Vent debout ! 10.000 maires en colère menacent de bloquer les résultats des élections européennes

Au micro d’Europe 1, Yvan Lubraneski, le président des maires ruraux de l’Essonne, a promis ce jeudi 11 octobre que cette action coup de poing contre l’État ne « nuira pas au citoyen ».

Entre le gel des dotations, les économies de fonctionnement exigées et les suppressions de postes imposées, les collectivités locales sont vent debout contre l’exécutif. En juillet dernier, trois grandes associations d’élus – Régions de France, l’Assemblée des départements (ADF) et l’Association des maires de France (AMF) -, ont boycotté la Conférence nationale des territoires (CNT) pour protester contre ce qu’ils considèrent comme « une recentralisation massive » amorcée dès le début du quinquennat.

Les maires ruraux sont également très en colère et prévoient des actions pour protester, prévient ce jeudi 11 octobre Yvan Lubraneski, le président des maires ruraux de l’Essonne, au micro d’Europe 1.

« On s’était un petit peu calmés pendant un an face au rouleau-compresseur de l’État, qui depuis de nombreuses années affaiblit les communes, alors qu’elles sont une vraie richesse pour notre pays… On a tout simplement décidé de passer à l’action », explique ce maire sans étiquette des Molières (2.000 habitants), qui parle également au nom de l’Association des maires ruraux de France.

Pas moins de 10.000 maires de communes rurales ont en effet prévu de ne pas transmettre à la préfecture les résultats des élections européennes de mai 2019. « Normalement, chaque maire prend sa voiture et va à la gendarmerie la plus proche avec son enveloppe. Là, ce sera à l’État de prendre sa voiture », précise M. Lubraneski. Cela ne « nuira pas au citoyen », assure-t-il néanmoins. Les bureaux de vote seront bien tenus, les résultats proclamés, puis affichés, mais pas transmis.

Cette action n’est que la première d’une série. « Il y en aura d’autres », promet l’édile.

AFP/ Orange, le 11 octobre 2018

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 53 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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28 commentaires pour Vent debout ! 10.000 maires en colère menacent de bloquer les résultats des élections européennes

  1. Justy dit :

    Ils n’ont pas assez de fric mais ils multiplient les ronds-points . La France est devenue un rond-point . Ils n’ont pas assez de fric mais ils créent des ralentisseurs tous les clinquantes mètres . En gaspillant notre argent , ils détruisent la beauté de nos villages .

    • TShark dit :

      Pour les rond-points les champions sont les Anglais….

    • Corine Titgoutte dit :

      Oui, et c’est bizarre, ils font la même chose partout … C’est comme s’ils obéissaient aux mêmes directives secrètes …
      Non, je dois rêver, ce n’est pas possible.
      Le hasard tout de même !

    • Berkeley dit :

      @Justy : Il faut quand même bien comprendre que la colère des élus locaux (malgré leurs indéniables défauts) est légitime, l’Etat les asphyxie financièrement dans le but de les forcer à fusionner pour créer de grandes communes, tremplin vers une France de grandes métropoles comme il y a de grandes régions…
      Tout ça sous l’oeil vigilant de l’Union Européenne, ce Léviathan tueur de démocratie qui veut centraliser un maximum sous sa tutelle les peuples européens.

    • Jean-Loup Izambert dit :

      Je suis d’accord avec vous sur vos remarques mais l’essentiel n’est-il pas que des élus réagissent aux menées du pouvoir central pour casser la commune,cellule de base de la démocratie, pour l’étouffer financièrement et la faire disparaître dans des super-régions devenues complètement incontrôlables par les citoyens? Et si les remarques que vous formulez sur les ronds-points, ralentisseurs, limitations de vitesse sur les routes, éoliennes, etc. sont parfaitement justifiées pourquoi cela continue-t-il? Combien de citoyens dans les conseils municipaux, où, il est vrai, ils ne peuvent prendre la parole ? Alors combien de citoyens pour exiger la tenue d’assemblées de quartier avec les élus ou de conseils municipaux extraordinaires – comme le pratiquent avec succès certains élus communistes? J’ai assisté à certains d’entre eux avec des élus communistes et il est formidable de voir des centaines de citoyens examiner et débattre, par exemple, du montant des impôts, du budget de la ville, de l’implantation d’une zone d’activités artisanales ou de la rénovation d’un quartier, de savoir que leur avis est pris en compte, des projets modifiés et surtout que les élus sont responsables de la mise en oeuvre des décisions prises avec les citoyens ! Ce n’est pas la tendance qui domine mais le peu qui existe doit être valorisé. Trop de conseils municipaux se tiennent à « huis clos », les citoyens étant informés de leur date et de leur ordre du jour au dernier moment un peu comme la plupart des assemblées générales des sociétés multinationales à base capitalistique française. Sans interventions des citoyens de la commune, ce coeur de la démocratie, il n’y a pas de démocratie. Voilà pourquoi ce que vous dénoncez continue et voilà aussi pourquoi il faut exiger la tenue d’assemblées populaires. Et voilà aussi pourquoi il faut, à mon avis, soutenir les élus – notamment les élus ruraux confrontés aux pires difficultés – qui s’opposent aux mesures décidées à Bruxelles et que relaient les dirigeants au pouvoir à l’Elysée-Matignon. Je reviendrai plus tard sur le blog d’Olivier expliquer pourquoi il faut s’abstenir de voter aux élections dites « européennes » dont les actuels parlementaires « hors sol » ont un triste bilan qu’ils se gardent bien d’évoquer, qu’il s’agisse de la crise ou de la guerre. Que des maires soient en colère est déjà un point positif pour le développement des luttes et de la démocratie. A nous de soutenir dans nos communes toutes actions qui favoriseront la démocratie locale.

      • Robert dit :

        Je suis curieux de connaître vos arguments quant à une abstention aux européennes. De mon point de vue, celles de l’année prochaine sont importantes pour favoriser l’arrivée au parlement européen d’une majorité souverainiste et « taper sur la table »… autant que faire se peut… Cela étant dit, je ne me fais aucune illusion quant aux élections, en particulier à caractère national…

      • Moussa Razeh dit :

         » il faut exiger la tenue d’assemblées populaires ». Je ne mets pas en doute votre sincérité, mais l’histoire montre que les « assemblées populaires » sont le proxy d’une élite masquée et qu’il est très facile de les contrôler. Elles sont même le plus souvent constituées ad hoc. La révolution bolchevique en est un bel exemple parmi une foule d’autres, dont la Commune, etc.
        Il y a à cela une raison indélébile : l’homme est faillible et capable de faire le mal. C’est bien pourquoi toutes les tentatives de solutions purement horizontales (i. e. non basées sur la crainte de Dieu), d’homme à hommes, sont vouées à l’échec. On parle de la démocratie comme s’il s’agissait d’une réalité mais ce n’est qu’un simple mot, qui se révèle toujours être ce qu’il est : une arme logomachique.
        Dans la moindre assemblée, il s’élèvera toujours spontanément un gusse pour tenter d’en prendre le contrôle et l’utiliser pour imposer ses propres vues au nom du groupe. Et ça marche, car les membres du groupe eux-mêmes sont faibles et voient quelque misérable avantage à leur suivisme.
        On parle sans savoir de la démocratie grecque antique, mais qu’on l’étudie de près et on verra ce que c’était !!! Pour s’en faire une idée rapide on peut déjà lire ce qu’en a dit Henry Makow, par exemple :
        https://www.henrymakow.com/2016/11/athens-cradle-of-pedophilia.html

      • zorba44 dit :

        Il est clair que la grande réduction vise toujours l’objectif d’un gouvernement sous directives mondiales…

        …alors que, alors qu’un village ou une petite ville c’est une forme de copropriété d’un paysage, de sa vie artisanale, commerciale, culturelle, historique…

        Imaginez ce que seraient les copropriétés sans assemblées et dans laquelle le « formatage » suivrait la piste Paris, Bruxelles, Washington et Jérusalem !

        Alors Jean-Loup c’est bien vrai, on devrait se carrer des élections européennes qui sont des organisations destructives de nos prés carrés, de nos terroirs, de nos coutumes, on devrait s’en carrer comme de l’an quarante !

        Jean LENOIR

      • Phil dit :

        Monsieur Izambert, il faudra nous expliquer comment il est possible de changer l’Europe par l’abstention, c’est prévu où dans les traités ?
        Par contre, il existe bien un article 50 permettant une sortie dans les règles.
        De quoi se plaignent les maires ?
        Ils avaient été prévenus, non ?

        C’est aussi clair que 2 et 2 font 4, il est incroyable que des gens ne comprennent pas ça !
        Alors, Mr. Izambert, il n’y a qu’une solution véritable et ce n’est pas l’abstention, il faut voter pour un candidat sérieux qui propose la sortie de l’UE par l’article 50.

  2. Moussa Razeh dit :

    Qu’il soit en partie sincère ou non, ce genre de comportement réactif, des manifestations de rue à la guerre sans oublier les pétitions, fait partie de la dialectique hégélienne, qui est le carburant de la Révolution. Attendons la synthèse.
    J’ai dit en partie, car, même dans les plus infimes communes (il peut subsister quelques exceptions), je ne vois pas comment on peut de nos jours être élu sans avoir préalablement conclu un pacte avec le diable. Le diable, qui bien-sûr n’existe pas ou, en l’occurrence, ne se voit pas, « arrange le coup » par prodige. On pourrait à bon escient leur répondre : « Vous chantiez, j’en suis fort aise ; et bien dansez maintenant ».

    « La guerre maintient la santé morale des peuples dans leur indifférence envers les déterminations finies, elle les protège contre l’accoutumance à ces déterminations et contre leur durcissement, de même que le mouvement du vent protège les eaux de la corruption à laquelle les réduirait une tranquillité durable, ou encore davantage une paix éternelle y réduirait les peuples ». (Hegel, Principes de la philosophie du droit, § 324 Rem. Kaan p. 249, cité par Jacques d’Hondt, De Hegel à Marx, PUF, 1972, p. 75.)

    • Jean-Loup Izambert dit :

      Réponse à Phil:
      Merci de votre intervention. Je ne répondrai pas ici à votre question mais le ferai dans l’article que j’écrirai plus tard si Olivier est d’accord pour le publier. J’ai sans doute eu tort d’évoquer les élections dites « européennes » car ce sujet détourne de la question posée par l’article mis en ligne sur la révolte de maires. En ce qui me concerne, il me semble difficile de sortir de l’Europe mais plus réaliste de s’évader de l’actuelle construction pharaonique dite « européenne » dont la France est prisonnière. L’Europe compte 51 Etats et s’étend de Vladivostok à Lisbonne et d’Helsinki à Athènes. Les politiciens bourgeois du versant Ouest de l’Europe paraissent l’oublier. C’est, dans le meilleur des cas, une erreur, au pire une tromperie qui fait abstraction des réalités géographique, historique, politique, économique et culturelle du continent européen. Pour ce qui est de sortir de la petite Europe de Maastricht par un article de sa propre organisation, autant demander à un casseur d’automobiles de réparer la vôtre! C’est vraiment se moquer du monde que de faire croire que l’on peut sortir de cette organisation ouest-européenne en négociant l’application de l’un de ses articles. Le président de la Commission « européenne » l’a du reste dit clairement: « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités » (Politis, 29 janvier 2015).
      Pour ce qui est des maires vous dites: « Ils avaient été prévenus ». Et alors? Même s’ils ont « été prévenus » ( sans doute faites-vous allusion au programme de Macron) l’essentiel est que les choses bougent et qu’elle se développent. Bien sûr, il était permis de penser que ceux-ci réagiraient plus vite au programme de sape de la République d’autant que celui-ci est en oeuvre depuis quelques années. Mais encore une fois, il ne suffit pas de faire ce constat qui appartient déjà au passé mais de populariser ce mouvement pour, justement,le renforcer. De la même manière le découpage administratif des « super-régions » a été décidé par le pouvoir central sans que les citoyens soient même consultés; tous les partis politiques ont appelé à voter à des élections régionales pour des élus dont les citoyens sont aujourd’hui, dans leur grande majorité, incapables de dire ce qu’ils font et comment… Les sociétés conseils des principales sociétés transnationales économiques et financières étasuniennes qui travaillent à l’endettement financier d’Etats et aux guerres – financières, économiques et, si nécessaire, subversives puis militaires – pour faire perdurer l’hégémonie US résument ce genre d’actions sous le vocable « éliminer les obstacles à la conquête de nouveaux territoires économiques ». Vous trouverez des éléments plus précis et des témoignages dans mon ouvrage « Trump face à l’Europe » (IS Edition et amazon.fr) La commune est importante car elle est le premier échelon de la vie démocratique et, même si son fonctionnement démocratique doit être renforcé, le lieu où les citoyens peuvent débattre, décider et contrôler le travail des élus. C’est aussi pourquoi les représentants de la grande finance au pouvoir cherchent par tous les moyens – politiques, réglementaires, financiers, économiques – à la faire disparaître en la noyant dans des superstructures.

  3. GUG dit :

    L’Etat nuit au citoyen au prétexte bien utile de le protéger, pire il lui fait les poches et la morale. Les collectivités ne veulent pas nuire au citoyen, je rigole là encore. Au nom de la solidarité, on paie les impôts des autres, la cantine des enfants des autres, des projets pharaoniques pour lesquels nous n’avons pas été consultés, dans ma petite ville, ils imaginent même me faire participer aux frais du permis de conduire des enfants des autres. Oui, le socialisme dure tant que…

    • Jean-Loup Izambert dit :

      Réponse à GUG:
      « L’Etat nuit au citoyen » dites-vous. Mais de quel Etat s’agit-il? Quel est sa nature? Par qui est-il dirigé et au profit de qui: de l’intérêt général des citoyens ou de ceux des grands propriétaires privés de la finance et de l’économie? Les chiffres de plusieurs organismes sur l’appauvrissement des premiers et l’enrichissement des seconds parlent d’eux-mêmes. Par ailleurs, je ne vois pas le rapport entre le socialisme et cette situation. Sans doute êtes-vous, comme des millions de français, abusés par des années d’un pouvoir dit « socialiste » qui a pratiqué la même politique que la droite au profit des mêmes intérêts. Cela ce n’est pas le socialisme qu’il reste à construire mais une duperie monumentale qui a pour nom « parti socialiste » et qui, le vêtement étant usé, s’habille aujourd’hui en « France Insoumise ». Vous dénoncez des faits que je ne discute pas tant vous avez raison et je comprends votre révolte. Mais que faisons-nous pour changer les choses, à commencer dans nos communes? C’est là qu’il faut se parler avec les voisins, les associations, les élus, les organisations, s’unir et agir ensemble sur des propositions concrètes qui fassent obstacle à ce que vous dénoncez. Tout étant à reprendre, autant commencer par « en bas » pour consolider l’édifice de la démocratie avancée d’une France nouvelle.

  4. Garde CH dit :

    Justy, tu oublies les parkmetres plus compliqués qu’1 ordinateur du CNRS ..!!

    • Justy dit :

      … Oui, pardon . C’est à celui qui fera installer le maximum de choses inutiles . Et ensuite , les gens diront  » Vous avez vu notre maire , tout ce qu’il fait pour nous ?  » . J’ai demandé au notre , il y a plusieurs années déjà , quand est- ce qu’il envisageait de faire curer les fossés ; il m’a répondu qu’il n’avait pas assez d’argent.

      • Jean-Loup Izambert dit :

        Réponse à Justy:
        Et qu’avez-vous fait après qu’il vous ait dit ne pas avoir d’argent?
        Avez-vous protesté, en avez-vous parlé autour de vous pour mobiliser d’autres citoyens et retourner le voir en délégation? S’il vous dit ne pas avoir d’argent qu’il en donne les raisons et qu’il s’explique sur les interventions qu’il va faire pour en obtenir. Et s’il met la responsabilité sur le dos de l’Etat – ce qu’il fera sans doute et avec raison -, alors demandez-lui ce qu’il compte faire pour défendre l’intérêt général de la commune. Et s’il refuse de vous recevoir ou d’agir, occupez son bureau puis celui du député du secteur, distribuez des tracts dans toute la ville.Et rappelez que l’Etat donne en ce moment depuis les années 2010 plus de 200 milliards d’euros aux dirigeants des sociétés multinationales du CAC 40 sous formes de subventions pour la défense de l’emploi ( une vraie gabegie quand on sait que ces sociétés non seulement ne créent pas d’emplois mais sont à l’origine des principaux plans de délocalisations, de licenciements et d’appauvrissement du pays) et d’exonérations fiscales de toutes sortes. Là, il y a de l’argent. Mais pas pour la santé, le logement, l’emploi ou les communes… D’où l’intérêt du mandat impératif ou l’élu est responsable de l’application du programme pour lequel il s’engage devant les citoyens, doit rendre compte régulièrement de son activité et peut, s’il ne tient pas ses engagements, être révoqué et remplacé par les citoyens.

  5. VBS dit :

    Ceux qui critiquent les maires vous ne connaissez pas la situation des petites communes.
    Le problème c’est que l’Etat SE FOUT des petites communes rurales !

    « La Dotation Globale de Fonctionnement ne considère pas de la même manière un habitant des villes et des campagnes »

    « Quand l’Etat donne 60 euros pour un habitant des campagnes, il en donne 120 pour une habitant des villes. C’est-à-dire que la DGF, la dotation globale de fonctionnement, elle ne considère pas de la même manière un habitant des villes et des campagnes. C’est proprement scandaleux. Les maires, quand ils se proposent à une élection, c’est parce qu’ils ont un projet, qu’ils ont envie d’accompagner leur population et leur conseil municipal. Mais quand cette dynamique est entravée, il y a forcément de la lassitude et du mécontentement. Tout ça rend difficile l’exercice du mandat ».

    https://rmc.bfmtv.com/emission/la-colere-des-maires-de-communes-rurales-nous-sommes-des-executants-sans-moyens-1528493.html

    Allez en zone rurale vous verrez: les maires DEMISSIONNENT A TOUR DE BRAS…

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/maires-coleres-pourquoi-tant-demissions-1369111.html

    Les politiciens de niveau national veulent nous obliger à renoncer et disparaître en tant que communes.

    Leur projet les FUSIONS DE COMMUNES…

    • Danse dit :

      « Allez en zone rurale vous verrez: les maires DEMISSIONNENT A TOUR DE BRAS… »
      « Les politiciens de niveau national veulent nous obliger à renoncer et disparaître en tant que communes. »

      Oui. C’est là qu’est le vrai problème : nous enlever les maires des villages, le seul niveau de représentation contrôlable par les citoyens, et qui pouvait défendre les citoyens, par exemple s’opposer à l’installation des compteurs Linky, à la destruction d’une retenue d’eau ou d’un barrage hydroélectrique.
      Nous enlever LE SEUL NIVEAU DE POUVOIR, DE SOUVERAINETÉ, QUI NOUS RESTAIT. Nous enlever jusqu’au souvenir de ce qu’est la démocratie, parce qu’ils sont en train d’installer une technocratie à la place, commandée par une Intelligence Artificielle.

      Sinon pour les villes, Justy a raison sur les rond-points, scandales emblématiques de la dégénérescence des décideurs, parmi tant d’autres gabegies plus discrètes qui siphonnent les contribuables et endettent le pays entier.

      • Oui et Non, si vous me le permettez, car les Maires des villages, même des tous petits villages, appliquent les directives de l’État, les municipalités à part quelques-unes dont on ne parle pas d’ailleurs comme Saillans dans la Drôme ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2015/12/27/langle-saillans/

        Effectivement, la commune, et c’est une spécificité française, unique au monde, (il y a 36500 communes en France et c’est un maillage territorial prêt à l’emploi ! Bon N.B. qu’il il y 44500 clochers en même temps…) est la solution politique et sociale pour une société à bout de souffle : L’association volontaire en commune et tel que nous l’avait expliqué Pierre Kropotkine ;

        La commune Pierre Kropotkine “Le Révolté” (1882)

        Republié dans “Paroles d’un révolté” en 1895

        I

        Quand nous disons que la révolution sociale doit se faire par l’affranchissement des Communes, et que ce sont les Communes, absolument indépendantes, affranchies de la tutelle de l’État, qui pourront seules nous donner le milieu nécessaire à la révolution et le moyen de l’accomplir, on nous reproche de vouloir rappeler à la vie une forme de la société qui s’est déjà survécu, qui a fait son temps. « Mais, la Commune — nous dit-on — est un fait d’autrefois ! En cherchant à détruire l’État et à mettre à sa place les Communes libres, vous tournez vos regards vers le passé : vous voulez nous ramener en plein Moyen Âge, rallumer les guerres antiques entre elles, et détruire les unités nationales, si péniblement conquises dans le cours de l’histoire ! »

        Eh bien, examinons cette critique ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/10/tous-pour-la-commune/

        Le « communisme » de l’anarcho-communisme tel que le voyait Kropotkine vient du mot  » commun  » , c’est à dire choses en commun, entraide et partage, puis bien sûr au sens de « commune » et même communalité, ou communalisme. C’est cela qu’il faut entendre, je pense, lorsqu’on parle de « communisme originel » , et qui fait partie intégrante de la nature humaine ; L’Humanité a vécu des centaines de milliers d’années de la sorte et certaines sociétés continuent de vivre comme cela aujourd’hui, ce qui fait imaginer aux gens qu’on ne peut vivre comme cela que dans la précarité et le dénuement technologique, cependant que rien n’est plus faux !

        Maintenant, je ne crois pas que voter FA, qui fait partir du système et qui veut renforcer les pouvoirs de l’État, comme les pouvoirs régaliens, alors que le vrai rôle incontestable de l’État, la raison d’être du pouvoir et des autorités, hors pensée anarchiste, sont les fonctions régaliennes : police, défense et justice. Je trouve cela fort de café, perso mais parce que je développe une pensée anarchiste rejetant le vrai rôle incontestable de l’État et la raison d’être du pouvoir et des autorités.

        Jo

      • Jean-Loup Izambert dit :

        Réponse à VBS et Danse:
        Vous avez entièrement raison.
        L’Etat cherche depuis des décennies, et tout particulièrement depuis les années 1983 avec la prétendue loi de régionalisation, à se dégager de ses obligations financières de régulateur et de soutien aux activités essentielles du pays. La Commune est pour les grands propriétaires privés de la finance et de l’économie un obstacle car les citoyens peuvent y intervenir et contrôler les élus dans les choix qui sont opérés. Mais c’est aussi d’initiatives de citoyens d’une commune que peuvent partir des revendications qui concernent tout le pays. Le plus grand danger que représente la Commune est qu’elle symbolise par son existence même la démocratie, le pouvoir d’intervention des citoyens sur tous leurs choix de vie et surtout la possibilité d’une démocratie directe qui pourrait également fonctionner dans les entreprises. Voilà ce qu’ils veulent abattre et contre lequel il faut se dresser.
        Dans les grandes villes, les citoyens n’ont pas souvent conscience de la manière dont s’opèrent les attaques répétées contre la Commune. C’est, par exemple, le cas dans le secteur de la santé où le gouvernement Valls a commencé la suppression de services d’urgence et que l’actuel gouvernement compte poursuivre en ajoutant la suppression de près d’une centaine de nouveaux services d’urgence médicale. Ils y vont au compte-goutte car les professionnels de santé ont immédiatement réagi. Vous êtes dans une commune rurale, vous tombez dans la rue et perdez connaissance. Une personne appelle les sapeurs pompiers (112) car il n’y a pas d’hôpital à proximité ou parce que le service d’urgence de l’hôpital a été supprimé. Il y a bien une caserne de sapeurs pompiers à la Commune du chef lieu mais, mais… L’appel arrive au centre départemental des Sapeurs Pompiers qui se trouve dans le sud de votre département à une centaine de kilomètres, le sapeur qui répond ne connaît pas le lieu où à lieu l’accident, il doit mobiliser les Sapeurs Pompiers du Centre de secours de votre secteur qui sont tous bénévoles et tous sur leur lieu de travail, ceux-ci doivent retourner à leur caserne et partir avec leur ambulance ou autre pour rejoindre le lieu de l’accident. Bref, vous avez le temps de crever tranquille. Tout cela pourquoi? Parce que les dirigeants au pouvoir considèrent que la santé doit être rentable – les groupes privés s’accaparent les secteurs de la santé les plus rentables – quand il s’agit d’une question de solidarité nationale! Mais il y a pire: l’hôpital où vous devez être hospitalisé se trouve dans le département voisin. Que se passe-t-il alors? L’ambulance de votre département va aller jusqu’à la limite départementale, se gare et attend qu’une autre ambulance du département où vous vous rendez en civière va venir vous prendre en charge… Il faut savoir également que les Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) qui survivent le peuvent essentiellement grâce à l’engagement volontaire des SP locaux, des subventions de la Commune, du Département et des groupements intercommunaux. Là aussi l’Etat n’intervient plus pour soutenir ce service de secours pourtant essentiel pour les citoyens. Cuba, où la médecine et les soins, y compris pour les maladies graves, sont entièrement gratuits compte aujourd’hui 7 médecins pour 1000 habitants et est doté de l’un des systèmes de santé le plus performant au monde, la France moins de 3 et les Etats-Unis, cette « grande démocratie », 2,3. Sans l’engagement volontaire des SP et le soutien des Communes, que resterait-il des SDIS…? Un exemple parmi de nombreux autres.

      • Danse dit :

        @ Jean-Loup Izambert
        • « Le plus grand danger que représente la Commune est qu’elle symbolise par son existence même la démocratie, le pouvoir d’intervention des citoyens sur tous leurs choix de vie et surtout la possibilité d’une démocratie directe qui pourrait également fonctionner dans les entreprises. Voilà ce qu’ils veulent abattre et contre lequel il faut se dresser. »

        Oui. La suppression des maires en France est la clef de voûte de l’ingénierie sociale réalisée par les prédateurs de l’Humanité pour faire passer le peuple européen de la notion de SOUVERAINETÉ à celle de SOUMISSION.
        Pour empêcher que la soumission soit perçue par le peuple pour ce qu’elle est, ils font tout pour la représenter sous la forme en apparence moins violente du « CONSENTEMENT », dont le désormais célèbre CONSENTEMENT AU VIOL de la loi Schiappa sert de point d’ancrage dans la mémoire collective.

        Du consentement au CONSENSUS :
        Pour éliminer ce niveau fondamental de souveraineté des citoyens que constitue la commune, des STRUCTURES PARALLÈLES aux conseils municipaux ont été implantées insidieusement jusque dans les plus petits villages. Ces structures parallèles agressives avaient pour mission d’inoculer aux citoyens le système de dictature mondiale via la propagande de l’Agenda 21 « pour sauver la planète d’urgence ».

        Les fonds que le gouvernement reversait auparavant aux mairies des communes ont été progressivement transférés à ces structures parallèles militantes de l’Agenda 21, les transformant de facto en INSTANCES DÉCISIONNAIRES NON ÉLUES, mais solidement armées pour lutter contre les maires élus, jusqu’à les évincer.

        Les règlementations découlant des engagements internationaux signés par le gouvernement ont accompagné ce processus de remplacement du pouvoir de décision des maires par des instances non élues, non responsables et non attaquables. Exactement sur le modèle de ce qui nous arrive en haut avec les instances supra-nationales non-élues de l’UE.

        La finalité de toute cette ingénierie sociale est d’EFFACER DE LA MÉMOIRE des citoyens français toute notion de SOUVERAINETÉ, donc de démocratie, donc d’ÉLECTIONS, et de la remplacer par la notion de CONSENSUS.
        Taddeï : « La médiocratie c’est le culte de tout ce qui est moyen ». « Il y a des émissions, on ne leur demande même pas de faire de l’audience, on leur demande de ne pas faire de vagues ».

        Le consensus doit nous faire ACCEPTER SANS VOTER le totalitarisme le plus violent habillé en version SOFT POWER, moral avec bonheur obligatoire. Comme la télévision le fait actuellement, et comme l’illustre la vidéo smart-city que j’ai postée récemment, où chaque « citoyen » note les autres citoyens selon leur capacité à afficher la soumission la plus parfaite.

        D’où l’extrême importance de la propagande de dissuasion contre les citoyens qui choisissent de voter là où c’est encore possible, et de la propagande eschatologique de tous poils appelant un Armageddon, qui serait nécessaire pour « tout détruire pour construire un autre système ».

  6. Moussa Razeh dit :

    @Zorba44

    « Imaginez ce que seraient les copropriétés sans assemblées et dans laquelle le « formatage » suivrait la piste Paris, … »

    Excellent exemple que les assemblées de copropriétaires. Voici le mode ordinaire de la façon dont elles se déroulent dans une résidence de standing d’une grande ville du Sud-Ouest où je possède un appartement. Déjà, le cabinet de syndic, comme souvent, est l’antenne locale d’une société nationale dont le logo ne laisse aucun doute sur ses dépendances. Pour ceux qui ne le savent pas il existe des « conseillers syndicaux » supposés faire le lien entre le syndic et les copropriétaires. Dans les faits, et bien qu’il s’agisse dans l’ensemble de cadres, ils se comportent comme des toutous agissant dans le but de se faire bien voir de leur maître à la considération duquel ils sont très attachés. Leur mission : faire avaler par les moutons-copropriétaires les décisions prises par le syndic dans son intérêt propre, comme donner un chantier à une entreprise qui saura se montrer reconnaissante. La méthode (la même depuis la chute originelle) : la flatterie (montrez-vous bons gestionnaires, soyez des gens sérieux, etc…). Et vis-à-vis des rares et courageux récalcitrants : l’ostracisation organisée avec l’aimable collaboration (souvent abjecte) des « mougeons » qui se font plumer. J’ai assisté à la démolition d’un copropriétaire qui a fini par partir car le syndic avait monté tout le monde contre lui et qui, même parti, continue de servir de contre-modèle de comportement duquel on ricane en réunion. C’est, en réduction, très exactement le schéma de la vie politique que nous pouvons connaître. Naturellement la plupart ne se rendent compte de rien. Comme pour la politique.
    Ce n’est peut-être pas comme ça partout, mais j’en doute.
    Maintenant, il faut que je travaille un peu !
    Bien à vous

    • Danse dit :

      « il existe des « conseillers syndicaux » (.) ils se comportent comme des toutous agissant dans le but de se faire bien voir de leur maître (.). Leur mission : faire avaler par les moutons-copropriétaires les décisions prises par le syndic dans son intérêt propre, (.)
      Et vis-à-vis des rares et courageux récalcitrants : l’ostracisation organisée avec l’aimable collaboration (souvent abjecte) des « mougeons » qui se font plumer ».

      Même constat, c’est la Caverne de Platon. Mais avec des exceptions remarquables. Et le racket des syndics est arrivé à un stade si avancé que les gens ne peuvent plus tout payer. L’abandon général de souveraineté se heurte en dernière instance au porte-monnaie.
      Conseils de quartier : même combat.
      Associations : même constat « Dans la moindre assemblée, il s’élèvera toujours spontanément un gusse pour tenter d’en prendre le contrôle ».

    • zorba44 dit :

      J’ai possédé pendant quelques années un deux pièces acquis en loi Robien vers l’année 2008 dans une résidence de 4 petits immeubles.

      Eh bien je dois rendre grâce au Syndic d’avoir constitué une équipe de conseillers dont j’ai fait partie 3 ou 4 ans. Je puis vous dire que le travail était fait, les comptes vérifiés et nickel et que les propositions (de l’agent immobilier qui était à la fois le promoteur de l’opération et Syndic) étaient débattues et votées…

      Les copropriétaires participaient largement aux assemblées annuelles.

      C’était le bon temps (!), c’était la bonne pratique …à la mode suisse (ou communiste !)

      Jean LENOIR

      • Hé hé, me permettez-vous Jean, de vous proposer cette lecture ; La communalité est l’antithèse du capitalisme et une alternative au néo-colonialisme ; « L’anarcho-communisme est l’organisation de la société sans État et sans relations capitalistes à la propriété. Il ne sera pas nécessaire d’inventer des formes artificielles d’organisation sociale pour établir le communisme anarchiste. La nouvelle société émergera « de la coquille de l’ancienne ». Les éléments de la société future sont déjà plantés dans leur ordre existentiel. Ce sont les syndicats et les communes libres, qui sont des institutions anciennes, profondément ancrées de manière populaire et non-étatiste ; spontanément organisées, incluant les villes et les villages à la fois en zone urbaine et en zone rurale. La commune libre est aussi le parfait outil pour gérer les problèmes socio-économiques dans les communautés anarchistes rurales. Au sein des communes libres, se trouve un espace pour les associations libres d’artisans, de cultivateurs, d’éleveurs et autres groupes voulant demeurer indépendants ou former leur propre association… » ► Isaac Puente ► Issu, en analyse de ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/03/23/la-communalite-est-lantithese-du-capitalisme-et-une-alternative-au-neo-colonialisme-2eme-congres-international-sur-la-communalite/

      • zorba44 dit :

        @ Jo
        Tant que vous ne me servez pas du Proudhon pour lequel la propriété était un vol, il me semble conserver quelque forme d’esprit ouvert pour assimiler ce qui ne m’est pas naturel.
        On pourra s’accorder sans détour sur le méfait majeur du capitalisme qui sous l’impulsion des banques centrales veut toujours plus gros et plus grand…

        En cela au cours de mon enfance, quand vers 1960 il est devenu clair qu’on bétonnait à tout va le malaise de la concentration m’a fait penser que le béton tuerait la société et la religion;

        Le monde est en train de basculer dans toujours plus de gigantisme et l’oligarchie qui tire les ficelles veut asservir au maximum les travailleurs, les éreinter dans leur vie, leur ôter tout mécanisme de pensée et d’esprit critique.

        En cela la campagne ils haïssent ; les blaireaux qui y vivent ont du temps pour réfléchir, pour respirer, et pour se détendre autrement que devant le petit écran…

        Pour toutes ces raisons il faut asphyxier financièrement ces âmes trop libres !

        Mais le danger pour ceux d’en-haut, c’est justement de vouloir ôter tout ce qui reste aux villageois, vider encore plus la nature de ces hommes qu’on veut voir s’entasser dans des banlieues, les transports trop longs et plein d’embûches et les logements exigus et sonores.

        En cela ils ont oublié Spartacus, ce que n’a pas osé un pays comme la Suisse !

        Les Islandais ont même fait mieux : les brutes et les truands de la finance, en prison !

        Vouloir tuer la communauté, c’est peut-être se mettre un revolver sur la tempe…

        Jean LENOIR

  7. Robert dit :

    Président d’un conseil syndical d’une copropriété de 52 lots, je pense qu’il faut nuancer les appréciations sur les conseils syndicaux et les syndics.
    Un « petit syndic indépendant » n’a pas forcément la même approche de son travail, très technique, que le syndic salarié affilié à un grand groupe immobilier national. La première option me semble préférable. Quant aux conseils syndicaux, leur efficacité est en rapport avec le degré d’implication de leurs membres, dont certains ne sont là que pour  » l’affichage »… On peut le regretter mais c’est ainsi. J’ajoute que lors des assemblées générales, on ne peut que constater le comportement moutonnier des humains !

  8. brunoarf dit :

    Budget : les réformes du gouvernement profitent en priorité aux 1% les plus riches.

    Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

    François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches ? « Non ce n’est pas vrai, avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, il est le président des très riches ».

    Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

    En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouvernement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

    Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.
    Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.).

    Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

    Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

    https://www.bfmtv.com/economie/pour-beneficier-des-choix-du-gouvernement-mieux-vaut-avoir-un-travail-ou-mieux-etre-tres-riche-1542902.html

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