L’Elysée et le « Gladio B » (Th. Meyssan)

Bien que tout le monde ait vu Alexandre Benalla escorter un peu partout le président de la République, il n’était aucunement chargé de sa sécurité. Mais quelle était donc sa fonction ?

« Durant la Guerre froide, les États pro-US ont connu un sanglant précédent de répression illégale et secrète. S’il est clair que ce système a été progressivement démantelé en Europe, il ne s’est jamais interrompu au « Moyen-Orient élargi » mais s’y est transformé. Les agissements de l’Élysée dans le cadre de l’affaire Benalla laissent entrevoir la possibilité que cette histoire ne soit pas finie.

Qui est Alexandre Benalla ?

Révélée par Le Monde, l’affaire Benalla a laissé apercevoir ce qui se passe dans les coulisses de l’Élysée. Un collaborateur d’Emmanuel Macron est un voyou qui, se faisant passer pour un policier, est allé tabasser deux manifestants le 1er mai dernier, muni d’un brassard de police et d’une radio interne de la police. Il bénéficiait de « copinages malsains », selon l’expression du préfet Michel Delpuech. Cet aspect des choses fait désormais l’objet d’une enquête judiciaire où 5 personnes sont mises en examen. Elle est doublée d’une enquête administrative de l’Inspection générale (IGPN).

Il se trouve que, loin d’être un vague collaborateur, ce voyou n’était autre que le « directeur adjoint du cabinet du président de la République ». Il escortait son patron en de très nombreuses occasions, aussi bien publiques que privées et disposait du double des clés de sa résidence secondaire. Un permis de port d’armes permanent lui avait été octroyé en raison de sa fonction (laquelle exactement ?). Une voiture de fonction avec de super-gyrophares lui avait été attribuée (par qui ?). Il détenait une carte d’accès à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, un passeport diplomatique, et une accréditation Secret-Défense (pourquoi ?).

Selon les syndicats de policiers déposant sous serment devant la Mission d’information sénatoriale, ce voyou du président inspirait la « terreur » aux policiers. Il n’hésitait pas à menacer et à injurier de hauts gradés de la police et de la gendarmerie auxquels il se permettait de donner des ordres. Il se rendait à des réunions au ministère de l’Intérieur et à la préfecture de police accompagné de « barbouzes ». Il recrutait des « vigiles » pour l’Élysée. —Toutes imputations fermement démenties par le cabinet du président de la République—.

Le président Macron a déclaré avoir été « trahi » par Alexandre Benalla et l’avoir sanctionné de quinze jours de suspension avec interruption de son salaire et l’avoir réaffecté à un poste moins important. Cependant, pour des raisons « techniques », la sanction financière n’a pas été appliquée. En outre, quelques jours plus tard, en raison du « manque de personnel », le même Benalla accompagnait à nouveau le président comme si de rien n’était. Aucune des personnes chargées de la sécurité présidentielle, ni même le ministre de l’Intérieur, ne s’inquiétèrent de cette proximité persistante, bien qu’ils connaissaient le tabassage du 1er mai.

D’où cette question évidente des parlementaires, constitués en Commissions d’enquête : Alexandre Benalla faisait-il partie d’une police parallèle en gestation, aux seuls ordres du président Macron ?

Il faut bien comprendre que dans le système constitutionnel français, le président de la République n’a aucun pouvoir sur les administrations qui relèvent du seul gouvernement. Sa sécurité est assurée par des fonctionnaires, civils et militaires [1]. Si le président disposait d’un service de sécurité placés sous ses seuls ordres, celui-ci ne pourrait être contrôlé car il bénéficierait de l’« irresponsabilité » accordée au président pour la durée de son mandat.

Après six jours de mutisme, le président de la République s’est adressé à ses fidèles réunis pour une soirée. Oubliant que même ses soutiens se posent des questions, il les a mobilisés contre ses ennemis qui lui cherchent des poux dans la tête. Il a déclaré avoir été trahi par son directeur-adjoint de cabinet. Il a revendiqué être le seul chef et par conséquent le seul « responsable » de cette erreur de casting (en réalité, le seul auteur de cette erreur).

Cette prise de parole était très belle et touchante. Mais elle ne répond pas à la question posée.

Surtout, elle fait obstacle au travail des parlementaires en dispensant les personnalités auditionnées de répondre en détail, puisque seul le président est —ou plutôt sera à l’issue de son mandat— « responsable ». Circulez, il n’y a rien à voir !

Les parlementaires avaient déjà été ébranlés par une déclaration sous serment du directeur de l’ordre public de la préfecture de police, Alain Gibelin, contredisant les déclarations de l’Élysée… avant de rectifier lui-même son propos le lendemain ; puis par les contradictions entre la description officielle du poste d’Alexandre Benalla et les motifs figurant sur son arrêté préfectoral de port d’armes ; ou encore par la déclaration de l’Élysée qu’il ne disposait pas d’appartement de fonction contredite par sa déclaration fiscale de changement d’adresse le 9 juillet dans la caserne du Quai Branly.

Sans parler du vol de vidéos de surveillance à la préfecture de police de Paris par des policiers agissant pour le compte d’Alexandre Benalla ; vidéos qui aboutirent une journée complète à l’Élysée où de nombreux collaborateurs les visionnèrent.

L’hypothèse du « Gladio B »

Nous avons publié dans ces colonnes que la mission de Monsieur Benalla était de créer un équivalent français de l’US Secret Service intégrant à la fois la fonction de protection du président et de lutte contre le terrorisme [2] ; une information aujourd’hui largement reprises par nos confrères sans nous citer.

Le ministre de l’Intérieur, qui a déclaré ne rien connaître de cette affaire, est persuadé que la refonte des services de sécurité de l’Élysée ne visait pas à les faire échapper aux hiérarchies traditionnelles. On espère qu’il ne s’est pas laissé intoxiquer sur ce sujet là aussi.

Cependant, on se souvient que, durant la Guerre froide, les États-Unis et le Royaume-Uni avaient créés dans l’ensemble des États alliés un service pour lutter contre l’influence soviétique à l’insu des institutions nationales. Ce système est connu des historiens sous le nom de stay-behind et du grand public sous celui de sa branche italienne, le Gladio. Dans le monde entier, il était géré conjointement par la CIA et le MI6, via la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) [3], sauf en Europe où il fut rattaché à l’Otan [4]

Les principaux responsables opérationnels de ce réseau stay-behind (c’est-à-dire apte à entrer dans la clandestinité en cas d’invasion soviétique) étaient d’anciens responsables de la répression nazie. Si les Français savent que le capitaine de la SS et chef de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie, est ainsi devenu le responsable du réseau stay-behind en Bolivie contre Che Guevara, ils ignorent par exemple que le préfet de police de Paris, le collaborationniste Maurice Papon, qui massacra une centaine d’Algériens le 17 octobre 1961, était un des responsables du réseau en France contre le FLN [5]. Ici, à Damas où je réside, on se souvient d’un autre officier SS et directeur du camp de Drancy, Alois Brunner, qui fut placé comme conseiller des services secrets syriens par la CIA et le MI6 pour empêcher que le pays ne bascule dans le camp soviétique. Il fut arrêté par le président Bachar el-Assad dès son accession au pouvoir.

En France, lorsque le stay-behind se retourna contre la France accusée de lâcher l’Algérie aux Soviétiques, organisa le coup d’État de 1961 et finança l’OAS (Organisation de l’Armée secrète), le président De Gaulle en récupéra certains agents pour former une milice contre la milice : le SAC (Service d’action civique) [6].

Malgré les apparences, il ne s’agit pas là de si vieilles histoires que cela : le monde politique comporte toujours des personnalités ayant appartenu au réseau stay-behind ; par exemple, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, fut le chef du Gladio au Luxembourg [7].

Le premier secrétaire général d’« En marche ! », Ludovic Chaker, serait un agent de la DGSE. Par hasard, il avait engagé comme garde du corps pour le candidat Macron un ami de Jawad Bendaoud, le « logeur de Daesh ». Il est aujourd’hui chargé de mission à l’Élysée où il « double » la task force anti-terroriste du préfet Bousquet de Florian.

Bien sûr, au XXIème siècle, on ne torture et on n’assassine plus comme jadis, on se contente de discréditer les gêneurs par voie de presse. Surtout il n’y a plus d’Union soviétique, donc plus de réseau stay-behind. Mais le personnel dont on disposait et qui s’était renouvelé a dû être recasé. Quantité d’éléments attestent que ces agents ont d’abord conduit le jihad contre les Soviétiques en Afghanistan, puis aujourd’hui contre la Russie [8], au point d’être désignés par le FBI sous l’appellation de Gladio B [9]. L’efficacité de ce réseau au « Moyen-Orient élargi » durant les 17 dernières années n’est plus à démontrer.

Précisément, la question de la lutte contre le terrorisme —ou de sa manipulation— dépendait aux États-Unis du Secret Service dont l’Élysée préparait une réplique. Étrangement la task force élyséenne anti-terroriste, dirigée par le préfet Pierre de Bousquet de Florian, est déjà doublée par une « cellule » confiée à un chargé de mission auprès du chef d’état-major du président, l’amiral Bernard Rogel. Selon L’Opinion, ce chargé de mission, Ludovic Chaker —qui a fait engager Benalla— est un « ancien » agent de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) [10]

Il ne s’agit pas de comparer Alexandre Benalla à Maurice Papon, mais de s’interroger sur la possibilité qu’il soit un élément d’une force de répression illégale en cours de (re)constitution en Europe.

Qui a déclenché l’affaire Benalla ?

Il est extrêmement clair, qu’en l’absence de plainte des victimes de Monsieur Benalla et vu la difficulté de le reconnaître sur les vidéos de ses exactions, cette affaire n’est pas spontanément devenue publique.

L’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, vient de s’installer à Bruxelles avec la mission de « faire sauter Emmanuel Macron et Angela Merkel comme dans un jeu de quilles »

Les personnes qui l’ont fait éclater devaient être très bien informées, aussi bien sur Alexandre Benalla que sur la confusion régnant à l’Élysée. Cependant leur statut officiel les contraignait à la discrétion. On pense immédiatement à des responsables de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ou de la direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD).

Il n’est pas impossible que des policiers aient donné à Alexandre Benalla les attributs de police qu’il usurpait le 1er mai. Il serait alors tombé dans un piège [11].

Nous ne sommes plus dans la même situation qu’au cours de la Guerre froide et de la guerre d’Algérie. Cette affaire n’a rien à voir avec le SAC. Le président Macron ne cherchait pas à protéger le pays d’une milice en violant lui aussi la loi. Nous sommes au contraire dans une situation d’affrontement entre d’un côté l’alliance Russie-États-Unis et de l’autre l’État profond anglo-saxon qui se déchaîne contre le président Trump ».

Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, le 27 juillet 2018

Rappel :

Revirement diplomatique : Emmanuel Macron et le pari russe

Notes

[1] Durant les périodes de cohabitation entre une président et un Premier ministre de formations politiques opposées, la sécurité du président a été exclusivement assurée par des gendarmes afin de ne pas révéler au Premier ministre ce que faisait le président.

[2] « La mission d’Alexandre Benalla », Réseau Voltaire, 22 juillet 2018.

[3] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[4] Secret Warfare : Operation Gladio and NATO’s Stay-Behind Armies, Daniele Ganser, Routledge 2005. Version française : Les Armées Secrètes de l’OTAN, Demi-Lune, 2007. Le stay-behind a fait l’objet de nombreux documentaires, dont en français Les Armées secrètes de l’OTAN, d’Emmanuel Amara pour France-Télévision, ou Au cœur de la Guerre froide : les hommes de l’ombre de Lucio Mollica pour la RTBF. Pour ma part, j’avais écris cet article, il y a une vingtaine d’années : « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[5] « La guerre secrète en France », par Daniele Ganser, Réseau Voltaire, 18 avril 2011.

[6] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[7] « Gladio-Luxembourg : Juncker contraint de démissionner », Réseau Voltaire, 10 juillet 2013.

[8] Lire la seconde partie de Sous nos yeux. Du 11-septembre à Donald Trump, Thierry Meyssan, Demi-Lune 2017.

[9] Lire et voir les nombreux ouvrages et documentaires de Sibel Edmonds.

[10] « Ludovic Chaker : un ami de Benalla est « chargé de mission » auprès de l’amiral Rogel (actualisé -2) », Jean-Dominique Merchet, L’Opinion, 26 juillet 2018.

[11] Voir la déposition et la lettre d’Alain Gibelin à la Commission de l’Assemblée nationale et les comparer aux déclarations d’Alexandre Benalla au Monde du 27 juillet.

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 53 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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31 commentaires pour L’Elysée et le « Gladio B » (Th. Meyssan)

  1. Charlie dit :

    « Faire sauter Emmanuel Macron et Angela Merkel comme dans un jeu de quilles » : ça va pas être simple, en face ils ont le Deep State US, la CIA, le FBI et les caciques de l’UE… c’est pas rien !

  2. AfterChèvre dit :

    Ludovic Chaker se nomme en réalité Malik Chaker et le dit Alexandre, Lahcène. Tout celà ressemble plutôt à une infiltration des frères musulmans et la situation en ex-Yougoslavie dans les années 90 ;o)

    • matbee dit :

      Exact cette infiltration des milieux islamistes au coeur du pouvoir s’inscrit dans le Grand Plan Moyen-Oriental de guerre contre l’Iran et la Syrie et de conquête de l’Europe par les musulmans.
      C’est le deal conclu entre les régimes sunnites corrompus et les élites mondialistes (anglo-sionistes) dégénérées.

  3. zorba44 dit :

    Grâce à internet il faut qu’il n’y ait plus de rémission pour ces voyous et ces pourris.

    « Les petites gens » (que de mépris dans cette affirmation et de condescendance…) savent qui sont les oligarques et leurs sbires et il est techniquement impossible de museler… internet, à moins de supprimer …internet ! Ce qu’ils disent jusqu’à l’écœurement s’inscrit durablement dans les plis des cerveaux alors que les merdias sont déconsidérés et ignorés même par ceux qui les consultent.

    Jean LENOIR

  4. brunoarf dit :

    Ce n’est pas une affaire de barbouzes. C’est une affaire de tarlouzes.

    Le père et la mère d’Emmanuel Macron ont regardé l’interview de Benalla hier soir sur TF1. Ils viennent de déclarer: « Ce Benalla, il est beau, il est adorable, c’est vraiment le gendre idéal. »

    https://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/image_article/public/2018-07/Capture_80.JPG?itok=cOPBfl6C

    • drazig dit :

      Cette interview venant de ces personnes qui (en principe) connaissent leur rejeton est formidablement « signifiant » (pour utiliser le jargon actuel).
      D’ailleurs, il suffit de regarder les regards de notre Alexandre sur Emmanuel dans quasiment toutes les photos diffusées, pour en être perturbé. Comment a-t-on pu en arriver là?

  5. 8parabellum8 dit :

    La Maison Blanche et super glavio…

    Au cours des 54 dernières années, un homme a servi d’exemple parfait de la raison pour laquelle le bureau présidentiel ne signifie pas grand chose, voire rien : Henry Kissinger.

    https://www.anguillesousroche.com/etats-unis/en-54-ans-1-conseiller-a-influence-chaque-president-americain-photos/

    • Oui Henry Kissinger, relais entre la dynastie Rockefeller/Rothschild et les différents locataires de la Maison Blanche…

      Notez qu’en France, nous avons l’équivalent avec Jacques Attali et Alain Minc. Et quelques autres…

      • Trend dit :

        Il ne faut pas confondre Rockefeller et Rothschild.
        Bien que le second est assez impliqué en politique, le premier est de loin hors pair dans son domaine que sont les montages financiers!, où le second a déjà reçu quelques leçons du premier …J’espère avoir été clair..

      • Je ne les confonds pas. Ils sont alliés mais à ma connaissance le patron c’est Rothschild.

    • 8parabellum8 dit :

      Et c’est là que je retombe sur l’affaire Benalla…

      Arriver à 26 ans à ce niveau de l’état jusqu’à l’accréditation secret défense…
      Pose problème dans la mesure où il n’a pas l’accréditation…
      « Issu du peuple qui a beaucoup souffert… »

      Si il l’avait eu…
      En aurait-il été ainsi…?

      Zon eu sa tête…

    • Oz dit :

      « Il me semble que Trump est l’une de ces figures de l’histoire qui apparaît de temps en temps pour marquer la fin d’une époque et la forcer à abandonner ses vieilles prétentions. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il le sache ou qu’il ait pris en considération une autre grande option. Ce pourrait être un simple accident. »
      Henry Kissinger
      https://www.pauljorion.com/blog/2018/07/21/deux-remarques-de-henry-kissinger-sur-trump-et-sur-la-chine/

  6. 8parabellum8 dit :

    Des nouvelles de la « haute »…

    L’héritière milliardaire Clare Bronfman a été inculpée pour son implication avec la secte d’esclavage sexuelle NXIVM…

    « …La famille Bronfman a des liens très étroits avec la dynastie bancaire Rothschild, les membres des deux familles appartenant à plusieurs des mêmes sociétés, y compris leur société financière commune, Bronfman & Rothschild… »

  7. brunoarf dit :

    Oyez, oyez !

    Vivant secrètement en situation de bigamie, le roi de France Emmanuel 1er vient d’annoncer à son bon peuple qu’il allait régulariser sa situation : le roi de France va épouser son mignon Alexandre Le Bien Membré en la cathédrale Notre Dame de Paris le mercredi 15 août 2018. Tenue correcte exigée.

  8. Mickey dit :

    L’interview de Ben Allah sur TF1 : hallucinante….rasé de près, petites lunettes qui donnent un genre, la voix douce et mesurée….et puis non, il n’a jamais donné de coups, il défendait les CRS LoL…

    • zorba44 dit :

      Rasé et petite lunettes cerclées plus quelques années et quelques kilos en sus …Himmler tout craché ! …plus qu’à changer son prénom !

      Jean LENOIR

      • Abroz60 dit :

        Pas sympa pour Daniel, grand frère.
        Son frère (encore vivant il y a 2 ans et habitant dans un très beau château 100 km au sud de Salzburg) n’avais pas adhéré à l’idéologie d’Himmler.

  9. Nanker dit :

    « Ce n’est pas une affaire de barbouzes. C’est une affaire de tarlouzes »

    C’est vrai qu’on peut se le demander. Le Benalla qui avait la clé de la maison du Touquet des Macron, le Benalla qui devait se marier le jour de sa garde à vue (manque de bol la belle et les bans sont introuvables…). Le Benalla qui, au collège, envoie une lettre au
    Le Benalla qui, s’il avait été un figurant quelconque de la République, aurait été débarqué, pulvérisé, et évacué en 1h (comme Hollande l’avait fait avec Aquilino Morelle). Or là Macron déploie une énergie inouïe à sauver « Alex », et va jusqu’à contacter Martin Bouygues pour qu’il arrange une interview complaisante sur TF1 pur faire passer cet homme qui, visiblement, a le Q.I. d’un primate, pour le fils de Joseph Fouché.

    On fait absolument tout pour que Benalla ne se sente pas lâché… parce qu’on sait qu’un type abandonné est un type qui peut parler? De ce qu’il a vu? De ce qu’il a organisé pour son maître?
    Imaginons que Macron s’accorde des 5 à 7 ce qui ne serait pas inimaginable vu que tous ses prédécesseurs (de Giscard à Hollande) l’ont fait.
    Macron sachant bien que toute activité extra-conjugale se passant sous les yeux des poulets peut finir par fuiter (voir la rue du Cirque) il aurait besoin de monter un service de sécurité parallèle ou « bis » coiffant le SDLP et permettant à Jupiter de se « délasser » entre deux dossiers.
    Entre en scène Alex, sa promotion plus que rapide, sa propulsion à un niveau d’accréditation inouï, et les projets de réforme de la sécurité présidentielle.
    Et court-circuiter les poulets classiques serait d’autant plus indispensable que les 5 à 7 en question ne seraient pas de nature réellement hétérosexuelle… ce qui serait une grande première sous les ors de la République et propre à choquer, des flics plutôt « tradis » sur le plan des moeurs.

    • zorba44 dit :

      Hypothèses intéressantes. Mais pourquoi, pourquoi Benalla irait-il casser des manifestants si sa mission est d’organiser les plaisirs de son « maître », lui l’étalon ?
      Tout n’est pas limpide dans ce scénario…

      C’est la Bribri (laquelle bien entendu savait et cautionnait) qui doit être furibarde de savoir tout cela sur la place publique… éprouvant sans doute ce que ressent la moukère (slave) de Donald.

      Mon dieu, Jupiter se trouve culbuté vers la base du Mont Olympe ! Quelle horreur !…

      Jean LENOIR

    • Justy dit :

      Ceci me paraît plus probable que les élucubrations de Meyssan . J’a lu un bouquin de Meyssan et je me suis demandé s’il s’essayé à écrire un roman policier ; il ne manquait que les nanas : ce type passe à côté de l’essentiel .

      • Oz dit :

        Sauf que Meyssan cite toujours ses sources. Alors oui ! L’actualité est plus qu’un roman policier. C’est un thriller.

  10. Robert dit :

    Avez-vous remarqué la grande discrétion de Laurent WAUQUIER sur l’affaire Benalla ? Etonnant pour quelqu’un qui se présente en chef de l’opposition républicaine et qu’on a connu plus prolixe par le passé… Lui aussi doit craindre un retour de bâton…

  11. Loïc B dit :

    La seule question qui vaille dans cette affaire éminemment complexe (Merci Olivier de nous faire partager le fruit de vos recherches, je vous lis depuis longtemps) c’est de savoir si le Gladio et les médias sionistes, c’est une seule et même entité ou au contraire des forces contraires qui se disputent le pauvre Macron…

  12. Christ dit :

    l’UPR demande a l’opposition « d’aller chercher  » Macron en entamant la procédure de destitution prévue a l’article 68 de notre Constitution.
    A condition qu’il existe une réelle opposition dans ce pays…
    https://www.upr.fr/actualite/france/lupr-demande-a-lopposition-parlementaire-daller-chercher-macron-en-entamant-la-procedure-de-destitution-prevue-par-larticle-68-de-la-constitution

  13. Nanker dit :

    En tous cas Benalla bénéficie de solide appuis : dernière preuve en date cette armoire blindée qui a disparu de son domicile entre deux tentatives de perquize.
    Acte I : le 20 juillet les poulets se pointent chez lui avec un serrurier pour mettre la main sur les flingues qu’Alex détient (illégalement?). Le type ne peut forcer la serrure, trop sophistiquée pour lui. Arrive 21h heure limite légale pour une perquisition, donc on se donne RDV pour le lendemain.

    Acte II : 21 juillet, ce coup-ci le serrurier force la porte mais – c’est magique! – l’armoire blindée contenant les armes à feu de Benalla s’est volatilisée pendant la nuit. C’est ballot… Elle a dû s’envoler et rejoindre le pays merveilleux de Candy.

    A mon avis cette armoire ne devait pas QUE contenir quelques Glocks – finalement rendus à la police par Benalla – mais des documents relatifs aux véritables activités d’Alex auprès des Macron…

  14. Oz dit :

    La seule question qui trouve grâce à mes yeux est : pourquoi les journaleux de tout bord ont lancé à l’unisson l’hallali contre Macron après l’avoir vendu comme n’importe quelle petite savonnette ?
    Macron a rencontré Poutine le 15/07. D’un commun accord ils ont décidé d’envoyer un convoi humanitaire en Syrie. Macron se rapproche de Poutine et ça c’est le l’horrible cauchemar de ceux qui mènent la danse, c’est du moins ce que je pensais. Voir le tout début (1’19 ») du discours de George Friedman à Chicago

    Je viens de trouver une analyse de Francis Cousin et elle me semble être la plus pertinente. Macron serait-il en passe de faire ce qu’avait fait Kennedy ? Celui-ci avait été mis en place par la CIA. Après lui avoir obéi un certain temps il a pris la liberté de changer complètement sa politique et nous connaissons la suite.
    L’analyse de Francis Cousin : « La face cachée de l’affaire benalla »

    • zorba44 dit :

      Macron et l’idiot utile mentionné dans le dernier article d’Olivier, sont dans le collimateur des tireurs du…
      Allons, devinez ?!

      Jean LENOIR

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