La grande crise, en phase terminale

guerres-crise« 08/06/2016 Le dénouement approche-t-il ? Sur le Vieux-Continent, la France s’est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d’une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat antiSystème. A ce sursaut nécessairement symbolique dans ce pays-symbole par essence s’ajoute, partout, le rejet massif de cette Europe des banksters, des lobbies et des technocrates glacés qui lamine les peuples. Enfin, à l’étage supérieur de la fusée-Système, ce même rejet de la caste dirigeante pave la voie à une présidentielle US explosive pour l’Empire, qui semble dès lors envisager les pires extrémités pour sauver sa tête. Partout dans le sanctuaire du Système atlantiste, le développement de ce climat insurrectionnel terrifie désormais la pègre néolibérale dirigeante, créant une tension inédite, radicale, qui préfigure des bouleversements décisifs et impose d’envisager les développements les plus extraordinaires.

Le printemps français

Jamais dans l’histoire de la Vème République, ni même avant, une élite politique, intellectuelle et médiatique n’aura suscité autant le mépris et le rejet du peuple. Il faut dire que rarement une caste dirigeante n’était tombée si bas dans l’Hexagone. Des politiciens désincarnés, des médias prostitués (10 milliardaires possèdent des médias français en plus subventionnés (1) et une intelligentsia nihiliste constituent désormais une sorte de dictature molle dont l’agenda se borne à satisfaire, à droite les rêves du CAC 40, à gauche ceux des lobbies LGBTQ ou SOS Racisme.
Le raz-le-bol est désormais tel que pour beaucoup de Français, l’opposition la plus radicale est devenue aujourd’hui une question de principe, une question de dignité, et finalement la seule posture moralement supportable.

La Loi Travail stigmatise ainsi pour l’instant toutes les rancœurs accumulées, toutes les vexations, toutes les rages contenues suite aux promesses non tenues, aux insultes, aux montages, aux mensonges, aux soumissions et aux trahisons. C’est un véritable «printemps français» qui est en train de germer, enfin.
Dans ce climat pré-insurrectionnel, Flanby peut dès lors bien placer ses derniers espoirs de réélection sur une réédition de la farce de 2002 (qui porta Chirac au pouvoir avec 82% des voix contre Le Pen) – on a les ambitions qu’on peut – il est peu probable que la France éveillée se laisse couler jusque-là.
Mélenchon a dès lors parfaitement raison de penser, d’espérer, que face à un tel rejet du Parti Unique à deux têtes (et un épouvantail), les scénarios les plus improbables deviennent possibles, sinon plausibles.
A n’en pas douter, la Présidentielle française de 2017 s’annonce explosive elle aussi !
La pression monte.

Vers la fin de l’Europe soviétique

Au niveau européen. C’est le même constat. L’Europe des banksters qui a émergé du Traité faussaire de Lisbonne n’est plus qu’un cadavre politique nourrissant une multitude d’insectes dont le job, grassement payé par des contribuables exsangues, se résume à faire croire qu’elle est toujours vivante. Mais il n’en est rien.
L’Europe est un échec politique dont la structure littéralement soviétique (2) n’est plus réformable. Et cela aussi, les peuples l’ont bien compris.
Alors que ses élites non élues mènent des trains de vie somptuaires, le petit peuple crève et se voit roué de coups dès lors qu’il s’insurge contre le racket organisé, comme en Grèce.
On pourrait établir une liste d’exemples sans fin de la toxicité d’une Europe aux tendances totalitaires, vendues aux lobbies, qui s’arroge le pouvoir d’empêcher les peuples de disposer d’eux-mêmes, qui les menace, les fait chanter, les punit et les transforme en working poor au service d’actionnaires apatrides déjà obèses. Nous y préfèreront un simple témoignage.
Dimanche passé, jour d’élection en Italie, nous avons eu des nouvelles d’une amie, maman italienne de 50 ans ayant perdu son commerce, et dont le mari est au chômage. Sans ressources, elle a saisi l’opportunité de travailler comme d’autres dans un bureau de vote toute la journée. Résultat : 12 heures de labeur pour… 50 euros, soit 4 euros de l’heure. Sa sœur, maman divorcée, cumule quant à elle pas moins de trois jobs pour survivre, également payés au lance-pierres.
Jamais à l’époque de la Lire et de la souveraineté de l’Italie, une telle misère n’avait ravagé la péninsule.
Coïncidence : le jour même où nous parvenaient ces nouvelles révoltantes, TF1 se fendait d’un sujet sur les revenus de certains gérants de fonds de pension. Dans deux cas au moins : ces revenus culminaient à 1,5 milliard d’euros, soit 4 millions d’euros par jour, ou 170’000 euros de l’heure (3).
Certes, nous aurions pu nous contenter de mettre en parallèle les salaires des petites mains italiennes avec ceux des fonctionnaires européens, la comparaison étant déjà largement indécente.
Reste que l’obscénité manifeste de cette disproportion des revenus entre des mamans sans ressources et un surmort de la finance mondiale dit mieux que tout l’absurdité d’un néolibéralisme devenu fou, devenu crime contre l’humanité à force d’injustice, et dont l’Europe de Lisbonne se fait aujourd’hui le promoteur zélé.
Dans quelques jours, un Brexit pourrait pourtant sonner le coup d’envoi de la déconstruction de cette Europe ratée, de ce sous-produit de la sous-culture mercantile étasunienne. Mais même en cas d’échec, un Grexit, un Frexit ou un Italexit finira bien par passer l’épaule. Question de temps.
La pression monte.

Une guerre nucléaire pour sauver Washington ?

Pendant ce temps-là, l’échéance américaine approche, avec sa charge explosive énorme, fabuleuse.
De plus en plus, il apparaît en effet possible, sinon probable, que la planche pourrie démocrate, «Crooked Hillary», pourrait bien se faire bouffer toute crue par l’abominable Trump.
La pauvre Killary, menteuse pathologique (4) et va-t-en guerre hystérique, cristallise en effet de plus en plus de haines à travers le pays et il n’est de loin pas assuré que les supporters démocrates de «Bernie» reportent leur vote sur elle. Trimbalant une série de casseroles longue comme la journée d’un working poor européen, Killary est en effet perçue pour ce qu’elle est: juste une marionnette aux mains de Wall Street et du Parti de la guerre US, un parfait clone d’Obama donc, un parfait petit soldat du Système et de son hyper-classe des 1%.
Wall Street et le Pentagone sont dès lors tétanisés par la possibilité de voir s’asseoir derrière le bureau ovale un outsider aussi grossier qu’incontrôlable, qui ose parler de désengagement militaire, d’équilibrage dans la question israélo-palestinienne ou carrément, suprême hérésie, de normalisation avec l’ignoble Poutine.
Et toute la question qui agite désormais les observateurs antiSystème est de savoir si Wall Street et le Pentagone vont tout simplement accepter de prendre un tel risque.
Les rumeurs d’une «october surprise» vont donc bon train, et chacun se demande quel lapin les marionnettistes de l’Etat profond US vont bien pouvoir sortir de leur chapeau pour geler le processus, se donner le temps de reformater l’opinion et permettre ensuite au Système «de perdurer dans son être».
C’est qu’en matière de scénario-surprise, il va falloir être créatif. L’assassinat pur et simple de Trump est certes une option, mais c’est du déjà-vu et personne ne croirait plus à la version d’un fanatique manipulé depuis Cuba ou Tora Bora.
Difficile aussi de refaire le coup du 11 Septembre. Trop gros, trop cher, trop risqué à faire avaler un remake, et il est presque assuré que les Saoudiens rechigneraient à passer à la caisse une deuxième fois. Et puis en ce moment, c’est pas terrible avec les Saoudiens.
Non, le plus simple, c’est de faire dans l’énorme, le gigantesque, dans l’incontestable, l’irréfutable, l’indiscutable. C’est-à-dire dans la guerre, évidemment contre la Russie, et nucléaire si possible, histoire de vraiment aveugler tout le monde.
C’est la thèse de plusieurs commentateurs tant russes qu’américains qui estiment aujourd’hui que les préparatifs de la chose vont d’ores et déjà bon train.

Au nombre des arguments avancés : le long travail de formatage des opinions publiques à la russophobie depuis 5 ans; le déploiement de forces US d’une ampleur inédite depuis 1944 en Europe; le cinglant refus d’Obama de discuter avec Poutine de la question de plus en plus sensible du bouclier anti-missile (5) et, enfin, l’inquiétante inauguration en Roumanie, en mai dernier, d’un système US de missiles «Aegis Ashore» parfaitement profilé pour le lancement d’une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie (6).
Bien sûr, il y a loin de la coupe aux lèvres, mais force est de constater que tous les ingrédients de l’explosion sont réunis. Car au-delà de la volonté ou non des Etats-Unis d’appuyer sur le bouton rouge en premier, la question se pose de savoir combien de temps Moscou acceptera de rester sous la menace de cette première frappe nucléaire avant de détruire la base roumaine en question (ce que ferait n’importe quel dirigeant normalement constitué, cf la crise des missiles à Cuba).

Ce moment où tout devient possible

En résumé, nous voici donc face à une situation où, de Paris à Washington en passant par Bruxelles, un véritable climat d’insurrection se globalise contre la pègre dirigeante néolibérale, avec des possibilités de développements extraordinaires : renversement de gouvernement en France, dislocation de l’UE, éclatement intérieur de l’Empire.
Tout est donc possible désormais avec, en embuscade, l’ultime folie de marionnettistes US en train de créer toutes les conditions d’un affrontement nucléaire qu’ils espèrent sans doute voir confiné à l’Europe et à la Russie bien sûr, le tout avec l’effarante complicité suicidaire de Bruxelles.
La grande crise générale du Système néolibéral semble donc bel et bien entrée dans sa phase terminale.
La pression monte ».

Entrefilets.com, le 8 juin 2016

1 Pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ?

2 Un ex-soviétique parle de l’UE: «J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché »

3 Finance : les patrons les plus riches du monde

4 Hillary Clinton lying for 13 minutes straight

5 Obama Slams Door in Putin’s Face: Says if Putin doesn’t want Russia’s retaliatory forces eliminated, he’ll need to be the one to press the nuclear button first.

6 Déploiement en Europe du système balistique américain Aegis permettant une attaque nucléaire de première frappe contre la Russie

6 The red line crossed, in the cross-hairs, at trigger point — waiting for an october surprise

Lire aussi :

Syrie : Les Etats-Unis ne veulent pas d’accord. La Russie revient pour un nouveau round (Moon of Alabama).

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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16 commentaires pour La grande crise, en phase terminale

  1. superalchimistee dit :

    Allez, je me pose quelques questions, merci de me donner votre avis….
    nous partons du principe que :
    1/ce monde est gouverné par des présidents et des dirigeants corrompus au service du cacarente… (oui, désolé de briser les illusions des pauvres naifs qui croient qu’un président à 20.000/mois ça donne des ordres aux barons de la boubourse qui gagnent des millions)

    2/ Ces gens appliquent toujours la même stratégie : quand on est en (crise et) faillite, on cherche un prétexte à guerre pour spolier les gens…. (appels au patriotisme en 1914, « donnez votre or pour l’effort de guerre », ou même des hold up de type fort Knoxx) (paul valéry parlait de gens qui se connaissent qui envoient à la guerre des gens qui ne se connaissent pas)
    ce coup ci, grace à l’ordi, plus personne ne pourra y échapper… sauf à débancariser, ce que je vous invite à faire

    3/ nous sommes en effet à une période de failllite proche, et où l’onu prépare une guerre… cf les articles précédents sur ce même blog

    4/ l’élection probable de Killary, va-t-en guerre hystérique, aux déclarations nauséabondes (Poutine ressemble à Hitler a-t-elle dit un été)

    donc, sachant que cette petite intelligentsia qui gouverne le monde prévoit guerre et faillite, les anglais, n’auraient-ils pas interet à sortir de l’ue…. ? histoire de rester un peu en dehors du gros ramdam.
    Le résultat de ce vote peut-il changer ou retarder les choses si de façon suprenante, les anglais votaient pour le maintien en ue ?

  2. township dit :

    La mafia khazariane pousse à l’élection de la criminelle et démoniaque Killary dans une tentative desespérée pour empêcher la victoire de Trump.

    Cette tentative sera vaine et les banksters rothschildiens n’ont pas fini de trembler.

    Bibi Netanyahu le criminel fasciste d’Israel se démène comme un diable pour menacer Poutine et essayer de le rallier aux vues des anglo-sionistes:

    https://strategika51.com/2016/06/06/russie-israel-une-visite-officielle-par-mois-a-sens-unique/

    Les forces du Mal ont de plus en plus de mal…

  3. zorba44 dit :

    Le 17 juin 2016 ou sera-ce le 17 juillet …ou peu importe, un feu nucléaire va se déclencher quelque part en Europe. Il se déclenchera car dans son suicide économique la sam son ite missa est en a décidé de la sorte.
    Premiers visés ceux qui accueillent les bases de missiles et leur environnement …et que Dieu ait pitié des innocents qui seront vitrifiés …mais qui sait que, par la force de la technologie et de la ruse les fusées ainsi envoyées seront retournées à leur envoyeur…

    Demain le signataire donnera son éclairage pour la survie après le chaos militaire et l’effondrement cataclysmique économique lequel fera reculer tous nos jalons plus d’un siècle ou d’un millénaire en arrière.

    Le temps nous est compté. Pas de pitié pour nos dirigeants et leur cortège… On ne peut pas dire « ne payez plus rien à l’état » (…mais quand il n’y aura plus d’état il n’y aura plus d’impôts) par contre on peut toujours vous dire « gardez le minimum en banque » pour le temps que ça durera car il vous faut encore un compte en banque.

    L’Après Demain du jour J, l’institution bancaire ne sera plus et il ne faudra plus longtemps pour comprendre que c’était une aberration de l’histoire qui a duré plus de mille ans mais qui ne sera pas prête de renaître.

    Jean LENOIR

    • christ dit :

      le 17 juin 2016 ? ha non ha non ! c’est l’anniversaire de mon chien ; j’aimerai bien féter ça sans me prendre un missile sur le coin de la figure alors que le ou les déclencheurs seront à l’abris dans un bunker ; parce qu’il va sans dire que la pourriture sera planqué bien sur….

      • zorba44 dit :

        Cette date est purement imaginaire, juste pour dire qu’il y en aura une …actée quelque part mais ça on nous le dira pas.
        Bon anniversaire à votre toutou : au moins il a un maître qui pense à lui.

        Jean LENOIR

    • gérard dit :

      Monsieur Zorba,j’ai bien noté la date du 17 sur mon agenda,mais vous avez oublié de préciser l’heure:merci d’avance!

      • zorba44 dit :

        La date indiquée est juste pour frapper l’imagination ( …ou peu importe). Les faits qui se déroulent actuellement autour de la montée en puissance des installations de fusées se traduiront dans un déclenchement à une date dont le processus est en route.

        Bien entendu vous en aviez saisi le sens et merci pour votre réaction humoristique !

        Jean LENOIR

  4. brunoarf dit :

    Une supernova est un événement cataclysmique signant la fin d’une étoile.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Supernova

    En juin 2016, les économistes voient une bulle obligataire qui gonfle de plus en plus ; les économistes comparent cette bulle obligataire à un événement cataclysmique : une supernova.

    La bulle obligataire, c’est « une supernova qui va exploser un jour ».

    La bulle obligataire, c’est « une course folle vers l’inconnu ».

    Vendredi 10 juin 2016 :

    Le marché obligataire dans une course folle vers l’inconnu.

    Partout dans le monde, les taux d’emprunt sont au plus bas historique. Un phénomène inédit aux conséquences imprévisibles, qui trouve racine dans les politiques ultra-accommodantes des banques centrales et l’inquiétude des investisseurs avant le référendum sur le Brexit.

    Japon, Etats-Unis, Suisse, Grande-Bretagne, etc. Les rendements des obligations des grands pays riches sont presque tous au plus bas, battant des records tous les jours, sur le marché secondaire où les banques et les investisseurs s’échangent les titres déjà émis.

    Repoussant les limites, le rendement du Bund, c’est-à-dire les obligations allemandes arrivant à échéance dans dix ans, qui font référence sur le marché, pourrait même bientôt devenir… négatif.

    Son taux d’emprunt a atteint 0,020% vendredi matin. Il se situait encore au-dessus de 1% en 2014.

    « Le moment historique » où il atteindra zéro « ne semble plus être qu’une question de temps », selon les économistes de la banque allemande LBBW.

    Les investisseurs sont dans « une recherche de qualité », explique Gilles Moëc, chef économiste chez Bank of America-Merrill Lynch, qui qualifie ce réflexe de « phénomène assez courant ».

    Ils se réfugient sur le marché de la dette souveraine, considéré comme un havre de paix, faisant grimper la demande et donc les prix, ce qui se traduit mécaniquement par une baisse des taux.

    Le cap du taux négatif à 10 ans ayant déjà été franchi par le Japon (- 0,155%) et la Suisse (- 0,459 %).

    Un cas contraire à toute logique financière, puisque lorsqu’ils achètent une obligation assortie d’un taux négatif, les investisseurs s’engagent à verser une somme d’argent à l’emprunteur s’ils conservent le titre à échéance.

    Au total, plus de 10 000 milliards de dollars de dette souveraine mondiale ont été négociés à des taux négatifs à fin mai, selon l’agence d’évaluation financière Fitch.

    Mais surtout, c’est une entrée en terre inconnue. Bill Gross, le « tsar des obligations » du fonds d’investissements Janus Capital, qui a fait en son temps les beaux jours du géant Pimco, met en garde contre cette « supernova qui va exploser un jour ».

    http://www.romandie.com/news/Le-marche-obligataire-dans-une-course-folle-vers-linconnu_RP/710847.rom

  5. téléphobe dit :

    Les Charlies s’en footent complètement ;o)

  6. zorba44 dit :

    Que se passe-t-il, au sens du signataire, quand le chaos économique et/ou militaire s’installent ?
    Le but n’est pas ici de faire un catalogue des solutions mais de réagir, en dehors de toute panique ou en dépassant les impulsions dues aux émotions – dont il n’est pas trop de dire qu’elles peuvent être violentes.

    Il convient de garder à l’esprit que nous vivons parce qu’il y a de l’air, de l’eau, de la nourriture à notre disposition d’une part, et que de l’autre abri ou domicile, énergie(s) et pharmacie domestique nous permettent une gestion du quotidien et du plus long terme.

    S’il n’y a pas d’air ou que des gaz asphyxiant, lacrymogènes ou autres joyeusetés les solutions sont, si elle est possible, dans la fuite. Dans le cas contraire le sort des humains pris au piège est réglé en très peu de temps. Des masques peuvent permettre de se tirer d’affaire (et de se « tirer » tout court) mais tout le monde, et le signataire en premier, n’en dispose pas.

    Résidant là où vous êtes c’est parce qu’il y a de l’eau. Pour les besoins essentiels l’eau est nécessaire non seulement pour étancher sa soif mais encore pour se laver et laver dans l’ordre chronologique des besoins essentiels.

    Point n’est besoin que d’indiquer que faute de nourriture l’homme dépérit ou se tourne vers l’anthropophagie. Selon où que vous vous trouverez, l’accès à des réserves de nourriture, de nourriture pour laquelle on a la solution de conservation, puis de renouvellement. Face à un congélateur et un réfrigérateurs non alimentés durablement ou définitivement, ce sont les crèmes glacées qui seront à manger dans les 24 heures et, pour le reste, tout devra être consommé ou préservé dans les 3 ou 4 jours : c’est une évidence de le lire mais encore faut-il avoir les bons réflexes…

    ***

    Cette dernière remarque met en perspective la question du couple abri/habitation qui restent offerts (ou à trouver) ainsi que de l’énergie. Il est fort à parier que si vous devez fuir rapidement votre base, devenue inhospitalière, et, que des moyens de transport sont encore possibles (collectifs ou votre propre véhicule, bien entendu avec un niveau de carburant le plus près possible de la capacité maximale de son réservoir), c’est qu’il n’y aura plus d’énergie électrique à disposition en grande partie ou définitivement. Il convient de garder en perspective ce que cela implique en terme d’accès à l’eau, au chauffage (même au gaz !), pour le traitement de l’eau, pour le transport, pour les ordures ménagères et pour l’éclairage, le téléphone, internet etc…

    De la même façon les questions qui se posent en termes de santé ou d’accident risquent de ne trouver d’autres réponses que de ce dont est dotée la pharmacie personnelle. En cas de radioactivité, il est certain que de disposer de capsules d’iode est essentiel …à titre d’exemple …et quasiment personne n’en a !

    ***

    Tout se pose donc en terme de ressources (et outils ou ustensiles manuels – ou électriques si on continue à bénéficier de la bonne fée électricité).
    Si réalistement vous pensez que vous ne disposerez plus d’électricité ni de capacité à en produire, le salut ne viendra pas de tous les robots, outils ou machines …mais bien et seulement des outils à main. Point besoin d’espérer trouver autre chose que rumeurs lorsque les écrans d’ordinateur restent blancs et que la capacité à recevoir de l’information ne dure que par ce qu’il reste dans leur batterie …car, selon toute vraisemblance, téléphones fixes ou mobiles seront dans le même état.

    Une réflexion personnelle de l’auteur est de savoir ou aller si son véhicule est utilisable, de faire l’inventaire des destinations possibles et de l’autonomie dont on dispose. L’instinct commande d’utiliser les « petits itinéraires » en bénissant son GPS si le service reste ouvert – et, encore là mieux vaut se fier à sa connaissance du terrain et à sa mémoire car prier le ciel pour un service et une technique des hommes n’a que peu de rapport avec la providence.

    ***

    On voit bien que ce n’est pas au dernier moment qu’on trouvera un garrot dont on ne dispose pas… de préférence à un coupe-ongles, petit ustensile très utile, mais pas indispensable. Même si on dispose d’une lampe torche puissante à LED (ce qui est le cas du signataire qui l’utilise depuis plus de 4 ans quasi quotidiennement et avec les bonnes grosses piles rondes d’origine) une grosse provision d’allumettes bien sèches n’est pas chose à négliger, ni un stock de chandelles.
    De même lorsqu’on a la manie de conserver depuis années, tous les bocaux en verre du commerce que l’on stocke (bien propres) avec leur couvercle …on s’assure les moyens de faire des conserves – tant qu’on a l’eau et le feu et quelques casseroles ou poêles à frire.

    ***

    Conserver ne dure qu’un temps et il faut songer aux moyens de produire ou de s’approvisionner ou de renouveler. Mais, au moins de disposer de plusieurs mois d’avance donne de la latitude pour réfléchir, agir et répondre à questions, inventaires et problématiques et ce qui demeure possible, eu égard, au voisinage.

    ***

    Il est clair depuis le début qu’il vaut mieux habiter la campagne ou une banlieue aérée car l’atmosphère des tissus urbains risque vite de devenir étouffante et dangereuse.
    Appréhender l’avenir avec un voisinage ou les uns et les autres disposent de certains moyens de subsistance est un moyen de développer des projets et des échanges. Lorsqu’on a trop de légumes ou de fruits on dispose de moyen d’obtenir du lait ou de la viande. La possession d’une tondeuse à main chez l’un permettra à l’autre de se faire prêter de grandes scies de forestier chez d’autres. Un âne et une carriole redeviennent un moyen de transport de charges privilégié…
    Les exemples peuvent foisonner à l’infini.

    Certes c’est une vie qui ressemble plus à celle de cette secte américaine dont le nom échappe… à laquelle nous sommes conviés mais c’est à un modèle de société, qui peut fonctionner, auquel les évènements peuvent conduire les survivants.

    Ce qu’il en renaîtra nul ne peut le dire. A ce stade la possession de métaux précieux n’apporte rien : ils ne seraient utiles qu’au cas où une économie à échelle de production et de commerce organisés puisse perdurer ou renaître….

    ***

    En des temps troublés, la question de la sécurité devient essentielle. Face à une menace hostile évidente il ne faut pas hésiter à faire usage d’une arme de défense (à feu si possible) pour repousser ou éradiquer l’assaillant …après sommation courte et précise. Il est normal de vouloir préserver sa propre vie et celle de ses proches en acte de pure nécessité de DÉFENSE.

    De même si un vagabond a faim et soif, il faut faire ce que dicte la conscience mais de façon mesurée et intelligente. Donner de la nourriture et de l’eau oui …vous faire suivre dans votre cave ou réserve …c’est un manque de bon sens pour ne pas dire de la connerie à l’état pur. Si c’est possible, il faut pouvoir orienter le vagabond vers une destination où l’on sait qu’il pourra trouver un avenir.

    ***

    Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir mais il n’est pas trop de dire que réflexion, bons réflexes et bonnes réponses, sens social et de l’éthique sont des atouts…

    …alors que de nombreux loups roderont !

    Jean LENOIR

  7. Ping : keg – 108 Mars = 16/06/2016 – Une révolution au 108 Mars ne peut-être d’Octobre…. Les soviets peuvent aller se recoucher. On les sonnera au 239 Mars! « la "Une" de keg

  8. k.e guillon dit :

    Il paraît que 2017 sera la fin du monde actuel et verra l’apparition d’un nouveau monde…. Je ne savais pas que changer un seul pion des chiqués pouvait changer toute la géo-histoire stratégique…..
    Attendons, alors, nous n’en sommes plus loin….. Il est encore temps de connaître les moyens de survie aux chaos et bosses de la vie…..

    http://wp.me/p4Im0Q-18v

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