Le cartel bancaire n’a plus besoin de professionnels mais de communicants

draghi-yellen-kuroda

« 27 AOUT 2016  – Hier, la planète finance était dans l’attente du discours d’une employée du cartel bancaire dirigeant la plupart des banques centrales au monde : Janet Yellen, officiellement présidente de la FED – banque centrale américaine, qui s’exprimait lors de la conférence monétaire de Jackson Hole (Wyoming).

Sa communication a été pourrie, comme nous allons le voir, et les marchés se sont envolés avant de redescendre en soirée, aussi vite qu’ils ont grimpé.

La présidente de la Fed a estimé que « les arguments pour une hausse des taux d’intérêt » s’étaient « renforcés au cours des derniers mois ». Elle poursuit alors la logique de sa vision d’avenir : la Fed « continue de prévoir une augmentation progressive des taux au fil du temps ».

Comme pour les marchés financiers, cette annonce a fait grimper les taux d’intérêt qui sont ensuite redescendus aussi vite !

Conclusion : personne n’y croit…

Au fait : où est le CALENDRIER de remontée des taux, point le plus important ?

Non seulement, J. Yellen n’est pas capable de conclure comme EXPERTE grassement payée, mais elle ajoute :  « Notre capacité à prévoir l’évolution des taux est très limitée » car il faut répondre « aux perturbations qui peuvent troubler l’économie », a averti Mme Yellen.

Autrement dit, elle n’en sait rien ! Elle dit n’importe quoi. Et les idiots utiles gardent du papier dans un contexte aussi dramatique.

Notre lecteur comprendra pourquoi LIESI (dans sa prochaine mouture) maintient le timing du BYE BYE DOLLAR ! A Moscou, le message a déjà été décodé depuis plusieurs semaines, comme nous le verrons dans le prochain numéro de LIESI. Il s’y passe de grandes choses.

Il faudra, comme c’est le cas depuis des mois, guetter les prochaines statistiques macro-économiques américaines pour faire souffler chaud et froid. En attendant, les banques d’affaires soutenant la grande malade Hillary Clinton (on ne sait même pas si elle pourra achever sa campagne avant les élections) soutiennent les cours des principaux indices américains. Il le faut parce que côté indicateurs, l’économie des Etats-Unis a enregistré une croissance modeste au deuxième trimestre, légèrement révisée en baisse.

Les investisseurs vont désormais attendre le rapport mensuel sur l’emploi américain publié vendredi prochain pour en savoir plus. On retarde encore et encore… »

LIESI, le 27 août 2016

Advertisements

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
Cet article, publié dans Actualités, Economie, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour Le cartel bancaire n’a plus besoin de professionnels mais de communicants

  1. Ping : Laleph : Actualite alternative

  2. Trend dit :

    Toutes ces informations économiques ne servent quà une seule chose, créer de la volatilité, ils s’en foutent que l’économie aille bien ou mal, que les taux montent ou baissent, qu’il ait plus ou moins d’emplois, il faut de la volatilité pour spéculer !

  3. Geraldine dit :

    Elle n’est pas fatiguée de débiter toujours les mêmes sornettes la Janet ?
    Depuis qu’elle est soi-disant la patronne de la Fed elle nous raconte que ça y est, ça vient, la normalisation est en vue… mais elle sait pertinemment qu’il ne se passera rien tant que les vrais patrons n’auront pas décidé de faire s’écrouler le château de cartes…
    Bon, c’est vrai qu’elle est grassement payée…

    PS. De retour de vacances… je vois que ça n’a pas chômé ici !

  4. Ping : Le cartel bancaire n’a plus besoin de professionnels mais de communicants |

  5. Pierre dit :

    Un simple calcul!!! Sortez vos calculettes! Quelle fumisterie! Quelle arnaque! Quel mensonge! Quel vol!!!

    https://internationalinformant.wordpress.com/2016/08/26/france-le-cout-du-travail/

  6. Nanker dit :

    Yellen n’a une seule préoccupation : faire en sorte que l’Amérique des petites gens aille mieux et vite!

    Nan je blague : sa seule préoccupation est de faire en sorte que l’échafaudage branlant en bambou pourri par l’humidité qu’est l’économie US ne s’effondre pas AVANT que son chouchou Obama n’ait quitté la Maison Blanche (janvier 2017). Il faut absolument que Barack ait un « bilan » (autre que les toilettes ouvertes aux trans-genres…) pour que l’on puisse ensuite faire circuler la fable d’Obama « plus grand président depuis… JFK Roosevelt Washington ».

    En réalité Obama aura été une calamité, aussi nul pour la crise de 2008 que l’aura été pour celle de 1929 le très oublié Herbert Hoover. Mais cette réalité est insupportable, aussi Yellen va renforcer la muraille de QE pour éviter que son poulain ne sorte de la Maison Blanche pour plonger illico dans les poubelles de l’Histoire américaine.

    En 2017 avec un bilan « étincelant » bricolé façon « Corée du Nord » Barry pourra asseoir le soft-power US en allant faire conférence sur conférence partout sur la planète.

  7. zorba44 dit :

    Le monde est devenu une immense clinique où des docteurs Diafoirus officient à qui mieux mal.
    On cherche en vain, le thermomètre miracle qui indiquera la normalité quand le malade brûle de fièvre et s’approche de l’agonie.

    Jean LENOIR

  8. zorba44 dit :

    Heureusement qu’il existe de vrais politiques, dans l’âme …des communicants hors pair !

    http://www.ndf.fr/nos-breves/26-08-2016/le-discours-de-nigel-farage-au-meeting-de-donald-trump-a-jackson-mississippi/

    (pas trouvé de traduction, sorry pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue anglaise)

    Jean LENOIR

  9. zorba44 dit :

    …pardon. Une pertinente traduction en cliquant en bas et à droite de l’écran !

    Jean LENOIR

  10. xavib dit :

    Les banquiers centraux sont dans la nasse !

    « On craint de plus en plus que ce taux soit tombé si bas, en grande partie dû au ralentissement de la croissance économique aux États-Unis, que les taux d’intérêt ne peuvent guère être relevés beaucoup plus. Cette situation est préoccupante parce que sans augmentation des taux, la Fed n’a pas de marge de manœuvre vers le bas en cas de nouvelle récession.

    Il est, de plus, à craindre que les marchés obligataires aient été gonflés à un tel degré que toute augmentation des taux de croissance réels exercera une pression à la hausse sur les taux d’intérêt, entraînant une baisse des prix gonflés des obligations. Cela se traduira par des pertes importantes pour les investisseurs et les spéculateurs qui ont acheté sur le marché à des niveaux déjà élevés, s’attendant à ce que les prix continuent d’augmenter. L’agence de notation Fitch a calculé que même un retour aux conditions du marché de 2011, où les taux d’intérêt étaient déjà très bas, entraînerait des pertes de quelque 3.800 milliards de dollars. Autrement dit, même un petit « succès » dans le retour à des conditions plus « normales » pourrait avoir pour effet de déclencher une crise financière. »

    https://www.wsws.org/fr/articles/2016/aou2016/bcjh-a27.shtml

Ecrire un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s