[Fuite en avant] Hollande propose la création d’un gouvernement de l’Eurozone

Et allons-y… Pourquoi se gêner ? La volonté des peuples est écrasée mais puisqu’ils ne mouftent pas, profitons-en pour pousser notre avantage ! Accélérons encore, le mur n’est plus très loin… Ce François Hollande qui se vante d’être un « président audacieux » et « à l’avant-garde » est absolument fabuleux, il illustre à merveille la célèbre phrase : « Puisque ces mystères [impériaux] nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur »OD

union-europeenne-naufrage

« Face aux échecs de l’Europe, face à l’appauvrissement des Français et au recul de la place de la France en Europe et dans le monde, Hollande propose d’en faire plus, d’aller plus loin. Il veut accélérer l’intégration. De cette façon, lui et ses pairs ne seront pas déjugés. Il faut surtout empêcher les alternatives qui pourraient faire comparaison !

C’est un peu comme la rengaine des keynésiens, plus ils échouent, plus le réel leur donne tort et plus et plus ils veulent en faire. Il n’y a jamais assez de dettes, jamais assez de répartition, jamais assez d’impôts. On ne broie jamais assez les classes moyennes. On ne lamine jamais suffisamment pour faire perdre les spécificités, pour rabaisser les ambitions. On ne va jamais assez loin dans l’erreur, la solution ce n’est ni de corriger les imbécillités, ni d’en ralentir le rythme pour se mettre en phase avec la société civile, non la solution c’est la fuite en avant. La solution, c’est de creuser le développement inégal ; de larguer le peuple.

On comprend bien la logique qui est à l’oeuvre depuis 1991, il s’agit de forcer à l’Union Politique par le biais de la monnaie d’abord, de l’économie ensuite. Comme l’Union Economique a échoué et que les écarts au lieu de se réduire s’aggravent, qu’est ce que l’on fait ? On saute l’étape économique et on va directement au politique. Ah les braves gens !

jamais viol n’aura été plus patent. Viol de la raison, du bon sens et bien sur de la démocratie. Car pourquoi ne font-ils pas une révision du Traité, pourquoi ont-ils peur de lancer le processus et consulter les peuples ? Parce qu’ils savent qu’ils seront mis en échec, black-boulés, désavoués. Ils savent que sur tout vote franc et clair, compte tenu de l’état des sociétés européennes qu’ils ont dévastées, ils perdront la face et les prébendes dont ils jouissent. Après les élections européennes, après la claque et la montée des partis eurosceptiques, ils ont déclaré : il faut marquer une pause, il faut entendre le message. Après la Grèce et la défaite historique que vient de subir un parti eurosceptique c’est l’inverse, la priorité est renversée : il faut accélérer.

Hollande qui vient de subir un affront dans l’affaire Grecque, puisque son plan n’a même pas été examiné, essaie de se relancer en allant plus loin dans l’intégration. Voila qu’il dit que les 19 pays qui utilisent l’Euro doivent avoir un gouvernement, avec un budget et un parlement.

Il ose affirmer “les circonstances nous conduisent à accélérer”… “Ce qui nous menace, ce n’est pas trop d’Europe, mais le manque d’Europe”. L’infamie de cette affirmation est contenue dans la formulation : ce sont les circonstances qui nous conduisent ! Vous les connaissez vous les circonstances, nous non. Elles n’existent pas, c’est une forme d’impersonnel destinée à paralyser la raison, la logique, le bon sens et la contestation. C’est la négation de la politique, les circonstances. C’est l’habilité des joutes de préau d’école, c’est le chien crevé au fil de l’eau que cet appel aux circonstances qui conduisent à … Le guelfe noir, Draghi l’ a dit ces derniers jours, il faut une plus grande coopération entre les pays membres de l’Eurozone et le socialiste, volontariste, celui qui croit à la catégorie du politique répète comme un mauvais perroquet : oui Monsieur, il faut aller plus loin et mettre plus en commun. Comme le disait une vieille plaisanterie, il a un magnifique costume sur mesures, l’ennui c’est que ce ne sont pas les siennes, voila ce que propose Hollande, que nous endossions le costume des pays du Nord et singulièrement celui des Allemands pour être plus conformes. Il faut faire tourner plus vite la moulinette.

Selon Hollande, les pays en faveur d’une plus grande intégration devraient s’unir et former “une avant-garde”. “L’Europe a laissé ses institutions s’affaiblir”, comprenez par là que l’on n’impose pas assez aux peuples ; on les respecte encore trop.

L’hommage de Hollande à Jacques Delors est scandaleux quand on sait toutes les erreurs que contenait l’”Acte unique”, source de tous nos malheurs. Et en particulier cause de l’accroissement continu du chômage et du marasme de l’investissement ».

Bruno Bertez, le 19 juillet 2015

Rappels :

L’Euro, raison délirante (J. Sapir)

« Au soir de sa vie, Delors contemple son oeuvre en train de brûler sous ses yeux »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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23 commentaires pour [Fuite en avant] Hollande propose la création d’un gouvernement de l’Eurozone

  1. Éric Permezel dit :

    « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît » (Michel Audiard)

    • Alcide dit :

      Avec les images:

      Le Petit Méchant Mou est une marionnette rothschildienne.
      Seuls les Charlie l’ignorent.

      • zorba44 dit :

        Les meilleurs sont hélas tous partis hors de ce monde …on n’ose imaginer ce que Francis Blanche aurait tiré des évènements actuels.

        Jean LENOIR

  2. zorba44 dit :

    Il faudra des années pour tenter d’arriver à ce nouveau modèle …ça ne marchera pas et nous aurons tous bu le bouillon largement avant.
    Manoeuvre désespérée d’un branleur…

    Jean LENOIR

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  4. Justy dit :

    La trahison de Tsipras a déjà ses conséquences ailleurs qu’en Grèce:la preuve par Hollande.En Espagne,PODEMOS est en chute dans les sondages.On comprend l,inquiétude de Melenchon.
    Mais ce qui me parait étonnant et inquiétant est que ANEL,le petit parti souverainiste,continue a apporter son soutien au gouvernement remanie de Tsipras.

  5. cristobal dit :

    Ce guignol n’a jamais créé un seul emploi véritable; il a passé sa vie à dépenser (gaspiller) l’argent public…en Corrèze et ensuite dans son palais doré (harem) de l’Elysée.

  6. Alcide dit :

    Ce gouvernement de l’Eurogroupe sera en effet bien commode pour démarrer la guerre contre la Russie hors la volonté des peuples et selon le scénario prévu de la destruction des nations et civilisations de l’Europe pour le compte du satanique oncle Sam qui voit ainsi son idéal d’exceptionnalisme vivre un peu plus longtemps.

    …Extrait du rapport du Pentagone Stratégie 2015

    «La stratégie désigne spécifiquement l’Iran, la Russie et la Corée du Nord comme des menaces agressives pour la paix mondiale… Aucun de ces pays n’est soupçonné de rechercher un conflit armé direct avec les États-Unis ou nos alliés… Néanmoins, chacun pose des problèmes sérieux en termes de sécurité, que la communauté internationale travaille à résoudre collectivement par des politiques communes, des messages partagés et une action coordonnée.» (Pentagon Releases National Military Strategy, Defense News)…
    et:
    En d’autres termes, aucun de ces pays ne veut combattre les États-Unis, mais les États-Unis veulent les combattre. Et les États-Unis estiment que c’est justifié de lancer une guerre contre ces pays, parce que, eh bien, soit ils contrôlent de vastes ressources, ont une énorme capacité industrielle, occupent une région du monde qui intéresse les États-Unis géopolitiquement, ou parce qu’ils veulent simplement maintenir leur propre indépendance souveraine, ce qui, bien sûr, est un crime. Selon Dempsey, chacune de ces excuses éculées suffit à justifier un conflit, principalement parce qu’ils «posent des problèmes sérieux» aux États-Unis, ce qui veut dire qu’ils sapent leur rôle dominant en tant qu’unique superpuissance mondiale.

    La NMS accorde une attention particulière à la Russie, l’ennemi dernier cri de Washington, qui a eu l’audace de défendre ses intérêts de sécurité suite à un coup d’état soutenu par le Département d’État en Ukraine voisine. Pour cela, Moscou doit être puni. Voici ce qui dit le rapport :

    «Certains États, cependant, tentent de réviser des aspects clés de l’ordre international et agissent d’une manière qui menace nos intérêts en termes de sécurité nationale. Tandis que la Russie a collaboré dans des zones de sécurité choisies, comme la lutte contre la drogue et contre le terrorisme, elle a également démontré à plusieurs occasions qu’elle ne respecte pas la souveraineté de ses voisins et qu’elle est disposée à recourir à la force pour atteindre ses buts. Les actions militaires de la Russie portent atteinte à la sécurité régionale directement et par procuration. Ces actions violent de nombreux traités que la Russie a signés dans lesquels elle s’est engagée à agir en accord avec les normes internationales. » (NMS 2015)

    La Russie est malfaisante parce qu’elle a refusé de tolérer que les États-Unis renversent le gouvernement ukrainien, installent un pantin des États-Unis à Kiev, précipitent une guerre civile entre les différentes factions, placent des néo-nazis à de hauts postes dans les services de sécurité, plongent l’économie dans l’insolvabilité et la ruine et ouvrent un siège de la CIA dans la capitale pour diriger le concours de tirs. Voilà pourquoi la Russie est mauvaise et doit être punie.

    Mais cela signifie-t-il que Washington envisage sérieusement une guerre avec la Russie?

    Voici un extrait du document qui aidera à clarifier la question :

    «Ces dix dernières années, nos campagnes militaires ont consisté prioritairement en opérations contre les réseaux d’extrémistes violents. Mais aujourd’hui, et dans un avenir prévisible, nous devons porter une plus grande attention aux défis posés par les acteurs étatiques. Ils ont une capacité croissante de contester la liberté de mouvement régionale et menacent notre patrie. Particulièrement préoccupants sont la prolifération des missiles balistiques, les technologies d’attaque de précision, les systèmes sans pilote, les capacités spatiales et cybernétiques et les technologies d’armes de destruction massive (MAD), destinés à contrer les avantages militaires états-uniens et à limiter l’accès aux biens communs mondiaux.» (NMS 2015)

    Il me semble que les gros bonnets de Washington ont déjà fait leur choix. La Russie est l’ennemi, par conséquent la Russie doit être vaincue. Sinon, comment pourrait-on «contrer un État révisionniste» qui «menace notre patrie» ?

    Extrait de :
    La Stratégie 2015 du Pentagone pour gouverner le monde
    http://lesakerfrancophone.net/la-strategie-2015-du-pentagone-pour-gouverner-le-monde/

    Rappel:

    La guerre en Europe est programmée ainsi que quelques dizaines de millions de morts.

    Le barbecue à Charlie est dans les tuyaux de l’Empire qui se croit intouchable simplement parce que SES missiles à destinations des villes russes partirons du sol de l’EU.
    Car la ceinture de déploiement de missiles AMB US destinée à contrer la pseudo menace des missiles iraniens ou nord-coréens est en réalité un déploiement offensif de première frappe nucléaire contre la Russie.

    Par corruption et insigne lâcheté , les ordures au pouvoir nous mènent droit à holocauste nucléaire.

    • zorba44 dit :

      Alcide, ce dont ils ne se rendent pas compte c’est que le feu nucléaire les détruira tout autant. Malades mentaux dangereux qui préfèrent aux accords donnant-donnant et gagnant-gagnant la guerre …tout cela au nom du sale or noir et de quelques autres ressources qu’ils voudraient s’accaparer à vil prix.

      L’histoire leur donnera tort et le NOM sera froissé comme un sale mouchoir de papier empli de morve.

      Jean LENOIR

  7. matador dit :

    Encore un gouvernement européen ? Mais il nous prend pour qui le petit gros ? Je croyais qu’on avait déjà un Président… Donald Tusk ayant remplacé Van Roumpette…et puis on a aussi un parlement européen, non ?

  8. Et oui, la crise grecque sert de catalyseur à l’unification budgétaire européenne, au moins en apparence, puisque personne ne croit à la validité des accords de transfert budgétaire signés avec la Grèce qui met en balance un fonds de garantie constitué d’actifs privatisables.
    C’est très exactement la tactique employée lors de la restructuration de la dette grecque en 2012, qui de privée est devenue publique. Cette fois-ci la Grèce bénéficiera en plus de la suspension du paiement des intérêts sur la dette via un mécanisme de transfert entre des fonds de garantie européen sensé permettre le paiement ultérieur des intérêts dus par les revenus des privatisations. Entre-temps les intérêts auront été transformés en créance titrisées par l’émission de titres obligataires garantis par les membres du coeur de la zone euro.

    Donc ce nouvel échafaudage est un leurre de plus destiné à gagner du temps, compte tenu du rapprochement en cours entre la Russie et les Etats-Unis, à la fois sur la question iranienne et le litige ukrainien. D’ailleurs l’Allemagne a déjà accordé un nouveau prêt de 500 millions d’euros au gouvernement de Poroshenko pour reconstruire le Donbass, alors que le statut autonome des régions irrédentistes a été reconnu par la Douma de Kiev et que le désarmement se poursuit du côté des rebelles ukrainiens.

    Quant au plan de gouvernement-bis européen, c’est bien sûr de la poudre aux yeux. Cette nième avatar de la solution à la crise par le passage à une nouvelle étape du processus d’intégration européen est condamné à l’échec comme les précédents. D’abord les ressources budgétaires n’existent pas pour créer un SECOND gouvernement européen en plus des gouvernements nationaux, qui plus est doté d’un nouveau parlement.
    Ensuite ce genre de logique démente consistant à pousser toujours plus loin les conséquences catastrophiques d’un modèle de gouvernement basé sur le contrôle total de la société, y compris la maîtrise complète de la création de richesse et des flux de capitaux, conduit à des impasses où les technocraties se fracassent invariablement.

    On le voit en Chine comme en Europe. Dans le premier cas, le gouvernement chinois prétend libéraliser l’usage du yuan à l’étranger, dans le cadre de la reconnaissance par le FMI de la monnaie chinoise comme monnaie de réserve librement convertible., tout en conservant un contrôle total des flux monétaires. C’est bien évidemment contradictoire. Un marché libre où le gouvernement suspend les transactions quand la tendance des marchés lui déplaît, ça ne peut pas exister. D’ailleurs les capitaux étrangers ont compris de quoi il en retournait de cette fameuse libéralisation des marchés chinois, la deuxième capitalisation au monde, et profite des canaux de transfert entre le marché domestique chinois et les marchés étrangers pour débarrasser le plancher aussi vite que possible.

    Dans le même ordre d’idée, l’Europe prétend réformer les économies des pays en faillite en leur imposant des feuilles de route irréalisables, du fait que justement les gouvernements des pays membres ont perdu leur aptitude à prendre des décisions stratégiques dans l’organisation de leur économie, depuis les transferts de compétence vers Bruxelles en vertu des Traités de Maastricht et Lisbonne.
    En d’autres termes le gouvernement grec n’est pas libre de ses décisions d’investissements des fonds publics, comme du choix des activités qu’il voudrait voir développer sur son territoire par des fonds privés, de par l’encadrement administratif et réglementaire européen dans tous les secteurs d’activité. Il est impossible de développer une politique indépendante dans l’énergie, les transports, la pharmacie, l’agro-alimentaire, etc. Tout est verrouillé par les accords de branche au niveau européen et par les traités de commerce internationaux, type OMC, TPP etc.

    Ci-joint Un très bon article du FT à propos des contradictions de la politique de réforme des marchés financiers voulue par Pékin, sur la base du libre accès aux marchés de capitaux chinois que ses récentes initiatives en matière de contrôle des capitaux et de manipulation des taux d’intérêt ont brusquement arrêtées. Se venger sur les Etats-Unis en provoquant une panne informatique du NYSE est une pauvre excuse devant l’incapacité des chinois à libéraliser une économie intérieure qui a dramatiquement besoin d’un dynamisme entrepreneurial alimenté par la libre circulation des capitaux. Celle-là même qui est pressentie comme faisant figure de cinquième colonne de l’impérialisme américain. Mais c’est bien la Chine qui a liquidé sa civilisation pluri-millénaire avec l’aide des Etats-Unis. Il est un peu tard pour se plaindre de s’être fait prendre au piège du modèle financier américain dont les élites chinoises ont rapidement compris tout le bénéfice qu’elles pouvaient en tirer au mépris de leur peuple abandonné à son triste sort malgré l’illusion de l’enrichissement massif des ces trente dernières années. les ennuis ne font que commencer, comme en Europe après le déclenchement de la crise de 2008.

    The problem with allowing the renminbi to become freely tradeable is that, once that great leap forward in capital account liberalisation is taken, it is much more difficult to reverse in the event of a crisis.
    Beyond capital account opening, the Communist party has yet to deliver on its biggest reform promises, most notably a pledge to let the market play a “decisive” role in the economy.
    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/2989a962-2846-11e5-8613-e7aedbb7bdb7.html?siteedition=intl#axzz3fykQnyW0

    • zorba44 dit :

      Méfiez-vous des baisers mortels échangés avec l’Oncle Sam. Il n’attend qu’une occasion pour renier tout ce qu’il déclare vouloir signer dans sa position actuelle de faiblesse. S’il lui est donné une quelconque possibilité de rebond, ce sera pour recommencer dans les tripatouillages et false flags criminels habituels.

      Jean LENOIR

  9. Nanker dit :

    Hollande et les autres crèvent de trouille à l’idée de voir que le projet qu’ils ont porté toute leur vie ne s’écroule sous leurs yeux. Comparasion n’est pas raison mais il ne fait penser à ces vieux hiérarques du PC soviétique qui en 1988-89 voyaient les populations de RDA fuir vers l’Ouest en passant par la Hongrie. Ils voyaient la mort du rêve communiste qu’ils avaient porté toute leur vie et, sentant le danger, promettaient changements et réformes.

    Résultat? La chute du Mur en novembre 1989 et l’écroulement total du système communiste.

    Remplacez « communiste » par « européaniste » et vous allez un schéma strictement identique. La sorte de la Grèce de l’Euro aurait dû être notre chute du Mur mais le grand frère soviétiq… pardon américain s’y est opposé.

  10. Nanker dit :

    « les populations de RDA fuir vers l’Ouest en passant par la Hongrie »

    pardon c’était la Tchécoslovaquie… mais c’est cet exil massif qui a fait comprendre en haut lieu (Gorbatchev?) que c’était mort. Erich Honecker a cru dur comme fer à la survivance du Système jusqu’à la fin…

    Vous pariez que vers 2017 quand la Grèce Chypre le Portugal auront quitté l’Euro Merkel sera dans le rôle de Gorby (« c’est mort alors tentons de gérer l’explosion du bloc Europe du mieux posible ») tandis qu’Hollande endossera benoitement le rôle d’Honecker : « chers camarades, tout espoir n’est pas perdu. Le projet européaniste n’est pas mort. Nos difficultés ne sont que passagères mais il nous faut PLUS d’intégration européenne!!! ».

    Hollande dans le rôle du couillon pathétique qui ne comprend rien au sens de l’Histoire et qui tourne à droite quand il faudrait aller à gauche c’est plausible non? 😆

    • zorba44 dit :

      Lol, Oui à la lumière des numéros de contorsion actuels…

      Jean LENOIR

    • Voir à ce sujet l’excellent ouvrage de C. Story, « The European Union Collective », annonçant le rapprochement entre l’Est et l’Ouest dans une gouvernance commune fondée sur le socialisme technocratique au sein de la « maison commune » européenne. Dans l’esprit de M. Gorbatchev l’UE devrait reprendre le flambeau de feu l’URSS dont elle reproduisait les schémas structuralistes des institutions soviétiques, jusqu’au point où le rapprochement entre les deux blocs séparés de l’Eurasie, de l’Atlantique à l’Oural, devait produire un ensemble unifié et intégré. L’Allemagne était appelé à jouer un rôle clef dans la construction de ce nouvel ensemble collectiviste, du fait de sa prépondérance en Europe et de son infiltration des élites par le KGB.

      ‘The aim of socialism is not only to abolish the present division of mankind into small states, and all national isolation, not only to bring the nations closer to each other, but also to merge them…. The merging of states is inevitable ‘.
      V. I. LENIN, ‘Imperialism and the Right to Self-determination’, cited in a paper by the British Communist R. PALME DUTT,published in 1949 by International Publishers, New York.

      ‘Our vision of the European space from the Atlantic to the Urals is not that of a closed
      system. Since it includes the Soviet Union [sic: he said this in June 1992, six months after the USSR had ‘ceased to exist’], which reaches to the shores of the Pacific, it goes beyond nominal geographical boundaries’.
      MIKHAIL GORBACHEV,Nobel Peace Prize Lecture, Oslo, June 1992.

      ‘I look forward to the day when Russia is a fully-fledged member of the European Community ‘.
      JOHN MAJOR, the former British ‘Conservative’ Prime Minister, spouting Russian policy in his 1992
      New Year’s Day broadcast on BBC Radio 4.

      http://exopolitics.blogs.com/files/eu-collective.pdf

    • The ‘Euro-propagandists’ frequent refrain that ‘national
      characteristics must be preserved at all costs’ – masks the European Union’s
      underlying aggressive intention that the ancient constituent nations themselves
      are to be liquidated by means of a continuing ‘coup d’etat’ by installments’
      [see Part Two]. The insistent propaganda promising the preservation
      of national characteristics is intended as a substitute for continued nationhood,
      and disguises the main objective, which is national extinction.
      For if the European Union has its way, that is what will occur; and the
      targeted nation states themselves will have cooperated in their own destruction,
      in accordance with Lenin’s best-known dictum along the lines that if
      the self-interested bourgeoisie is given enough rope, it will collectively hang
      itself. This is what its treacherous national leaderships have been doing, to
      the indifference or subdued resentment of their captive populations, who
      are seemingly too demoralised to offer resistance.
      http://exopolitics.blogs.com/files/eu-collective.pdf

  11. It is said that the definition of insanity is doing the same thing over and over and expecting different results, and while the [sic] etymology of the quote is long debated the sentiment is sound, particularly in the context of events in Europe over the past few weeks, its treatment of Greece, and its myriad of economic and political problems.
    http://uk.businessinsider.com/greece-pay-ecb-35-billion-monday-july-20-2015-7?utm_source=Sailthru&utm_medium=email&utm_term=10%20Things%20Before%20the%20Opening%20Bell&utm_campaign=Post%20Blast%20%28moneygame%29%3A%2010%20things%20you%20need%20to%20know%20before%20the%20opening%20bell&nr_email_referer=1&utm_content=10ThingsOpeningBell?r=US&IR=T

  12. matbee dit :

    Le serpent qui se mord la queue…
    Greek « Hell » Remains After Athens Uses Creditor Money To Repay Creditors

    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-20/greek-hell-unchanged-after-athens-uses-creditor-money-repay-creditors

  13. Pourquoi Poutine est resté sourd aux appels du pied de Tsipras pour que la Russie finance l’économie grecque par des prêts et des investissements directs. Enfin un article bien documenté qui fait le point sur l’amitié supposée entre la Grèce et Une Russie peut pressée de s’engager du côté du « maillon faible » de l’Europe. Les Russes aiment en avoir pour leur argent. Il faut croire que la reprises des actifs publics aux conditions grecques n’est pas suffisamment attrayante pour décider les Russes d’investir sans contrepartie en termes de pouvoir de décision et de retour sur investissement.A cet égard les perspectives dans la distribution du gaz dont les infrastructures de distribution directe sur le marché intérieur grec et des Etats environnants semblent décevantes.

    Russia would like to participate in privatizing DEPA (Greece’s monopolistic state natural gas corporation) and buy the gas transportation system in order to sell gas directly to consumers throughout the country rather than at its borders. Unfortunately for the Kremlin, the EU’s “Third Energy” package won’t allow it.

    Russia could also build a strategic pipeline through Greece, like the South Stream or the old Burgas – Alexandroupolis pipelines. But the Bulgarians won’t allow it as long as the Turkish Stream project is on the table. Russian Railways (RZD) has expressed interest in the money-losing Greek Hellenic Railways Organization (OSE).
    http://russia-insider.com/en/politics/why-moscow-opposed-grexit/ri8820

  14. Christ dit :

    Plus proche de nous en ce moment se sont nos agriculteurs, nos campagnes qui vont mourir de l’Euro, de la volonté caché de washington d’asservir l’Europe au nom de leurs intérêts, car je pense que tout le monde à bien compris que c’est l’administration US qui tire les ficelles, la preuve en est les accords TAFTA, Tisa qui se signent en ce moment dernière le dos de peuples Européens par des eurocrates non élus.
    Comme le peuple grec notre tour viendra après celui de l’Espagne, du Portugal de l’Italie.
    Nous ne pouvions pas attendre mieux d’une Europe dont les fondements ont été écrit par Walter Hallstein en 1938 à Rome et qui fut le 1er président de la Commission Européenne.
    Charles De Gaulle le dernier véritable Président souverain des intérets de la France avait tout compris en le faisant virer en 1967 car ce Walter Hallstein n’était autre qu’un ancien nazi, juriste de Adolphe Hitler recyclé par l’administration américaine pour servir ses intérêts en Europe.
    Un seul partie en France a, comme dit Olivier Delamarche, les « testicules » pour proner sans équivoque notre sortie de l’Euro, c’est l’UPR. ( article 50 du traité européen) avec un véritable programme.
    C’est le seul partie politique, non présent dans les médias, et pour cause, qui depuis des mois avait annoncé que Tsipras n’était qu’un leure européïste pour canaliser les mécontants, comme le sont chez nous les FN, DVG, EELV …
    Avant que notre pays, la France, soit démantelé dans une confédération d’états (régions à l’échelle des états US c’est plus pratique pour être administrées), visionnez les conférences de François Asselineau (UPR), la richesse documentaire est sans équivoque, inattacable et sans appel pour tous les imposteurs qui nous gouvernent depuis des décennies.
    Français, réveillez vous avant que vous ne soyez asservis, ruinés, dépossédés du peu qu’il vous reste encore pour certains.

  15. brunoarf dit :

    Dans l’Union Européenne, il n’y a pas que la Grèce.

    Neuf pays de l’Union Européenne sont en faillite.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, la Belgique, l’Irlande, Chypre, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni sont en faillite.

    Chiffres Eurostat publiés le mercredi 22 juillet 2015 :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 301,527 milliards d’euros, soit 168,8 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2184,492 milliards d’euros, soit 135,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,924 milliards d’euros, soit 129,6 % du PIB.

    4- Belgique : dette publique de 447,843 milliards d’euros, soit 111 % du PIB.

    5- Irlande : dette publique de 203,624 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    6- Chypre : dette publique de 18,700 milliards d’euros, soit 106,8 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1046,192 milliards d’euros, soit 98 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2089,361 milliards d’euros, soit 97,5 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,020 milliards de livres sterling, soit 88,5 % du PIB.

    http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6923267/2-22072015-AP-FR.pdf/864a048a-c5dd-4eed-a381-c79c8b24ef0b

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