Ukraine-Russie : quand l’Empire tombe le masque

bases militaires us[Lu sur Entrefilets.com. Validation éclatante, par un « quasi-officiel » de Washington, des thèses soi-disant « complotistes » présentées par les médias alternatifs, dont le blog de votre serviteur. Les médias officiels subventionnés continueront quant à eux d’occulter soigneusement ce type d’information en forme d’aveu. OD]

Il y a des moments comme cela où la vérité surgit soudain et vient brièvement parasiter l’écran de fumée de la vertueuse narrative propagée par les médias-Système. L’effet est toujours saisissant, jubilatoire même. Le 3 février dernier, le directeur de la fameuse agence privée de renseignement Strafor, George Friedman, nous a donc offert l’un de ces moments devant le Council on Foreign Relations de Chicago. Evoquant sans complexe la stratégie de domination globale de l’Empire US, il a parlé de l’opération menée actuellement par les Etats-Unis pour fracturer l’Eurasie et empêcher ainsi la constitution d’un bloc concurrent euro-asiatique, détaillant à cet égard le rôle-clé des USA dans la déstabilisation de l’Ukraine. Il a aussi stigmatisé cette Europe «qui n’existe pas» où seule l’Allemagne compte, bref, toutes ces sortes de choses qui n’ont rien à voir avec la bouillie pour les chats que vous sert la presse-Système subventionnée au quotidien. Moment rare donc, riche d’enseignements, où tout est dit de l’ivresse de puissance d’un Empire froid comme l’acier, sans âme et donc sans état d’âme.

La « CIA de l’ombre »
L’officine que dirige George Friedman est surnommée outre-Atlantique la «CIA de l’ombre», et conseille d’ailleurs comme il se doit l’administration américaine. George Friedman est donc pratiquement un «officiel» de Washington, moins les élans partisans ou les prudences électorales. Pour Friedman, les USA sont donc bel et bien un Empire dont le seul défaut est de ne pas encore oser s’assumer totalement comme tel.
Il avait déjà fait sensation en décembre 2014 (pas dans Libé ou Le Monde ne cherchez pas) lorsqu’il avait déclaré au quotidien russe Kommersant (1) que la pseudo révolution de Maïdan à Kiev avait bien été «le coup [d’État] le plus flagrant de l’histoire», confirmant d’ailleurs ce que nous disons depuis le début de l’affaire (2).
Si tout ce que Monsieur Friedman dit n’est pas nécessairement juste, son analyse représente toutefois ce qui se rapproche le plus aujourd’hui de la «vérité de la situation» au cœur de l’Empire.
Voici la transcription du discours (3).

De l’Europe qui n’existe pas, à l’Ukraine

«Aucun pays ne peut rester éternellement on paix, surtout les USA. Je veux dire que les USA sont constamment concernés par les guerres. À mon avis, l’Europe ne sera plus impliquée dans de grandes guerres comme avant, mais l’Europe subira le même sort que les autres pays : ils auront leur guerre, puis leur période de paix, et ils y laisseront des vies. Il n’y aura pas des centaines de millions de morts, mais l’idée d’une exclusivité européenne à mon avis… l’amènera à des guerres. Il y aura des conflits en Europe. Il y a déjà eu des conflits, en Yougoslavie et maintenant en Ukraine.
»Quant aux relations entre l’Europe et les États-Unis, nous n’avons pas de relation avec l’Europe. Nous avons des relations avec la Roumanie, nous avons des relations avec la France etc., il n’y a pas d’Europe, avec qui les USA aurait des relations.
(…)
»[L’extrémisme islamique] est un problème pour les États-Unis, mais ce n’est pas une menace pour notre survie. Il doit être traité, mais il doit être traité de manière proportionnelle. Nous avons d’autres intérêts de politique étrangère.

La menace Russo-allemande

»Donc l’intérêt primordial des États-Unis, pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la Guerre Froide, a été la relation entre l’Allemagne et la Russie par ce qu’unis, ils représentent la seule force qui pourrait nous menacer, et nous devons nous assurer que cela n’arrive pas.
Que faites-vous si vous êtes un Ukrainien ? Il est essentiel d’établir le dialogue avec le seul pays qui vous aidera, et ce pays ce sont les États-Unis.

L’armée ukrainienne, «notre armée»

»La semaine dernière, il y a une dizaine de jours, le général Hodges, commandant de l’armée américaine en Europe, s’est rendu en Ukraine pour y annoncer que les formateurs américains viendraient désormais officiellement, et non plus officieusement. Il a remis des médailles aux combattants ukrainiens, ce qui est contraire au règlement de l’armée qui ne permet pas de décorer des étrangers, mais il a fait. Ce faisant, il a montré que c’était son armée. Ensuite, il est parti pour aller annoncer aux Pays Baltes que les États-Unis allaient disposer des blindés, de l’artillerie et autres matériels en Pologne, Roumanie et en Bulgarie. C’est un point très intéressant. Donc les États-Unis ont annoncé hier qu’ils allaient envoyer des armes. Ce soir, bien sûr, les USA l’ont nié mais les armes partiront bien.
»Faisant tout cela, les États-Unis ont agi en dehors du cadre de l’OTAN. Parce que dans le cadre de l’OTAN, il doit y avoir un accord à l’unanimité et n’importe quel pays peut opposer son veto sur n’importe quoi. Et les Turcs opposeront leur veto «juste pour rire». Le fait est que les États-Unis sont prêts à créer un cordon sanitaire autour de la Russie. La Russie le sait. Elle croit que l’intention des États-Unis et de faire éclater la Fédération de Russie. Je pense que, comme l’avait dit Pierre Lory, «nous ne voulons pas vous tuer, nous voulons juste vous faire un peu mal». De toute façon, nous sommes revenus au jeu d’antan.
»Et si vous interrogez un Polonais ou un Roumain, ils évoluent dans un univers totalement différent d’un Allemand qui est aussi différent de l’univers d’un Espagnol. Bref, il n’y a pas de dénominateurs communs en Europe.

C’est cynique, amoral, mais ça marche

»Mais si j’étais ukrainien, je ferais exactement ce qu’ils font : essayer de s’appuyer sur les Américains. Les États-Unis ont un avantage fondamental : ils contrôlent tous les océans du monde. Aucune autre puissance ne l’a jamais fait. Par conséquent, nous arrivons à envahir les peuples et ils ne peuvent pas nous envahir, ceci est une très bonne chose. Maintenir le contrôle de la mer et le contrôle de l’espace et la base de notre pouvoir.
»La meilleure façon de vaincre une flotte ennemie est de l’empêcher de se construire. La façon dont les Britanniques ont réussi à s’assurer qu’aucune puissance européenne ne puisse construire une flotte a été de faire en sorte que les Européens s’entre-déchirent. La politique que je recommande et celle adoptée par Ronald Reagan en Irak et en Iran. Il a financé les deux côtés, de sorte qu’ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre. C’était cynique, ce n’était certainement pas moral, mais ça a marché.

»Et c’est le point central : les États-Unis ne peuvent pas occuper l’Irak. Au moment où les premières bottes touchent le sol, la différence démographique est telle que nous sommes totalement en infériorité numérique. Nous pouvons vaincre une armée, nous ne pouvons pas occuper l’Irak… l’idée que 130’000 hommes puissent occuper un pays de 25 millions d’habitants… eh bien le ratio policiers-civils à New York est supérieur à celui déployé en Irak.
»Donc, nous n’avons pas la capacité d’aller partout, mais nous avons la capacité de, premièrement : soutenir diverses puissances rivales afin qu’elles se concentrent sur elles-mêmes en leur procurant le soutien politique, quelques soutiens économiques, militaires, des conseillers et, en dernière options, faire comme avec le Japon, je veux dire au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, par des mesures de désorganisation. L’objectif des mesures de désorganisation n’est pas de vaincre l’ennemi mais de le déstabiliser. C’est ce que nous avons fait dans chacune de ces guerres, par exemple, nous avons fait perdre son équilibre à Al Qaïda.

Rome et l’Empire britannique pour modèles

»Notre problème, car nous sommes jeunes et stupide, est que après avoir déstabilisé les ennemis et de nous dire: «c’est bon, le travail est fait, rentrons chez nous…», ce fut si facile alors pourquoi ne pas y construire une démocratie. Et c’est à ce moment que la démence nous frappe.
»La solution est que les États-Unis ne peuvent pas constamment intervenir dans toute l’Eurasie, ils doivent intervenir de manière sélective et très rarement. Ce doit être fait en dernier recours. L’intervention militaire ne peut pas être la première mesure à appliquer. Et en envoyant les troupes américaines nous devons bien comprendre en quoi consiste notre tâche, se limiter à elle et ne pas développer toutes sortes de fantasmes psychotiques. Donc, j’espère que nous avons retenu la leçon. Parfois les enfants ont besoin de temps pour apprendre les leçons.
»Mais je pense que vous avez absolument raison, en tant qu’Empire, nous ne pouvons pas nous comporter de la sorte. La Grande-Bretagne n’a pas occupé l’Inde, elle a monté les différents états indiens les uns contre les autres, puis elle a fourni quelques officiers britanniques à l’armée indienne. Les Romains n’avais pas envoyé de grandes armées dans leurs territoires conquis : ils avaient placé des gouverneurs pro-romains et ces gouverneurs, comme par exemple Ponce Pilate, étaient responsables du maintien de la paix.
»Donc, les empires qui contrôlent directement les territoires se soldent par un échec, comme c’était le cas avec l’empire nazi. Personne n’est suffisamment puissant pour le faire. Vous devez vous montrer plus intelligent. Cependant, notre problème n’est pas encore ça, notre problème en fait est d’admettre que nous avons un Empire. Donc, nous n’avons pas encore atteint ce point car nous ne pensons pas que nous pouvons rentrer à la maison parce que le travail est bel et bien terminé. Donc, nous ne sommes qu’au début du chemin nous ne sommes même pas prêt à lire le chapitre trois du livre.

La bataille de l’intermarium

intermarium doctrine»La question à l’ordre du jour pour les Russes est : ont-ils créé une zone tampon qui sera au minimum une zone neutre, ou bien l’Occident va-t-il s’introduire beaucoup plus loin en Ukraine… et s’installer à 100 kilomètres de Stalingrad et à 500 km de Moscou.
»Pour la Russie, le statut de l’Ukraine représente une menace pour sa survie, et les Russes ne peuvent pas laisser faire. Et la question pour les États-Unis, dans le cas où la Russie s’accroche à l’Ukraine : où cela s’arrêtera-t-il. Ce n’est donc pas un hasard si le général Hodges, (qui a été nommé pour porter le chapeau), parle du pré-positionnement de troupes en Roumanie, Bulgarie, Pologne et jusqu’à la Baltique. Par ces actions les USA préparent leur intermarium (4) de la mer Noire à la Baltique, dont rêvait Pilsudski (5). C’est la solution pour les États-Unis.

L’inconnue allemande

»La question pour laquelle nous n’avons pas de réponse est que va faire l’Allemagne ? La vraie inconnue dans l’équation européenne ce sont les Allemands. Pendant que les États-Unis mettent en place le cordon sanitaire entre l’Europe et la Russie, pas en Ukraine mais à l’ouest, et que les Russes essaient de trouver comment tirer parti des Ukrainiens, nous ignorons la position allemande.
»L’Allemagne est dans une position très particulière, l’ancien chancelier Gerhard Schröder et membre du conseil d’administration de Gazprom et ils ont une relation très complexe avec les Russes. Les Allemands eux-mêmes ne savent pas quoi faire. Ils doivent exporter et les Russes peuvent acheter. Et d’un autre côté s’ils perdent la zone de libre-échange ils doivent construire quelque chose de différent. Pour les États-Unis, la peur primordiale est la technologie allemande et le capital allemand avec les ressources naturelles russes et la main-d’œuvre russe comme la seule combinaison qui a fait très peur aux USA pendant des siècles.
»Alors, comment cela va-t-il se jouer. Eh bien les États-Unis ont déjà joué cartes sur table. C’est la ligne de la Baltique à la mer Noire. Quant aux Russes, leurs cartes ont toujours été sur la table. Ils doivent avoir au moins une Ukraine neutre, pas une Ukraine pro-occidentale.
La Biélorussie est une autre question.
»Maintenant, celui qui peut me dire ce que les Allemands vont faire, me dira ce que seront les 20 prochaines années de l’Histoire. Mais malheureusement, les Allemands n’ont pas pris leur décision. Et c’est toujours le problème récurrent de l’Allemagne avec son économie très puissante et sa géopolitique très fragile, et qui ne sait jamais trop comment concilier les deux.
»Depuis 1871, la question de l’Europe a été la question allemande. Comme la question allemande ressurgit, c’est bien la question que nous devons régler, et nous ne savons pas comment l’aborder, nous ne savons pas ce qu’ils vont faire.

Conclusions

Le discours de Friedman est donc totalement décomplexé. Pour un presque «officiel» de Washington, il y a là la marque de cette espèce d’ivresse de puissance qui permet aujourd’hui aux élites de l’Empire de dire tout haut ce qu’il convenait de dissimuler hier.
Cette «liberté de ton» nouvelle nous rappelle par exemple celle d’un Karl Rove qui, lorsqu’il officiait comme conseiller de W. Bush, avait déclaré en 2002: «Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons des réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire. (…) Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons.»
L’exposé de Friedman est taillé dans la même glace. Celle d’un Empire US en train de s’émanciper du poids de la nécessité de plaire à ses sujets, de jouer encore et toujours les grands frères protecteurs et désintéressés là où il n’y a toujours eu que voracité et volonté de domination sans partage. Et en effet, cet émancipation s’est accompagnée d’une violence redoublée en matière de projection de sa force avec, en un petit quart de siècle, près de 4 millions de morts à la clé (6) (toujours pour la bonne cause bien sûr).
Aujourd’hui, la carte des positionnements militaires US à l’extérieur des frontières du pays ; son budget de défense pharaonique et son inculpabilité à attiser ou provoquer des guerres, pour protéger ses intérêts ou étendre sa rapine, ne laissent donc plus planer aucun doute sur le fait que nous sommes bel et bien face à un Empire dans toute l’acception du terme.
Un Empire ivre de puissance, froid comme l’acier de ses armes, sans âme et donc sans état d’âme.
Et comme le dit si justement Friedman: «C’est cynique, ce n’est certainement pas moral, mais ça marche.»

Entrefilets.com, le 15 avril 2015

1 Interview de Friedman à Kommersant

2 Enfumage ukrainien : contre-propagande (et si vous avez encore un doute : voici)

3 Discours sous-titré de George Friedman (ici dans sa version intégrale)

4 La bataille de l’intermarium

5 Pilsudski

6 Quatre millions de morts en Afghanistan, au Pakistan et en Irak depuis 1990

Rappels :

Que mijotent les BRICS et l’Allemagne ? (P. Escobar)

Les USA, pour tenter de ralentir leur déclin, entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie (P. Leconte)

Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale

Voir aussi la vidéo :

(source : klagemauer.TV)

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour Ukraine-Russie : quand l’Empire tombe le masque

  1. zorba44 dit :

    Olivier bonjour,

    C’est toujours un peu glacant, hallucinant de découvrir l’envers du décor tel qu’il nous est presenté.

    Ceci dit, et cela a été posté hier au risque de la répétition : l’Empire romain n’existe plus depuis environ mille huit cents ans et l’Empire américain n’existe déjà plus.

    Ce qu’a simplement laissé l’Empire américain c’est la ruine universelle construite sur des schémas économiques de folie, de contraire à toute loi économique.

    Ils vont aussi payer l’addition car le monde entier se retourne contre eux, au prix sans doute d’un conflit ultime et terrible qu’ils auront bien cherché.

    Jean LENOIR

  2. A reblogué ceci sur Bernard Gilleronet a ajouté:
    Les USA ont un jardin à eux: l’espace européen. Impérialisme ou colonisation?

  3. bocanegra dit :

    du délire total …malade jusqu’à la moelle …cet article est digne d’un très grand malade…mais si ça marche ben c’est bien ! c’est pas moral mais si ça marche …ridicule du premier mot jusqu’au dernier. les blouses blanches ne sont plus très loin !

  4. Alcide dit :

    Cette stratégie horrible de guerre en Europe fomentée par les anglo-sionistes est déjà dans le discours de ces connards absolus du parlement :

    … »Nous devons laisser clairement entendre que nous sommes prêts à faire la guerre », a notamment déclaré le directeur du Centre des Etudes européennes du PPE, le député Roland Freudenstein, en accusant la Russie de remettre en doute les valeurs européennes.

    Suite:
    http://fr.sputniknews.com/international/20150422/1015785374.html

    Les « valeurs européennes  » que sont la théorie du genre , le mariage pédé, l’immigration invasion, la dette odieuse , l’asservissement par la création monétaire privée , le chômage résultant de la délocalisation de l’appareil productif, la vassalisation aux intérêts de l’Empire , des traîtres fous-furieux nous appellent à mourir pour défendre ces « valeurs ».
    Ce sera sans moi.

    • zorba44 dit :

      Bien dit. Les valeurs européennes de ces voyous ne sont pas celles de l’immense majorité du peuple.
      C’est bien contre ces eurocrates que nous déclarons notre propre guerre citoyenne !

      Jean LENOIR

  5. brunoarf dit :

    Dans l’Union Européenne, il n’y a pas que la Grèce.

    Neuf pays de l’Union Européenne sont en faillite.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, Chypre, la Belgique, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

    Chiffres Eurostat publiés le mardi 21 avril 2015 :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

    http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6796761/2-21042015-AP-FR.pdf/7466add3-3a70-4abb-9009-bc986a5d2c0a

  6. Alcide dit :

    Information hallucinante :
    Les autorités putschistes de Kiev mises en place par les US , adoubées , soutenues et financées par la Commission Européenne ainsi que par les principaux gouvernements de l’Europe, votent une loi glorifiant le « passé glorieux » de l’activité de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) du nazi Stepan Bandera !
    Glorifiant ainsi les pogroms ainsi que les massacres de dizaines de milliers de civils souvent torturés.

    Incroyable !

    Pologne-Ukraine: la glorification de l’UPA rend impossible le dialogue
    Le dialogue historique entre la Pologne et l’Ukraine est rendu impossible par la décision du parlement ukrainien de glorifier l’activité de l’UPA, selon le président Komorowski.

    Le fait que le parlement ukrainien ait adopté une loi glorifiant l’activité de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) de Stepan Bandera rend impossible le dialogue historique entre la Pologne et l’Ukraine, a déclaré jeudi le président polonais Bronislaw Komorowski.

    « Le malheur de cette loi consiste en ce qu’elle rend impossible le dialogue historique entre la Pologne et l’Ukraine sans lequel il n’y a pas de réconciliation et de solution de problèmes importants », a indiqué le chef de l’Etat polonais dans une interview accordée à la chaîne télévisée TVN24.

    « Cette loi, représente d’un côté un simulacre des lois polonaises visant à rompre avec le passé soviétique, et de l’autre, clôt la discussion sur le rôle de l’UPA, ce qui n’est pas correct », a ajouté le président polonais.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’UPA combattait aussi bien contre l’URSS que contre l’Allemagne. A partir du printemps 1943, elle menait également des opérations contre les habitants polonais de Volhynie, de Polésie et de Galicie orientale pour les éradiquer entièrement. Selon les estimations, l’UPA est responsable de la mort d’environ 100 000 Polonais.

    http://fr.sputniknews.com/international/20150423/1015788951.html

    A propos de Stepan Bandera
    Stepan Andriïovytch Bandera (ukrainien : Степа́н Андрі́йович Банде́ра), né le 1er janvier 1909 dans la province de Kalouch dans l’Est de l’Empire Austro-Hongrois et mort le 15 octobre 1959 à Munich, est un homme politique et idéologue nationaliste ukrainien. Il fut l’un des dirigeants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et dirigeant de l’Organisation des nationalistes ukrainiens tendance extrémiste dite OUN(B). Dans sa lutte pour l’indépendance de l’Ukraine contre la Pologne et l’Union soviétique, il collabora avec l’Allemagne nazie en créant la légion ukrainienne sous commandement de la Wehrmacht.

    Le 30 juin 1941 à Lviv, il rédigea avec Yaroslav Stetsko une Déclaration d’Indépendance de l’Ukraine, qu’il diffuse. Celle-ci étant rejetée par l’occupant nazi, il fut arrêté et envoyé après janvier 1942 dans le camp de Sachsenhausen. Libéré en septembre 1944, il fuit en Suisse avant la fin de la guerre pour réapparaître en Allemagne de l’Ouest, où il fut assassiné par les services secrets soviétiques en 1959.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Stepan_Bandera
    http://blogs.mediapart.fr/blog/xavier-d/080314/propos-de-stepan-bandera

    Les « valeurs » de l’Europe sont autant la promotion du nazisme que la création et le soutien aux terroristes islamistes sur fond de bombardement de civils comme nous l’avons vu avec la destruction de la Serbie, de la Libye et maintenant le Dombass.

  7. Trend dit :

    L’héritage greco-romain nous a donné la démocratie et la domination fera durer cette dmocratie encire quelques siecles et heureusement pour nous.
    Décidément le mur de la honte ne vous a pas suffit?

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