir sind nicht Merkels Kolonie » und « Schluss mit der Austeritätspolitik » engen sie den Verhandlungsspielraum des Regierungschefs extrem ein. Und die Kompromissbereitschaft der anderen Euroländer – allen voran Deutschland – wird auch nicht gerade größer.

      http://www.zeit.de/wirtschaft/2015-02/griechenland-euro-varoufakis-tsipras

    • Vous oubliez que la Grèce a été un des principaux bénéficiaires des aides européennes et qu’à ce titre ce qu’elle a reçu de l’Allemagne est incomparablement plus important que ce qu’elle lui doit. Maintenant la question reste posée de savoir ce que la Grèce a fait de cet argent pour moderniser son économie et son administration, non depuis son entrée dans la zone euro mais depuis son entrée dans l’UE en 1981, sachant que les subsides européens ont commencé à être versés au titre du « rattrapage » depuis le processus de pré-adhésion qui a démarré en 1976. Croyez-moi, ça fait un sacré pactole!
      Dans le même ordre d’idée, puisque vous aimez l’Histoire et la chronologie, on peut se demander pourquoi la Grèce a sacrifié son économie privée au socialisme étatique puis au socialisme de marché, consacrant ainsi la toute puissance des banquiers sur ses décisions économiques. Je crois que le passif des Grecs vis à vis de l’Allemagne dépasse de loin leurs actifs, si ce n’est une clientèle européenne qui a fait le bonheur de la Grèce dans le tourisme à commencer par l’Allemagne dont le décollage économique a rendu possible le développement du commerce maritime et du tourisme en Grèce. Si la Grèce veut se libérer de l’euro, qu’elle commence donc par se libérer de la banque et ses théories keynésiennes monétaristes en se posant les bonnes questions sur la manière de gérer efficacement l’économie privée, au lieu de quémander des crédits dans le monde entier, ce qui a la longue offre un spectacle pitoyable quant aux capacités du peuple grec d’assumer son propre destin, y compris devant les banquiers de la City.

  6. MJ dit :

    cette politique de l’ultimatum va pousser la Grèce dans les bras de la Russie au moins pour sa défense et dans les bras de la Chine pour les capitaux.
    Et ces deux pays seront très très contents de prendre pied en Grèce, l’un pour verrouiller l’accès à la mer noire et pour un accès facile en méditerranée, l’autre pour être présent « nativement » en EU.

  7. brunoarf dit :

    Jeudi 19 février 2015 :

    Aide à la Grèce : Berlin rejette la demande d’Athènes. « Ce n’est pas une solution substantielle. »

    Le ministère des Finances allemand a rejeté jeudi la demande déposée par la Grèce d’extension de l’aide de ses partenaires européens, estimant qu’elle ne représentait pas une solution substantielle et ne répondait pas aux critères fixés par la zone euro.

    « La lettre en provenance d’Athènes n’est pas une proposition substantielle de solution », a commenté Martin Jäger, porte-parole de Wolfgang Schäuble, ministre des Finances, dans un bref communiqué.

    « En vérité, elle vise à obtenir un financement-relais, sans remplir les exigences du programme. Le courrier ne remplit pas les critères définis lundi par l’eurogroupe », a-t-il poursuivi.

    Athènes s’est adressé aux ministres des Finances de la zone euro jeudi pour obtenir un prolongement de six mois du soutien financier de ses partenaires, et en prenant un certain nombre d’engagements.

    Le gouvernement grec refuse toutefois de se plier au memorandum qui est associé au programme d’aide, et prescrit au pays de rigoureuses mesures d’austérité.

    Dès mercredi, Berlin avait jugé qu’aides et réformes étaient indissociables, et insisté sur cinq conditions que devrait remplir la demande grecque pour satisfaire la zone euro.

    Parmi elles figurent l’engagement à ne pas détricoter les réformes déjà engagées, à ne pas mettre sur les rails de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d’Athènes à rembourser tous ses créanciers. Les pays de l’union monétaire se sont entendus sur ces conditions lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Aide-a-la-Grece-Berlin-rejette-la-demande-dAthenes-pas-une-solution-substantielle_RP/567535.rom

  8. FDS dit :

    > Troïka, ka ka !

    http://russeurope.hypotheses.org/3459
    http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika

    > Une petite lichette de corruption de « certains » de nos zamis zallemands ?

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203982202781-corruption-les-etats-unis-et-lallemagne-en-premiere-ligne-dapres-locde-1070465.php

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20141203trib8d0be6572/allemagne-perquisition-chez-airbus-soupconne-de-corruption.html

    http://www.okeanews.fr/20150208-contrats-de-defense-nouveau-scandale-62-millions-impliquant-des-entreprises-allemandes

    > Et bientôt, « ils » viendront tranquillement mais surement « ponctionner » les comptes !

    https://www.goldbroker.fr/actualites/dette-cesse-augmenter-monde-planete-voie-grecification-716

    Je me marre déjà de voir la tête de quelques uns …
    Ben quoi? Vous pensiez quoi ?
    Que parce que vous « raisonnez » et agissez comme « eux », vous seriez épargné ?
    Ben voyons ! « Ils » vous la mettront bien profond, et à vous , doublement !

    TOMA YA CABRONES !

  9. Logaro dit :

    Niké, la victoire pour les Grecs, Niqué, la défaite de l’Eurogroupe!
    Hier soir a eu lieu une réunion capitale pour décider du sort de la Grèce au sein de l’Europe. Les discussions, aux dires des journalistes, ont été tendues. Mais à la sortie, c’était une autre image que nous avions ! Un Tsipras, col ouvert, sans cravate, un grand sourire malgré son bouton de fièvre, qui s’approche des médias et leur fait part de son état d’esprit. Furtivement, derrière lui, presque la queue entre les jambes ( ce n’est qu’une expression symbolique), Angela Merkel, l’air renfrogné, furieuse, est restée dans son mutisme. Puis François Hollande, lui qui d’habitude l’air joyeux, avait sa mine sombre des catastrophes.
    Pourquoi cette différente si évidente ?
    Tsipras est sorti vainqueur, même grand vainqueur de l’arène dans laquelle il avait été jeté comme au temps des chrétiens. Car c’est lui et le peuple grec, contrairement aux prédictions des économistes de malheur, qui bénéficieront le plus d’une sortie de l’Europe : effacement de la dette du pays soit un gain de plus de 300 milliards d’euros, une dévaluation avec le nouveau drachme favorable aux exportations et au tourisme surtout après l’attentat en Tunisie, équilibre du budget et surtout extraction de ce pétrin qui engloutissait les forces, la confiance et l’énergie des Grecs.
    Mais un point n’est jamais soulevé pour montrer la défaite cuisante en cas de Grexit des Européens : non seulement ce sera la démonstration que l’euro est devenu faible et ne pourra pas déloger le dollar de la prépondérance financière sur les marchés. Il y a une fracture politique importante au niveau de l’Europe entre le sud et le nord, les uns accusant les pays dominateurs comme l’Allemagne et la France d’avoir voulu étouffer la voix du peuple grec.
    Celui qui se réjouit à l’heure actuelle de la situation en Europe est Poutine :.suite sur
    http://sleazy-caricatures.over-blog.com/2015/07/le-grxit-coup-de-grise-mine.html

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