Emmanuel Todd : « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande »

Emmanuel Todd_ «L’Europe s’autodétruit sous la direction allemande» - lesoir.bePour le sociologue et démographe Emmanuel Todd, l’affaire grecque fait ressurgir la vieille opposition, le clivage historique entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Lire l’entretien sur le site du journal Le Soir :

http://www.lesoir.be/932378/article/debats/2015-07-09/emmanuel-todd-l-europe-s-autodetruit-sous-direction-allemande

Rappels :

Emmanuel Todd : « La zone euro est un trou noir »

Grèce : « La punition collective d’un pays pour servir d’avertissement aux autres » (D. Orlov)

Voir aussi :

Florian Philippot : « L’Europe et la Grèce se font euro-kiri »

(I-télé, 13 juillet 2015)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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13 commentaires pour Emmanuel Todd : « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande »

  1. Justy dit :

    Il y a environ quinze jours OD et d’autres sur ce site affirmaient que Tsipras avait capitule.Ensuite il y a eu lieu ce fameux referendum dont on se souviendra longtemps du résultat oppose a ce qu’on nous annonçait.Mais désormais le vrai mot qui convient n’est pas capitulation mais trahison.
    C’est une caractéristique de la gauche grande gueule et internationaliste.Notre Tsipras à nous,Mélenchon,aurait sans doute fait de même.
    La solution du ministre allemand n!était sans doute pas plus douloureuse que le résultat actuel pour les grecs.Un peuple courageux et travailleur aurait saisi la balle au bon.Il a choisi la mendicité.

  2. Bernard Conte dit :

    Concernant le rôle de l’Allemagne en Europe, j’ai commis ceci en mai 2010 : L’Allemagne paiera ou l’Eurpe implosera : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-allemagne-paiera-ou-l-europe-74410

  3. Vichy avait au moins un plan B qu’elle a mis en oeuvre avec brio (cf. le plan de la groupe X-Crise), à tel point qu’il sera repris par le général de Gaule dans les années 60. Ici nul plan B, mais des fausses déclarations d’apitoiement de keynésiens désolés de n’avoir rien d’autre à proposer qu’un prolongation de l’euro, parce cette monnaie correspond fondamentalement à leur idéologie économique et sociale. Idem pour le FN qui en a rebattu de ce côté-là, passant de l’abandon de la monnaie unique à l’option de la monnaie commune. Il n’y aura jamais d’alternative à l’euro de la part de gens qui sont fondamentalement opposées aux valeurs chrétiennes de civilisation (pas les nôtres, celles du monde d’hier), celles qui étaient prônées par les colonels grecs qui ont fait barrage à la révolution socialiste en Grèce. Celle-ci a triomphé avec le modèle monétariste européen, tant et si bien qu’il n’existe plus d’élites suffisamment fortes pour porter une vision alternative. On chercherait en vain au FN toute référence au modèle de civilisation européen qui a survécu jusqu’aux révolutions du XXème siècle. Ceci dit les mentalités ont tellement évolué depuis lors, qu’il vaut mieux en rester à l’euro, plutôt de jouer aux révolutionnaires à la Franco.

    • téléphobe dit :

      Pardon, mais de Gaulle prend deux L.
      Là c’est un gauchiste qui a trahi son peuple, il ne s’agit pas du FN ni de Franco ;o)
      A chaque fois qu’un gauchiasse trahit ouvertement (c’est à dire très souvent) certains viennent accuser le FN, le maréchal Pétain, Franco – un peu de sérieux et moins d’idéologie. Parlez nous plutôt de Mélenchon, l’équivalent de Tsipras en France !

      • Tsipras n’a rien trahi du tout, dans la mesure où les Grecs veulent rester dans l’euro. Toute la Gauche au grand complet a plébiscité l’euro depuis sa création, comme le moyen par excellence de vivre de la dette au lieu de vivre du travail, ce qui permettait de réaliser le modèle social de marché préconisé comme l’idéal à atteindre dans les Etats membres soumis à la gouvernance européenne.

        Il est tout de même curieux que personne ne se pose de question sur ce fameux modèle social européen qui prend l’eau de toute part, parce que la dette n’est plus finançable dans le contexte de la globalisation actuelle des actifs économiques et financiers. Emmanuel Todd comme les autres n’a pas de plan B à proposer, parce que le seul plan qui tiendrait la route serait basé sur des valeurs « nauséabondes », qui nous renverraient à des temps honnis par tous. C’est très exactement ce que l’Allemagne hitlérienne avait essayé de faire, au moment où se faisait sentir l’étreinte de la finance anglo-saxonne sur les peuples européens qui découvraient à quoi ressemblait une crise provoquée artificiellement par la finance internationale pour les mettre sous la tutelle des banquiers contrôlant les gouvernements européens;

        Il me semble dobc que E. todd confond un peut tout lorsqu’il assimile Vichy aux défaitistes actuels qui aurait reculé devant le diktat allemand; alors que précisément Vichy avait essayé de raccrocher les wagons avec une Allemagne national-socialiste en appliquant un programme qui mettait en avant les intérêts du peuple français avant ceux de la finance internationale. Encore une fois, ces intellectuels de cour servent à brandir un épouvantail, afin de désigner à la vindicte populaire un spectre qui n’est que le dernier espoir de salut pour une Europe qui n’en finit pas de de renier elle-même.

        Evidemment la pratique d’une politique familiale généreuse, le retour à la terre, le culte des valeurs traditionnelles comme « travail, famille, patrie », un vaste programme de relance industrielle, la maîtrise de la finance publique et l’interdiction de la manipulation monétaire sont des mesures de nature à détruire encore plus ce pauvre peuple grec qui réclame à corps et à cris la fin de son assujettissement à la dette bancaire. Non, décidément le concept d’espace vital ne peut que déplaire à un Emmanuel Todd à court d’idées quand il s’agit de proposer des mesures alternatives au modèle social européen de marché, mais jamais à court de vindicte pour dénoncer une Europe des peuples fière d’elle-même et sa culture lorsqu’elle ose se dresser contre le diktat mondialiste.

        Imaginez un seul instant que Todd réveille le spectre de la Grèce fachisante des colonels, ceux-là même qui avaient ourdi un sombre complot contre les forces de Progrès. Ce serait un retour en arrière de l’Histoire absolument inadmissible pour ceux qui ont admis comme axiome que l’Europe sociale de 1981-1983 ne saurait reculer devant la réaction des forces obscures. Que cette Europe-là ait été promue par les banques allemandes et françaises ne semblent pas l’émouvoir. On ne peut en effet séparer l’Europe sociale de Maastricht chère aux ingénieurs sociaux, qui vendaient l’Europe de la prospérité et du plein emploi, de celle de la dette fondée sur les principes de solidarité budgétaire et de mutualisation des moyens de financement bancaires au niveau du marché obligataire européen.

        Non l’Europe allemande c’est celle de Vichy et de Berlin, qui foulerait aux pieds une Europe du Sud dite « raisonnable ». Quelle drôle de raison, ce partage des rôles entre une Europe du Sud vivant de la dette et une Europe du Nord concentrant les capacités productives européennes dont les excédents commerciaux devaient être redistribués entre les Etats membres. Il était pourtant évident que les déficits publics ont explosé à partir de la signature de Maastricht et même avant avec le rêve prémonitoire que les réserves gigantesques des liquidités bancaires constituaient une manne que les technocrates rêvaient de mettre au service des dépenses publiques. Enfin les socialistes allaient pouvoir refaire le monde grâce aux ressoux ressources inépuisables de l’ingénierie financière qui conjuguée à l’ingénierie sociale auraient définitivement raison de l’aliénation par le travail et donnerait naissance à la société des loisirs et du temps partagé.Une Europe autrement plus sympathique que celle prônée par les Luthériens allemands puritains et les ringards de catho adeptes du salut par le travail.

  4. Éric Permezel dit :

    Monsieur Todd possède la culture historique qui fait défaut aux nains politiques qui nous gouvernent.

  5. ratuma dit :

    « Ce qui me frappe, c’est que l’Europe à laquelle on a affaire n’est plus celle d’avant »

    faux, c’est la même chose depuis le départ, c’est-à-dire un leurre concocté par l’oncle sam – la démocratie , c’est quand on écoute la voix du peuple –

    oui, c’est bien euro-kiri

  6. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Raimanetet a ajouté:
    deux guerres n’ auront pas suffit, préparons donc la troisième …

  7. A. Lasverne dit :

    Todd et ses resucées identitaro-cul béni. C’est faux! C’est faux parce que ce n’est pas le problème. Le problème, c’est le capitalisme dans une fuite avant inhumaine, avec six fois plus d’échanges journaliers dans la sphère boursière que dans l’économie réelle. Des fortunes se construisent et s’épanouissent avec la plus grande facilité pour ceux qui ont déjà de l’argent, et ne travaillent pas. Les banques ont des C.A. et des actionnaires qui veulent à tout prix maintenir ce système. Le prêt et la spéculation enrichissent au-delà de tout, de toute humanité surtout. Voilà pourquoi la dette doit être réglée. Céder un iota, c’est céder sur tout. La démocratie sera défaite partout si elle ne détruit ce fanatisme mercantile basé sur le profit. Les capitalistes n’ont pas d’identité religieuse, de racine protestante ou catholique, ils ont une fortune et un esclave ou des millions à tondre, plus un courtier. Voilà qui suffit à leur internationale.

    • Alcide dit :

      Cette honte , ce crime que vous décrivez s’appelle l’usure.

      Et au delà de toute injure cette usure est réclamée sur de la monnaie inventée.

      Oui , il faut détruire ce système inhumain qui ne profite qu’a une infime oligarchie et à ses serviteurs.

      Todd n’en parle pas , évite soigneusement le sujet de la dette odieuse et de ses créateurs: la ploutocratie anglo-sioniste.

  8. zorba44 dit :

    L’Allemagne est une triple imposture. L’imposture nazie qui s’est faite avec le soutien et la complicité du sionisme anglo-saxon financier. L’imposture des reconstructions où, jamais, l’Allemagne n’a remboursé (la loi anti-casseur ne lui a jamais été appliquée). L’imposture de la richesse assise sur la reconstruction et la modernisation payées avec les deniers des autres.

    Dans la série je casse tout sur la vertu des doctes principes appliqués aux autres, l’Allemagne est championne toute catégorie.

    Jean LENOIR

    • L’imposture de la richesse assise sur la reconstruction et la modernisation payées avec les deniers des autres.

      Amusant. La dette allemande d’après 1945 surtout été payée par les emprunts américains émis par la FED ex nihilo, tout comme l’Allemagne de Weimar avait largement financée par les banques d’affaire américaines, qui après la première guerre mondiale regorgeaient de liquidités qu’elle se faisaient une joie de placer sur les marchés européens. Après le flux, le reflux. C’est le brusque retrait de ces liquidités en dollars US, qui a provoqué la crise monétaire allemande contraignant Weimar a usé immodérément de la planche à billets pour payer les dettes de guerre. Aujourd’hui les choses sont beaucoup plus simples: on sait comment gérer une crise de liquidité par la planche à billets en faisant en sorte que la monnaie bancaire reste dans les circuits de la finance sans déborder dans l’économie réelle, ce qui produirait de l’hyper-inflation. Le plan Marshall qui a servi à la reconstruction de l’Allemagne, avec l’aide bienveillante de l’industrie américaine, a été remboursé par les importations de l’Europe en provenance des Etats-Unis qui permettaient de recycler les dollars prêtés en dollars vendus pour payer les marchandises américaines, avant que la finance ne prennent le relais avec les euro-dollars puis les pétro-dollars servant de moyens de financement du développement économique européen contrepartie des déficits publics américains. Il s’agissait donc d’une dette productive, au contraire de la dette actuelle en Grèce, qui ne sert qu’à pérenniser un système socialiste moribond, ennemi de la création de valeur par le travail, qui continue à servir de cible privilégiée au système administratif grec, nid des militants anarcho-syndicalistes de Syriza, qui a tout fait pour démolir l’économie privée fondée sur les PME, qui ont dû mettre la clef sous la porte ou déménager à l’étranger.

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