Grèce : le taux d’intérêt de la dette à deux ans grimpe à 25%, signe d’un défaut de paiement imminent

« Il n’y aura pas de déblocage supplémentaire de fonds sans un accord préalable entre la Grèce et ses créanciers, prévient Klaus Regling, directeur du MES (Mécanisme européen de stabilité), dans une interview au quotidien allemand Bild.
Par ailleurs, le taux d’emprunt des obligations du trésor grec à échéance deux ans a fortement progressé mardi de près de 200 points de base à presque 25%. L’Etat grec devrait payer aujourd’hui 25% d’intérêt par an s’il s’endettait sur les marchés à échéance deux ans – chose qu’il ne fera probablement pas. Ce taux de 25% est le signe que le marché anticipe un défaut de paiement imminent ».

Euronews, le 26 mai 2015

Lire aussi : Grèce : Les retraits aux guichets s’accélèrent

Advertisements

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

9 commentaires pour Grèce : le taux d’intérêt de la dette à deux ans grimpe à 25%, signe d’un défaut de paiement imminent

  1. Le Trésor grec n’emprunte plus sur les marchés depuis belle lurette. Donc le taux de la dette ne concerne que les banquiers qui s’en servent pour « spieler » à fond sur les titres obligataires grecs, pour autant qu’il en reste encore sur les marchés. A défaut il tradent des swaps de taux et pratique l’arbitrage entre les CDS sur la dette grecque et les taux du marché obligataire. Ce taux n’est donc que le reflet du sentiment du marché qui exploite les allées et venues sur la dette grecque ou ses dérivés en fonction des différentiels de taux entre la dette du coeur de la zone euro et sa périphérie. Typiquement on finance l’achat de dérivés sur la dette grecque par la vente de titres obligataires sur la dette française ou allemande.

  2. Garfy dit :

    c’est quoi l’argent ?

  3. Ping : Grèce : le taux d’intérêt de la dette à deux ans grimpe à 25%, signe d’un défaut de paiement imminent Actualités

  4. zorba44 dit :

    Il faudrait être un vrai pigeon pour accepter de prêter à ce taux… Premier de la liste donc la Grèce …et partant de là tout va s’accélérer très vite !

    Jean LENOIR

  5. brunoarf dit :

    En Grèce, les épargnants grecs continuent à retirer leur argent, puis ils le placent dans des pays étrangers.

    Aujourd’hui, les banques grecques sont en faillite.

    Janvier 2015 : les Grecs ont retiré 12,25 milliards d’euros.
    Février 2015 : les Grecs ont retiré 7,57 milliards d’euros.
    Mars 2015 : les Grecs ont retiré 1,91 milliard d’euros.
    Avril 2015 : les Grecs ont retiré 5 milliards d’euros.

    Vendredi 29 mai 2015 :

    Grèce : les retraits aux guichets s’accélèrent.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/grece-les-retraits-aux-guichets-s-accelerent-banquiers-1053163.php

    Christine Lagarde évoque un Grexit.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/29/christine-lagarde-evoque-un-grexit_4643174_3234.html

  6. brunoarf dit :

    En Grèce, le bank run s’accélère.

    En avril 2009, les dépôts bancaires étaient de 240 milliards d’euros. Aujourd’hui, ils sont de 133,7 milliards d’euros.

    Lisez cet article du site bloomberg.com :

    En Grèce, les retraits d’argent s’accélèrent en avril.

    Les dépôts bancaires ont atteint leur niveau le plus bas depuis septembre 2004, soit 133,7 milliards d’euros.

    Les retraits d’argent des épargnants grecs se sont accélérés en Avril, au moment même où un bras de fer entre la coalition anti-austérité au pouvoir et ses créanciers a aggravé les doutes quant à l’avenir de la Grèce dans la zone euro.

    Les dépôts des ménages et des entreprises ont chuté à 133,7 milliards d’euros en Avril. Ils étaient de 138,6 milliards d’euros en Mars. C’est une baisse mensuelle de 3,6 %. Les dépôts représentent 100 milliards d’euros de moins qu’en Septembre 2009, a déclaré aujourd’hui la banque centrale de Grèce. Depuis le début de la campagne électorale qui a propulsé le parti Syriza au pouvoir, les retraits d’argent atteignent 31 milliards d’euros, soit 18,8 % du total des dépôts.

    Les dépôts privés sont tombés à leur plus bas niveau depuis Septembre 2004, en raison des craintes que la querelle entre le gouvernement grec et ses bailleurs de fonds mènera à un retour à la drachme, ou alors à la confiscation de l’épargne des déposants.

    Les banques grecques ont perdu l’accès aux marchés des capitaux ainsi que l’accès aux opérations de financement ordinaires de la Banque centrale européenne, au milieu d’un bras de fer entre le gouvernement et ses créanciers sur les conditions attachées à l’actuel plan de sauvetage.

    Les banques grecques ont déjà obtenu plus de 80 milliards d’euros d’Assistance de Liquidité en Urgence (ELA) accordés par la Banque centrale de Grèce pour boucher le trou des retraits d’argent et pour rester à flot.

    Le graphique du bank run en Grèce est ici :

    http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-05-29/greek-bank-deposits-bleeding-worsens-in-april#media-1

  7. brunoarf dit :

    En Grèce, le bank run s’accélère.

    Les Grecs retirent de plus en plus leur argent des banques grecques.

    A propos du bank run en Grèce, lisez cet article :

    Vendredi 29 mai 2015 :

    Accélération des retraits de dépôts en Grèce.

    Selon les chiffres publiés ce matin par la Banque centrale de Grèce, les retraits de dépôts des banques grecques ont connu une accélération sensible au mois d’avril (6 milliards d’euros, dont 4,6 milliards pour les entreprises et les ménages), alors que leur rythme avait nettement ralenti en mars (3,6 milliards d’euros, dont 2,2 milliards pour les entreprises et les ménages).
     
    Retraits de dépôts bancaires en Grèce depuis décembre 2014 : graphique
     
    Depuis décembre 2014, les entreprises et les ménages grecs ont retiré près de 31 milliards d’euros des banques, si bien que le stock de dépôts est passé en cinq mois de 164 milliards à 133 milliards d’euros, soit une baisse de 19 % environ. 

    Le rythme des retraits n’avait plus atteint une telle intensité depuis la période 2010-2012. Plus inquiétant encore : jamais, depuis le début de la crise en 2010, les retraits n’avaient été aussi élevés en seulement cinq mois.
     
     Stock des dépôts bancaires en Grèce (2000-2015) : graphique
     
    Ces chiffres sont particulièrement scrutés car leur progression indique que les entreprises et les classes possédantes grecques (petites, moyennes ou grandes) revoient à la hausse la probabilité d’une sortie de l’euro et des mesures qui précèderaient ou suivraient cette sortie (limitation des retraits, contrôle des capitaux).

    Cette crise de confiance alimente un cercle vicieux autoréalisateur. L’augmentation des retraits fragilise en effet le secteur bancaire grec et accroit sa dépendance aux refinancements d’urgence de la Banque Centrale Européenne.

    Source : les chiffres détaillés sont disponibles sur le site de la Banque de Grèce.

    http://blogs.mediapart.fr/edition/que-vive-la-grece/article/290515/acceleration-des-retraits-de-depots-en-grece

  8. Ping : Grèce : le taux d’intérêt de la dette à deux ans grimpe à 25%, signe d’un défaut de paiement imminent - Ma banque a moi

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s