Crise agricole : De qui se moque-t-on ?

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Un article de Solidarité & Progrès :

« Porc, bœuf, lait. Les mois passent et la crise perdure. Les prix s’effondrent, les petites et moyennes exploitations périclitent et les suicides des producteurs endeuillent nos campagnes.

En dépit des aides ponctuelles distribuées par le gouvernement, les manifestations, les blocages des axes routiers et les visites impromptues dans les centres commerciaux se multiplient dans tout le pays. Un syndicaliste qui craint de perdre tout contrôle sur sa base, confesse :

« Quand on ne gagne plus rien pendant deux ans, ça peut chauffer vite ».

Le prix du litre de lait est passé de 36 centimes en 2014 à 31 centimes en 2015, soit à peine le prix qu’il coûte à le produire. Le porc, lui, n’est plus acheté qu’à 1,10 euro le kg, quand 1,40 euro seraient nécessaires aux éleveurs pour rentrer dans leurs frais. Quand à la viande de bœuf, la consommation continue à chuter. La surproduction est là, car avec la crise du lait, les éleveurs envoient leurs vaches laitières à l’abattoir pour éviter de continuer à les nourrir à perte.

La mort des outils de régulation

Les causes du malaise ? Le diagnostic est connu. En premier lieu, le démantèlement de tous les outils de régulation de la PAC (quotas limitant la production, stocks physiques, prix d’intervention, préférence communautaire, etc.).

Cette dérégulation totale de la production et des marchés à fait naître l’illusion qu’en augmentant massivement la production, on allait enfin pouvoir s’enrichir. Banques, groupements et syndicats on poussé nos éleveurs à agrandir leurs exploitations afin d’avoir une taille industrielle, à l’instar des Allemands, des Espagnols, des Irlandais et des Danois.

Pour ce faire, ils se sont endettés jusqu’au cou en pariant sur un prix élevé. Là, cette montée en puissance a coïncidé avec l’embargo sanitaire décrété il y a deux ans par la Russie sur le porc européen et la Chine, qui, après avoir très demandeuse de lait français, a réduit ses emplettes de moitié.

Le temps de la production agroalimentaire n’est pas celui des marchés financiers. Et comme toujours, lorsque l’offre dépasse la demande, les cours s’effondrent. Une chute amplifiée par une spéculation sans limites. Sur le marché à terme, à peine 3 % des contrats aboutissent à une transaction physique.

La grande distribution entre copains

Aujourd’hui, cette crise n’est plus un problème agricole mais un problème politique. Au lieu de se battre ensemble pour une nouvelle PAC régulatrice, productive et rémunératrice, chacun se bat contre les autres pour défendre son bout de gras, sa marge et son prix. Et dans ce jeu là, face aux producteurs et industriels, c’est la grande distribution qui tire les marrons du feu.

Car, avec la Loi de modernisation économique (LME) voulue par Sarkozy à partir des recommandations du rapport Attali dont Macron était le rapporteur, c’est elle qui impose sa loi. La LME allait « libérer l’économie » et mettre fin aux abus. Or, en réalité, elle autorise les distributeurs à négocier librement les prix proposés par leurs fournisseurs alors qu’auparavant ceux-ci pouvaient leur imposer des prix d’achat minimaux.

Par exemple, il arrive aujourd’hui fréquemment que les distributeurs exigent de leurs fournisseurs qu’ils leur cèdent, sous forme de baisse de prix, 50 % de la somme que les employeurs de main d’œuvre de l’industrie agroalimentaire perçoivent au titre du CICE pour être référencés ! Et si le fournisseur refuse, son produit n’arrive jamais dans les rayons !

Et pour Bruxelles, la solution c’est encore plus de libéralisation. Les derniers quotas, sur le sucre, tomberont en 2017. Même les appellations contrôlées dans la viticulture y passent, car depuis le 1er janvier, il est possible de planter la vigne que l’on veut où l’on veut ! Fini les appellations d’origine contrôlée !

Poules sans têtes

Manuel Valls a convié le 8 février à Matignon les représentants de Carrefour, Casino, Système U, Lidl, Auchan et Intermarché pour leur demander de « prendre leurs responsabilités » lorsqu’ils achètent des produits agricoles transformés aux industriels de l’agroalimentaire. SVP, ne soyez pas trop radin !

Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD), confie à la sortie de la rencontre :

« Dès le départ, il a été dit que la grande distribution n’était pas responsable de la crise agricole ».

Si l’agriculture est par terre, ce n’est pas la faute à la promotion Voltaire, mais la faute à Bruxelles et l’embargo russe ! Valls accuse Bruxelles d’avoir fait « trop peu et trop tard » et il s’entretiendra avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev le 13 février.

Entretemps, le gouverneur de la Banque de France réclame une plus grande intégration budgétaire européenne et Laurent Fabius exhorte les Russes d’accepter le départ de Bachar al-Assad en Syrie. Pour sa part, candidature présidentielle oblige, Sarkozy propose un Plan Marshall de dix milliards pour les zones rurales, une dépense qu’il inscrira sans doute dans son compte de campagne…. Il n’y pas que la révolte qui n’a pas de tête… »

Pour en sortir, S&P propose :

  1. Arrêter les sanctions contre la Russie en obtenant en contrepartie d’importants achats de porc et de produits laitiers.
  2. Rétablir des prix planchers garantis, correspondant à ce qui est nécessaire à une exploitation pour vivre et rembourser ses emprunts.
  3. Revenir à une vraie préférence européenne. Bruxelles ne doit plus être la courroie de transmission de la corbeille de Chicago.
  4. Organiser un moratoire et une restructuration de la dette des agriculteurs, suivant les régions, les secteurs de production et les parcours individuels.
  5. Arrêter l’accumulation de normes et de réglementations « écologiques » ou « climatiques » qui livrent les producteurs à la concurrence des pays qui n’en ont pas.
  6. Arrêter les négociations sur le Traité de libre-échange transatlantique, qui n’est qu’un instrument de guerre économique visant à faire tomber nos normes, nos régulations et nos protections légitimes.

Karel Vereycken, Solidarité & Progrès, le 10 février 2016

Rappels :

Dans le silence des campagnes

« On a la meilleure agriculture du monde et elle est en train de crever » (Périco Légasse)

Eric Zemmour : « Pour une agricultue de qualité, rétablissons le protectionnisme »

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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30 commentaires pour Crise agricole : De qui se moque-t-on ?

  1. Sean Swan dit :

    Le But de ses « M@thf****r qui nous gouvernent est de faire disparaître l Agriculture en France pour être dépendant des « americhiens » .

  2. Alcide dit :

    Si les agriculteurs et tous les autres ruinés par l’implacable machine de l’argent dette mis en place par les politiciens véreux faisaient preuve de solidarité en invitant dans le désespoir de leur suicide, qui est en réalité un meurtre commis par des ploutocrates , quelques banquiers dans leur dernier accompagnement, alors , la crise serait vite réglée.

    Car sur quel principe de droit et d’équité se fonde l’exigibilité des intérêts sur le remboursement des prêts constitués d’argent inventé par le banquier ?

    Quel est le préjudice causé en cas de non remboursement de ce que le banquier a prêté mais qu’il ne possédait pas avant de créditer l’emprunteur ?

    Certainement notre société est totalement vérolée par le système frauduleux usuraire actuel alors que sans justice la société des hommes ne peut exister.

    Les victimes égarées dans l’incompréhension culpabilisent toujours dans ce monde curieux ou la seule valeur sociale est la valeur vénale des individus ou leur crapulerie.

  3. Alcide dit :

    …Arrêter les sanctions contre la Russie en obtenant en contrepartie d’importants achats de porc et de produits laitiers…

    C’est idiot.
    Il n’y aura rien à discuter et à obtenir en contre partie d’une éventuelle levée des sanctions.
    Car l’agriculture russe s’est entre-temps développée , devient exportatrice et d’autres circuits d’importation ont été mis en place.
    Conclusion:
    C’est plié et sans appel pour la filière agro , comme pour l’exportation d’armes ou la construction navale.

    Les abrutis qui nous dirigent sont par nature irresponsables et leur QI à peine supérieur à la température ambiante est incapable de prévision des conséquences de leur décisions qui peuvent être de nature irréversibles.

    Voir:
    La Russie ne demandera pas à l’Occident de lever des sanctions antirusses, a déclaré le premier ministre russe Dmitri Medvedev.
    http://fr.sputniknews.com/russie/20160215/1021756014/medvedev-levee-sanctions-antirusses.html

  4. Ratuma dit :

    sans doute – mais pas d’élevage « mille vaches » en Picardie ou dans la Creuse je crois – de plus il est certain que la tendance est à « manger moins de viande » (et pas hallal) – voire être végétarien ou végan –

  5. Saubadine Franck dit :

    Bonjour.
    ILest grand temps que la Françe retrouve et reprenne sa SOUVERAINETE ET QUE TOUS ET CELLES QUI NE SONT PAS CONTENT ET BIEN QU4ILS AILLENT XXXXXXXXX .!

  6. zorba44 dit :

    Bouse en guise de cervelle et crottes de mouches dans les yeux. Voilà le portrait de nos dirigeants.

    Que les agriculteurs fassent tous grève du paiement des intérêts de leurs emprunts. Là on commencera à discuter !

    Jean LENOIR

    • Trend dit :

      Holala la Nouvelle-zélande explose !! Mais voyez-vous les intérêts de leur emprunt c’est peanuts ( 1 à 2 % ) vu la faiblesse des taux. De plus coté production lorsque le blè a plus que doublé de 01/2007 à 03/2008 , là pas de pleurnichage, sauf pour nous consommateurs qui avons payé nos pâtes, farines,pain,etc.; très cher jusqu’au double du prix pour certaines denrées et là pas un seul agriculteur pour pour nous plaindre!!
      Que les agriculteurs arrêtent de pleurnicher, qu’ils changent de métiers, que faisaient les ouvriers métalurgistes du Nord quand les usines et charbonnages fermaient, ils ne pleuraient surement pas comme ces agriculteurs ( les gros bien surs, ceux qui suivent lespetits agriculteurs en 4X4 lors des manifestations)qui ne vivent – que grace aux aides.)
      Pour info la publications des aides agricoles en Europe sont de nouveau accessible, acrochez-vous lorsque vous les lirez!!

  7. Pierre dit :

    SVP, ne soyez pas trop radin !?????

    EDITO
    Lundi 15 février 2016

    La petite musique qui adoucit les peurs…

    En dépit des signes évidents du naufrage généralisé de l’économie mondiale, certains continuent à croire (ou à vouloir nous faire croire !) que tout va bien. Le bateau coule, mais tant que l’orchestre continue à jouer, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter.

    Disons les choses simplement : les marchés financiers de la planète toute entière sont en train de s’effondrer. Non seulement sous leur propre poids, en raison de la spéculation « no limits » vantée par tous y compris par les plus hautes instances européennes, mais aussi et surtout à cause de l’interdépendance indémêlable de tous ces marchés entre eux, à commencer par le marché bancaire. Rappelez-vous, en 2008, tout le système a failli exploser à cause d’une surexposition des banques sur le marché des subprimes. Quatre ans plus tard, c’est l’imprévoyance de ces mêmes banques face à leurs investissements en Grèce qui a bien failli les perdre. Et aujourd’hui, après avoir prêté sans compter au marché pétrolier qui les faisait saliver avec un baril à plus de 100 dollars, les voilà réduites à regarder le monde s’écrouler autour d’elles en faisant mine de ne pas s’en inquiéter.

    Mais au contraire, nous devons nous inquiéter. Même si François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France lui-même, est obligé de monter au créneau pour dire sur BFM ou dans le Figaro que « les banques françaises sont deux fois plus solides qu’avant la crise financière » de 2008. Même si on aimerait bien croire, nous aussi, que les gens qui font tourner le monde avec notre argent savent ce qu’ils font. Rendons-nous à l’évidence, ce n’est pas le cas.

    Aucun des modèles qui faisaient la fierté de nos économistes et analystes de tout poil ne fonctionne plus désormais. Qu’il s’agisse des formules presque magiques leur servant à prévoir l’évolution des marchés, comme des mécanismes visant à réguler les excès et réparer les défaillances du système, plus rien ne marche et toutes les bourses du monde entier sont en train de dévisser malgré ces fameux modèles qui prédisaient le contraire. Une fois de plus, pourrions-nous dire. Sauf que les crises se succèdent de plus en plus rapidement, espacées de périodes de répit de plus en plus courtes, quelques mois, un an, un peu comme un malade en phase terminale sur qui plus aucun remède n’a d’effet. Alors certes, on entend bien quelques voix s’élever pour tenter de nous faire prendre conscience de la réalité, comme celle de la Banque Royale d’Écosse qui lançait récemment à ses clients un « Vendez tout ! » pas vraiment rassurant. Mais c’est une banque, et les banques n’inspirent plus confiance, on ne les croit plus.

    De toute manière, la mécanique économique est cassée, elle n’est plus fiable et, pire, elle n’est plus adaptée au monde d’aujourd’hui. Alors on triche, on ment, on SE ment, pour ne pas admettre qu’on fait fausse route. On anesthésie la société moribonde sous une économie de façade, elle aussi plus morte que vive, sur laquelle on a déjà commencé à entreprendre les opérations de maquillage pour masquer sa décomposition. On fabrique des billets et de l’inflation pour faire croire qu’on est riche ; on se félicite des taux d’intérêt proches de zéro parce que ça pousse à la consommation et que, c’est bien connu, la croissance vient de la consommation ; on se frotte les mains face à un pétrole au plus bas parce que cela favorise les marchés du transport routier et aérien. Bref, on nous fredonne des comptines rassurantes dont la petite musique vient occulter les raisons de ces déséquilibres, et on préfère positiver sur toutes ces anomalies des marchés, lesquelles sont pourtant les signes précurseurs d’une crise qui pourrait bien être la pire de toutes celles qu’on a connues jusqu’ici. Des solutions positives existent pour éviter le pire, clairement, mais ça c’est une autre histoire… Restons à l’écoute.

    Jean-François FAURE

    http://www.loretlargent.info/

  8. Pierre dit :

    14 février 2016

    Islande : 1,9% de taux de chômage en 2015, un chiffre qui fait rêver plus d’un pays européen !

    Ce petit pays a retrouvé son niveau de chômage d’avant la faillite de ses banques en 2008 due à la crise économique européenne. En 2007 son taux de chômage était de 1,3% et il est monté jusqu’à 10% dans l’année de la crise.

    L’Islande, cette île coincée entre le Groenland et la Norvège, qui compte environ 320 000 habitants a réussi une remontée économique fulgurante. Des chiffres du chômage qui font rêver plus d’un pays en Europe, en particulier la France avec ses 10,5% de chômeurs, en Italie il est de 12,4% et en Espagne de 22,7%! Lors de la faillite des banques du pays en 2008, le FMI parlait d’une vraie tempête dans le pays : «Peu de pays, voire aucun, avaient vécu une débâcle économique aussi catastrophique».

    Alors comment expliquer cette remontée ?

    En novembre 2015, le premier ministre islandais s’exprimait : «nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été membre de l’Union européenne». Ajoutant que le fait de ne pas faire partie de la zone euro avait été une chance pour le pays : «Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l’Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique». Pour le gouvernement islandais il apparaît clair que l’Union européenne est un frein à la bonne santé économique des pays.

    Le pays a pris des mesures après la crise de 2008 et a laissé ses banques faire faillite contrairement aux autres pays européens qui ont tous fait pour nationaliser sauver leurs banques. Le site Geopolis explique que «le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd’hui maîtrisée… et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières. Cette politique a fonctionné, moins d’entreprises ont fait faillite et il n’y a pas eu d’exode des jeunes comme au Portugal, Espagne ou Irlande ».

    Selon l’AFP les inégalités sont parmi les plus faibles au monde en Islande et l’espérance de vie très élevée (83 ans). Bref un pays où il fait bon vivre a priori.

    http://echelledejacob.blogspot.ca/2016/02/islande-19-de-taux-de-chomage-en-2015.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LchelleDeJacob+(L'%C3%89chelle+de+Jacob)

  9. Trend dit :

    Le prix planché pour les produits agricoles qui devrait être garanti, c’est ce qui a produit la Krack de 1929!!!! Delaisi  » Les Deux Europes » sauf erreur de ma part

  10. patrick dit :

    tiens ! une info … si quelqu’un a plus de billes sur le sujet.
    Dans d’autres pays d’Europe dans lesquels il y a des « fermes des 1000 vaches » , la rentabilité viendrait avant tout des énergies renouvelables produites ( photovoltaiques sur les toits des étables et surtout méthanisation .. ) donc des subventions à ces énergies.
    Donc le vrai produit valorisable de ces fermes serait le fumier , le lait n’étant qu’un sous-produit vendu pas cher parce qu’il faut bien s’en débarrasser.

    est-ce que quelqu’un a des infos plus complètes ? parce que là on aurait une désorganisation complète de l’agriculture via des subventions sur une activité qui au départ était sensée être annexe.

  11. Trend dit :

    Exact pour les panneaux photovoltaiques,une petite fortune de gagnée car ces Kwh sont racheté à un rpix 2,5 fois supérieurs à celui du secteur privé ( habitat) et on ne les entends pas les agriculteurs la-dessus, encore moins quand ce sont des éoliennes sur les terrains agricoles loués en moyenne 10.000 euro de loyer annuel pour un espace de 10 à 15 ares. Pas mal payé non? Pour des terres agricoles payées avec des subsides de la collectivité et renvendu au prix du terrain à bâtir sans impôt sur les plus values !!!!!

    • Ratuma dit :

      combien de tonnes de béton au pied des éoliennes ?

    • Chuck dit :

      Mais bien sûr…avec tous ces subsides tombés du Ciel les paysans sont les rois du pétrole….
      et c’est même pour ça qu’ils se suicident…mais oui ! la dépression de ceux qui gagnent trop d’argent et qui culpabilisent de l’avoir volé à la collectivité !!!

  12. Leclerc sylvain dit :

    Je suis agriculteur et je suis en parfait accord avec cet article je fait relayer le liens à travers mon répertoire téléphonique afin qu un maximum de personnes lisent cet article . il faut faire connaître au français ce que nos politiques ont fait et font comme désastres .la France doit reprendre son destin en main ont à tous le droit de vivre correctement et de manger français .

  13. Pierre dit :

    Grèce: La fin des Tsiprosaures ?

    Samedi, le 13 février 2016.

    Temps de colère et de révolte. Vendredi matin (12 février), le pouvoir supposé politique pris de panique, avait tenté à bloquer les portes d’Athènes, dans une tentative désespérée d’empêcher l’arrivée motorisée des paysans, venus manifester depuis les quatre coins du pays. À plusieurs reprises, les… forces de la Police ont été d’abord violement repoussées par les agriculteurs, ailleurs des… négociations ont pu apaiser le ciel athénien. Monde… ambiant.

    Les agriculteurs ont fait finalement leur entrée dans Athènes… d’où par la suite une petite bataille rangée devant le Ministère de l’Agriculture. Les rebelles de la version 2016, comme de l’histoire de la longue vie quotidienne sous l’Occupation du Mémorandum, ont installé leur campement à Sýntagma, nous n’avions pas vu cela depuis l’autre grand moment de notre… infortune, c’était durant le mouvement des Indignés Place de la Constitution (Sýntagma), en 2011.

    Les paysans Crétois ont été les premiers à débarquer au Pirée, très tôt dans la matinée de vendredi ; ils ont aussitôt… investi la ville, mais c’est devant le Ministère de l’Agriculture que toute leur colère a éclaté lorsque leur camionnette remplie d’un échantillon de leurs productions avait été saisie par la Police… avant d’être libérée suite à un assaut réussi.

    Devant le Ministère, devant l’absence du Ministre, surtout, devant le refus ministériel de recevoir une délégation Crétoise porteuse d’un texte récapitulant les décisions de leurs collectifs, à savoir le retrait du projet de loi sur les retraites et sur la fiscalité des exploitants agricoles, une nouvelle… attaque a été (spontanément ?) lancée contre les gardes… prétoriens du gouvernement mémorandaire SYRIZA/ANEL.

    D’autres épisodes très violents aux portes d’Athènes se déroulèrent en même temps, lors du… contact entre les paysans du Péloponnèse et les forces de l’ordre. Bilan: dix policiers blessés et quelques interpellations. “Nous n’avons pas peur de la Police… venez voir…”, tel fut le message et le… geste charnel clairement affiché par certains agriculteurs et éleveurs du pays, immortalisé par un photographe. Inutile de dire que cette photo a aussitôt fait le tour des medias et surtout de l’internet grec.

    Nous nous attendions à cette expression fort violente (pour l’instant certes contenue) de cette phrase au bout de toutes les lèvres car sans cesse répétée au pays réel de la mise à mort économique (impossibilité de travailler et d’entreprendre), sociale (droits sociaux des travailleurs) et nationale (souveraineté, agissements de type… FRONTEX, UE et OTAN dans les eaux territoriales de la Grèce après une nouvelle capitulation du gouvernement Tsipras), et tout cela en… accéléré, depuis la terrible trahison du ‘NON’ par les Tsiprosaures: “Cela ne peut plus durer” entend-on dire de manière unanime.

    Ainsi, l’idée deviendrait désormais majoritaire en Grèce (indépendamment des piètres… familles politiques), à concevoir (à tord ou à raison) que cette violence devrait prendre un caractère ciblé et précis, autrement-dit, apte à faire chuter le gouvernement SYRIZA/ANEL, mieux encore, le système politique dans son ensemble.

    SUITE… & PLUSIEURS PHOTOS…/

    http://www.greekcrisis.fr/2016/02/Fr0496.html

  14. Ping : Crise agricole : De qui se moque-t-on ? Actualités

  15. Ratuma dit :

    j’ai trouvé ce commentaire sur un blog (20minutes)

    « La spiruline est une algue de lac qui permet d’équilibrer les besoins alimentaires vitaux. Dix grammes par jours pendant 21 jours suffisent pour qu’un enfant atteint de mal nutrition retrouve une biométrie normal voir supérieure.
    Pour faire un kilo de protéine avec une vache, il faut l’alimenter avec 110000 litre d’eau, pour la spiruline, seulement 2500 litre suffisent.
    Il est très simple de cultiver, surtout dans les régions avec des température ayant un battement entre 20 à 35°c.
    En conclusion, nous avons les capacités de pouvoir éviter la mal bouffe en occident et la mal nutrition là où les marchés financier l’ont imposés, avec un impact très faible sur l’écologie. Les maux de ce monde ont tous une voir des solutions, nous sommes juste trop occupés à nos petites vies… »

    on cultive la spiruline en France , jusqu’en Bretagne ……… moins de viande et plus de culture

  16. Surprenante la mesure 6 : Arrêter l’accumulation de normes et de réglementations « écologiques » ou « climatiques » qui livrent les producteurs à la concurrence des pays qui n’en ont pas.
    Comme si il n’était pas possible de taxer les importations issus d’un dumping social et environnemental et d’utiliser les recettes pour promouvoir une agriculture socialement et environnementalement soutenable. Lorsque la terre sera rendue stérile ou polluée, les paysans – et nous même – seront bien avancés.
    Et que l’on ne me sorte pas l’argument de l’OMC ou autre traité de libre change SIGNE par nos gouvernants. Un traité ça se modifie ou on le dénonce.

  17. bestetti philippe dit :

    On sait à qui profite la crise et on vote pour leurs complices.
    pour ce qui est de la crise agricole, un moment je le suis mis en tête d’acheter directement à la ferme qu’à nos grandes surfaces, mais je m’y suis vite résigné car le prix de vente au kilo à la ferme était plus élevé qu’à la Grande surface.
    de qui se moquent nos agriculteurs ?
    mes parents ayant connu l’esprit des agriculteurs sous l’occupation m’avaient prévenu pourtant, des gens souvent sans pitié qui profitent des difficultés des citadins .
    un seul remède : le retour des jardins « ouvriers ».

    • ratuma dit :

      en ce qui concerne la viande je suis d’accord – j’ai appris à marcher dans la terre labourée et je les connais – (radin et compagnie)
      en ce qui concerne « les jardins ouvriers » – oui – c’est sain de connaître la terre et de manger ce que l’on a fait pousser soi-même – mais ce n’est pas possible partout hélas – même si l’on peut faire pousser beaucoup de choses sur une petite surface –
      j’achète mes légumes sur le marché, aux producteurs – et là c’est beaucoup moins cher qu’au super marché, hier rhubarbe : 2.00 euros le kilo – contre 2.95 à intermarché et miracle des asperges de pays à 3.00 euros le kilo, parce qu’elles étaient petites et sales – de plus j’ai eu un chou nouveau en prime !!!

      donc ne pas confondre éleveurs et maraichers – ces derniers, pour ceux qui vendent ici, sont particulièrement généreux et il n’est pas difficile d’imaginer le travail et la fatigue

      concernant la viande, il faudra bien y mettre un bémol car un jour il n’y aura plus assez de la production mondiale de céréale pour nourrir le bétail – alors les humains devront comprendre ….
      et je crois que la quantité d’eau nécessaire à une vache est effarante

      finalement je me demande si le créateur a bien réfléchi !!!

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