Echange d’insultes entre Matteo Renzi et Mario Draghi à propos des banques italiennes

renzi-draghi

« La situation en Italie devient de plus en plus complexe avec une dizaine de banques en faillite. Du coup Mario Draghi a jeté une cuisse de poulet de 166 milliards d’euros ce qui a rendu le Premier Ministre italien totalement fou de rage.

Normal, Draghi créé de l’argent à partir de l’air frais, et du coup l’Italien ne comprend pas pourquoi il ne lui donne que 166 milliards alors qu’il aurait besoin de 1.000 milliards de monnaie de singe pour sauver ses banques et empêcher ainsi une ruée sur les guichets…

Les mots d’oiseau ont fusé. Hallucinant de voir un politique demander à son banquier d’imprimer de la monnaie de singe, même si sur le fond il n’a pas tort. Juste après le Brexit cela n’a pas amélioré l’ambiance au sein de la BCE qui ne sait plus où courir pour éteindre les divers incendies financiers en Europe. L’été va être vraiment très très chaud. Lire ici Deutsche Nachrichten, ici Il Fatto et ici Ticino qui aborde la question de la sortie de l’Italie de l’Europe à cause de sa crise bancaire ».

Revue de presse de Pierre Jovanovic, du 11 au 15 juillet 2016

Rappel :

Après le Brexit, “Italeave” et une crise bancaire en prime ? (Ph. Herlin)

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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5 commentaires pour Echange d’insultes entre Matteo Renzi et Mario Draghi à propos des banques italiennes

  1. zorba44 dit :

    C’est l’histoire d’un homme politique qui engueule son banquier, lequel veut lui rappeler qu’il est à sa botte (spécialement en Italie !)
    Ça aurait pu être du Coluche …si le signataire avait 1% de son talent (langage également banquier autant que biblique ).

    Jean LENOIR

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  4. Nicolas Jaisson dit :

    Le bilan de la BCE a dépassé les 3,000 trillions d’euros début 2015, alors pour 360 milliards de plus, Draghi ne va quand même pas faire la fine bouche. D’ailleurs, il finira par lâcher le flouse plutôt que voir le système de financement occulte de l’économie italienne par les banques acoquinés aux banquiers, qui achètent les faveurs de leurs clientèle grâce au financement de société ad hoc par les banques locales, mis à nu.

    Draghi avait déjà lâché à l’Italie quelques 150 milliards d’euros sous forme de LTRO il y a quelques mois. Donc il n’y plus beaucoup de chemin à parcourir, avant de couvrir intégralement le trou dans la caisse des banques italiennes, dont l’Etat italien a absolument besoin, puisque le système de financement public consiste à faire acheter par les banques les titres de financement public. En contrepartie de quoi, les banques peuvent s’en servir comme collatéral de financement de leurs portefeuilles de prêts qui alimentent l’économie des parrains qu’est devenue l’économie italienne, à l’image de ses consoeurs de la zone euro.

    Donc Draghi ne peut se permettre de faillir à la parole de l’Etat italien qui s’est porté garant du remboursement in fine des prêts bancaires par la banque centrale italienne, qui, en vertu des traités européens ou plutôt malgré eux, les refinance auprès de la BCE. Comme chacun sait, le pouvoir d’endettement d’une banque centrale contre elle-même est illimité, ce que se charge de démontrer par l’absurde tant la FED que la BCE qui rachètent tout ce qui traîne dans les bilans bancaires, de peur que le maillon bancaire de financement de l’endettement public illimité ne faillisse à sa tache de l’entretien du socialisme financé par les marchés et donc par les banques centrales.

    Cet aspect paradoxal du financement de l’économie par les banques n’avaient certainement pas été prévu par les concepteurs de l’usine à gaz de l’euro zone bâtie sur les concepts d’intégrité des marchés dans la fixation du prix des actifs et de maîtrise des déficits sous l’oeil attentif et inquisiteurs des banques et des administrateurs. On se marre, mais c’est bien l’idée qui avait été vendue au départ. Les marlous savaient pertinemment ce qu’ils faisaient en octroyant aux banques le pouvoir de création monétaire contrôlé par les administrations de Bruxelles. Ces « entubeurs  » professionnels créait une corne d’abondance pour eux-mêmes, tandis qu’ils réduisaient à la portion congrue leurs administrés, le tout au nom du respect du « consommateur » au nom duquel cette mafia a pris le pouvoir dont elle ne rend jamais de comptes, si ce n’est devant elle-même, et encore. Jusqu’à l’explosion finale par la ruine finale et définitive des dits « consommateurs jetés à la rue par la récession et dépouillés progresivement de son épargne.
    http://www.zerohedge.com/news/2016-07-14/resentment-will-explode-dramatic-twist-mckinsey-slams-globalization

  5. Ping : Echange d’insultes entre Matteo Renzi et Mario Draghi à propos des banques italiennes — Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie « FNACAB

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