L’économie mondiale est au bord d’un trou noir déflationniste (E. von Greyerz)

panic-button-collapseJe pense pour ma part que l’effondrement viendra lorsque les élites de la haute finance – qui savent tirer profit de toutes les crises qu’elles provoquent et nous ont amenés là où nous sommes en toute connaissance de cause – auront décidé que l’heure est venue. La chute de Lehman n’est pas survenue par hasard… OD

« La situation de l’économie mondiale n’a jamais été aussi dangereuse. Presque tous les pays et régions importants ont des problèmes qui pourraient, chacun, déclencher un effondrement du système financier. À cause de l’interconnexion du système, lorsque le premier domino tombera, il n’y aura aucun moyen de stopper la chute des autres dominos.

Le monde se dirige vers un trou noir déflationniste qui s’apprête à engloutir l’ensemble de la dette mondiale de 250 000 milliards $, ainsi que le passif non capitalisé et les produits dérivés d’à peu près 2 000 000 milliards. Cela sonnerait la fin du système financier tel que nous le connaissons. Les gouvernements et banques centrales sont conscients de la situation, et se tiennent prêts à déclencher le plus gros programme d’impression monétaire que le monde n’ait jamais connue.

Deutsche Bank est bien pire que Lehman Brothers

Regardez l’Europe – la Deutsche Bank, une des plus grandes banques au monde, est valorisée à moins de 1% de la valeur de ses actifs, et son exposition aux produits dérivés représente plus de vingt fois le PIB de l’Allemagne… le cours de l’action nous révèle que la Deutsche Bank est vouée à la faillite. C’est la même chose pour les banques grecques, italiennes, espagnoles, portugaises, françaises et bien d’autres. Deutsche Bank fait maintenant la Une des journaux et sa survie est menacée. Elle a 1 900 milliards € d’actifs, mais une base de dépôt de seulement 450 milliards €. Cela signifie que la Deutsche Bank dépend entièrement de prêts à court terme pour financer son énorme bilan. C’est extrêmement dangereux, et cela a mené à l’effondrement de Lehman Brothers. La pression sur Deutsche Bank devrait s’intensifier dans les prochaines semaines. 

lehman-deutsche-bank

L’impression monétaire de la BCE à hauteur de 80 milliards € par mois, ou 1 000 milliards € par an, n’a aucun effet. Les banques centrales essaient maintenant de « pousser sur la corde ». Le sauvetage de la quatrième plus grande banque d’Italie, Monte dei Paschi, est un échec. L’Allemagne est totalement opposée à ce que la BCE s’en mêle, et le gouvernement italien ne veut pas venir en aide aux déposants. Cela pourrait tourner au désastre politique. Les prêts non productifs, en Italie, constituent 20% des actifs et sont en croissance. Tout cela confirme qu’aucune dette, souveraine ou bancaire, ne sera jamais remboursée ».

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Source: Matterhorn – GoldSwitzerland

A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 51 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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9 commentaires pour L’économie mondiale est au bord d’un trou noir déflationniste (E. von Greyerz)

  1. zorba44 dit :

    Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées …

    (Jean de La Fontaine)

    Jean LENOIR

  2. Les chiffres relatifs à l’exposition de la DB aux produits dérivés sont quelque fpeu antaisistes: on lit tout et n’importe quoi, entre six fois, dix fois et vingt fois le PIB de l’Allemagne. Le mieux est encore d’aller vérifier dans les états financiers de la DB:
    https://www.db.com/ir/en/download/Credit_Overview.pdf

    le véritable problème de la DB est lié à la politique de rachat massif de titres de dette par la BCE qui joue le rôle d’une pompe aspirante du capital par la dette publique et privée émise sur les marchés. Celle-ci ne peut plus être transformée en capital par le biais du crédit de financement des entreprises, puisqu’elle se retrouve in fine au bilan de la BCE qui s’en sert comme moyen détourné de préserver la capacité de financement des Etats en faillite.

    Tout se passe comme si la banque centrale finançait directement les budgets publics, soit précisément ce que les concepteurs de l’euro zone, les banquiers teutons en tête, souhaitaient éviter par dessus tout. On a d’abord enterré les critères de Maastricht mués en « pacte de stabilité » des déficits publics financés par les banques, avant de « casser la baraque », en pratiquant une politique de financement de la dette par la planche à billets hypersonique.

    Le procédé est d’autant plus vicieux, que ses effets hyper inflationnistes ne se font pas sentir de prime abord dans l’économie réelle, dont la monnaie de singe reste relativement stable. C’est que la destruction monétaire ne s’opère pas au niveau de la valeur de la monnaie fiduciaire, mais par aspiration des capacités de financement du marché littéralement englouties par la création monétaire des banques centrales rachetant les titres de dette par trillions.
    Les effets monétaires se traduisent ainsi par la destruction du capital privé exprimée en croissance négative hors dépenses publiques et par le chômage de masse camouflé en travail intérimaire, stages multiples, apprentissage qui n’en finit pas, etc.

    D’où la remise en question du business bancaire lui-même, tant en banque de détail, puisque la banque ne prête plus ou beaucoup moins, qu’en banque d’investissement, à cause de la nationalisation des marchés par les banques centrales. Le collatéral dette servant de support au produits dérivés perd lui-même considérablement de sa valeur du fait des taux maintenus artificiellement au plancher et de l’anémie économique sur le long terme.

    Donc la base du problème, ce ne sont pas tant les dépôts bancaires, que la disparition du collatéral de financement des produits dérivés, dont la valorisation est remise en question par l’interventionnisme délirant des banques centrales. Une banque privée ne peut survivre à une économie entièrement administrée par l’Etat, dont les moyens de financement sont émis directement par la banque centrale, car le capital privé disparaît tuant ainsi le business de transformation des moyens de financement qui constitue le coeur de métier des banques.
    En ce sens c’est bien la socialisation intégrale de l’économie européenne qui précipite la perte, non seulement de la Deutsche Bank mais aussi de toutes les grandes banques européennes.

  3. Ping : Laleph : Actualite alternative

  4. Il y a comme une volonté expresse de provoquer un effondrement des marchés de la part des Etats-Unis, qui s’acharnent comme des forcenés sur leur proie, dont ils connaissent parfaitement les risques systémiques…

    Crash alert back on: Remember announcement Deutsch bank settled with DOJ… actually negotiations never even began

    As we predicted on Friday, and as we reported earlier today, the AFP “story” of a $5.4 billion revised settlement between DB and DOJ was indeed “sources” on Twitter, and had no basis in reality. The reason: not only has John Cryan barely started the negotiations with the DOJ, and is set to arrive in the US this week to beg for mercy, but as the WSJ, which broke the original settlement story more than two weeks ago just reported, Deutsche Bank’s settlement talks with the DOJ are continuing, “with no deal yet presented to senior decision makers for approval on either side.”

    http://investmentwatchblog.com/crash-alert-back-on-remember-announcement-deutsch-bank-settled-with-doj-actually-negotiations-never-even-began/

  5. Ping : L’économie mondiale est au bord d’un trou noir déflationniste (E. von Greyerz) |

  6. Sam dit :

    js2b
    J’essaye de comprendre l’économie et je me demande comment est-il possible dans nos pays organisés ou le système bancaire sensé en être le régulateur puisse produire l’effet totalement inverse, c’est-à-dire la détraquer complétement et la corrompre à ce point !!!!
    La cupidité des dirigeants en est principalement responsable et il suffit de voir comment ils se rémunèrent. Mais les responsabilités sont à partager aussi avec le laxisme et la corruption du politique, voir aussi avec une certaine candeur des administrés peux soucieux de la chose économique en générale. Il est vraiment incompréhensible en effet, de voir ces mêmes phénomènes de crises bancaires et économiques se reproduire régulièrement, sans que ni les politiques ni les citoyens ne puissent imposer de solutions durables. Comment ne pas y voir alors, une volonté criminelle de les laisser opérer ainsi sans contrôle, si ce n’est avec l’aval de politiciens corrompus ou opportunistes embrassant la tyrannie de l’ultra libéralisme sous laquelle ploient les populations et la nature de cette planète.
    L’usage de la « socialisation » des pertes bancaires si chère à nos mafieux en col blanc, pour des pertes engendrées pendant qu’ils se « gavaient » en ruinant bon nombres de leurs clients avec les produits toxiques qui aujourd’hui leurs reviennent dans la gueule, ne me parait pas être la solution la mieux appropriée à la situation. Car attention au retour du balancier, d’une maniéré ou d’une autre il leur reviendrait en pleine figure, proportionnellement à la force utilisée pour le pousser et vu les montants en jeu, vu le souvenir cuisant de 2008, vu les monstres financiers endormis qui se réveillent, ça va certainement faire très tres mal…
    Les êtres humains n’étant ni des moutons ni des vaches, hormis dans la tête de certains prétentieux déconnectés du réel, enfermés dans leur tour d’ivoire de Pdg de multinationales ou de « responsables » politiques ou de grands « yaca-faux-cul », je crois que le temps des « responsables mais pas coupables » s’achèvera bientôt à la lumière des évènements qui se préparent! A savoir, les français sont à bout et le vote de la loi sur la réquisition des comptes par les oligarques de l’assemblée nationale ne préservera ni ces derniers de leur traitrise ni les mafieux en col blanc qui les corrompent.
    J’ose à peine imaginer la réaction du bon père de famille qui voit déjà s’éroder ses quelques économies par une inflation réelle galopante, en partie due aux milliards € des QE de la BCE qui diluent la valeur de la monnaie et génère implicitement de l’inflation. Lorsque sa banque viendra directement « voler » sur son compte sous couvert de la loi, pour couvrir les escroqueries de banquiers mafieux rémunérés de façon éhontée régulièrement couverts par les banques centrales en milliers de milliards € ainsi que par le silence coupables de politiciens corrompus, alors ceux qui probablement considèrent la Grèce ou Chypre comme des validations de plateformes de tests, ne valideront qu’une seule chose : Leur erreur fatale !!!
    Car il sera bien difficile de nous expliquer, pourquoi il n’y a jamais d’argent pour une Europe sociale, et pour la relance de l’emploi alors que la planche à billet ronfle allégrement pour les escrocs et que les gouvernements trouvent tout l’argent qu’ils veulent pour des guerres aux motivations très suspects et aux résultats désastreux à tout point de vue.
    Tout cela n’est en fait que la traduction d’un système corrompu jusqu’à la moelle qui sent sa fin proche. Alors Il génère le chaos tous azimuts laissant transparaître ses actions au grand jour, se débâtant dans d’ultimes soubresauts et accélérant la cadence comme si le temps semblait jouer contre lui.
    Il semble que le moment soit venu de se préparer à affronter la bête.

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