Un NON franc et massif des Grecs au chantage et à l’humiliation. Et ensuite ?

C’est une belle victoire pour la liberté et la démocratie, un rejet clair et net des politiques d’austérité (pudiquement appelées « réformes ») qui étranglent et appauvrissent les Grecs depuis des années. Mais pour quel résultat concret ? Les Allemands, premiers désavoués, sont furieux et veulent pousser les Grecs vers la sortie. Ces derniers veulent rester tout en refusant de payer davantage… On va vivre des moments de folie. Déjà Varoufakis annonce sa démission, ses partenaires de l’Eurogroupe ne le supportent plus et Tsipras a décidé de le lâcher pour faciliter les négociations qui doivent reprendre. Mais qui s’étonnera de cette nouvelle impasse ? Uniquement ceux qui n’auraient toujours pas compris que l’UE est une pure chimère, une usine à gaz qui n’a aucune chance de fonctionner sauf à écraser de façon définitive les peuples et les nations qui la composent… OD

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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17 commentaires pour Un NON franc et massif des Grecs au chantage et à l’humiliation. Et ensuite ?

  1. zorba44 dit :

    Oui, Olivier, ainsi que je l’ai écrit dans un précédent commentaire, cela va être du sport. Il n’y aura de toutes les façons que des perdants – mais certains perdants, les Grecs, seront moins perdants que les autres …les banques et leurs montages de prêts frauduleux.

    Jean LENOIR

    • les Grecs, seront moins perdants que les autres …les banques et leurs montages de prêts frauduleux.

      Curieux comme point de vue. Considérez plutôt l’exemple des pays qui ont fait défaut ces dix dernières années et ce que leurs peuples sont devenus. Sont-ils sortis pour autant de la Crise? Non, bien au contraire. Certes il y a le contre-exemple de l’Islande. Mais c’est un cas à part, dans la mesure où la BOE assure une bonne partie du « funding » des banques islandaises et anglaises présentes sur place. Quand vous parlez des « banques », à qui pensez-vous? Les traders représentent à peine 1% des effectifs bancaires. Ceux qui vont trinquer, ce sont leurs centaines de milliers de salariés. Les actionnaires ont mis leurs sous à l’abri, par exemple en Nouvelle Zélande ou en Australie. Le plus inquiétant pour les Grecs est que leur gouvernement est incapable de présenter un plan B autrement que sous la forme d’une document potache sous format A4. Cette situation est intenable. Ou bien l’Europe dirigé réellement la Grèce et il faut écarter Tsipras et son équipe incapable de sortir leur pays de l’impasse économique et budgétaire, ou bien ils détiennent la réalité du pouvoir et alors ils doivent sortir de l’euro au plus vite. Et là les réjouissances vont commencer pour les Grecs, qui vont retrouver une monnaie avec son pouvoir d’achat réel et un budget alimenté par l’hyperinflation. C’est très exactement la situation qu’a connu l’Argentine, il y a quelques années. Elle s’en sort maintenant grâce à l’exportation du soja OGM et des steacks de boeuf Monsanto, sans oublier le fracking confié à Exxon. Les offres d’investissement des Chinois et des Russes ont été rejetées, notamment dans les infrastructures ferroviaires et portuaires. Je doute qu’un accord de swap entre la drachme et le yuan soit suffisant pour redresser la situation, surtout à un moment où le marché actions de Shanghaï a perdu 30¨% de sa capitalisation en même pas trois semaines!

      .The main Shanghai Composite Index has lost around 30% of its value in three weeks, a dramatic end to an equally breathtaking rally that saw it more than double in just seven months, fuelled by official interest-rate cuts.

      The sell-off is especially worrying because the bull market had been built on a mountain of speculative loans. Some analysts suggest total margin lending, both formal and informal, could add up to around 4 trillion yuan ($645bn).

      http://www.theguardian.com/business/2015/jul/05/china-freezes-new-share-offers-in-bid-to-shore-up-plunging-stock-markets

    • blanca dit :

      LE NON DE LA GRECE ETAIT PREVU DEPUIS LE MOIS DE MARS 2015. LE PREMIER MINISTRE NI LE PEUPLE GREC N’ONT PAS EU PEUR DU CHANTAGE DES LEADERS EUROPEENS ET DE LEURS MEDIAS DE PROPAGANDE.
      LE PORTE PAROLE DE WHITE DRAGON SOCIETY A DECLARE DE S’ATTENDRE A QUELQUE CHOSE DE GROS QUI VA ARRIVER EN SEPTEMBRE 2015. ALEX JONES AUSSI L’A ANNONCE DANS L’UNE DE CES EMISSIONS DE RADIO LE MOIS DERNIER.

  2. Ping : Un NON franc et massif des Grecs au chantage et à l’humiliation. Et ensuite ? - Ma banque a moi

  3. Eric PERMEZEL dit :

    De toute façon « ils » auront beau essayer de reculer pour mieux sauter, « lls » seront un jour chassés par les peuples.

  4. Alcide dit :

    Je crois que la stratégie adoptée par le gouvernement de Tsipras de rester dans la zone euro tout en répudiant les dettes est un formidable coin au cœur même des institutions fascistes de l’EU .
    Coin susceptible de briser cette monstruosité bureaucratique et antidémocratique au seul service des intérêts du cartel bancaire international.

    Car les réactions de la bête sont ambiguës:

    ….Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a averti que la sortie de la Grèce de la zone euro se traduirait par un trou de plusieurs milliards d’euros dans le budget de l’Allemagne.

    Selon Jens Weidmann, les pertes subies par la Bundesbank dépasseraient 14,4 milliards d’euros, somme des provisions destinées par l’Allemagne à lutter contre la crise de la zone euro, car la banque centrale subirait des pertes sur les titres grecs qu’elle détient. Ces derniers s’élèvent à 20 milliards d’euros.
    Selon le président du Parlement européen, Martin Schulz, la victoire du non au référendum en Grèce forcerait le pays à introduire rapidement une nouvelle monnaie. Néanmoins, Martin Schulz a indiqué que les Européens ne « laisseraient pas tomber » les Grecs.

    « Peut-être devrons-nous accorder des crédits d’urgence à Athènes pour que les services publics continuent de fonctionner et que les gens dans le besoin reçoivent l’argent nécessaire pour survivre », a ajouté le président du Parlement européen.
    suite:
    http://fr.sputniknews.com/international/20150706/1016856875.html

    Les europathes souhaitent maintenir la Grèce dans la zone euro comme tous les autre pays pour continuer le pillage actuel et pouvoir mettre en place facilement le futur pillage par les traités TISA , TAFTA et autres mais veulent ignorer les répercussions énormes de la répudiation des dettes par les Grecs inclues implicitement dans le référendum.

    Cela est incompatible et expose des « élites  » totalement désemparées souffrant de déni.

    L’intervention de Shulz est symptomatique de cet état de délabrement :
    Continuer l’ELA bancaire aux frais de la princesse BCE ou forcer la Grèce à imprimer des euros pour permettre à la population de vivre et de retirer son argent des banques sans subir les conséquences intrinsèques au fonctionnement frauduleux des réserves bancaires dites « fractionnaires « .

    Nous vivons une époque intéressante .

  5. L’éclatante victoire du NON au référendum grec prend l’oligarchie européenne littéralement à la gorge.

    En faisant en sorte qu’il n’y ait pas de possibilité de quitter l’euro, carcan voulu par le tuteur américain, les eurocrates vont découvrir à quel point la victoire de Tsypras est un virus mortifère à côté duquel ebola est une rigolade.

    Ce virus est déjà dans les corps sociaux de presque tous les peuples de l’Union européenne. Il a été à plusieurs reprises jugulé par des opérations foireuses, mais en aucun cas éradiqué.

    Tsypras, redoutable stratège, ne veux pas sortir de l’euro, mais il sait pertinemment que sa position condamne les eurocrates soit à manger leurs chapeaux publiquement, en continuant au passage à violer un plus grand nombre des règlements qui régissent les différents organes de la technostructure supranationale, soit en violant délibérément le traité de Lisbonne, qui n’a d’ailleurs aucune véritable légitimité démocratique, et en dévoilant la face monstrueuse de la dictature fasciste qui s’était, tant bien que mal, grossièrement travestie, façon Drag-Queen, en caricature de démocratie.

    Que doit faire et que va faire Tsypras ? Il va continuer à vouloir imposer une négociation dans laquelle l’eurogroupe des pantins de Washington ont tout à perdre et rien à gagner, et si l’eurogroupe décide de rendre possible l’exclusion de la Grèce de l’euro, ils ne couperont pas la branche sur laquelle ils se croient en sécurité, mais ils abattront l’arbre qu’est cette Europe sous protectorat américain.

    La partie était jusqu’à présent passionnante, elle vient de prendre des allures fascinantes de la réponse du faible au fort, avec deux possibilités soit la Pat, soit le Mat pour l’eurogroupe.

    Comme il n’y a pas de remède connu pour le virus que vient d’inoculer Tsypras à ces guignols de la nomenklatura fasciste européo-américaine, je mise sur le Mat en quelque coups magistralement assénés, car maintenant il va pouvoir compter sur l’accroissement du puissant courant anti Europe de la finance et des banksters.

  6. canari bleu dit :

    « New World Order über Alles ! » Seule raison de continuer l’expérience désastreuse de l’euro…

  7. Randy C.Kay dit :

    Le peuple grecque s’est prononcé souverainement, et cela est magnifique. Cela fait donc les grecques responsables des agissements de ceux qu’ils ont soutenus. Mais au fait, qui a voté aussi souverainement pour les précedents dirigeants, de droite comme de gauche, depuis la chute des militaires?

    • Alcide dit :

      Pour s’exprimer pleinement la démocratie exige l’information loyale et une certaine compréhension de l’économie et de la géopolitique par les électeurs ainsi que la possibilité de virer les malpropres élus sur un programme et pressés d’en appliquer un autre arrivés au pouvoir sans que cette évidente rupture de contrat puisse être sanctionnée.

      Ces conditions indispensables sont inexistantes en occident néolibéral par la volonté des oligarques au pouvoir réel ou de leurs larbins aux affaires qui utilisent en permanence les médias (leur propriété ) pour désinformer sciemment , voire laver le cerveau des populations et interdisent le referendum d’initiative populaire.

      Nous vivons dans un simulacre de démocratie , plus exactement dans une non-démocratie puisque les gouvernement s’emploient à rassasier les appétits d’une infime minorité en méprisant les intérêts de la quasi totalité , ce qui est par définition l’absence de démocratie.

      Pourquoi aucun candidat ( hors et partiellement Tsirpas ) ne propose la répudiation de la dette odieuse , un contrat avec ses électeurs et la mise en place de la démocratie directe?

  8. Alcide dit :

    Un NON franc et massif des Grecs au chantage et à l’humiliation. Et ensuite ?

    Certains technocrates souhaitent du sang dans les rues d’Athènes dans deux ou trois jours quand les distributeurs de billets seront vides du fait de l’abandon de fourniture de billets par la BCE pourtant statutairement garante de la stabilité.

    …Why Wednesday?

    Because as Colin Lancaster, senior managing director with Balyasny, told Bloomberg earlier today, the Greek voters’ rejection of international bailout “sharply increases” probability of euro area exit.

    That was not news. What was news is his estimation of what happens in the next few days: « We now have another 48 hours of calm before things really start happening », and the punchline: « situation could then break down as banks stay closed, ATMs will run out of cash Tuesday or Wednesday, uncertainty grows and rioting possible. »…

    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-06/ecb-keep-greece-hold-until-wednesday-when-balyasny-sees-rioting-begin

    Nous constatons , est c’est une prévision bien facile , que l’abandon de la souveraineté monétaire met la Grèce, tout comme les pays de l’eurozone , sous la volonté tyrannique de trous-du-cul -psychopathes-non-élus.
    J’espère que cela contribuera à ouvrir les yeux des Charlie.

    • zorba44 dit :

      Il est à espérer que d’autres pays seront là pour éviter que les psychopathes mettent le pays à feu et à sang, pour qu’il n’y ait plus aucun espoir que le sang répandu gagne, pays par pays, faillite par faillite la terre entière.

      Il est à espérer que les drachmes sont prêtes à prendre le relai…

      Il est à espérer qu’à la dette ignoble ne succèdent d’ignobles desseins…

      Jean LENOIR

      • Alcide dit :

        La Grèce aurait la presse des 20 euros.
        Pour payer les pensions en trois fois et la feta , c’est suffisant.

        Vont-ils imprimer sans l’aval du goldmanite de la BCE en se substituant à la carence à fournir du Moloch ?
        Je les crois capable.

        La BCE , simple technicien doit fournir les billets tant que la Grèce est dans la zone euro , s’il ne le font pas , il est légitime de se substituer à leur ingérence inadmissible dans le fait politique.

        Que la fête commence.

  9. Ping : Un NON franc et massif des Grecs au chantage et à l’humiliation. Et ensuite ? Actualités

  10. flanagan dit :

    et pourquoi pas, devant la catastrophe financière qui s’avance inexorablement, une idée sortie du cerveau malade de ces deus ex machina (puisque la quasi totalité des pays de la zone euro sont en faillite et ne pourront jamais rembourser leurs dettes avec des taux de croissance de 1 à 2% maximum) : un haircut de toutes les dettes de tous les pays
    N’oublions pas que le créancier de la plupart de ces dettes est la BCE qui elle même a créé les milliards octroyés aux Etats avec de l’argent qu’elle n’a pas par un simple jeu d’écriture (quand on est dans la magie de la monnaie virtuelle, on peut toujours faire disparaître ce qui n’a jamais réellement existé)

    • zorba44 dit :

      De toute les façons on va y arriver au haircut massif puisque les banques vont s’écrouler les unes après les autres et que, même en pillant la totalité des dépôts de leurs clients, elles ne pourront faire face. Ce sera de facto et ce sera bien.

      La monnaie virtuelle n’aura donc plus cours et il reste à espérer que l’humanité ou ce qu’il en restera comprendra, enfin, la vacuité et les dangers d’un système financier établi sur le néant.

      Totalement d’accord avec vous donc.

      Jean LENOIR

    • zorba44 dit :

      Très bon votre pseudo… Les cinéphiles comprendront…

      Jean LENOIR

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