LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN MARCHE : La direction du magazine HISTORIA censure son propre numéro 675 de mars 2003 sur le rôle de la CIA dans la construction européenne et met en demeure l’UPR d‘en supprimer la reproduction

« Par une mise en demeure du 17 mars 2017, l’avocat de Sophia Publications, la société éditrice du magazine Historia, a exigé que nous retirions du site Internet de l’UPR la reproduction de l’article « Quand la CIA finançait la construction européenne » de Rémi Kauffer, figurant dans le numéro 675 (mars 2003), que François Asselineau a montré en direct dans le journal de 20h de TF1 du 13 mars. La loi nous oblige à obtempérer.

Nous signalons que ce texte était vieux de 14 ans (édition de mars 2003) et qu’il figurait depuis plusieurs années sur le site Internet d’Historia, auquel notre article renvoyait.

Nous signalons que ce dossier de Rémi Kauffer n’est plus disponible sur le site d’Historia et cela prétendument « pour des raisons techniques ». Le lien est ici : http://www.historia.fr/parution/mensuel-675

Nous signalons que notre article qui en assurait la promotion et la reproduction figurait sur notre site upr.fr depuis le 13 mars 2014, il y a donc plus de 3 ans.

== HISTORIA CENSURE HISTORIA ==  La direction du magazine Historia a retiré de son site en ligne le dossier CIA de mars 2003 qui y figurait pourtant depuis des années. Le motif invoqué pour cette soudaine censure est que ce dossier n’est plus disponible « pour des raisons techniques ». La présentation ce dossier encore en ligne continue cependant à préciser que « Entre 1949 et 1959, les États-Unis vont s’efforcer de contrer les Soviétiques en finançant largement la construction européenne »…

Si l’avocat de la société éditrice du magazine Historia nous demande soudain de le supprimer après tant d’années de mise en ligne, c’est parce que François Asselineau, alors que démarre la campagne pour l’élection présidentielle, a commencé à faire naître un débat aussi salutaire que nécessaire sur le rôle de la communauté du renseignement américain dans la construction européenne et sur la proximité de certains « pères fondateurs » avec l’administration américaine.

Il mérite d’être précisé ici qu’un « agent de la CIA » n’est pas la même chose qu’un « employé de la CIA » ; certains journalistes ne semblent pas conscients de cette différence.

Dans un éditorial, la rédaction d’Historia a tenu à se désolidariser de façon alambiquée du contenu même du texte de Rémi Kauffer (sans même citer le nom du journaliste).

Nous exprimons notre impatience à connaître sa réaction face à l’article – basé sur des archives déclassifiées – d’Ambrose Evans-Pritchard « Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain » (Daily Telegraph, 19 septembre 2000).

Nous continuerons à informer les Français sur ce sujet important, qui permet de comprendre les origines et objectifs de la construction européenne. Nous allons d’ailleurs prochainement publier de nouvelles sources.

Pour finir, il est utile de préciser que le propriétaire de la société Sophia Publications (et donc d’Historia) est, depuis juin 2016, l’industriel et homme de presse Claude Perdriel, soutien officiel de la candidature d’Emmanuel Macron ».

Bureau National de l’UPR, le 18 mars 2017

Rappels :

L’Union européenne a toujours été un projet de la CIA

[Vidéo] 1950-1990 – Les armées secrètes de l’OTAN

Les révélations fracassantes d’un ancien rédacteur en chef allemand sur ses liens et ceux de la plupart des journalistes occidentaux avec la CIA

A revoir :

L’interview du 13 mars sur TF1 :

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 52 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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19 commentaires pour LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN MARCHE : La direction du magazine HISTORIA censure son propre numéro 675 de mars 2003 sur le rôle de la CIA dans la construction européenne et met en demeure l’UPR d‘en supprimer la reproduction

  1. Nanker dit :

    Orwell doit faire des contorsions dans sa tombe. Il avait prévu tout cela en 1947-48 : la falsification du présent par la propagande médiatique et la réécriture constante du passé pour coller à ce présent falsifié…

    Reste à trouver ce n°, en faire un pdf et le diffuser largement sur le Net… effet Streisand!

  2. matbee dit :

    Quel est le montant des aides à la presse ou des subventions publiques… s’il y en a… qui sont versées à HISTORIA ? ça pourrait expliquer beaucoup de choses.

  3. zorba44 dit :

    Encore une publication qui, sur ordre de son propriétaire acoquiné à la macreuse, se transforme de magazine autrefois estimé en merdia nauséabond.

    A se demander s’il n’y a pas prescription …En tout cas une arme pour Asselineau lequel pourra toujours indiquer les références de l’article dans sa campagne et les raisons de cette très « post-censure ». L’attitude même de ce **** de proprio va contribuer à l’accélération de l’amincissement du candidat susnommé « macreuse ».

    …Désabonnements en vue

    Jean LENOIR

  4. folamour dit :

    Bonjour, en complément des informations d’Olivier, nous vous proposons avec son autorisation notre Revue de presse quotidienne :

    Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce dimanche 19 mars 2017

    Est disponible dans la section Revue de presse de Crashdebug.fr
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse

    Et toujours des moments détentes mémorables :

    Moment détente. L’imposture « Emmanuel Macron » démasquée sur Canal Plus
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/13205-moment-detente-l-imposture-emmanuel-macron-demasquee-sur-canal-plus

    Merci Olivier,

    Amicalement,

    f

    .

  5. Alan dit :

    « Pour finir, il est utile de préciser que le propriétaire de la société Sophia Publications (et donc d’Historia) est, depuis juin 2016, l’industriel et homme de presse Claude Perdriel, soutien officiel de la candidature d’Emmanuel Macron. »

    Tout est dit !

  6. quidam dit :

    l’article de Rémi KAUFFER est disponible sur le site : « Comité Valmy »

  7. Nanker dit :

    Claude Perdriel qui avant de devenir patron de presse a fait fortune avec le Sanibroyeur, le broyeur à caca…
    Certaines mauvaises langues disent qu’entre le Sanibroyeur et la presse française aux ordres il y a une continuité de pensée et d’action mais nous n’irons pas jusque là.

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  9. Danse dit :

    Excellent, merci ! Asselineau doit faire attention à sa sécurité (c’est à partir de maintenant que ses lieutenants perdus lui auraient été très précieux pour prendre le relais en cas de nécessité).
    Pour la réécriture de l’histoire, Orwell l’a vue de son vivant, et la transformation de fond en comble de l’Allemagne dès la fin de la deuxième guerre mondiale en est un cas d’école.

    • zorba44 dit :

      Il faut qu’Asselineau soit très bien placé dès le premier tour, car le référendum sur la sortie de l’Europe et de l’euro de MLP sent le faisandage. Pourquoi un (coûteux) référendum ? …et, rebelote, un nouveau si les résultats du premier donnaient la sortie ?!!!

      Les candidats doivent être très clairs dans leurs positions et engagements et non aller à la ratisse des voix !

      Trop de candidats : il nous faudra voter efficace et tranché dès le premier tour !

      Jean LENOIR

  10. Robert dit :

    Les tenants du Système doivent les « avoir à zéro » pour commencer à paniquer de cette façon ! Et oui, les lignes risquent de bouger…

  11. Homer dit :

    Que les héritiers des pères fondateurs des États-Unis d’Amérique interviennent après guerre en pères fondateurs d’une nouvelle Europe, c’est un juste retour des choses et un évènement sublime de l’Histoire ! Preferez-vous les bolcheviks et leur inique URSS ou encore la Russie de Poutine à la belle, mais défunte Russie de Pouchkine?

  12. zorba44 dit :

    La censure est une arme à double tranchant car elle met sous les feux de la rampe les informations censurées et, par là, leur donne plus de punch et plus de prix.
    C’est une erreur que de censurer !

    Jean LENOIR

  13. brunoarf dit :

    A partir de 1948, les services secrets américains avaient créé une association : l’ACUE. Cela signifiait « American Committee on United Europe », c’est-à-dire « Comité américain pour l’Europe Unie. »

    De 1948 à 1960, ce comité a donné des centaines de milliers de dollars aux associations et aux mouvements qui militaient pour la construction européenne :
    – le Mouvement européen,
    – l’Union des fédéralistes européens.

    Autrement dit : à partir de 1948, les services secrets américains ont financé les mouvements favorables à la construction européenne.

    – Selon Wikipedia, les personnages-clés du Mouvement européen étaient :

    Paul-Henri Spaak
    Robert Schuman
    Walter Hallstein
    Jean Rey
    Gaston Thorn
    Valéry Giscard d’Estaing.

    Aujourd’hui, le président du Mouvement européen est Jo Leinen. Un de ses vice-présidents est Jean-Marie Cavada.

    – Quant à l’Union des fédéralistes européens, ses dirigeants étaient Alexandre Marc, Denis de Rougemont, Altiero Spinelli, Henri Frenay.

    Dans le livre « Circus Politicus », un chapitre s’intitule : « Nos chers amis de la CIA. »

    Je recopie :

    À quelques pas de la tour Hoover, sorte de minaret central d’une centaine de mètres de haut, la Hoover Institution détient dans ses archives sept boîtes intitulées ACUE Collection, un échantillon de l’histoire secrète de l’Europe politique. Fondé en 1948, l’American Committee on United Europe était une organisation privée qui finança des mouvements fédéralistes européens bien avant les traités de Rome. L’ACUE n’avait pas pour seule obsession le décollage économique de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, son objet était également politique : faire barrage à la pression communiste sur l’ouest de l’Europe. Ce cénacle était d’ailleurs clairement une émanation des services secrets américains.

    Son président, William J. Donovan, avait dirigé à partir de 1942 l’Office of Strategic Services (OSS), une agence qui disposait de près de 35 000 agents. Inspirateur de la CIA, il est considéré comme « le père de l’Intelligence Service américain ».

    Le vice-président de l’ACUE ? Allen Dulles, qui avait dirigé le bureau de l’OSS à Berlin, avant de prendre en 1953 la direction de la Central Intelligence Agency pour plus de huit ans.

    Quel était le but exact de cette organisation ? Dans l’une des sept boîtes de l’ACUE Collection des archives de Stanford, une déclaration d’intention non datée, mais dont des recoupements permettent d’établir qu’elle remonte à 1950, établit clairement, quoique parfois de manière allusive, les objectifs et les moyens d’action : « L’American Committee on United Europe a été fondé par un groupe de citoyens américains privés qui considèrent qu’un soutien organisé mais officieux du peuple des Etats-Unis envers l’idéal de l’unité européenne pourrait se révéler un facteur déterminant de la direction que prendra l’Europe dans la seconde moitié du XXe siècle. »

    Ce projet est clairement politique. Cinq ans avant les traités de Rome, la déclaration d’intention signée par Donovan, Dulles et les autres énonce un triple projet.
    D’un point de vue politique : « création d’un parlement représentant les Etats démocratiques et les peuples de l’Europe libre, avec des pouvoirs effectifs de législation » ;
    sur le plan économique : « abolition des quotas douaniers intra-européens et du contrôle des changes » ;
    enfin, socialement : « garantie uniforme des droits de l’homme et création d’une Cour européenne pour les faire respecter ».
    Il y a plus de soixante ans, l’Europe d’aujourd’hui …

    Au-delà du soutien moral, le comité « accorde un soutien financier absolument nécessaire à des structures travaillant pour l’unité de l’Europe ». A la lecture de ces documents, il apparaît noir sur blanc que cette émanation des services secrets américains a financé le Mouvement européen, rassemblement d’unionistes et de fédéralistes européens fondé en 1948. Les noms des présidents honoraires du Mouvement européen figurent d’ailleurs sur la page de garde du document. Ce sont ceux de quelques pères de l’Europe : Winston Churchill, Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Paul-Henri Spaak.

    Le soutien de l’ACUE au projet européen durera jusqu’en 1960, trois ans après le traité de Rome. Douze ans en tout, douze ans seulement, mais qui auront changé le monde et l’Europe.

    Un témoin direct atteste de l’influence de l’ancien vice-président de l’ACUE, Allen Dulles, sur les protagonistes de la construction européenne, au premier rang desquels Jean Monnet. Souvenons-nous que Allen Dulles fut le directeur de la CIA de 1953 à 1961. Ce témoin, c’est Constantin Melnik, conseiller du Premier ministre Michel Debré pour la sécurité et le renseignement entre 1959 et 1962.

    « Tout ce que j’ai vu à l’époque à Matignon ne m’a pas paru inspiré par un esprit démocratique » confie l’octogénaire. L’esprit vif, il conserve une mémoire intacte de cette époque : « Les deux personnes qui ont joué le plus grand rôle en Europe pour financer la politique et les syndicats, c’est Allen Dulles et Irving Brown. »

    Un jour, Allen Dulles a demandé un rendez-vous au général de Gaulle. « Le Général a été furieux et l’a renvoyé vers Debré. Comme Debré ne s’intéressait pas au renseignement, c’est moi qui l’ai reçu. Allen Dulles et moi avons passé des soirées entières à discuter. Dulles me considérait un peu comme son fils spirituel, mais je donnais raison à de Gaulle, qui pensait qu’on ne pouvait pas être soumis, même avec bienveillance. »

    Car Dulles fut l’un de ces hommes de l’ombre qui s’attiraient les sympathies dans les milieux les plus élevés. Constantin Melnik témoigne : « Dulles estimait avoir sauvé l’Europe à travers les contacts avec les politiques. Et il me citait notamment le rôle de Schuman et Monnet. Oui, Schuman et Monnet avaient des liens avec la CIA. »

    Le Général en concevait de l’agacement : « De Gaulle voulait que les contacts avec la CIA soient concentrés au niveau des services et que les gens de la CIA cessent de voir directement Monnet et Schuman. »

    Dans ses Mémoires, Jean Monnet ne cite jamais le prénom d’Allen, mais trois fois le nom de Dulles, car il fut un ami de son frère John Foster Dulles, secrétaire d’Etat d’Eisenhower entre 1953 et 1959. Monnet avait rencontré John Foster Dulles à la fin des années 30, lorsque le futur père de l’Europe travaillait pour la banque américaine Blair and Co., avant de créer la Bancamerica à San Francisco. Dulles était l’un des plus brillants avocats de New York et les deux hommes s’étaient liés d ‘une profonde amitié. C’est l’un des points les plus oubliés de l’extraordinaire carrière de Jean Monnet. Il fut un banquier américain. Cela n’a rien de répréhensible.

    Mais l’homme a, dès le départ, agi pour placer l’Europe dans la sphère américaine, tout en proclamant sans cesse son indépendance.

    C’est cela aussi le spectacle politique.

    http://sa.penchak.free.fr/divers/Circus-Politicus.pdf

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