La Grande catastrophe financière (E. von Greyerz)

great-financial-crisis-ahead« La plupart des gens ignorent totalement que 2007-2008 n’était qu’un avant-goût de ce que nous allons bientôt connaître. Les 60 000 milliards $ supplémentaires de crédit et de monnaie imprimée depuis, ainsi que la baisse des taux d’intérêt à zéro, ont donné au monde l’impression que tout va pour le mieux à nouveau.

Je vais être très clair : rien ne va bien. Huit ans après le début de la Grande crise financière, l’économie de la bulle spéculative s’est maintenant étendue jusqu’à la deuxième plus grande économie, la Chine. La Chine a augmenté sa dette de façon exponentielle, en la faisant passer de 2 000 milliards $ à 28 000 milliards $ depuis le début de ce siècle. Une grande partie de cette dette a servi à financer des « éléphants blancs » et des villes fantômes. Il serait surprenant que le total des mauvaises dettes de la Chine soit inférieur à 10 000 milliards $ lorsque tout cela prendra fin.

Cette bulle a aussi infecté la plupart des marchés émergents. Avec une augmentation massive des dettes, un dollar plus fort et les prix des matières premières qui s’effondrent, presque toutes les économies émergentes sont au bord du précipice. Comme Michael Snyder, du Economic Collapse Blog, l’a récemment fait remarquer, 23 Bourses mondiales sont actuellement en train de s’effondrer. Parmi ces 23, 22 sont des économies émergentes, et la 23ème est la Grèce qui, définitivement, n’est pas émergente, mais qui s’enlise dans la Méditerranée. Mais ne croyez pas que cette épidémie n’affectera que les économies émergentes… Non, cette contagion s’étend déjà vers l’Ouest et nous verrons bientôt des marchés boursiers s’effondrer, ce qui étonnera beaucoup de personnes et provoquera une panique dans l’économie mondiale. Cet automne pourrait marquer le début de la fin de cette expérience, vieille de cent ans, de manipulation et de répression du système financier par les banquiers et les banques centrales.

La Grande crise financière de 2007-2009 va se transformer en Grande catastrophe financière. Cela pourrait se traduire par une remise à zéro majeure, mais plus probablement par un effondrement de l’économie mondiale, du système financier et du système mondial politique. Et cela ne se fera pas sans heurts. Cela prendra beaucoup de temps et il y aura des faillites de pans majeurs du système financier, même de plusieurs pays. Cela provoquera aussi des troubles sociaux, une hausse des conflits, de la pauvreté et de la famine.

Je suis conscient que ces prédictions sont alarmistes et ressemblent à un scénario d’Apocalypse. J’espère sincèrement me tromper. Mais, malheureusement, le risque que cela se réalise, au moins partiellement, est très grand, après cent ans d’excès dans un monde bâti sur aucune fondation solide, mais plutôt sur un océan de dette et de monnaie imprimée. Tous ces prix Nobel d’économie, ces banquiers centraux, et les gens ordinaires se rendront compte, dans la douleur, que les morceaux de papier sans valeur qu’ils appellent « monnaie » ne peuvent pas créer de richesse véritable et durable.

Pour les quelques privilégiés qui ont un patrimoine à protéger, il est essentiel de posséder de l’or et de l’argent en-dehors du système bancaire. À la fin de cette remise à zéro, il est à souhaiter que l’on assiste à l’émergence d’un monde basé sur la récompense du vrai travail et du vrai investissement, ayant de réelles valeurs éthiques et morales, ainsi qu’un système monétaire sain. Mais le chemin pour y arriver sera long et difficile ».

Egon von Greyerz, GoldSwitzerland (via Goldbroker.fr), le 21 août 2015

Rappels :

Nous sommes dans une situation pire encore qu’en 2008

Les élites conduisent la Grèce et le monde vers la perdition (E. von Greyerz)

Max Keiser et Egon von Greyerz : contrôles de capitaux en France, crise financière, or et argent

Publicités

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

31 commentaires pour La Grande catastrophe financière (E. von Greyerz)

  1. Ping : La Grande catastrophe financière (E. von Greyerz) - Ma banque a moi

  2. zorba44 dit :

    Effondrement cataclysmique. Les repères vont se télescoper affolés. L’économie est en voie de dislocation et son cortège ne sera pas meilleur que les Palmyre que les barbares ont bousillés. Il ne s’entrevoit que du malheur partout et les anciens riches seront les premiers à s’étriper car ils feront faillite aussi et ce ne sont pas les champions de l’entraide et de la philanthropie (pour l’essentiel d’entre eux).

    Palmyre aujourd’hui le Louvre ou le Musée d’Orsay demain. L’homme consume son veau d’or dans des destructions morales et physiques de toutes natures et bientôt, dans les églises, les Christ des Autels verseront des larmes de sang quant à l’usage qu’a fait l’homme de sa vie, du développement de la terre et du sabordage de sa propre espèce animale.

    Oui E. Von Greyerz détient l’acuité du prisme cristallin de ceux qui comprennent le mieux ce qui s’est passé depuis 2007, s’est fomenté bien avant 2007 et va se dénouer en 2015.

    Je crois, oui je crois, que le monde est terrifié de ce qui se passe. A lire les commentaires ici et là sur internet, A lire comment les gens jugent les faits que la communication habille de prêt à penser, il y a lieu de croire que les yeux se dessillent de plus en plus nombreux.

    Il va falloir maintenant se préparer à détruire les cancrelats qui nous ont amené là pour tenter de sortir quelque chose de bon. La jeunesse qu’on a tenté de pousser dans le vice, le stupre, la drogue et la religion du sexe me semble bouger.

    …Elle va bouger la peur au ventre, au début, mais il y aura des Louis Lenoir, mon ancêtre aumônier des marsouins qui galvanisait et gagnait les coeurs même les plus endurcis et portait la foi à une hauteur telle que les soldats, même les coeurs les plus endurcis, montaient apaisés pour mourir dans les tranchées et les assauts.

    Il fut tué dans les Dardanelles en 1917, bienheureux pour l’Eglise (celle qu’on veut écraser partout) …et son souvenir a été immortalisé par l’écrivain Georges Guitton S.J. dans un livre paru en 1921 UN « PRENEUR » D’AMES Louis Lenoir Aumônier des Marsouins 1914-1917, couronné par l’Académie Françaises. Le musée des Invalides conserve les objets, les souvenir et les écrits de sa vie que mes grands-parents ne voulurent pas conserver dans la famille…

    L’étincelle fantastique de mon aïeux, nous pouvons la retrouver chez des hommes d’exception. Notre Société a besoin de tels hommes pour écraser ces cancrelats évoqués plus haut et porter une rédemption salvatrice et véritablement humaine à l’horreur insane de cette terre dont on a fait souffrir les bases et les hommes qui la peuplent au nom d’idéaux assassins, égoïstes, jouisseurs et franchement pervers – tours toujours plus hautes et yachts démesurés …construits sur l’asservissement du travail au profit du capital.

    Inepte est ce qui restera de la mécanique créée par une « caste » de mégalomanes et de maniques qui a cru pouvoir réussir à museler à son profit le monde.

    Les vacances sont finis. Le temps des comètes est venu… Mais que vienne aussi le temps d’hommes dont l’histoire sera fière.

    Jean LENOIR

    • LA Confidential dit :

      Emouvant témoignage. J’ai eu moi-même un aïeul qui a fait toute la première guerre mondiale mais sur le versant moins bien éclairé des héros anonymes qui pullulaient aussi parmi les poilus de base. Il y a gagné la croix de guerre, la nationalité française (il était belge à l’origine), et une blessure qui l’a laissé invalide à jamais, contractée en Champagne deux mois avant la fin des hostilité (!).
      Il a pu néanmoins réaliser son rêve par la suite : devenir chauffeur de locomotive (à vapeur à l’époque), métier qu’il a exercé jusqu’à l’âge de la retraite, malgré son handicap.
      Bien qu’il soit décédé il y a un demi-siècle, je me souviens encore très bien de ce monsieur taciturne qui passait de longs moments solitaires à jouer (superbement) de la mandoline napolitaine -un instrument importé par l’immigration italienne dans les basins miniers du nord et qui fut très populaire chez les petites gens.
      Très brun quand il avait rallié l’armée française, à vingt ans à peine, il avait été démobilisé avec une chevelure d’albinos qu’il avait conservée jusqu’à sa mort. Il n’avait jamais donné d’autre explication à ce blanchissement brutal que la peur.
      Peur de la mort, sous les bombardements et la mitraille, avant et pendant les assauts, mais aussi peur de la mort de l’autre, ce frère honni d’en face, ce  « boche », qu’il fallait bien tuer avant qu’il ne vous tue, et dont il parlait presque avec affection, sans une ombre de haine en tout cas.
      (les gugusses contemporains qui parlent des combattants de cette affreuse guerre comme d’abrutis fanatisés par la propagande patriotique me révulsent. Si ce vernis culturel a joué son rôle durant la montée au conflit, les réalités des combats ont rapidement décapé bien des esprits de son empreinte -sans les convertir pour autant au pacifisme).
      Oui, je crois comme vous qu’il ne faut pas désespérer des générations qui arrivent. Elles ont souvent été bien moins gâtées intellectuellement que nous le fument, mais pour ce que nous en avons fait de ces gâteries !
      Elles sauront se reconstruire et inventer dans l’adversité, qui reste la meilleures des écoles, et nous aurons alors notre part à jouer dans cette reconstruction-notre dette envers elles en fait.
      En tout cas merci, Jean.

      • zorba44 dit :

        Merci à vous également …je n’ai rien fait de glorieux dans ma vie mais je tenais à laisser ce message à ceux qui doivent le lire pour savoir quel honneur ils veulent de leur existence face à l’avilissement qu’on veut leur imposer en face.

        C’est à Louis Lenoir qu’il faut reporter tout le mérite d’avoir pleinement existé dans les bourbiers et la mitraille des tranchées – laissant aux jeunes futurs sacrifiés la sérénité face à la mort.

        Jean LENOIR

  3. Tikehau dit :

    En quoi la substitution de l’argent dette par de l’or ou de l’argent métal règlerait-elle le problème de l’accaparement des richesses des 99,9999 % de non-possédants ?

    Seuls ceux qui aujourd’hui possèdent peuvent acheter ces métaux. Est-il important de posséder aujourd’hui pour exister demain ?

    Cette option n’est qu’un pis aller et je suis convaincu que sans « monnaie » disponible je n’échangerai pas une douzaine d’oeufs produits par mes poules contre une quelconque contrepartie métallique. Par contre je suis certain que j’échangerai (travail ou service) pour mettre un morceau de viande dans mon assiette.

    La mise en place du revenu universel me parait une piste crédible pour assurer à tous les « moyens » d’assurer ses besoins vitaux. L’émission monétaire se doit de n’être exercée que par le pouvoir régalien. La monnaie doit retrouver sa vocation première qui est de n’être qu’un moyen exclusif d’échange économique. Thésaurisation, spéculation et rémunération par le prêt doivent être interdits. Cette « monnaie » se doit même de perdre de sa valeur dans le temps si celle-ci n’est pas convertie en « consommation ».

    Et ce ne serait surement pas bien compliqué de contrôler une monnaie virtuelle puisqu’elle ne pourrait exister que dans le « système ».

    Si nous ne comprenons pas que c’est le crédit qui tue aujourd’hui l’économie mondiale, c’est parce que nous ne voyons pas que le modèle économique de la « croissance » est une pyramide de Ponzi condamnée à l’effondrement.

    Seul le collapse général de l’économie permettra la mise en oeuvre d’un nouveau modèle « économique » qui replaceraient l’homme et l’écologie dans les priorités qui assureraient la survie de l’humanité.

  4. Justy dit :

    On peut lire beaucoup d’articles alarmistes en ce moment.Il est vrai que les gens humbles sentent confusément que quelque chose arrive ,un peu comme les animaux sentent l’orage.
    Alors ,les conseils que les experts de l’apocalypse donnent c’est d’acheter de l’or.Ce conseil ne vaut que pour les riches.J’attends toujours de lire quelque chose de serieux et de vraiment pertinant pour la majorite d’entre nous.

    • Alcide dit :

      …Alors ,les conseils que les experts de l’apocalypse donnent c’est d’acheter de l’or.Ce conseil ne vaut que pour les riches…

      C’est logique.

      Il n’y a que ceux qui ont quelque chose à sauver qui peuvent envisager de le sauver…
      Pour les autres ,ceux qui n’ont rien, le conseil est :
      Sauver vos fesses.

      La littérature est abondante sur le sujet …pour tous ceux qui ont compris le danger . Car le problème réel est l’état de non perception par les Charlie abondamment baisés, roulés dans la farine et bons pour la falaise où l’on dirige le troupeau mais toujours aussi optimistes et fiers de leurs dirigeants.

  5. Venner dit :

    L’or, l’argent sont des solutions de protection individuelle (quid du collectif?) et qui ne marcheront que si la catastrophe annoncée n’est pas un effondrement cataclysmique mais juste une grosse crise financière et monétaire !

    • zorba44 dit :

      Là (la crise) sera très grosse. Eviter un effondrement cataclysmique, alors que les bail-in séviront de partout, paraît hautement (et hélas) improbable. A vos parachutes, très vite.

      Jean LENOIR

  6. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Boycott.

  7. Trend dit :

    Les derniers crash boursiers ont la plus part débuté les jours précédents en Asie.
    Celà sent très mauvais

  8. Ping : La Grande catastrophe financière (E. von Greyerz) Actualités

  9. Ping : La Grande catastrophe financière (E. von Greyerz) | The international informant

  10. radik dit :

    J’adore les gens qui nous expliquent qu’il vaut mieux avoir des patates ou des oeufs que de l’or et de l’argent parce que personne n’en voudra alors que les denrées alimentaires…

    Et quand ils n’auront plus d’oeufs et de patates ? Avec quoi achèteront-ils au marché noir? A ceux qui ont toujours trop de choses utiles pour eux-mêmes (parce qu’ils ont été prévoyants) et qui préfèrent amasser de la vraie monnaie pour plus tard……. quand tout sera redevenu un peu plus calme et rangé ?

    • matbee dit :

      J’espère que ceux qui ont quelques dizaines ou centaines de milliers d’euros d’épargne financière n’ont pas tout transformé en poules et en rangées de patates… 🙂

    • Tikehau dit :

      @radik

      Le problème c’est que du jour au lendemain d’un collapse général de l’économie la monnaie serait indisponible.

      Il ne vous aura pas échappé que sans « monnaie » ET sans possesseurs de monnaie il n’y a pas d’échange.

      Imaginez-vous alors que nous possèderions tous de l’or ou de l’argent à « échanger » pour satisfaire nos besoins vitaux ? Les seuls qui « survivraient » des crésus et tous les autres des crève-la-faim ?

      Avec le bail-in, étant donné que ce serait notre épargne déposé à la Banque qui disparaitrait vous penseriez payer avec quoi ? Et quels sont ceux qui perdraient le plus ?

      Une piste pour ma réponse : « les riches ne sont riches que parce qu’il existe des pauvres »

      Question subsidiaire : Vivez-vous en autarcie et avez vous un abri dans le jardin avec 2 années de provisions pour votre famille ?

      Moi pas mais je fais le pari qu’une simple boite de clous vaudra demain bien plus qu’un Louis d’or.

  11. John dit :

    Bonne analyse mais pas nécessairement exacte, j’ai remarqué en général que rien ne se déroule comme on pouvait s’y attendre, le baril de brut est un bon exemple, voici pas longtemps tout le monde trouvait normal qu’il soit à 100$ et tout le monde pensait même qu’il irait encore plus haut et les explications à ce sujet avait convaincu beaucoup de monde.

    • totti dit :

      Le baril de pétrole justement est un mauvais exemple: tout le monde croit que la baisse de son prix est une bonne chose et nous éloigne de la crise, or c’est très exactement le contraire: c’est un signe de crise aiguë !

      • John dit :

        C’est un peu facile comme réponse, on aurait préfèré une explication profonde et intelligente.
        Je ne crois pas que tout le monde croit que la chute du brut est une bonne chose, peut être au début mais plus maintenant.
        La crise actuel aigu c’est vague, c’est plutot une crise de la dette donc de la croissance.

      • totti dit :

        « c’est plutot une crise de la dette donc de la croissance. »

        NON. Une crise de la croissance donc de la dette….

  12. alicante66 dit :

    Prenez vos dispositions…(article de l’an dernier qui en rejoint d’autres mais qui reste qd même plus actuel que jamais)

    http://news360x.fr/accord-secret-les-usa-lue-fermer-rapidement-les-banques-en-cas-panique/

  13. master t dit :

    Je pense que si l’effondrement financier est global, c’est qu’il aura purgé dans un premier temps le marché des actions et dans un second celui de l’obligataire… au passage de nombreuses banques feront faillites suivis des assureurs (via le déclenchement des cds et des couvertures impossibles à couvrir) Tout ce qui sera dépot, assurance vie… sera coincé dans le systeme (coralito et bail in), il est aussi probable que les DAB limitent les sorties de liquidité dans un 1er temps (puis bank holidays)… donc l’or et l’argent n’interviennent que si la monnaie est avilie au point de nous faire subir une hyperinflation… les usines et les sites de production fonctionnant au ralentis… il deviendra compliqué de trouver des biens de nécessités comme le PQ… si bien que la rareté faisant le prix, on tentera d’imposer un controle des prix mais aussi des capitaux. A ce moment précis, l’or redevient une monnaie tout comme l’argent. Si la loi de Gresham postule que la mauvaise monnaie chasse la bonne, c’est que la bonne permet la conservation de la valeur qui se proportionne à la dévaluation de la monnaie fiduciaire. Ceux qui auront conservé du liquide chercheront cet or et ceux qui n’ont plus d’épargne disponible chercheront à troquer des biens ou services contre de l’or ou de l’argent, sorte d’assurance vie disponible pour l’après crise (on se ménage une sortie pour pouvoir rebondir) bien évidemment les métaux ne se mangeant pas, le troc fleurira.

    Pour résumer ma pensée, j’invite les gens à épargner, pour le moment, et a etre attentif au dévissage des matières premières afin de se prépositionner sur de futurs achats de 1eres nécessité (pq, savon,pates, riz, boites de conserves, huile/saindoux/graisse de canard…, dentifrice…) L’essentiel c’est la prévoyance et la connaissance des risques. Faites les choses, selon vos moyens, par étapes… explorez l’univers des « preppers » et autres survivalistes il y aura certainement de bons conseils à pecher.
    Vous pouvez aussi explorer les faits récents concernant l’état du Venezuela et la situation catastrophique de la population face à l’effondrement qu’ils vivent aujourd’hui et des réponses politiques qui y sont appliquées.

    Sans etre totalement parano, ne soyez pas naif non plus… Trouvez l’équilibre entre les 2 extremes.

    • master t dit :

      tout à fait d’accord avec vous « prudence est mère de sureté ».
      Votre article confirme mes propos.

  14. master t dit :

    petit aperçu de la situation vénézuelienne:

    « Près du tiers (28,3 % fin 2013) des biens de consommation manquent en magasin, selon l’« indice de pénurie » de la banque centrale. Battant des records, l’inflation a atteint 56,2 % en 2013. Au marché noir, le dollar s’échange douze fois plus cher que son cours officiel. Les réserves internationales ont diminué de 30 % en 2013. » (…)Faute de pouvoir importer les matières premières dont elles ont besoin, les entreprises productives périclitent ».
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/03/11/au-venezuela-penurie-et-petits-trafics-en-serie_4380930_3234.html#FqkLMQIXffC4S7Mg.99

    « Les pillages se multiplient au Venezuela depuis qu’un jeune de 22 ans s’est fait tuer le 31 juillet lors d’un pillage dans lequel la police tentait d’intervenir. C’était à San Félix, au centre du pays. Camions de céréales ou de bières, supermarchés publics remplis de poulets à prix « socialistes » (à prix régulé) ou petits commerces venant de recevoir de la farine ou des couches… Tout y passe et les attaques augmentent : 56 pillages au premier semestre selon l’Observatoire vénézuélien de la conflictivité sociale. Une illustration de la grave pénurie qui touche le pays. » RFI.

    « Café, huile, farine de maïs, jambon, lessive… Valencia a beau abriter d’importantes usines, la liste des produits manquant dans les rayons s’allonge un peu plus chaque jour. Le poulet est l’un des plus recherchés depuis des mois. » (…) « Beaucoup d’habitants parcourent les supermarchés et épiceries de la ville pour se fournir en produits basiques, dont les tarifs sont régulés par le gouvernement.
    Certains le font aussi à leur profit, pour les revendre beaucoup plus cher sur le marché noir. Une activité bien sûr illégale, connue comme le « bachaqueo » et critiquée par les économistes comme un facteur aggravant de la pénurie. »

    « Le manque de produits de première nécessité bouleverse la vie des Vénézuéliens, qui arpentent les rues à la recherche d’un supermarché ou d’une boulangerie ayant des produits en stock. “Les courses une fois par mois c’est fini, aujourd’hui on achète ce qu’on trouve. Et donc on en vient à payer plus cher et à acheter des choses dont on n’a pas encore besoin de peur d’en manquer plus tard”, raconte Carolina Hernández, femme au foyer. La pénurie de produits alimentaires s’explique par le contrôle des prix fixé depuis 2003. » COURRIER INTERNATIONAL.

    Ceci est un bon exemple d’un pays qui s’effondre et qu’il faut méditer, quand bien meme les raisons et le contexte diffèrent des causes attendues pour la France et in extenso du monde, du fait des interconnections bancaires et économiques et de son aspect systémique et historiquement exeptionnel on retrouvera certainement des identicités.

    • Alcide dit :

      …quand bien meme les raisons et le contexte diffèrent des causes attendues pour la France et in extenso du monde, du fait des interconnections bancaires et économiques et de son aspect systémique et historiquement exeptionnel on retrouvera certainement des identicités…

      Dans les pays gouvernés par des imbéciles corrompus au seul service d’une ploutocratie qui pille systématiquement le peuple par la dette odieuse ,dans les pays où les familles ont été détruites et les pères ringardisés , dans les pays où l’éducation consiste depuis des décennies à solliciter les classes d’incultes à ouvrir leur clapet plutôt que les oreilles et laisser s’exprimer leur mauvais goût , où les les « chances pour la France » sans aucune volonté d’intégration sont importés et soutenus financièrement par la pègre au pouvoir dans le but cynique de changer la population ; dans ces pays là , ce sera bien pire.

      Les centres urbains seront très rapidement à fuir. Les magasins ont généralement trois jours de stock.

      Prévoir quelques jerricanes de carburant dans le salon et un bon itinéraire.
      Et bonne chance…

      • zorba44 dit :

        Cher Alcide,

        Quelques jerricans dans le salon …l’assureur ne va pas aimer. En cas de sinistre, ne pas oublier qu’il sera en faillite et aux abonnés absents si le téléphone fonctionne encore !

        Bonne fin de mois d’août !

        Jean LENOIR

  15. master t dit :

    Ici nous explorons les effets d’une hyperinflation mais voyons les causes et effets de la grande dépression de 1929… qui ressemble assez à la situation actuelle et meme énormément

    EXTRAITS

    « Les causes de la crise des années 1930 (« Grande Dépression ») sont encore de nos jours discutées. La surproduction industrielle, la spéculation boursière, les déséquilibres financiers des années 1920 ont joué un rôle plus ou moins important. Dès le premier trimestre 1929, des entreprises ont des difficultés pour écouler leur production. En juin, les prix baissent pour de nombreuses marchandises. Le coup d’envoi de la crise est donné le Jeudi 24 Octobre 1929 à Wall Street (le « Jeudi Noir ») : 12 millions d’actions sont jetées sur le marché sans trouver de preneurs et les cours plongent. De nombreux actionnaires ainsi que les courtiers se trouvent ruinés. Les emprunteurs ne peuvent plus rembourser leurs dettes auprès des banques. Le krach bousier amène les gens à thésauriser (retirer de l’argent du circuit économique) et entraîne donc une destruction de monnaie. Les entreprises ne trouvent plus de liquidités dans les banques et beaucoup sont asphyxiées. Si l’Europe avait connu depuis la révolution industrielle un certain nombre de crises, la crise des années 1930 est inédite par son ampleur et sa durée. »
    « La première réaction des entreprises face à la faiblesse de leurs ressources est de vendre coûte que coûte leurs marchandises en baissant les prix. Ainsi, la baisse des prix alimentaires va être de 50 %, la baisse des prix manufacturés de 30 %. La baisse des prix entraîne une diminution des recettes qui affaiblit les capacités de production. Aux Etats-Unis, la production chute de 19,7 % de 1929 à 1932 et de 22,7 % lors de la rechute en 1937-1938.
    La France est touchée plus tardivement par la crise du fait de l’importance de sa population rurale, agissant comme un marché régulateur. Mais alors que les autres pays connaissent une reprise à partir de 1934, la France, pour des raisons politiques, connaît un tassement tout au long des années 1930 (pas de véritable reprise). » (là on voit bien les differences structurelles par rapport à aujourd’hui)
    « Suite à la crise, les banques américaines rapatrient leurs capitaux prêtés à l’étranger, ce qui entraîne des faillites, d’abord en Europe centrale et en Allemagne. Ainsi, en mai 1931, la plus grande banque viennoise, le Kredit Anstalt, fait faillite et entraîne avec elle le réseau bancaire autrichien. La réduction des importations américaines, de 4,4 à 1,4 milliards de dollars de 1929 à 1932, a pour conséquence une baisse de la demande dans les pays exportateurs. Le commerce mondial diminue ainsi de 25 % en volume et de 60 % en valeur. La baisse des échanges est aggravée par la politique autarcique des différents pays » Nous observons déjà ce recul dans les échanges économiques (cf par exemple le Baltic Dry index, Harpex…)

    La petite cerise sur le gateau sur fond de crises géopolitiques USA RUSSIE CHINE EUROPE:
    « Si la reprise est visible dès 1934, l’activité économique retombe en 1938 : aux Etats-Unis, les prix et la production baissent de 20 % en un an. Seule la préparation de la guerre met un terme à la crise : de 1929-1932 à 1938, les dépenses militaires passent de 0,9 % à 28,2 % du PNB en Allemagne, de 2 % à 12,8 % au Royaume-Uni, de 3,8 % à 7,2 % en France, de 2,5 % à 9,8 % au Japon. Ces dépenses stimulent l’industrie de l’armement. A la fin des années 1930, la situation économique n’est pas pour autant rétablie : à titre d’exemple, les échanges internationaux ne retrouveront leur niveau de 1929 qu’en 1950.

    Au moment où se profile la Seconde Guerre Mondiale, on ne peut donc pas vraiment parler de reprise économique. L’Europe est touchée par un chômage chronique, le volume des échanges internationaux reste largement inférieur à celui de 1929. Les conséquences sociales sont dramatiques : mal secourues, des millions de personnes vivent dans une grande pauvreté (« marcheurs de la faim » à Paris en 1933). En Allemagne, la crise sert de tremplin au parti nazi et porte au pouvoir Adolf Hitler (chancelier en 1933). »

    On le voit ici, une nouvelle grande dépression qui se profile aujourd’hui a des accents du passé.
    Pourtant on rapprochera certains effets de l’hyperinflation et de la grande dépression: LES PENURIES.

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s