Comment Tsipras s’est mis à genoux face à l’Europe (E. Verhaeghe)

Comment Tsipras s'est mis à genoux face à l'Europe

« Tsipras nous avait promis du sang, de la sueur et des larmes sur le sable chaud de l’arène européenne. Moins d’un mois après son élection, il a déjà tout cédé à l’Europe !

Tsipras roulait encore des mécaniques il y a huit jours

Décidément, ces Grecs sont d’incorrigibles Tartarin ! Il suffisait de lire les déclarations de Tsipras à la presse allemande il y a une semaine encore :

« Je m’attends à des négociations difficiles lundi. Pour autant, je suis tout à fait confiant(…) Nous ne voulons pas de nouveaux prêts d’aide. (…) Au lieu d’argent, nous avons besoin de temps pour mettre en oeuvre notre plan de réformes. Je vous le promets : après ça la Grèce sera un autre pays dans six mois (…) Je veux une solution gagnant-gagnant. Je veux sauver la Grèce d’une tragédie et préserver l’Europe de la division »

Quel farceur de Tsipras ! A l’approche de l’Eurogroupe de lundi dernier, la position de la Grèce était pourtant compliquée : après les échecs de la semaine précédente, les taux d’emprunt continuaient à flirter avec les 10%, et les agences de notations multipliaient les avertissements.

Malgré tous ces évidents signaux d’alerte, le porte-parole du gouvernement continuait à déclarer :

« La Grèce ne poursuivra pas dans la voie d’un programme qui a les caractéristiques des programmes des précédents gouvernements », a déclaré Gabriel Sakellaridis.

Tsipras était clairement prévenu par ses partenaires

En arrivant à Bruxelles, lundi, à l’Eurogroupe, le ministre grec Varoufakis était pourtant clairement prévenu sur les positions européennes.

Il suffisait d’écouter les propos du ministre allemand Schaüble à la radio allemande sur les possibilités d’un accord :

« D’après ce que j’ai entendu dire des négociations techniques au cours du week-end, je suis très sceptique, mais un rapport nous sera remis aujourd’hui et nous verrons à ce moment-là. (…) Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l’argent sans garanties ». Wolfgang Schäuble a par ailleurs jugé que le nouveau gouvernement grec se comportait de façon « assez irresponsable » et que cela n’apportait rien d’insulter ceux qui avaient soutenu le pays dans le passé ».

Lire la suite sur le site d’Eric Verhaeghe

Lire aussi :

Glezos : « Je demande au peuple grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion »

Rappel :

Giscard : « La Grèce doit sortir de l’euro »

Grèce : le mystère Syriza

De quoi Syriza est-il le nom ?

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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18 commentaires pour Comment Tsipras s’est mis à genoux face à l’Europe (E. Verhaeghe)

  1. JCFLX dit :

    De très mauvaise foi, cette article. Tsipras a obtenu ce qu’il voulait, du temps !

    • xavib dit :

      Le temps ne changera rien à l’affaire, puisque Tsipras refuse le défaut et la sortie de l’euro il devra en passer par la volonté de ses créanciers….

      • zorba44 dit :

        Le vrai visage de Tsipras, semble à se stade : se faire élire, faire du vent …puis se coucher. La problématique ne fait qu’augmenter. La dette nourrit la nouvelle dette jusqu’à l’indigestion finale …à la vomir.

        Jean LENOIR

    • brennec dit :

      Le temps se paye cher (cf olivier Delamarche)

  2. Archibald dit :

    Le succès de la Grèce n’en est qu’à son début. Un raz-de-marée d’actions positives au profit du Peuple va déclencher les initiatives en chaîne en Europe.
    Pendant ce temps-là, si rien n’est fait la guerre va décimer l’Europe.
    Syrie : L’Europe a laissé faire, a contribué à la guerre. Elle assumera.
    « Le jeu dangereux de la Turquie exacerbe l’alliance Syrie-Russie. La réponse est obligatoire. L’addition des provocations contre la Russie, contre la Syrie a un coût : remettre les pendules à l’heure. Il est à Nos yeux bien tard pour enrayer la guerre. Elle sera, et mettra un point final à l’horreur : en libérant la voie au Futur : le triomphe Syrie-Russie. Il n’y a pas d’autre voie, pas d’échappatoire.
    L’Europe a laissé faire, a contribué à la guerre. Elle assumera. Sans effort de tous, sans refus de l’horreur programmée : la Terre aux USA-Israël-Islamistes, il n’y a pas de futur pour l’humanité. … aux yeux de tous, c’est la destruction totale de l’humanité qui sera perçue.
    Nous engageons les hommes à se lever et à lutter pour le futur, les Générations futures, pour limiter le nombre de morts qui va grandissant au vu de l’état du monde, de l’inertie, de l’avancée des forces matérialistes. » Clefsdufutur 23.02.2015

  3. Ping : Terrorisme fiscal : la taxation du « loyer fictif »!!! | filoulaterre...

  4. FDS dit :

    > LES POINTS SUR LES I !

    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/02/quel-que-soit-le-risque-les-grecs.html

    Olivier Delorme

    Olivier Delorme est écrivain et historien. Passionné par la Grèce, il est l’auteur de La Grèce et les Balkans: du Ve siècle à nos jours (en Folio Gallimard, 2013, trois tomes, 2300 pages)

    « On a beaucoup parlé de la fraude et de l’évasion fiscales en Grèce, en oubliant de préciser ce que, là comme ailleurs, elle doit à des paradis fiscaux installés au cœur de l’Union européenne, qu’il s’agisse de l’Autriche ou du Luxembourg – dirigé si longtemps par l’ancien président de l’Eurogroupe et actuel président de la Commission européenne.
    Mais le problème fiscal de la Grèce, c’est avant tout celui de la faible imposition du capital (8 % contre une moyenne de 13,4 % en Europe) et des innombrables niches fiscales dont bénéficient les plus riches.

    Un régime fiscal qui profite à une caste économique qui vit en symbiose avec la caste politique ND-PASOK que Berlin, Paris et Bruxelles tenaient tant à voir rester en place, alors que c’est elle qui a conduit le pays là où il en est.

    Un régime fiscal que la Troïka, seulement soucieuse de couper dans les dépenses sociales, n’a rien fait pour changer. Mais un régime fiscal auquel Syriza a promis de s’attaquer.

    On a aussi beaucoup parlé de corruption, mais la grande corruption bénéficie d’abord aux corrupteurs, en l’occurrence les groupes d’armement, de travaux publics, de grandes surfaces commerciales ou bancaires d’Europe occidentale.
    Elle a bénéficié ensuite aux responsables politiques ND-PASOK, arrosés (on dit huilés en grec) durant de longues années.
    Elle a pénalisé le contribuable grec qui doit payer le surcoût des pots-de-vin dans le prix des marchés attribués. Et elle a contribué – pas qu’un peu ! – à creuser la fameuse dette !

    Or il faut rappeler que le champion toutes catégories de la corruption, en Grèce, se nomme Siemens et que les industries d’armement allemande et française, dont la Grèce a été régulièrement le deuxième et le troisième clients, figurent tout juste après.

    Là encore, la volonté du gouvernement de combattre la corruption (un ministre d’État a été exclusivement chargé de ce dossier), celle du ministre de la Défense « Grec indépendant » de rouvrir tous les dossiers de marchés d’armement, recueillent un écho positif dans de très larges secteurs de la société… en même temps – allez savoir ! – qu’ils éveillent peut-être des inquiétudes à Berlin et Paris. »

    > LE CALICE JUSQU’A LA LIE

    Jean-Michel Naulot (a siégé au Collège de l’Autorité des marchés financiers – AMF – de 2003 à décembre 2013 – avant de démissionner pour retrouver sa liberté de parole.

    Auteur de « Crise financière : Pourquoi les gouvernements ne font rien », Editions du Seuil

    « …Tous les économistes savent que la dette grecque est insoutenable.

    Ne pas le reconnaître au plan politique ce serait choisir une fois de plus la voie des artifices et aggraver à terme la crise.

    Les dirigeants européens et du FMI qui ont pris la lourde responsabilité de prêter jusqu’à 75% de la dette publique grecque, en sachant très bien que celle-ci n’avait aucune chance d’être remboursée un jour, ne peuvent rester dans le déni.

    A charge pour eux de s’expliquer devant leurs électeurs sur la politique absurde qui a été mise en place.
    Lorsque les dirigeants européens devront solder les comptes de ces prêts considérables, 15 fois les prêts à l’Argentine lors de la crise pourtant qualifiée de systémique du début des années 2000, des prêts qui ne sont même pas comptabilisés dans la dette publique des pays de la zone euro (!), l’explication avec les citoyens risque d’être rude.

    Un banquier qui aurait accepté de financer de cette manière une entreprise en difficulté serait pénalement responsable.

    Il serait poursuivi pour financement abusif et immixtion dans la gestion de l’entreprise…  »

    > Excellentes analyses de Bruno Colmant

    http://blogs.lecho.be/colmant/

    > Idem pour Michel Santi

    Autant donner la parole à ceux qui ont réellement quelque chose à dire de censé, non ?

    • Trend dit :

      Le vrai problème fiscal de la Grèce est que:
      L’EGLISE NE PAIE PAS D’IMPOTS ( elle détient toute l’économie touristique)
      LE FRET MARITIME NE PAIE PAS D’IMPOTS ( via les flottes maritimes sous pavillon étranger).
      De toute façon on ne sait pas changer leur mentalité, il suffit d’étudier leur manière dont l’impôt est établit, si tout le monde savait, l’on demenderait à la Grèce de quitter non seulement l’euro mais aussi l’Europe, mais celà ne a pas dans le sens du poil….

    • Geraldine dit :

      FDS : Lecteur de la dernière heure, non ?

      Faudrait voir à pas ramener ta fraise, tous ces gens et ces faits on connaît déjà…

      • FDS dit :

        Encore une qui a tout vu, tout su et …tout bu ?

         » Parler pour ne rien dire, ou ne rien dire pour parler, sont les deux principes majeurs de tout ceux qui feraient mieux de la fermer, … avant de l’ouvrir. »
        Pierre Dac

      • Geraldine dit :

        Excellent mot de Pierre Dac… tu devrais te l’appliquer.

        Si tu considères que Colmant et Santi sont les seuls à dire des choses sensées (avec un S, pas un C… ) reste sur leur site. Ici on a de quoi cogiter, on connait même Jean-Michel Naulot !

    • Alcide dit :

      …Autant donner la parole à ceux qui ont réellement quelque chose à dire de censé, non ?

      Si en face existent des oreilles censées et des yeux pour voir …
      Mais bon , tant que les champignons nucléaires ne fleurissent pas en Néoféodalie Globale, gardons espoir.

  5. FDS dit :

    Mami Gégé et les pseudo conseils… ou Mami Dine l’aigrie de service ?

    Les deux camarade !

    Tu devineras facilement ce que j’en fais de tes « conseils »…

    T’es propriétaire de qqch ici ?

    C’est ton point de vue qui fait référence pitêtre ?

    J’attends encore de lire quelque chose venant de toi qui ne soit pas que du vent !

  6. Geraldine dit :

    FDS = Français de souche ? Gaffe, ça peut tomber sous le coup de la loi…

  7. Ping : Terrorisme fiscal : la taxation du loyer!! Fictif??? | filoulaterre...

  8. FDS dit :

    http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika

    Documentaire, 90 minutes, à voir ou à revoir pendant 7 jours.

    La diffusion de ce soir ne fait que renforcer ma conviction : les banksters sont au pouvoir.

    Quelques pantins leur servent de relais.

    Solution radicale : le gnouf, donc la justice !

    Solution ultra radicale : haut et court …

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