De nouveau, la Grèce peut sauver l’Occident (P. Craig Roberts)

« Comme à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale, il y a environ 2500 ans, de nouveau, la liberté occidentale dépend de la Grèce. Aujourd’hui, Washington et son empire d’États vassaux européens jouent le rôle de l’Empire perse, et les Grecs ont, tardivement, formé un gouvernement, Syriza, qui refuse de se soumettre à l’Empire de Washington.

thermopyles

Peu de gens comprennent que le sort de la liberté occidentale, ce qu’il en reste, est en jeu dans le conflit et, en fait, le sort de la vie sur terre. Il est certain que le gouvernement allemand ne le comprend pas. Sigmar Gabriel, un vice-chancelier allemand, a déclaré que le gouvernement grec était une menace pour l’ordre européen. Ce qu’il entend par ordre européen est le droit des pays les plus forts de piller les plus faibles.

La crise grecque n’est pas à propos de la dette. La dette est la propagande à laquelle l’Empire recourt pour nier la souveraineté partout dans le monde occidental.

Le gouvernement grec a demandé à la brochette de pays qui composent la démocratique Union européenne une prolongation d’une semaine pour rembourser la dette afin de permettre au peuple grec d’approuver ou de désapprouver les conditions léonines imposées à la Grèce par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, sur l’insistance de Washington.

La réponse de l’Europe et du FMI, et de Washington, a été NON.

Ils ont dit au gouvernement grec que la démocratie ne s’applique pas lorsque les créanciers sont déterminés à faire payer les citoyens grecs pour les erreurs de leurs créanciers, avec la diminution des pensions de retraite, la réduction des soins de santé, de l’éducation, de l’emploi et des services sociaux. La position de l’Empire est que le peuple grec est responsable des erreurs de ses créanciers étrangers, et que le peuple grec doit payer pour les erreurs de ses créanciers, en particulier les erreurs [et magouilles comptables, NdT] commises par Goldman Sachs.

Comme cela a été définitivement prouvé, l’affirmation de l’Empire est fausse. Les mesures d’austérité qui ont été imposées à la Grèce ont fait chuter l’économie de 27%, augmentant ainsi le ratio de la dette par rapport au PIB et aggravant la situation financière du pays. Tout ce que l’austérité a fait est de tirer le peuple grec encore plus bas, ce qui rend le remboursement de la dette impossible.

L’Empire a rejeté le référendum démocratique de la Grèce de dimanche prochain, parce que l’Empire ne croit pas à la démocratie. L’Empire, comme tous les empires, croit en la soumission. La Grèce n’est pas soumise. Donc la Grèce doit être punie. Les Perses Darius et Xerxès avaient la même vision que Washington et l’UE. Le gouvernement grec est censé faire ce que les précédents gouvernements grecs ont fait, accepter de rembourser et autoriser le pillage de la Grèce.

Le pillage est la seule manière qui reste au système financier occidental pour faire de l’argent. Dans la course aux profits à court terme, les sociétés occidentales, encouragées et contraintes par le secteur financier, ont délocalisé à l’étranger l’industrie, la fabrication et les compétences professionnelles, ainsi que la technologie de l’information et l’ingénierie des logiciels. Tout ce qui reste à l’Occident, ce sont les paris de casino sur les produits dérivés à effet de levier. Apple est une société américaine, mais pas un seul ordinateur Apple n’est fabriqué aux États-Unis.

Les gouvernements allemand, français et néerlandais, avec Washington et le système financier occidental, se sont prononcés en faveur du pillage. Pour qu’un pays puisse être pillé, il faut que la voix de son peuple soit réduite au silence. Voilà pourquoi les Allemands et l’UE contestent au gouvernement grec le pouvoir de confier au peuple grec le droit de décider de l’avenir de la Grèce.

En d’autres termes, en Occident aujourd’hui, la souveraineté des peuples et la responsabilité des gouvernements sont incompatibles avec les intérêts financiers du 1%. Pour conclure : si la démocratie peut être détruite en Grèce, elle peut être détruite dans toute l’Europe.

Le peuple ne tient pas seulement le sort de la démocratie occidentale entre ses mains, mais aussi le sort de la vie sur la terre. La méthode de Washington pour créer un conflit avec la Russie est l’UE et l’Otan. En violation des accords [verbaux, NdT] passés entre Gorbatchev et les précédents gouvernements états-uniens, Washington a amené l’Otan aux frontières de la Russie et déploie actuellement plus de troupes, d’armements et de missiles sur les frontières russes, tout en tenant des propos agressifs à l’égard de la Russie.

La Russie n’a pas d’autre choix que de viser ces déploiements militaires insensés. Comme ces derniers augmentent et que la propagande occidentale irresponsable et totalement faussaire contre la Russie et le gouvernement russe dégénère, la guerre peut éclater.

Il est clair que Washington et ses États vassaux ont évité la diplomatie et ont recouru en lieu et place à la diabolisation et à des tentatives de coercition pour forcer la Russie à satisfaire les demandes de l’Empire.

Cette politique irresponsable se poursuit malgré les nombreux avertissements du gouvernement russe à l’Occident de ne pas poser d’ultimatum à la Russie. Comme les empires se caractérisent par l’arrogance et l’hybris, l’Empire n’entend pas les avertissements.

Nous avons récemment eu des menaces britanniques contre la Russie de la part du Premier ministre marionnette de Washington à Londres, en dépit du fait que le Royaume-Uni ne peut engager aucune force contre la Russie et peut être détruit en quelques minutes par celle-ci. Cette sorte d’insanité est ce qui mène à la guerre. Le Premier ministre britannique est cinglé, il pense qu’il peut défier la Russie.

Washington prépare l’Armageddon. Mais la Grèce peut nous sauver. Tout ce que le peuple a à faire est de soutenir son gouvernement et d’insister pour que ce gouvernement, le premier depuis longtemps à représenter les intérêts du peuple grec, envoie l’UE corrompue au diable, fasse défaut sur la dette et se tourne vers la Russie.

Cela serait le début de la fin de l’UE et de l’Otan et cela sauverait le monde de l’Armageddon.

Très probablement, l’Italie et l’Espagne suivraient la Grèce et sortiraient de l’UE et de l’Otan, puisque ces pays sont aussi visés par un pillage sans merci. L’UE et l’Otan, les supplétifs utilisés par Washington pour créer un conflit avec la Russie, se déliteraient. Le monde serait sauvé et devrait son salut à la capacité des Grecs à réaliser ce qui est réellement en jeu. Exactement comme ils l’ont fait à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale.

Il est difficile d’imaginer un autre scénario qui nous sauverait de la Troisième Guerre mondiale. Prions pour que les Grecs comprennent la responsabilité qui est entre leurs mains, non seulement celle de la liberté mais aussi de la vie sur la terre ».

Paul Craig Roberts, le 1er juillet 2015, Strategic Culture

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Rappels :

Paul Craig Roberts : « Washington est perdu dans l’arrogance et la folie… Si les Russes et les Chinois ne se préparent pas à une guerre nucléaire préventive, ils seront détruits »

« L’UE, c’est l’antithèse de la démocratie » – Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie

La situation de la Grèce en deux dessins

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour De nouveau, la Grèce peut sauver l’Occident (P. Craig Roberts)

  1. Ping : De nouveau, la Grèce peut sauver l’Occident (P. Craig Roberts) - Ma banque a moi

    • Alcide dit :

      Oui , c’est honteux.
      La BCE outrepasse largement ses prérogatives et apparait clairement comme un nid de ploutocrates bancaires , tout comme le reste de la troïka soit dit en passant.
      BCE = Goldman Sachs , FMI = annexe BRI, Commission EU = Association de quidams du Bilderberg , bien sûr non élus et avec à sa tête un alcoolique champion de l’évasion fiscale.

      Il ne manque pas de lampadaires et de corde pour faire un exemple , reste à espérer que les Charlie comprennent et se révoltent… ce n’est pas gagné…
      Il est possible qu’ils ne comprendront que lorsque leur compte sera bloqué et leurs économies évaporées …

      Auparavant le Charlie montre qu’il respecte l’autorité et surtout le fric , puis défile consciencieusement derrière des criminels de guerre ou des facilitateurs du crime.

      • zorba44 dit :

        Oui Alcide, le confort a, chez les mougeons, le même effet que la drogue. Elle anéantit toute capacité de résistance jusqu’au moment où on s’aperçoit qu’il ne nous reste rien.

        Un zeste de lâcheté aussi …ça ne me concerne pas.

        Jean LENOIR

  2. Ping : De nouveau, la Grèce peut sauver l’Occident (P. Craig Roberts) Actualités

  3. brunoarf dit :

    Référendum en Grèce : quels sont les moyens de pression que l’Europe utilise pour peser sur le vote ?

    Comment l’Europe agit-elle pour inciter les électeurs grecs à voter « oui » ?

    La réponse est dans cet article :

    Samedi 4 juillet 2015 :

    Grèce : un référendum sous la pression de l’asphyxie économique.

    L’écart est donc minime, mais la dégradation économique est si forte que le besoin de retour à la normale va sans doute peser très lourd dimanche. Reste une matière à réflexion pour l’Europe. Comment est-il possible d’appliquer de tels moyens de pression sur un vote dans un pays de l’Union européenne ? Comment justifier que tous les moyens soient bons pour arracher un vote « acceptable » alors que la solution, une renégociation de la dette, est à portée de main ? L’Europe risque de rester durablement marquée par ce précédent.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-un-referendum-sous-la-pression-de-l-asphyxie-economique-489316.html

  4. zorba44 dit :

    Fini, l’occident est fini et la Grèce va mourir avec la fin des barbares de l’occident… Bien sûr il faut que cela cesse …dans le champ de ruines laissé par les autres barbares de l’EI.

    Jean LENOIR

    • Pour une fois un article de la grande presse ne rejoint pas le concert des pleureuses sur la dette, qui n’est jamais que l’arbre qui cache la forêt. La Grèce n’a jamais résolu ses problèmes économiques récurrents comme la main mise des syndicats sur l’Etat qui empêche toute réforme allant dans le sens d’une privatisation d’actifs qui serait pourtant l’essentiel à la dynamisation d’un tissu économique en pleine déliquescence.

      Les commentateurs n’ont même pas l’idée de rapprocher des situations comparables comme celles de l’Irlande et la Grèce et de se demander pourquoi dans un cas les solutions libérales fonctionnent, alors que dans l’autre, elles se transforment en tonneau des danaïdes. La culture grecque est plus moyen-orientale qu’occidentale. Comparer la Grèce actuelle avec celle des Hellènes est une ânerie d’Américains ne connaissant rien de l’Histoire européenne. Les Hellènes avaient déjà presque complètement disparu au temps de la conquête de la Grèce par les Romains, du fait de leur effondrement démographique et des luttes intestines permanentes en cités grecques.

      Depuis 1945, la Grèce a vécu un coup d’Etat communiste qui a suivi l’amputation du territoire grec de ses possessions en Asie Mineure et dans le pourtour de la Mer Noire. L’économie grecque essentiellement fondée sur les échanges commerciaux entre l’Europe et l’Asie ne s’en est jamais remise, tombant dans la dépendance financière vis à vis de l’Union européenne dans un contexte d’économie globalisée où les activités de négoce internationale sont facilement délocalisables. Malgré cela, toutes les offres avancées par les investisseurs russes et chinois d’investir dans les infrastructures (rail, ports, telecoms), dans la perspective de l’intégration de la Grèce à Eurasie, sont restées lettre morte devant l’opposition des syndicats à tout recul du service public gage de la préservation des avantages sociaux financés avec la dette en euros.

      Alors les plans avancés par Tsipras concernant l’union avec les BRICS, Russie et Chine en tête, ne peuvent que laisser songeur, du fait du refus de libéraliser une économie qui de toute façon est obligée d’en passer par le démantèlement de son secteur étatique, si elle veut retrouver le chemin de la croissance économique, entendez par là le passage d’un système économique étatique financé par la dette à un système productiviste où l’investissement est financé par l’épargne des entreprises et des ménages issue du travail productif. D’ailleurs les Russes ont fait savoir qu’il était hors de question pour eux de financer la dette grecque par du capital russe.

      L’intérêt de la Russie est de jouer la carte de l’intégration entre les blocs unifiés de l’Union européenne et de l’Eurasie, pas de pousser au démantèlement de zones économiques unifiées qui aurait pour effet de leur retirer les bénéfices de l’accès au Marché unique européen. Après tout la Grèce toute seule n’est qu’un acteur économique très secondaire. Elle ne vaut que par sa situation de tête de pont entre l’Europe et l’Asie. D’où l’idée russe de relancer les privatisations du rail et des ports afin de connecter les réseaux de transport européens à ceux de l’Eurasie. Mais le gouvernement grec ne veut rien entendre, dès lors qu’il s’agit de toucher à ses chasse-gardées électorales d’extrême-gauche.

      Il convient de rappeler la fameuse question posée aux Grecs:

      Should the draft agreement submitted by the EC, ECB, IMF at the eurogroup on June 25 which consists of two parts that make up their full proposal be accepted? The first document is titled ‘Reforms for the completion of the current program and beyond’ and the second ‘Preliminary debt sustainability analysis’.”

      D’où son souhait de rester dans la zone euro en demandant aux masses de répondre à une question incompréhensible pour le quidam non technocrate. Question que les médias ne prennent même pas la peine de préciser, laissant entendre par là qu’il s’agit d’une mascarade de plus dans le processus de négociations visant avant tout à une annulation progressive de la dette grecque. Plutôt que de refinancer la dette, aux prix d’une refonte structurelle de l’économie grecque, mieux vaut l’annuler afin de pouvoir perpétuer le système de financement du socialisme par la dette. Car il est bien évident que le gouvernement grec compte retouver par la suite son accès au marché en profitant de l’unification budgétaire européenne pour pouvoir souscrire de nouvelles dette bancaires européennes cette fois.

      But there are other visual signs that Greece’s economy has deep, structural problems.

      I went out to Piraeus, Greece’s biggest port, to see what things looked like. It’s not far from Athens and is the national hub for shipping, one of Greece’s biggest industries.
      http://uk.businessinsider.com/greece-piraeus-port-shows-you-why-the-economy-is-shattered-2015-7

      http://uk.businessinsider.com/greece-piraeus-port-shows-you-why-the-economy-is-shattered-2015-7

      EU referendum: Does the wording of the question matter?
      http://www.bbc.com/news/uk-32899104

      • Do you call that a question??:It is impossible to answer!

      • Pietrogalla dit :

        Jaisson
        Plein d’approximations grossières et de contre-vérités, par exemple:

        – les solutions libérales fonctionnent en Irlande, ah oui ?
        – La culture grecque est plus moyen-orientale qu’occidentale… lol
        – Comparer la Grèce actuelle avec celle des Hellènes est une ânerie d’Américains (dans ce cas les Français non plus ne sont plus francais, les Italiens plus des Romains, et les Espagnols ?etc.)
        etc etc

  5. brunoarf dit :

    « POUR QU’UN GOUVERNEMENT DE TECHNOCRATES PUISSE ETRE FORME »

    Jeudi 2 juillet 2015, Martin Schulz, président du Parlement européen, exprime au quotidien allemand “Handelsblatt” son souhait « de voir la fin de l’ère SYRIZA en cas de victoire du ‘Oui’ aux réformes, pour qu’un gouvernement de technocrates puisse être formé. »

    Déjà vu.

    Nous avons déjà vu ce film en Grèce, en Italie, etc.

    Pour survivre, l’Union Européenne ne peut plus compter sur les élections.

    Pour survivre, l’Union Européenne ne peut plus compter sur les référendums.

    Pour survivre, l’Union Européenne ne peut plus compter sur les peuples, car les peuples votent de plus en plus pour les partis politiques d’extrême-gauche (en Grèce et en Espagne) et pour les partis politiques d’extrême-droite (partout ailleurs).

    Qu’est-ce qu’il lui reste ?

    Pour survivre, l’Union Européenne doit placer au pouvoir des technocrates.

    Ces technocrates ont été formés dans les universités des Etats-Unis, ils ont eu une expérience professionnelle aux Etats-Unis, ils ont été banquiers aux Etats-Unis, notamment chez Goldman Sachs.

    Ces technocrates ont une obsession : créer une Europe fédérale.

    Loukas Papadimos :

    Loukas Papadimos accomplit l’ensemble de ses études supérieures au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il y passe avec succès une licence de sciences physiques, en 1970, puis un master de génie électrique, deux ans plus tard.

    En 1978, il obtient un doctorat de sciences économiques.

    Il commence à enseigner les sciences économiques dès 1975, à l’université Columbia, et devient, en 1980, conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston.

    De 1994 à 2001, il dirige la banque centrale de Grèce.

    C’est sous son mandat qu’a commencé le trucage des comptes publics de la Grèce, au moyen d’instruments financiers proposés par la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, qui a conduit à la crise de la dette publique1. Il sera par la suite nommé à la tête du gouvernement grec pour mettre en place une politique d’austérité supposée résoudre cette crise.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Louk%C3%A1s_Papad%C3%ADmos

    Mario Monti :

    Mario Monti est diplômé de l’université Bocconi de Milan en économie et management, ainsi que de l’université Yale (États-Unis).

    Dès 2005, il est « International Advisor » pour Goldman Sachs.

    De novembre 2011 à avril 2013, il est premier Ministre.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti

  6. Fred dit :

    Eurodéputé Paul Murphy : Les créanciers veulent changer le régime en Grèce

    « Les créanciers internationaux ne veulent pas se mettre d’accord sur la Grèce, a expliqué l’eurodéputé irlandais Paul Murphy dans une déclaration révélatrice. D’après lui, l’objectif des créanciers est de changer le régime en Grèce. «C’est devenu clair après la récente réaction de Merkel à la lettre de Tsipras», explique l’homme politique. Les créanciers ne sont pas intéressés à traiter avec le gouvernement élu grec. Ils veulent un autre gouvernement, «un gouvernement plus souple», estime Paul Murphy.

    L’eurodéputé accuse les créanciers, soit la troïka, d’imposer des mesures d’austérité à la Grèce à tout prix. «Depuis l’élection de Syriza, l’objectif des créanciers était d’empêcher à tout prix le gouvernement grec élu de réussir à alléger les mesures d’austérité», dit-il. D’après ses dires, le but de la troïka était aussi d’humilier le peuple grec afin de faire passer un message aux peuple Irlandais, Espagnol, Portugais et ailleurs eu Europe : «Ne résistez à pas à l’austérité !».

    http://francais.rt.com/opinions/3889—creanciers-veulent-changer-regime-grece

    • zorba44 dit :

      Cela est en effet bien clair « ne résistez pas à l’austérité » …par l’austérité vous sauvez nos boni ! à votre bon coeur …braves c….

      Jean LENOIR

  7. Michel Ickx dit :

    Il n’y a qu’à voir qui sont les gouverneurs de la BCE pour connaître les commenditaires et pour comprendre le lien entre la Grèce, l’Ukraine et l’Otan.
    • ECB: Mario Draghi, President – Goldman Sachs, World Bank
    • Bank of England: Mark Carney, Governor – Goldman Sachs
    • Bank of France: Christian Noyer, Governor – IMF, World Bank
    • Deutsche Bundesbank: Jens Weidmann, President – IMF
    • Bank of Greece: Yannis Stournaras, Governor – IMF
    • De Nederlandsche Bank: Klaas Knot, president – IMF
    • Banca d’Italia: Ignazio Visco, governor – OECD
    • National Bank of Austria: Ewald Nowotny, Governor – EIB; Andreas Ittner, Vice Governor – IMF
    • Banco de España: Luis M. Linde, Governor – Inter-American Development Bank (IADB)
    • Riksbank (Sweden Central Bank): Stefan Ingves, Governor – IMF
    • Norges Bank: Øystein Olsen, Governor – Center for Economic Analysis; Jon Nicolaisen, Deputy Governor – OECD
    • National Bank of Belgium: Luc Coene, Governor – IMF
    • Bank of Portugal: Carlos da Silva Costa, governor – EIB
    • Banque centrale du Luxembourg: Gaston REINESCH, governor – EIB, BNP Paribas
    • National Bank of Poland: Marek Belka, Head – Columbia University, University of Chicago and London School of Economics, World Bank, JP Morgan
    • Hungarian National Bank: György Matolcsy, Governor – European Bank for Reconstruction and Development
    • National Bank of Romania: Mugur Isărescu, Governor – Romanian Embassy in the United States
    • Bulgarian National Bank: Ivan Iskrov, Governor – US Treasury and the Federal Reserve Bank of Chicago
    • Czech National Bank: Miroslav Singer, Governor – University of Pittsburgh, PricewaterhouseCoopers
    • Bank of Estonia: Ardo Hansson, Governor – World Bank, Harvard University
    • Central Bank of Ireland: Patrick Honohan, Governor – IMF
    • Bank of Latvia: Ilmars Rimsevics, Governor – St. Lawrence University (USA), Clarkson University (USA)
    • National Bank of Slovakia: Jozef Makúch, Governor – IMF, World Bank

    Une excellente video qui résume la situation:

  8. loilpé dit :

    « Les créanciers de la Grèce ne sont pas sadiques, ils veulent juste des réformes »

    Un blâme à Yanis Varoufakis, et une réprimande à Syriza. Un coup de griffe au PS et une solution pour aider les pays endettés à retrouver la croissance. Lorsqu’on lui parle de la crise grecque, Louis Michel est intarissable et décoche ses flèches. Et pour cause, le député européen libéral est dans le feu de l’action. Tout en bénéficiant, comme ancien commissaire à la Coopération, d’un recul utile…. » ahahaha trop grosse la propagande…..ils veulent juste faire tomber Tsipras et mettrte la Grèce à genoux
    merci l’ex commissaire à la coopération pour ta juste objectivité

    http://www.lecho.be/dossier/dettegrecque/Les_creanciers_de_la_Grece_ne_sont_pas_sadiques_ils_veulent_juste_des_reformes.9652122-7964.art

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