Tyrannie européenne ? (J. Sapir)

tyrannie europe« Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste à provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

La déclaration d’Alexis Tsipras

Le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision d’Etat grecque (ERT), est de ce point de vue extrêmement clair :

« Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. (…) Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité »[1].

Ce texte court, empli de gravité et de détermination, entrera vraisemblablement dans l’Histoire. Ce texte est prononcé par un homme jeune, qui a été confronté à la mauvaise fois, aux manipulations, à ce qu’il faut bien appeler toutes les bassesses de la politique, depuis 5 mois. Il dit aussi sa colère, froide et déterminée. Et c’est peut-être là l’échec principal de l’Eurogroupe et des institutions européennes : avoir transformé un partisan de l’Europe en un adversaire résolu des institutions européennes. Tsipras n’était pas il y a cinq mois de cela un opposant à l’idée européenne. Mais, la multiplication des humiliations, des tentatives de coup de force, l’ont obligé à réviser nombre de ses positions, qui pour certaines d’entre-elles relevaient de l’illusion. Tsipras et Varoufakis sont aujourd’hui sur une trajectoire de collision avec l’Eurogroupe et l’UE non pas de leur fait, mais de celui des « institutions européennes ». Ceci est d’une immense importance pour la suite ».

Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir

Rappels :

Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

Maul zu, Schäuble ! Quand le ministre des Finances allemand déclare que la France devrait être réformée de force

L’Union européenne, la nouvelle URSS ?

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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26 commentaires pour Tyrannie européenne ? (J. Sapir)

  1. Ping : Tyrannie européenne ? (J. Sapir) - Ma banque a moi

  2. Ratuma dit :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/28/tsipras-appelle-a-voter-non-lors-du-referendum-sur-le-plan-d-aide

    quel faux-cul –

    contrairement à ce que l’on croit, la démocratie, c’était les celtes et pas les grecs

    • master t dit :

      Exellent et toujours concis ce m.Juvin, quant aux commentaires sur le figaro, certains d’entre eux, s’opposant à ses points de vues sont laminaires creux, bref aussi insipides que peuvent l’etre les eurodolatres quand ils défendent l’euro zone avec des preches qui ne sont que des slogans… creux, en butte avec la réalités des faits.

      Le sectarisme de certains se fout des faits, seules comptent les convictions de départ, elles constituent la matiere fondamentale de leur croyance, et croire ce n’est que parier sur le reel subjectivé.

  3. brunoarf dit :

    Dimanche 28 juin 2015 :

    Grèce : un Grexit presque inévitable.

    Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

    « La Grèce est seule responsable d’un échec des négociations », a averti Hans Jorg Schelling dans une interview au quotidien autrichien Die Presse.
    Il a ajouté qu’un Grexit ne serait possible que si Athènes présentait une demande officielle de sortie de l’Union européenne.

    « Les conséquences pour les pays de la zone euro ne sont pas, de loin, aussi mauvaises que pour la Grèce, a ajouté le ministre. Il est clair qu’un pays ne peut, en aucune circonstance, faire du chantage à la Commission européenne et aux pays de la zone euro. »

    http://www.romandie.com/news/Grece-un-Grexit-presque-inevitable/606838.rom

  4. This time it looks more serious:

    Colleagues, refusing to extend the loan agreement for a few weeks, and for the purpose of giving the Greek people an opportunity to deliberate in peace and quiet on the institutions’ proposal, especially given the high probability that they will accept these proposals (contrary to our government’s advice), will damage permanently the credibility of the Eurogroup as a democratic decision making body comprising partner states sharing not only a common currency but also common values.
    http://yanisvaroufakis.eu/2015/06/28/as-it-happened-yanis-varoufakis-intervention-during-the-27th-june-2015-eurogroup-meeting/

  5. brunoarf dit :

    Le retour de l’Histoire.

    Dimanche 28 juin 2015 :

    Je recopie trois titres d’actualité sur le site romandie.com

    Ces trois titres sont ahurissants.

    On a l’impression que l’Histoire accélère comme un torrent qui dévalerait une montagne.

    ALERTE – Grèce : un Grexit presque inévitable.

    Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

    ALERTE – Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

    Le gouvernement grec envisagera ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis l’a annoncé à la BBC.

    ALERTE – Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de prévoir suffisamment d’argent liquide.

    http://www.romandie.com/news/

  6. But there is still no plan B:

    When eurozone finance ministers emerged from a meeting without their Greek counterpart, Yanis Varoufakis, on Saturday night, they reminded everyone that Greece remained inside the EU’s common currency.
    “It is clear: Greece remains a member of the eurozone,” said Wolfgang Schäuble, the German finance minister. “Moreover, Greece remains a part of Europe.”

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/66056e96-1da4-11e5-aa5a-398b2169cf79.html?ftcamp=published_links%2Frss%2Fcompanies_banks%2Ffeed%2F%2Fproduct

  7. And IMF non-payment is NOT considered as a defaul as it is not a private investor;

    Credit rating agencies have already said they will not consider non-payment to the IMF a proper default, since they only care about debts owed to private creditors.
    While eurozone bailout loan agreements allow Greece’s EU lenders to trigger cross-default clauses if the IMF is not paid — an issue that was discussed at Saturday’s eurogroup meeting — it appears unlikely national governments will move in that direction. The ECB decision on Sunday signals that they are also willing to let the IMF “arrears” pass unremarked.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/66056e96-1da4-11e5-aa5a-398b2169cf79.html?ftcamp=published_links%2Frss%2Fcompanies_banks%2Ffeed%2F%2Fproduct

  8. blanca dit :

    CE QUI SE PASSE EN COULISSE : L’ALLEMAGNE A DEJA ABANDONNE LES USA ET LE ROYAUME UNIE ET A REJOINT L’ALLIANCE RUSSIE-CHINE LIEN CI-DESSOUS A SAISIR DANS YOUTUBE,COM

    Jim Willie Bombshell Germany To Break Away From US UK, Join Russia China Alliance!
    Ajoutée le 6 juin 2015

    JIM WILLIE ANALYSTE FINANCIER , IL N’A PAS PEUR DE S’EXPRIMER LIBREMENT SES SOURCES SONT TRES SERIEUSES.

    LE PREMIER MINISTRE DE GRECE EST UN VRAI PATRIOTE IL A RAISON DE NE PAS AFFAMER SON PEUPLE POUR PAYER DES DETTES A LA CABAL SAISIR LE LIEN CI-DESSOUS DANS YOUTUBE.COM

    Greek PM says IMF has criminal responsibility for Greece’s economic situation
    Ajoutée le 16 juin 2015

    EXTRAIT LONG ARTICLE EN ANGLAIS DE BENJAMIN FULFORD QUI EST JOURNALISTE ECONOMIQUE IL VIT AU JAPON C’EST LE PORTE-PAROLE DE WHITE DRAGON SOCIETY (WDS°

    Benjamin Fulford le 1er juin 2015

    « Il y a des signes croissants que les événements mondiaux seront autorisés à mijoter jusqu’à cet automne, quand il pourra enfin y avoir révolution dans l’Occident et la fin du régime de la Cabale. 
    En fait, il est du devoir moral de tous les gens conscients, de faire en sorte que cela se produise, et que l’Occident soit libéré de l’esclavage de la dette style babylonien.

    Le plus susceptible à déclencher la révolution, est maintenant prévu pour être la Grèce. 
    Les dernières nouvelles sur ce front, est que la Grèce va « regrouper » ses paiements de juin au FMI.

    Selon l’intelligence britannique, le MI5, ce que cela signifie, c’est que « si la Grèce regroupe ses paiements de juin, le manque au FMI sera au début de Juillet, après 30 jours de plus, ce sera signalé par le Directeur général du FMI, suivis de quelques 3-4 semaines de pourparlers de procédure à l’intérieur du FMI ». 
    En d’autres mots, la crise se produira en Septembre. »

    J’AVAIS TOUJOURS DIT QUE L’EUROPE EST UNE NOUVELLE TOUR DE BABEL DONT LA CONSTRUCTION A ETE ACHEVEE EN 1999.
    COMME LE DIT L’HISTOIRE LA 1ERE TOUR S’EST EFFFONDREE ET TOUS LES DIFFERENTS PEUPLES SE SONT DISPERCES.
    LA TOUR DE BABEL ACTUELLE SERA COMME LA PREMIERE TRES BIENTOT.

  9. Abroz60 dit :

    @ Zorba44
    You are finally back! I hope you are not in Greece because see below:
    http://www.bbc.com/news/world-europe-33305019
    Chaos for tomorrow a BBC just breaking news but not so surprising.

    Greek banks are to remain closed and capital controls will be imposed, Prime Minister Alexis Tsipras says.

  10. Enfin un point de vue sensé, bien que dérangeant, en ce qui concerne la réalité de l’austérité en Grèce et l’application réelle des réformes demandées par Bruxelles. On apprend que les dites réformes n’ont toujours pas commencé où qu’elles ont été purement et simplement inversées. Et c’est ce gouvernement qui prétend avoir la volonté d’appliquer un plan alternatif à l’union monétaire qui marquera la fin du financement de la monnaie dette (l’argent créé par les banques en contrepartie des IOU émis par les entités publiques et privées) et le retour au financement par de la monnaie equity (l’épargne résultant de la monnaie equivalente à un travail productif). Franchement, ce n’est pas sérieux. Toutes les transitions monétaires, en particulier quand on sort de plusieurs décennies de socialisme), sont longues et douloureuses. Changer les mentalités et les méthodes d’organisation de l’économie prend du temps et demande de patients efforts de transformation des mentalités. Les pays de l’ex-COMECON sont passés de la monnaie dette créée par la banque centrale de l’URSS à celle émise par les banques occidentales. Le processus a pris quinze ans et s’est effectué dans la douleur de la transition libérale pourtant assisté par les puissances occidentales. Ici il faudra aller vite et mettre en place un plan de réformes fondés sur le retour au travail et l’autonomie financière. Ce serait un occasion unique de tester certaines idées, comme le retour massif à la campagne des citadins qui vivraient de la permaculture sur des terres octroyées par l’Etat. On pourrait voir aussi l’émergence d’une nouvelle union des Etats de Mer noire sous la houlette américaine qui veillerait au développement de nouveau types d’artisanat et de navigation fondées sur la redécouvertes des techniques de l’Antiquité. Enfin le systèmes des cités grecques vivant du commerce et des cultures vivrières pourrait réémerger de leurs cendres dans une hellènité remise au goût du jour des nouvelles techniques de communication.

  11. Geraldine dit :

    Le point d’interrogation est clairement en trop !

  12. Ping : Tyrannie européenne ? (J. Sapir) Actualités

  13. brunoarf dit :

    Nous savons aujourd’hui quels sont les deux prochains pays qui sortiront de la zone euro :

    l’Espagne et l’Italie.

    Lundi 29 juin 2015 :

    ALERTE – Crise grecque : les taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie s’envolent sur le marché obligataire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Crise-qrecque–les-taux-demprunt-de-lEspagne-et-de-lItalie-senvolent-/607086.rom

    Dette publique :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

  14. brunoarf dit :

    Lundi 29 juin 2015 :

    Il ne reste plus que les banques centrales pour éviter un effondrement systémique généralisé.

    Pour empêcher un krach mondial, les banques centrales vont faire tourner leur planche à billet à plein régime.

    Exemple : la banque centrale de Suisse.

    La BNS est intervenue sur les marchés pour les stabiliser (Jordan).

    « La Banque nationale suisse (BNS) est intervenue pour stabiliser le marché des changes », a déclaré lundi son président Thomas Jordan. La situation actuelle en Grèce justifie cette opération, a-t-il expliqué lors du Swiss International Forum à Berne.

    La BNS a depuis l’abolition du taux plancher de l’euro le 15 janvier toujours dit qu’en cas de besoin, elle interviendrait sur le marché des devises, a-t-il dit. La situation en vigueur en Grèce depuis ce week-end justifie ce besoin. Le franc suisse est plébiscité comme valeur refuge depuis que la Grèce a imposé des mesures de contrôle des capitaux et ordonné la fermeture de ses banques pendant une semaine.

    Le président de la BNS n’a en revanche pas donné d’indications sur l’ampleur de l’intervention. Il n’a pas non plus annoncé si de nouvelles transactions sont prévues. « La BNS observe attentivement la situation », a-t-il ajouté.

    http://www.romandie.com/news/La-BNS-est-intervenue-sur-les-marches-pour-les-stabiliser-Jordan/607156.rom

  15. Réponse à Sapir

    Certes le PIB grec a reculé de 25% et ce principalement entre 2010 et 2013. Mais d’où vient cette chute? Principalement du recul des dépenses publiques qui sont incluses dans le calcul du PIB. Il faut rappeler que la Grèce vivait largement à crédit et qu’elle en a fait un fort mauvais usage. Elle a profité de la manne bancaire, l’argent emprunté à 2% ou 3% grâce à la BCE, pour pratiquer la relance par la demande, c’est-à-dire en augmentant démesurément le nombre de ses fonctionnaires; La masse salariale créée par ceux-ci étaient sensée tirée la croissance économique. C’est exactement l’erreur commise par la Gauche du « Programme commun » dans les premières années du septennat de F. Mitterrand. Résultat: quand les banques ont fermé le robinet, la croissance s’est effondrée. Comprendre que les fonctionnaires ne pouvaient plus être payés comme avant. Et comme la Grèce pratique de surcroît une mise à la retraite précoce, ces dépenses ont été accrues par des retraites non financées que l’Etat grec est incapable de payer sans les subsides de l’Europe. La faute du recul de la croissance n’est donc pas tant à chercher dans la monnaie unique que dans les inepties de la politique économique pratiquée par la Grèce depuis son entrée dans l’UE puis dans la zone euro.

    Ben May, Greek economist at think tank Capital Economics, said: « Their mistake was to go out, borrow money and use it to fund huge wage growth, rather than pay down its already substantial debts. »
    Greece went on a spending spree, allowing public sector workers’ wages to nearly double over the last decade, while it continued to fund one of the most generous pension systems in the world. Workers when they come to retire usually receive a pension equating to 92 per cent of their pre-retirement salary. As Greece has one of the fastest ageing populations in Europe, the bill to fund these pensions kept on mounting.
    Ben May, Greek economist at think tank Capital Economics, said: « Their mistake was to go out, borrow money and use it to fund huge wage growth, rather than pay down its already substantial debts. »
    Greece went on a spending spree, allowing public sector workers’ wages to nearly double over the last decade, while it continued to fund one of the most generous pension systems in the world. Workers when they come to retire usually receive a pension equating to 92 per cent of their pre-retirement salary. As Greece has one of the fastest ageing populations in Europe, the bill to fund these pensions kept on mounting.
    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/greece/7646320/Greece-why-did-its-economy-fall-so-hard.html

    http://www.tradingeconomics.com/charts/greece-gdp-growth-annual.png?s=gkgnvyy

  16. brunoarf dit :

    L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    Lisez cet article fondamental :

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

  17. La question qui tue:

    It reads: “Should the draft agreement submitted by the EC, ECB, IMF at the eurogroup on June 25 which consists of two parts that make up their full proposal be accepted? The first document is titled ‘Reforms for the completion of the current program and beyond’ and the second ‘Preliminary debt sustainability analysis’.”

    Il aurait été plus simple de demander aux Grecs s’ils veulent quitter l’euro ou pas. Mais là on s’aventurerait en terrain inconnu.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/a6bed852-1e42-11e5-ab0f-6bb9974f25d0.html

  18. Mince: le gouvernement grec va devoir emprunter à l’Europe pour organiser le référendum, faute des fonds nécessaire. On est dans l’improvisation la plus totale avec Tsipras qui s’énerve comme un gamin sur son compte Twitter en pestant contre Bruxelles qui a suspendu la distribution gratuite de coupures en Euros. Comme dirait Poutine: ces Européens manquent de « professionnalisme »

    According to Germany’s FAZ, « the Greek Court also estimates that the referendum will cost around 110 million euros, according to a well-informed policy analyst. Money that in view of the strapped Greek Checkout simply will not be there, even if the country saves a EUR 1.6 billion full-scale default to the International Monetary Fund this Tuesday. »

    Das Referendum kommt faktisch viel zu spät. Außerdem ist absolut unklar, ob es wirklich am 5. Juli abgehalten wird. Nachdem das aktuelle Hilfsprogramm am Dienstag ausläuft und es keinen formellen Vorschlag der Gläubiger gibt, ist überhaupt nicht abzuschätzen, worüber eigentlich abgestimmt werden soll, wie griechische Juristen und Oppositionspolitiker schon herausgestellt haben. Der griechische Rechnungshofs schätzt zudem, dass die Volksabstimmung rund 110 Millionen Euro kostet, berichtet ein gut informierter Politik-Analyst. Geld, das angesichts der klammen griechischen Kasse schlicht nicht da sein dürfte, auch wenn sich das Land eine 1,6 Milliarden Euro umfassende Tilgung an den Internationalen Währungsfonds an diesem Dienstag erspart.
    http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/eurokrise/griechenland/griechenland-schuldenkrise-alexis-tsipras-referendum-13674045-p2.html

  19. matbee dit :

    « L’Union européenne applique désormais l’équivalent de la « doctrine Brejnev » de souveraineté limitée »

    « Le 27 juin 2015 pourrait bien être dans l’esprit de beaucoup l’équivalent pour l’Union européenne de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, qui aida beaucoup à décrédibiliser le régime soviétique et précipita sa chute 20 ans après ».

    « Sur son blog[1], le Ministre des finances grec donne très clairement les raisons pour lesquelles il n’a pas accepté les propositions de l’Eurogroupe ainsi que les raisons qui le conduisent à penser que ces propositions constituaient en réalité un ultimatum. Le texte de sa déclaration, qui n’a pas été contestée par les autres membres de l’Eurogroupe et que l’on peut considérer comme authentique, montre que l’on a été en présence d’un raisonnement économique parfaitement articulé. Les arguments avancés par M. Varoufakis sont des plus sérieux, et il a reçu le soutien de plusieurs économistes de réputation internationale (comme Paul Krugman ou Joseph Stiglitz).

    Il est toujours possible de contester des éléments de la logique de Varoufakis. Mais il faut alors se situer au même niveau que lui. Force est de constater que ce n’est pas le cas avec les soi-disant « propositions » formulées par l’Eurogroupe. En réalité, ce dernier n’a nullement abordé la question du développement économique de la Grèce, mais uniquement par quels moyens et quelles procédures continuer d’extorquer de ce pays des paiements qu’il ne peut fournir. L’Eurogroupe a bien poursuivi une logique politique et non une logique économique. Dès lors, la rupture entre la Grèce et l’Eurogroupe prend une toute autre dimension qu’un conflit entre un débiteur et ses créanciers. Ce qui était en cause est la souveraineté du peuple grec. La rupture ne s’est donc pas faite sur des questions économiques mais sur le constat que l’Union européenne applique désormais l’équivalent de la « doctrine Brejnev » de souveraineté limitée, qui avait été exprimée lors de l’intervention des pays du « Pacte de Varsovie » en Tchécoslovaquie en août 1968.

    Il est un comble qu’alors que l’Union européenne se drape dans une « défense de la démocratie » par exemple en Ukraine (en oubliant opportunément le rôle des milices fascistes qui aident le gouvernement de Kiev) elle piétine de la manière la plus froide et la plus claire cette dite démocratie en ce qui concerne la Grèce. Cette leçon devra être retenue. Le 27 juin 2015 pourrait bien être dans l’esprit de beaucoup l’équivalent pour l’Union européenne de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, qui aida beaucoup à décrédibiliser le régime soviétique et précipita sa chute 20 ans après ».

    Jacques Sapir, « défense de la démocratie »

    http://russeurope.hypotheses.org/4023

    http://yanisvaroufakis.eu/2015/06/28/as-it-happened-yanis-varoufakis-intervention-during-the-27th-june-2015-eurogroup-meeting/

  20. brunoarf dit :

    Mais pourquoi ces tentatives désespérées pour tenter d’empêcher l’éclatement de la zone euro ?

    Hein ?

    Pourquoi ?

    Depuis 1918, il y a eu 67 créations d’union monétaire. Et à chaque fois, l’union monétaire a fini par éclater.

    67 tentatives … et au final 67 explosions.

    Alors oui, la zone euro va éclater.
    Oui, chaque nation européenne va retourner à sa monnaie nationale.
    Oui, dès sa naissance, la zone euro était destinée à éclater.
    On va pas en faire tout un drame (grec).

    L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

    • Un graphique vaut mieux qu’un long discours. Malheureusement pour les gens comme vous qui réagissent à l’émotionnel, en fonction des mots d’ordre des leaders d’opinion, l’historique de la politique monétaire grecque ne prêche pas en faveur d’un retour à la monnaie nationale. Les cent cinquante dernières années prouverait au contraire que la Grèce livrée à elle-même s’adonne aux joies de l’hyper-inflation, comme moyen privilégié de payer sa dette lorsqu’elle n’est pas supportée par les autres. Il faudrait vous demander quelle est la part de responsabilité des Grecs dans la crise actuelle marquée par une recrudescence des activités mafieuses, de la gabegie budgétaire et du népotisme qui sont des constantes de l’histoire économique de ce pays. Contrairement aux dires de beaucoup d’analystes la Grèce ne se rattache pas tellement à la culture européenne fondée sur la responsabilité individuelle et la recherche du bien commun, mais plutôt à des pratiques moyen-orientales aux antipodes des règles élémentaires de la bonne gestion économique des affaires privées ou publiques. La stabilité monétaire, gage du pouvoir d’achat de la monnaie et base de la solidité économique, n’a jamais été une caractéristique de la monnaie grecque. Les gouvernants grecs et leur peuple n’ont jamais été à la hauteur des exigences posées par une force de la monnaie empruntée à l’Allemagne, qui supposerait des pratiques allemandes en matière économique, c’est-à-dire l’application des règles minimales d’équité et de réciprocité entre patrons et travailleurs garanties par l’Etat. Au lieu de quoi ils se sont donnés corps et âme à un système socialiste privilégiant la création de valeur monétaire par la spéculation, gage du financement des besoins budgétaires par la spoliation des revenus hypothéqués sur le travail des générations futures, tout en compromettant évidemment l’avenir économique de celles-ci condamnées à l’immigration.

      Cf; Pouvoir d’achat de la Drachme, base 100 en 1955

      Cf; Pouvoir d’achat comparé de la Drachme et du D-Mark

  21. brunoarf dit :

    Historique.

    C’est un moment historique, ce soir.

    Lundi 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

    Lisez cet article :

    18h20 : La Grèce ne remboursera pas le FMI mardi.

    La Grèce ne remboursera pas l’échéance de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international mardi, a annoncé lundi un responsable du gouvernement grec.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021173479300-en-direct-grece-la-porte-reste-ouverte-assure-le-patron-de-leurogroupe-1132804.php

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