Philippe Béchade : « Je suis plein d’espoir pour la Grèce en cas de Grexit »

(Philippe Béchade, BFM Business, 10 juin 2015)

Excellent. Il a tout à fait raison. Les Grecs qui ont de l’argent l’ont mis à l’abri… Les autres, l’immense majorité, n’ont rien à perdre à une dévaluation de leur monnaie, ils ont même tout à y gagner. A condition que la Grèce fasse un vrai défaut de paiement… OD

Rappel :

Olivier Delamarche : « La Grèce sortira de l’euro »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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17 commentaires pour Philippe Béchade : « Je suis plein d’espoir pour la Grèce en cas de Grexit »

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  2. zorba44 dit :

    Les européens et le FMI vont l’avoir jusqu’à l’os.
    Ils paieront deux fois.

    Et il fera, à nouveau, bon etre grec jusqu’au prochain épisode.

    Un bémol toutefois à l’optimiste de Béchade : la situation sera telle que ce n’est pas dans le rose qu’on se trouvera mais dans des teintes de gris dans un environnement noir.

    Jean LENOIR

    • Des entreprises aussi peu chères? Mais il n’y a plus d’entreprises intéressantes en Grèce à cause de la fuite des capitaux et des « cerveaux ». Il faudrait encore que la Grèce crée un climat favorable à la création d’entreprises autre que financière, ce qui n’est pas le cas depuis quarante ans. Changer de monnaie pour dénoncer la dette peut être une bonne stratégie mais à condition de changer de politique économique. Dans le cas de Syriza et du parti communiste grec, cela demande une révolution copernicienne pour comprendre enfin que les besoins de financement de l’Etat doivent rester en adéquation avec les capacités fiscales du pays. Et de ce côté-là, pardon mais on ne voir rien venir, mis à part un nouveau « machin » au sommet entre Tsipras et Poutine, en vue de construire un hypothétique gazoduc à un horizon de plusieurs années.
      Je dirais plutôt que c’est un retour à la case départ ,avant l’adhésion à l’euro ET à l’UE, parce que la sortie de l’UE s’en suivra nécessairement ,dans la mesure où les Grecs devront reprendre l’initiative en matière de politique économique et sociale pour avoir une chance de recréer un environnement favorable à l’investissement. Il va falloir s’habituer à vivre sans les subsides européens dans l’immobilier, les transports, l’énergie, l’hôtellerie, etc. Une révolution en Grèce championne de la magouille autour des aides européennes!
      Les dirigeants grecs sont donc confrontés à un défi idéologique majeur, qui est de renoncer au dirigisme socialiste financé par l’Europe pour opter pour la remise à l’honneur de la création de richesse par l’entreprise et donc par le travail. Que voilà un sacré défi pour des politiques trop habitués à se financer par la dette publique qui n’est rien de moins qu’une forme d’expropriation déguisée de la richesse privée. C’est ici que se situe le rendez-vous avec l’Histoire, pas à Sochi ou à Moscou en vue de signer un accord de financement par l’emprunt auprès de Gazprom, en contrepartie de la livraison de fruits et légume.

  3. brunoarf dit :

    Vendredi 12 juin 2015 :

    Jean-Christophe Lagarde estime que la Grèce doit sortir de la zone euro

    Le président de l’UDI estime qu’accorder une nouvelle aide à la grèce, « c’est un peu comme si on faisait un massage cardiaque à un cadavre ».

    Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a prôné vendredi la sortie de la Grèce de la zone euro, dans son propre intérêt. Le programme du Premier ministre, Alexis Tsipras, est « inapplicable » et les mesures exigées d’Athènes insupportables sans une « monnaie faible pour retrouver de la compétitivité », a-t-il en effet estimé sur Europe 1.

    Interrogé sur les négociations entre la Grèce et l’UE, le FMI et ses autres créanciers, Jean-Christophe Lagarde a répondu : « Je crois qu’on se trompe absolument, c’est un peu comme si on faisait un massage cardiaque à un cadavre. On est en train de parler technique alors qu’il y a un problème politique. »

    « M. Tsipras s’est fait élire avec un programme inapplicable s’il veut rester dans la zone euro. Je dis très clairement que je pense que pour que la Grèce s’en sorte, elle a besoin de ne pas avoir une monnaie aussi forte que l’euro, elle doit sortir de la zone euro pour pouvoir, avec une monnaie faible, retrouver de la compétitivité économique, procéder à des dévaluations », a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.

    « Valéry Giscard d’Estaing dit la même chose que moi : donner une bouffée d’air à la Grèce, c’est la faire sortir de la zone euro, lui permettre d’avoir une monnaie plus faible qui redonne une chance à son économie. Et si un jour, elle a à la fois un système politique, économique et fiscal stable et qu’elle veut revenir, bienvenue », a ajouté Christophe Lagarde.

    « Organisons la sortie amicale de la zone euro », a insisté le président de l’UDI. « Les Grecs aujourd’hui souffrent beaucoup plus de ne pas avoir la capacité de rebondir économiquement. Les mesures qu’on leur demande les étranglent, c’est une réalité. »

    http://www.lepoint.fr/economie/lagarde-estime-que-la-grece-doit-sortir-de-la-zone-euro-12-06-2015-1935764_28.php

    • zorba44 dit :

      …Perdre en effet des centaines de milliards (qui le sont d’ores et déjà) c’est vrai : c’est franchement amical et, au risque de se répéter, c’est de l’avoir enfoncé bien profond (de temps en temps seule la trivialité rend le meilleur compte)

      Jean LENOIR

  4. brunoarf dit :

    Vendredi 12 juin 2015, vers 15 heures 45 :

    ALERTE – La zone euro a discuté du scénario d’un défaut grec.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–La-zone-euro-a-discute-du-scenario-dun-defaut-grec/602117.rom

    Le Cac 40 s’enfonce, les discussions techniques sont closes pour Athènes.

    La Bourse de Paris s’enfonce à la suite des déclarations d’un responsable du gouvernement grec indiquant que les discussions sont terminées au niveau technique.

    Grèce :

    La bourse d’Athènes s’effondre de 6,06 %.

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  6. Nanker dit :

    Si vous voulez vous faire un petit plaisir allez écouter cette émission de France Culture :
    http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-table-ronde-d-actualite-internationale-l-avenir-de-l-europe-se-joue-t-il-a-l-

    Le caniche de Bruxelles alias le consternant Jean Quatremer passe son temps à pleurnicher dans le micro et à blâmer les méchants Grecs de mettre en danger la « belle » (puante?) aventure européenne. Ecoutez l’émission c’est réjouissant : la limace de « LIbé », autrefois triomphante et d’un mépris infini pour les europhobes et autres populistes, est cette fois dans ses petits souliers.
    « The times they are a-changing » et ce n’est que le début.

    Quatremer et les autres larves va voir, de son vivant, la ruine du projet européaniste ultralibéral et atlantiste qu’il aura passé une grande partie de sa vie à porter sur les fonts baptismaux et ensuite à défendre aveuglément. Vae victis Jeannot! 😉

  7. Les Russes ambitionnent eux-aussi de créer leur monnaie commune, au grand dam de leurs partenaires de l’Eurasie qui craignent de disparaître dans un grand marché unifié eurasiatique. Des pays comme la Biélorussie s’étaient essayés, dans les années 90, une unions monétaire avec la Russie, avant de faire machine arrière du fait de la perte de souveraineté économique entraînée mécaniquement par l’adoption de la monnaie russe. Le retour au rouble monnaie commune des pays membres de l’union eurasatique s’inscrit dans une approche dirigiste et technocratique, dans laquelle les Etats décident de tout, en particulier de l’organisation des échanges qui se négocient au sommet entre les dirigeants des pays partenaires. Cette approche pyramidale de l’économie dirigée, au nom de modèles économétriques d’optimisation des unions monétaires intégrées, a toujours abouti à un recul des libertés et à un appauvrissement des populations pris dans un corset réglementaires dont il est impossible de se défaire. Ces projets monétaires devraient faire réfléchir ceux qui pensent que l’eurasie est une alternative crédible à l’UE, alors qu’elle s’annonce comme un ultime avatar du modèle soviétique de l’économie dirigée au sommet par les élites technocratiques.

    « The time has come to start thinking about forming a currency union, » Putin told reporters after the talks in the Kazakh capital Astana with Belarussian President Alexander Lukashenko and Kazakh President Nursultan Nazarbayev.

    He gave no details but suggested it would be beneficial for the three countries to work closely together as they try to overcome their economic difficulties.
    http://www.reuters.com/article/2015/03/20/us-russia-crisis-kazakhstan-union-idUSKBN0MG12120150320

  8. Excellent. Il a tout à fait raison. Les Grecs qui ont de l’argent l’ont mis à l’abri… Les autres, l’immense majorité, n’ont rien à perdre à une dévaluation de leur monnaie, ils ont même tout à y gagner. A condition que la Grèce fasse un vrai défaut de paiement… OD
    Ce n’est pas aussi évident.
    Même les pauvres peuvent souffrit d’un retour de l’inflation sur des produits de base qu’ils ne pourraient plus s’offrir car le pays importe beaucoup…
    De plus cela à l’inconvénaient de figer les inégalités et ne pas remmettre en cause les dysfontionnements de l’état grecque.
    L’église continuera à être le second propriétaire foncier du pays tandis que les riches qui ont depuis longtemps protégés leurs avoirs en les délocalisant pourront accaparer toute la richesse du pays car les biens ayant un peu de valeur ne seront plus valorisés dans la monnaie du pays mais resteront valorisés en euros rendant leur acquisition impossible pour la grande majorité de la population. Alors la Grèce aura le choix entre le devenir d’un pays du tiers monde où une petite ploutocratie règne en maître sur une vaste population réduite à la survie, ou faire une réforme en profondeur de type « communiste », réforme agraire notamment afin de spolier les riches.

    • Mieux vaut un épisode inflationniste que le remboursement ad vitam aeternam d’une dette illégitime et odieuse… Cela dit il est évident que sans une remise à plat de l’organisation productive, administrative et financière du pays, ce Grexit ne résoudra rien dans la durée.

  9. coockburn dit :

    que neni,
    tout et rien le temp gagner pour ceux et celle qui doivent retirer leur billes ou plutot transféré leur pertes sur le contribuable
    le C A C!!!!! triste farce en vase clos rien ne sort rien ne rentre pas de flux juste des aller retours
    le reste n est qu un mourant sous perfusion alimenter de qq liquidité afin de soutenir les fond de pension et qq parasites
    font de pension et fond d investissement qui par la magie de la photocopieuse sont en train de mettre la main sur tous les actifs physique de la planète
    et oui l or ne se mange pas et pour que or il y ait il faut des infrastructures
    hôtel ,clinique résidence ,sarl ,sa ,terre ,et mm réserve naturel tous est bon a prendre
    quel est le prix de la terre arable en france !!
    le mm qu en Roumanie

  10. Une petite tape sur l’épaule et c’est reparti pour un tour..

    Griechen-Krise: Tsipras kompromissbereit – doch EU und IWF streiten

    http://www.spiegel.de/politik/ausland/griechenland-tsipras-kompromissbereit-eu-und-iwf-zerstritten-a-1038702.html

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