Grèce : pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque (R. Godin)

pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque

« Malgré le référendum, Alexis Tsipras doit renoncer à parler de la dette ou risquer le Grexit. La chancelière refuse d’ouvrir le dossier, prise dans le piège de ses propres mensonges.

Les réactions allemandes au « non » grec massif lors du référendum du 5 juillet ont des airs de fins de non-recevoir. L’incapacité franco-italienne à représenter un contre-pouvoir effectif à la puissance allemande, le poids de l’opinion outre-Rhin, incarné par la une de la Bild Zeitung de ce mardi 7 juillet (une Angela Merkel coiffée d’un casque à pointe accompagné du titre « nous avons besoin d’une chancelière de fer »), la prédominance de la logique financière (représentée par une réunion de l’Eurogroupe précédant celle du Conseil) laisse à Alexis Tsipras le choix suivant : ou accepter un accord sans restructuration de la dette, c’est-à-dire trahir son mandat fraîchement renouvelé, ou se préparer au Grexit.

Le nœud de la dette et l’engagement de la chancelière

Car l’essentiel du problème qui déchire la zone euro réside bien dans cette question de la dette. Une question sur laquelle la chancelière allemande refuse d’avancer. Pourquoi ? Parce que c’est le cœur du discours d’Angela Merkel aux Allemands depuis 2010 : l’aide à la Grèce ne coûtera rien aux contribuables allemands. Lors d’une réunion électorale en mars 2010 en Rhénanie du Nord, elle avait proclamé : « pas un euro pour les Grecs ! » Et lorsque, pour « sauver l’euro » en mai, elle avait dû faire passer la pilule d’un prêt à Athènes, elle avait affirmé que ce prêt serait remboursé. Puis que les garanties du FESF (Le Fonds européen de stabilité financière qui a prêté à la Grèce à partir de 2011) ne seraient pas exercées. Et lorsque l’on s’est rendu compte que la situation devenait intenable, le discours sur le « manque de réformes de la Grèce » a pris le relais.

Les « promesses impossibles » d’Angela Merkel

Or, la chancelière a tenu à son peuple des promesses impossibles. Elle a trompé les Allemands en prétendant que les Grecs pourront rembourser leurs dettes. Le niveau d’endettement de la Grèce (177 % du PIB) est intenable, le rythme des remboursements place le pays dans une obligation de dégager des excédents primaires qui asphyxient une économie déjà dévastée. La rationalité, sur cette question n’est pas du côté allemand. Du reste, le refus de discuter de la question de la dette n’est pas argumenté par les créanciers. On se contente de prétendre qu’il n’y a pas d’urgence ou que ce n’est pas le problème. Mais dans ce cas, pourquoi alors refuser d’en parler ? Tout simplement parce que accepter de restructurer une dette détenue par les contribuables de la zone euro mettrait à jour ce mensonge originel des dirigeants européens à ces mêmes contribuables : celui que la cavalerie financière mise en place en 2010 est intenable. La chancelière allemande a fait prendre des risques inconsidérés à ses compatriotes et, aujourd’hui, sa seule ambition n’est que de le dissimuler derrière une diabolisation de la Grèce et un discours moral.

L’erreur des Européens

Cette volonté de se dédouaner de ses propres fautes est renforcé par le fait que la recette appliquée à la Grèce, celle d’une austérité aveugle, n’a fait encore qu’aggraver le problème. Si les deux restructuration de la dette privée, de 2011 et 2012, n’ont pas permis de réduire le taux d’endettement du pays, c’est parce que la troïka a imposé (souvenons-nous que cette troïka envoyait des ordres par mail aux ministres) une politique hautement récessive à la Grèce. Le PIB s’est effondré, le taux d’endettement a mécaniquement gonflé. Et l’on se retrouve dans l’impasse. Une impasse qui, là encore, va coûter cher aux contribuables de la zone euro. Mais comme ni la chancelière, ni ses collègues ne veulent accepter leur responsabilité, ils se cachent derrière une pseudo-mauvaise volonté grecque. Sauf que, là encore, l’argument ne tient pas. La Grèce a réalisé un ajustement budgétaire quasiment unique dans l’histoire, ses « efforts » mesurés par la baisse du PIB ne sont égalés par aucun autre pays, ni l’Irlande, ni l’Espagne, ni la Lettonie. Mais cette médication n’a pas fonctionné parce qu’elle n’était pas adaptée aux structures économiques de la Grèce. Le remède a donc été pire que le mal et a conduit à l’insoutenabilité de la dette.

Angela Merkel en difficulté

Face à une telle situation, Angela Merkel avait la possibilité de se montrer courageuse et d’expliquer ses erreurs aux contribuables allemands. Mais l’opération est bien trop risquée politiquement pour elle. Depuis 2010, la droite de la CDU et la CSU bavaroise, suivis à partir de 2013, les Eurosceptiques d’AfD, ne cessent de la mettre en garde contre les risques liés à cette politique grecque pour les contribuables. Accepter une restructuration de la dette aujourd’hui, ce serait pour la chancelière donner raison à ses adversaires de droite. Dans un contexte où, depuis janvier, la presse allemande, dans la foulée de Wolfgang Schäuble, a chauffé à blanc l’opinion contre les Grecs et où l’affaire des écoutes de la NSA avec la complicité des services secrets allemands a déjà coûté cher  à la chancelière en termes de popularité, cette dernière ne peut reconnaître ses erreurs sans risquer un effondrement politique. Qui laisserait une place libre sur sa droite.

Prise à son propre piège

En réalité, donc, Angela Merkel s’est prise à son propre piège. Non sans ironie, c’est précisément celui que la plupart des médias occidentaux reprochent à Alexis Tsipras : celui des promesses intenables et de la démagogie. Il est piquant de constater que lorsque le premier ministre grec entend défendre les retraites, il est unanimement taxé de démagogie, mais lorsqu’Angela Merkel protège à tout prix les contribuables allemands, elle est qualifiée de « raisonnable. » C’est qu’en réalité, nul en Europe n’a intérêt à voir la chancelière en difficulté politique. Surtout pas la France dont les élites redoutent par-dessus tout une sortie de l’Allemagne de la zone euro. Or, beaucoup craignent que sans le « bouclier » Angela Merkel, la première économie de la zone euro soit tenté de quitter l’UEM. Dès lors, il n’y a pas d’autres solutions que de tenir un discours d’une grande dureté à l’encontre de la Grèce. Quant aux Sociaux-démocrates, ils sont durs avec la Grèce pour cette même raison : aujourd’hui, ils ne peuvent gouverner qu’avec Angela Merkel…

La complicité européenne

Les créanciers européens font un calcul simple : affaiblir Angela Merkel, c’est prendre le risque d’une sortie de l’euro de l’Allemagne. Pour éviter cela, il faut absolument couvrir les mensonges proférés aux électeurs et aux contribuables de la zone euro depuis 2010. Comment ? En accablant la Grèce, en affirmant qu’elle est seule responsable de ses maux, qu’elle est irréformable et que son gouvernement est aux mains d’extrémistes démagogues. Peu importe que le gouvernement grec ait à plusieurs reprises renoncé à de grandes parties de son programme et qu’il ait accepté le 22 juin un plan d’austérité de 8 milliards d’euros. Ce qu’il faut, c’est absolument interdire le discours sur la dette qui pourrait mettre à jour les mensonges décrits ci-devant. Et donc fustige l’irrationalité grecque qui cache l’irrationalité des créanciers. Pour résumer la logique dominante dans la zone euro est la suivante : il vaut mieux que la Grèce sorte de la zone euro plutôt que l’Allemagne. On comprend mieux alors la passivité franco-italienne. Et pourquoi la Commission européenne n’a pas fait, comme le FMI, son mea culpa sur l’austérité.

Le plan en cas de Grexit : une communication bien rodée

C’est la logique du plan présenté ce matin par la Bild Zeitung. Angela Merkel laisserait la Grèce sortir de la zone euro. Athènes procéderait alors logiquement à un défaut unilatéral. On aura donc ce défaut nécessaire, mais l’Allemagne ne l’aura pas voulu, ni provoqué. On poussera des cris d’orfraies pour la forme à Berlin, fustigeant ces « bolchéviques » qui volent les contribuables allemands. Ces derniers pourront alors payer la facture en étant persuadé que la chancelière a défendu jusqu’au bout leurs intérêt et que l’affaire est maintenant réglé par le Grexit. Angela Merkel sera la grande gagnante politique de l’opération. Les Eurosceptiques pourront critiquer les plans de 2010, mais la chancelière aura beau jeu de leur répondre que sans la « gauche radicale » grecque, son plan aurait fonctionné. Fermez le ban.

L’opération de communication est donc parfaite. La diabolisation du gouvernement grec n’a aucune autre fonction que celle de sauver la position d’Angela Merkel. Reste une question : est-ce la fonction du projet européen d’assurer le projet politique d’un dirigeant, fût-elle la plus puissante d’Europe ? »

Romaric Godin, La Tribune, le 7 juillet 2015 (via Les crises.fr)

Rappels :

Thomas Piketty : « L’Allemagne est LE pays qui n’a jamais remboursé ses dettes. Il n’est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations »

Les Grecs n’ont pas à payer une dette qui n’est pas la leur (P. Saurin)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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28 commentaires pour Grèce : pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque (R. Godin)

  1. Ping : Grèce : pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque (R. Godin) - Ma banque a moi

  2. Alcide dit :

    Ce texte est incomplet.
    En effet , la stratégie de Tsipras semble être de ne pas vouloir sortir de l’Eurozone , comme il n’existe pas de mécanisme à forcer un pays à en sortir et à faire défaut , l’Eurogroupe et la BCE devront donc innover , enfin plus exactement à continuer et augmenter le taux de viols des traités.

    Si Tsipras tient ferme , c’est le cartel qui sera dans l’obligation d’éjecter la Grèce avec comme conséquence un défaut sur les dettes qu’ils possède et des explications alambiquées à fournir aux électeurs forcés de recapitaliser les milliards de dette initialement détenus par les banquiers français et allemand mais désormais en charge des contribuables européens par la volonté et les machinations des traîtres au pouvoir.
    Ça devient olé olé.

    EL MENDIGO

    Photo du talentueux williambanzai7

    • zorba44 dit :

      Pourquoi Tsipras ne resterait-il pas ferme ? Il a fait les trois quarts du chemin et les européens lui botteront le cul ! Alors il fera officiellement le chemin de la Chine et la Russie dans un monde qui a commencé à s’effondrer financièrement par pans.

      Jean LENOIR

  3. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Raimanetet a ajouté:
    deux poids deux mesures c’ est là toute la fausse rigueur du langage politique dont ils sont devenus par déshonneur les serviteurs serviles.

  4. Alcide dit :

    Merkel refuse de parler de la dette parce que le référendum qui en demande la radiation n’est qu’un « cirque « …

    Lost in translation : Jean Claude Juncker a -t-il vraiment qualifié le référendum grec de «cirque» ?
    Le président de la Commission européenne a du mal à accepter la voix du peuple grec. Il a, en effet dit «ne pas comprendre» le résultat du vote. Mais considère-t-il vraiment que le référendum était un «cirque», ou était-ce un problème de traduction ?

    Il semble que la victoire du «non» au référendum reste en travers de la gorge de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. Il aurait en effet déclaré que le référendum grec n’était qu’un «irrelevant circus».

    http://francais.rt.com/international/4053-jean-claude-juncker-qualifiant-referendum

    C’est beau et grand ce sentiment que portent les dirigeants de l’EU sur la démocratie et son expression la plus élevée qu’est le référendum, comme nous l’avons déjà vu en France en 2005.

    • Oh Greece, Greece, who is to blame for all your ills?

      Once it was the Turks, then it was the English, then America and the CIA, then Angela Merkel and the cruel Germans…That was only yesterday. Today it is those wicked Greeks on the Lagarde list: some two thousand people with bank accounts at HSBC in Switzerland who have been robbing the Greek exchequer of millions of euros owed in tax.

      Well, maybe. But it should be said that anyone born in Greece before about 1975, who had the means and did not get any spare money out of the country or turn it into gold sovereigns and bury it in the garden was an idiot! For the simple reason that the political history of Greece through the first half of the twentieth century was an endless series of coups, dictatorships, invasions, civil wars and general uncertainty about what might be going to happen next.
      http://timsalmon.org/tag/greek-subsidy-abuse/

      • Alcide dit :

        @ Nicolas Jaisson
        A vous lire , on se demande bien pourquoi l’EU à tant insisté pour y faire rentrer une Grèce tellement rétrograde, allant même à faire maquiller les comptes par un obscur Mario Draghi de chez Goldman Sachs.
        La Grèce , ses gigantesques réserves de gaz , sa position géostratégique, l’OTAN ?

        Car pour pouvoir piller facilement un pays dans le silence accepté des populations ,rien ne vaut de pouvoir le coloniser pauvre et de préférence endetté et enfumé par son oligarchie locale.

        On juge l’arbre à ses fruits:
        La commission de l’EU représente la ploutocratie mondiale et agit uniquement dans les intérêts de ses maîtres, la commission méprise le peuple , la démocratie et les referendum, transfère des centaines de milliards de dette privée sur les épaules des contribuables, négocie des traités secrets aussi odieux que la dette illégale qu’ils imposent aux peuples.

  5. And, secondly, as I have pointed out many times before: while it may be true that the rich profit most from dishonesty, dishonesty is practiced routinely and without remorse or shame by everyone living in Greece. Without it, it is not possible to live.

    I recently spent a week staying with farmer friends in a small village in Macedonia. They told me – and I checked this story with several different people – that retired tobacco farmers are still receiving €2000 per year in subsidies even though it may be ten years since they last stuck a tobacco plant in the ground; and tobacco was a state monopoly anyway with all sorts of fixed prices and acreages that bore no relation to what was produced or how it was produced. And how many others are pocketing EU subsidies for non-existing crops and animals?

    Greece appeals EU decision to return illegal farm subsidies
    https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/07/08/grece-pourquoi-angela-merkel-refuse-de-parler-de-la-dette-grecque-r-godin/#comment-24191

    Ca va pas être simple de retourner à l’indépendane 🙂

  6. The Greek Ministry of Rural Development announced that it will exhaust all legal means to prevent €425 million in farm subsidies being returned to Brussels.

    Minister Kostas Skandalidis said he would file an appeal before the European Court of Justice to annul a Commission decision ordering Greece to return the subsidies to Greek farmers.
    http://www.euractiv.com/cap/greece-won-reimburse-eu-farm-subsidies-news-510016

  7. Nanker dit :

    « And how many others are pocketing EU subsidies for non-existing crops and animals? »
    M. Jaisson vous allez nous fâcher avec la Corse!! 😆

    Plus sérieusement quand on voit les ressemblances entre la Grèce et la Corse (phobie fiscale sentiment de fierté clanique et insulaire) on se dit que ce n’est pas d’économistes mais d’anthropologues dont on aurait besoin. Eux pourraient nous montrer comment marier les rigoristes protestants du Nord et les méridionaux au système de valeurs totalement opposé…

    Mais n’est-il déjà pas trop tard pour faire vivre ensemble tout ce petit monde?

  8. Vous avez sans doute remarqué la baisse vertigineuse des cours de l’or et de l’argent qui suit celle des marchés actions de Hong-Kong et de Shanghai, alors que la presse alternative annonçait que la Chine allait restaurer le prix de l’or honteusement manipulé par les méchantes banques anglo-saxonnes.

    En période de défaut de liquidités, les investisseurs chinois ne se comportent pas autrement que les gestionnaires américains. Ils refont leurs pertes sur les marchés actions en vendant massivement sur les marchés futures des matières premières, et ce d’autant plus que le gouvernement chinois interdit de vendre sur les marchés actions.

    D’où la chute vertigineuse de l’or et de l’argent. Encore une fois, les journalistes alternatifs se trouvent pris en défaut par leurs sauveurs chinois qui ont bien du mal à suivre les traces des Américains sur la voie du libéralisme de marché (en fait il s’agit plutôt de socialisme de marché, pour reprendre l’expression de Francis Cousin). Adieu donc la tentative de relancer le marché intérieur chinois par la création de la valeur sur les marchés actions spéculant à la hausse les titres equity des « nouvelles technologies », à l’instar du NASDAQ dans les années 90, mais avec un effet de levier par l’endettement incomparablement supérieur.

    C’est d’ailleurs cette course à l’endettement des sociétés acheteuses de leurs propres actions qui a fini par provoquer la chute des marchés, lorsque le gouvernement chinois a décidé de durcir les règles de collatéralisation des titres échangés contre du cash auprès du shadow banking. On croit rêver, mais non, les Chinois copient les pires pratiques anglo-saxonnes à une échelle bien supérieure.. Il va falloir trouver une alternative à la spéculation sur les marchés, à l’heure où l’économie réelle chinoise est en pleine implosion.

    Investors who need cash have to turn elsewhere. The obvious place to look for liquidity is the commodity futures markets, which saw massive volume on Wednesday amid plummeting prices. The benchmark iron ore future in Dalian had by far the highest daily turnover in its history, while gold, silver and copper futures plunged as investors rushed to raise cash and close out their bets — helped by bearish sentiment about the damage the market crash will do to the Chinese economy.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/cdda2192-2579-11e5-9c4e-a775d2b173ca.html?ftcamp=crm/email/_2015___07___20150708__/emailalerts/Keyword_alert/product,crm/email/_2015___07___20150708__/emailalerts/Keyword_alert/product

  9. zorba44 dit :

    Il serait bon de dire que la mauvaise foi de la chancelière (comme de l’ensemble de l’oligarchie) est sans limite mais que celle de Nicolas Jaisson est « vertigineuse » car il disjoncte parfois pour établir une apparence de fait à ses propres raisonnements parfois justes mais souvent tortueux et qui ne peuvent trouver « raison » qu’en communiquant des données grossièrement qualifiées.

    Ce n’est pas honnête.

    Jean LENOIR

    • « en communiquant des données grossièrement qualifiées. »

      Grossièrement falsifiées?? Mais vous vous foutez du monde. Il s’agissait de montrer d’une part les stratégies de trading des gestionnaires chinois qui se couvrent sur les matières premières – tout le monde sait dans le milieu financier (cf. les nombreux articles du FT en en référence) que les dérivés sur les commodities, dont les métaux précieux, servent de couverture à la baisse sur les portefeuilles actions – et et d’autre part le processus de désendettement qui précipite la chute des marchés actions en Chine. L’or et l’argent étaient annoncés par des gens comme vous-mêmes, vous le savez parfaitement, à des niveaux vertigineux. Or ils se retrouvent au plancher, comme tout le monde sachant lire peut le constater. Comme d’habitude cous compensez votre ignorance crasse en matière financière par des sous-entendus malsains ou des répétitions de mantras débiles, style « A bas les créanciers, la Grèce doit vivre de ses propres revenus ». Vous êtes un Charlie charlot de chez Charlie.

  10. xavib dit :

    Les prix de l’or et des métaux précieux sont « gelés » depuis un bon bout de temps…
    Il peut se passer n’importe quoi, ça ne bouge jamais en raison de la manipulation des cours par qui vous savez.

  11. Ping : Grèce : pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque (R. Godin) Actualités

  12. Nanker dit :

    Sur l’argent le très bien informé Turd Ferguson signale une PENURIE de ce métal…

    http://www.tfmetalsreport.com/blog/6981/guest-post-physical-silver-shortage-explodes-doc-silverdoctors

    • zorba44 dit :

      C’est la nouvelle économie quand une denrée se fait rare, son prix baisse… La dernière goutte de pétrole pourrait être ainsi au prix d’une goutte d’eau de pluie.

      Quelle époque formidable !

      Jean LENOIR

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