La Grèce et le piège des liquidités (J. Sapir)

L’interminable feuilleton grec ou comment résoudre un problème sans s’en donner vraiment les moyens… Avec en introduction cette annonce de Jacques Sapir sur BFM : « De plus en plus de responsables du gouvernement grec parlent d’une sortie de la Grèce de l’euro. »

(BFM Business, 17 mars 2015)

« Les négociations en cours entre les autorités européennes, qu’il s’agisse de l’UE ou de l’Eurogroupe et le gouvernement grec se font tous les jours dans un climat de plus en plus délétère. Après « l’incident » de la vidéo de Varoufakis, largement diffusée depuis Bruxelles, dans laquelle il faisait un « doigt d’honneur » aux institutions, vidéo datant en réalité de 2013 et entièrement sortie de son contexte, il y a eu l’opposition de l’Eurogroupe aux lois anti-pauvreté que souhaite prendre le gouvernement grec. Cela démontre une volonté politique de la part des institutions européennes de « casser » un gouvernement nouvellement élu [1].

 Voici qui en dit long sur le respect de la « démocratie » telle qu’on l’entend à Bruxelles. Tout ceci était néanmoins prévisible. Nous savons à quoi nous en tenir sur la « démocratie » de l’Union européenne. Mais, cela montre que le conflit est inévitable et a probablement atteint le point de non-retour [2]. Il faut alors examiner la situation de la Grèce dans ce contexte ».

Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir

Rappels :

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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7 commentaires pour La Grèce et le piège des liquidités (J. Sapir)

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  2. Eric PERMEZEL dit :

    Vladimir Poutine devrait rencontrer Alexis Tsipras la semaine prochaine. Tiens tiens…

    • Geraldine dit :

      Entre peuples orthodoxes ils sont faits pour s’entendre… et d’ailleurs Chypre et la Russie viennent de passer un accord.

  3. brunoarf dit :

    La BCE vient de prêter 97,8 milliards d’euros aux banques privées européennes. Taux d’intérêt : 0,05 % !

    En clair : les banques privées empruntent 97,8 milliards d’euros à 0,05 %, et ensuite elles prêtent de l’argent aux ménages en leur faisant payer un intérêt de 2,8 % !

    Pour les banques privées, l’argent est gratuit !

    Lisez bien la dernière phrase de l’article : « Aucune autre sanction n’est toutefois prévue, pas plus qu’un contrôle de l’usage réel de ces fonds. »

    Conclusion : les banques privées empruntent de l’argent à 0 %, et ensuite elles font ce qu’elles veulent avec cet argent !

    Le système actuel est un système de banquiers, fait par les banquiers, pour les banquiers, et destiné à enrichir les banquiers.

    Quant aux classes populaires et aux classes moyennes, elles continuent à s’appauvrir.

    Les banquiers, à la guillotine.

    Jeudi 19 mars 2015 :

    Gros appétit des banques européennes pour un nouveau prêt géant de la BCE.

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi avoir alloué 97,8 milliards d’euros à 143 banques européennes, beaucoup plus qu’attendu, dans le cadre de son troisième prêt de long terme (TLTRO).

    Les prêts TLTRO sont très bon marché : leur taux, initialement fixé à 0,15%, a été ramené en janvier à 0,05% pour accroitre leur attractivité. Ce qui revient à dire que les banques peuvent désormais s’endetter quasiment gratuitement via ce mécanisme.

    http://www.romandie.com/news/Gros-appetit-des-banques-europeennes-pour-un-nouveau-pret-geant-de-la-BCE_RP/576499.rom

    • Et oui l’argent est gratuit pour les banques privées, ce qui explique pourquoi la sortie de la Grèce ne s’est toujours pas concrétisée, careelle serait bien incapable de se financer dans des conditions aussi intéressantes, en laissant sa banque centrale prendre le relais. Entre le carry trade sur la dette grecque, dont se régale tous les traders de la zone euro, grâce aux liquidités de la BCE, et l’hyperinflation sans possibilité de trader la dette grecque devenue sans valeur parce que évaluée à son prix réel et non au prix du marché garanti par la BCE, le choix est vite fait. Surtout que du côté des ministres grecs, on joue manifestement la carte du chantage, en faisant valoir le volume des dettes grecques au passif de la Bundesbank qui deviendront non compensables auprès de la BCE. Tous les prétexte sont bons pour soutirer de nouvelles aides financières nées de la magie du financement de la dette par la BCE, dont la capacité de refinancement est quasi illimitée. Alors pourquoi se gêner pour deux cents malheureux milliards d’euros, alors que l’économie grecque se porte plutôt pas mal et que l’Etat grec laisse tranquille l’oligarchie grecque, lorsqu’elle décide de faire voyager ses liquidités à travers les places financières? Aucun programme de gouvernement, aucun plan d’action, aucune promesse sérieuse vis à vis de l’administration de Bruxelles gavée de déclarations contradictoires. C’est du jamais vu en matière d’anarchie gouvernementale, à moins que tout cela ne soit que du théâtre pour amuser la galerie, histoire de faire oublier les vraies problèmes.

  4. zorba44 dit :

    La magie des chiffres vertigineux de la dette pourrait, en effet, faire illusion – l’illusion de richesse par brassées, valises… Illusion d’argent facile diffusé à profusion. Le fait que l’argent ne coûte rien ajoute à ce sentiment que rien ne changera. Il y aura toujours les bonnes mères que sont la BCE et la FED, le FMI aussi pour alimenter la drogue dure qui semble tenir les peuples en laisse.

    Mais un jour, sans crier gare, un avion s’écrasera sur la BCE de Francfort et, pourquoi pas, piloté par un banquier repenti à moins que ce ne soit un missile, à la Banque Mondiale à Bâle… Et ce sera la panique aveugle, la débâcle la plus totale dans la confusion de mesures folles des politiques aux abois en attendant que la vindicte populaire emporte tout sur son passage.

    Les boîtes d’allumettes sont partout pour allumer les brasiers, et de petits galops d’essai viennent d’avoir lieu avec l’inauguration des locaux de la BCE.

    Dangers, dangers, dangers partout !

    Jean LENOIR

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