France Police – Policiers en colère : « On ne peut pas envoyer l’armée contre le peuple ! »

« A quel jeu joue le gouvernement ? »

© Sputnik . Ирина Калашникова

« Après les terribles violences qui ont secoué la capitale, Michel Thooris, du syndicat France Police–Policiers en colère, s’est longuement entretenu avec Sputnik France. Alors que de nouveaux appels à manifester à Paris ont été lancés sur les réseaux sociaux, il nous décrit une police exténuée et craint des morts. Il en appelle aux autorités ».

Sputnik France : Plusieurs de vos collègues décrivent un niveau de violence jamais vu durant leur carrière pour qualifier les scènes de guérilla urbaine qui ont eu lieu à Paris le 1er décembre. Vous confirmez ?

Michel Thooris : La nature des armes qui ont été utilisées contre nos collègues est véritablement inquiétante. Nous parlons d’individus armés de haches, d’engins incendiaires et d’armes blanches potentiellement létales. Nous avons atteint un niveau de violence qui, je pense, dépasse celui de Mai 68. De plus, à cette époque, les événements étaient localisés. Aujourd’hui, c’est national.

Sputnik France : Que s’est-il passé ?

Michel Thooris : Les émeutes que l’on a pu voir à Paris le 1er décembre, que l’on peut aussi qualifier d’insurrection ou même de guerre civile, ont un caractère spécial. Vous avez plusieurs forces qui ont été à l’œuvre conjointement sur un même événement. D’une part, étaient présents les différents groupuscules de l’ultra gauche, qu’il s’agisse de groupes autonomes ou des Blacks blocs; un terme qui désigne d’ailleurs des individus qui pratiquent les mêmes techniques de guérilla urbaine plus qu’un mouvement en soi. Ensuite se sont joints à ces casseurs d’ultra gauche des délinquants et criminels issus des cités sensibles de la région parisienne. En plus de ces groupes-là, nous avons également noté la présence de Gilets jaunes qui ne sont pas connus de nos services, mais qui se sont laissés entraîner et ont pris part aux violences. Et, pour finir, quelques individus issus de l’ultra droite qui n’agissaient pas en tant que groupe, mais plutôt à titre individuel ou en petits groupes. Les pillages de commerces et de voitures ont été majoritairement le fait des éléments venus de banlieue parisienne, alors que les autres éléments ont davantage commis des dégradations et s’en sont pris aux forces de l’ordre.

Sputnik France : Nous sommes le 5 décembre, quatre jours après le chaos parisien. La situation est encore tendue sur plusieurs points un petit partout en France. De nombreux lycées sont maintenant bloqués. Cela fait trois semaines que le mouvement dure. Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO, parle de forces de l’ordre «au bout du rouleau». Quel est l’état physique et psychologique de vos collègues ?

Michel Thooris : Il y a une très grande fatigue. Les effectifs de police ne sont pas extensibles. Nous sommes plus ou moins obligés d’avoir recours aux mêmes personnes. Il faut savoir que les maintiens de l’ordre très compliqués sont en général au nombre de trois par an : à la Saint-Sylvestre, le 1er mai et souvent un autre événement qui dérape au cours de l’année. La contestation sociale actuelle est un phénomène national avec toute une série de points à gérer. Les policiers sont exténués. Notre organisation met en garde le gouvernement depuis des semaines. L’état de fatigue des effectifs et le niveau de violence auquel ils sont confrontés composent un cocktail dangereux. Ils risquent de moins en moins bien maîtriser leurs interventions.

Sputnik France : Que ce soit du côté des forces de l’ordre ou des manifestants et des casseurs, on est proche du drame. Le 1er décembre, un CRS a échappé de peu au lynchage à proximité de l’Arc de Triomphe. Des cordons de policiers ont été obligés de reculer face aux assauts des protestataires.
Vous avez déclaré : «Dans n’importe quel autre pays, dans des circonstances similaires, les forces de maintien de l’ordre locales auraient fait des dizaines de morts. Mais pas en France.» Quelle est la prochaine étape ? L’usage d’armes à feu ?

Michel Thooris : Bien sûr. Vous prenez l’exemple de notre collègue qui a failli se faire lyncher. Il était clairement en état de légitime défense et je peux vous assurer que dans d’autres pays, nos homologues auraient fait le choix de sortir leurs armes et d’ouvrir le feu. Nous soulignons l’extrême professionnalisme et le grand sens de l’humanisme de notre collègue, qui a préféré mettre sa vie en péril plutôt que de neutraliser ses agresseurs. Mais il faut comprendre que cette situation répétée semaine après semaine va conduire à des morts. Est-ce que le gouvernement va aller au bout de sa logique ? Ira-t-il jusqu’à faire ouvrir le feu de manière déguisée ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Il n’y aura pas d’ordre direct de tirer sur les manifestants, mais on va se retrouver dans des situations insurrectionnelles où des collègues devront fait usage de leurs armes pour sauver leur vie. Dieu merci, cela n’a pas été le cas le 1er décembre, mais on aurait très bien pu y assister.

Sputnik France: Avec quelles conséquences ?

Michel Thooris : Dans une telle situation et même s’il s’agit du pire des casseurs, cela laissera des traces extrêmement importantes dans l’opinion publique. Il existe clairement un risque de déstabilisation de notre société démocratique. Notre organisation n’arrête pas d’interpeller les autorités depuis que nous constatons le durcissement de ce mouvement et la réalité du terrain. Nous les encourageons à discuter, à apaiser les choses et surtout à prendre des mesures qui seraient de nature à casser la dynamique contestataire.

Sputnik France: Le gouvernement souhaite pourtant «tenir le cap» malgré les annonces faites ce 4 décembre…

Michel Thooris : La logique du gouvernement est de ne rien céder et de minorer le mouvement en avançant des chiffres truqués. C’est d’ailleurs l’un des points qui énerve le plus les Gilets jaunes quand vous allez sur les différents points de blocage. Le pouvoir explique que ce qui se passe est le fait d’une petite minorité de quelques milliers de personnes, qui ne seraient absolument pas représentatives du sentiment global qui prévaut en France. Ce n’est pas la réalité. Et la stratégie de communication adoptée par le gouvernement ne fait qu’aggraver la situation et jeter de l’huile sur le feu. On risque de se retrouver dans une situation immaîtrisable. Quand on arrivera plus à repousser les hordes de manifestants des bâtiments publics, que fera-t-on ?

Sputnik France : Certains de vos collègues dénoncent le fait que plusieurs brigades mobiles d’intervention ont la tâche de garder les lieux institutionnels tels que l’Élysée ou l’Assemblée nationale. Une situation qui fait que moins d’effectifs sont disponibles pour gérer les casseurs. Le syndicat Alliance demande «le renfort de l’armée pour garder les lieux institutionnels». Est-ce une solution ? Que cela signifierait-il au niveau symbolique ?

Michel Thooris : Mais nous ne sommes pas dans un État militaire ! Si Macron fait cela, il faudra qu’il dise les choses clairement. À savoir que nous tombons dans une dictature à la Pinochet. Nous ne pouvons pas envoyer l’armée contre le peuple à l’intérieur du territoire national. C’est juste impensable. Et cela même pour garder des bâtiments. Faire appel à l’armée, c’est admettre que nous sommes en situation de guerre civile. L’armée française est impliquée dans l’opération Sentinelle de lutte contre la menace terroriste et cela la conduit à agir sur le territoire national. Mais tout cela s’inscrit dans un texte très précis qui vise à lutter contre une menace qui vient de l’extérieur et qui nous touche de l’intérieur. En dehors de cela, il n’y a pas de cadre légal pour envoyer l’armée. Et l’envoyer contre qui ? À côté de la minorité des casseurs, il y a des Gilets jaunes qui se retrouvent au milieu des violences et qui, quelque part, assistent au spectacle.

Sputnik France : le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner évoque la possibilité de l’instauration de l’état d’urgence. Quelles conséquences cela aurait-il pour les forces de l’ordre ?

Michel Thooris : Cela ne sert à rien du tout. L’intérêt aurait été d’agir dès la manifestation du 24 novembre à Paris. Il fallait assigner à résidence et de manière temporaire les casseurs connus des services de renseignement et de police. Nous parlons ici d’environ 200 individus de l’ultra gauche. Cette décision aurait permis à mes collègues d’avoir un cadre légal pour appréhender en amont ces individus s’ils s’étaient rendus dans le périmètre des manifestations. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans cette situation. Les individus qui participent à ces actions d’exactions et d’émeutes sont trop nombreux. Comment les assigner à résidence et comment faire respecter ces assignations? En l’état, l’état d’urgence ne sert plus à rien, c’est le cas de le dire.

Sputnik France: Les dispositifs de maintien de l’ordre mis en place le 24 novembre et le 1er décembre à Paris ont été vivement critiqués. Qu’en pensez-vous ?

Michel Thooris : Je ne sais pas à quel jeu joue le gouvernement. Ils savaient très bien, dès le 24 novembre, que les Gilets jaunes voulaient se rendre sur les Champs-Élysées et que certains éléments voulaient profiter de l’aubaine pour casser. Les autorités ont des remontées du terrain de la part de la police et des services de renseignement. Pourquoi les dispositifs de sécurité ont été aussi mal faits ? Pourquoi était-ce si mal organisé ? C’est un mystère. Je ne peux rien affirmer. Je m’interroge. Y a-t-il eu volonté dans un premier temps de laisser la casse s’opérer pour décrédibiliser les Gilets jaunes ? S’ils ont effectivement joué cette carte-là, c’est raté. Les Français soutiennent toujours très majoritairement le mouvement.

Sputnik France : On a vu beaucoup de casseurs issus des banlieues sévir le 1er décembre. Le 3 décembre, la situation était très tendue à Aubervilliers et à Trappes. Pourrait-on imaginer un embrasement des banlieues tel qu’on l’a vu en 2005 ? Un soulèvement qui viendrait s’ajouter au mouvement des Gilets jaunes qui, je le rappelle, est principalement provincial. Est-ce que l’État aurait les moyens de gérer à la fois le chaos à Paris, une révolte des banlieues et le mouvement des Gilets jaunes en province ?

Michel Thooris : Très clairement cela serait totalement impossible sans le concours de l’armée. Si une telle situation devait se produire, nous serions de fait en guerre civile. L’armée pourrait se voir donner le pouvoir pour rétablir l’ordre public. La date qui nous inquiète le plus du côté de notre syndicat est le 31 décembre. À chaque fois, la police a beaucoup de mal à maintenir l’ordre lors de la Saint-Sylvestre. Je m’étonnerais fortement que les Gilets jaunes n’appellent pas à une action pour cette date symbolique, d’autant plus que le lendemain est un jour férié.

Sputnik France : Va-t-on inéluctablement vers la guerre civile ?

Michel Thooris : Je ne dirais pas avec certitude que c’est vers ce quoi l’on se dirige. Ce mouvement de très grande ampleur pourrait très rapidement s’éteindre si le gouvernement répondait sérieusement à un certain nombre de revendications des Gilets jaunes.

Sputnik France : De nouveaux appels à manifester dans la capitale le 8 décembre ont été lancés. Que doit- on annoncer du côté du gouvernement pour éviter de voir à nouveau des scènes d’émeutes urbaines à Paris ?

Michel Thooris : Je ne veux pas avoir de discours trop politique et je ne demande pas la démission de Macron. Mais je pense qu’il doit, à minima, organiser un référendum sur sa politique comme a pu le faire le général de Gaulle à la suite de Mai 68. Et avec tout le respect que j’ai pour Emmanuel Macron, qui a été élu démocratiquement et qui est légitime, ce n’est pas Charles de Gaulle. Cela serait d’autant plus normal que Macron s’inspire de son illustre prédécesseur sachant que le pays était moins démocratique à l’époque. Le pluralisme politique n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. La soif de démocratie du peuple non plus. C’est dans ce cadre que Charles de Gaulle a accepté de remettre en jeu sa légitimité. Je ne vois pas comment Emmanuel Macron pourrait s’y soustraire.

Sputnik France, le 5 décembre 2018 (Fabien Buzzanca)

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 53 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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29 commentaires pour France Police – Policiers en colère : « On ne peut pas envoyer l’armée contre le peuple ! »

  1. brunoarf dit :

    Gilets jaunes : un syndicat de police dépose un préavis de grève à partir de samedi.

    Le syndicat de police Vigi rejoint le mouvement des gilets jaunes en appelant à une grève illimitée à partir de samedi, jour de l’acte 4 de la mobilisation.

    Le syndicat de police Vigi a déposé un préavis de grève illimitée à partir de samedi 8 décembre, date de l’acte 4 des gilets jaunes.

    « Il est temps de s’organiser légalement et d’être solidaire avec eux, pour l’avantage de tous », écrivent les responsables de l’organisation syndicale dans un communiqué, expliquant rejoindre le mouvement de contestation sociale.

    Afin d’éviter que se reproduisent les violences de samedi dernier à Paris en marge de la mobilisation pacifique des gilets jaunes, lors desquelles 23 membres des forces de l’ordre ont été blessés, selon un décompte officiel, le dispositif de sécurité doit encore être renforcé ce samedi en prévision de l’acte 4.

    « Notre hiérarchie va encore nous envoyer prendre les coups à sa place et à la place du gouvernement », déplore le syndicat.

    « Nous savons que nous aurons des blessés et nous craignons d’avoir des morts parmi nous », poursuivent les responsables syndicaux, critiquant la « prime » exceptionnelle promise par Emmanuel Macron pour les forces de l’ordre mobilisées, « d’un montant inférieur du coût des heures sup’ sur la journée du 1er décembre ». Revendication partagée par d’autres représentations syndicales.

    Le préavis de grève ne concerne pas l’ensemble des fonctionnaires de police mais les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d’Etat du ministère de l’Intérieur.

    « Sans les adjoints techniques et ouvriers cuisiniers, les compagnies de CRS peuvent être immobilisées. Sans les adjoints administratifs, des services peuvent fermer. Sans les ouvriers d’état, l’entretien de bâtiments et de véhicules ne pourront plus être faits », prévient Vigi.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/gilets-jaunes-un-syndicat-de-police-depose-un-preavis-de-greve-a-partir-de-samedi-1582326.html

    • Robert dit :

      Il s’agit d’ un syndicat très minoritaire de personnels administratifs. Ce mot d’ordre est essentiellement un effet d’annonce, qui n’impacte pas les personnels actifs de la police nationale.

      • Bernie dit :

        Oui mais c’est très symbolique.
        Un fort avertissement pour le pouvoir que les policiers en ont ras-le-bol et sont prêts à basculer…
        On approche du précipice.

  2. cesaropapiste dit :

    Si la jonction se fait entre les gilets jaunes et les forces de l’ordre (police, gendarmerie, armée) et s’en sera fini des parasites sionistes-mondialistes. Rêvons un peu. Une Blitzkrieg est possible contre ces déchets humains pour le retour vital à l’ordre naturel des choses. Mettons hors d’état de nuire ceux que l’on ne nomme pas et que tout le monde connaît, tant ils polluent tous les canaux de communications modernes (TV, radio, internet) pour vider le cerveau du peuple ou le décérébrer a vitesse Grand V. Hygiène publique et édification des masses. Toujours et encore.

    • Jean-Cul MECHANLON dit :

      Fini du sionisme avec Michel Thooris ?
      « Proche de l’extrême droite israélienne, M. Thooris a pris à plusieurs reprises la défense de la Ligue de défense juive (LDJ).« Pourquoi la communauté juive n’aurait-elle pas le droit de se défendre ? (…) La LDJ et Betar (…) accomplissent une mission de service public en défendant les personnes et les biens », a-t-il notamment avancé à l’époque. Une vision par ailleurs très « communautariste » à des lieux du discours étatiste de Marine Le Pen. »
      SOURCE – Michel Thooris, le fantasque conseiller police de Marine Le Pen
      http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/10/07/michel-thooris-le-fantasque-conseiller-police-de-marine-le-pen/

      • cesaropapiste dit :

        Vous avez parfaitement raison. Je ne le savais pas. De toute manière, j’ai lu le texte en diagonale. De plus, quand un représentant des forces de l’ordre (comprendre les forces du désordre dans le monde inversé qui est le nôtre est interviewé sur nos chaînes à putes, dans la majorité des cas, il s’agit d’un imposteur plus ou moins affilié au système.

        Cependant, je reste persuadé qu’un réveil s’impose au sein des forces de l’ordre (devenue telle dès lors) en vue d’une jonction avec les gilets jaunes. Ce sont les mêmes éléments d’un même peuple qui se font face, au seul profit des ignobles parasites qui tirent les ficelles en coulisses (sionistes mondialistes au pouvoir). Là aussi, la Justice, la vraie Justice, pas le système de l’Iniquité instituée qui est le nôtre depuis au moins deux siècles, devra s’appliquer et s’appliquer de manière implacable !

        Pour moi Le Pen et Mélanchon cest kifkif. De la merde humaine, ni plus, ni moins. La France qui pue la mort. Les gilets jaunes apportent un souffle vivifiant dans cette atmosphère putride. Débarrassons-nous définitivement de tous ces déchets humains !

        Boris Le Lay

        Hervé Ryssen

        Virginie Vota

        Francis Cousin

        Le sionisme est la métastase suprême d’une planète atteinte d’un cancer en phase avancée ! Privilégions la manière forte ! Vive la France et mort aux cons !

      • drazig dit :

        si c’est le Monde qui le dit, c’est sûrement la vérité ( je délire).

    • jsg dit :

      Ça leur pend au nez, Casse tes nerfs doit être calmé avant de se laisser aller à n’importe quoi envers les Français, -qu’il a trop tendance à assimiler à des factieux de droite-. Pour ce faire, une désobéïssance civique des forces de l’ordre, et c’est le coup d’état. Rajoutez à cela un général humilié en public, alors qu’il mettait en garde le jeune président sur les vrais dangers qui menacent le pays, et, là, ensuite, on rétablit l’ordre, sous le contrôle du président par intérim, puis élections, destitution, et respiration à pleins poumons…
      Rajoutons à cela un éventuel candidat Filion qui a été maltraité par une justice Allah botte.

      • Danse dit :

        Fillon inaugure la mosquée d’Argenteuil

        Les mosquées en France (avec Joachim Véliocas)

  3. medi cament dit :

    le nouveau slogan sur les banderoles des gilets jaunes c’est : « CRS avec nous pour éradiquer la chienlit des casseurs « . Le combat des GJ n’est pas le vandalisme.
    les GJ ne doivent pas envoyer de négociateurs avec le gouvernement . Seulement des représentants sans responsabilités. Tant que le gouvernement n’a pas de négociateurs les GJ garde le pouvoir.

  4. Jean-Loup Izambert dit :

    Je comprends le point de vue de Michel Thooris même si je ne partage pas tout son propos.
    Par exemple de s’interroger sur le fait de savoir « Pourquoi les dispositifs de sécurité ont été aussi mal faits ? Pourquoi était-ce si mal organisé ? C’est un mystère. » Le ministre de l’Intérieur, ancien fricoteur de chefs de gangs du grand banditisme, laisse s’installer le chaos. Les vidéos qui montrent le comportement des CRS sont flagrantes: ils ont visiblement reçu l’ordre de laisser faire les casseurs et de ne charger, de préférence les Gilets Jaunes pris souvent entre deux feux, que lorsque ces groupes ont agi. La DGRI est parfaitement informée de qui fait quoi. Plusieurs vidéos en ligne montrent aujourd’hui des casseurs arrêtés par les CRS relâchés par ceux-ci après qu’ils aient déclaré être du ministère de l’Intérieur.
    Il n’y a pas là de mystère pas plus qu’il n’y en eut alors que des années 1990 à 2011, des magistrats du pôle anti-terroriste et la hiérarchie policière de plusieurs gouvernements ont protégé des recherches d’Interpol des dirigeants d’organisations criminelles faisant l’objet de mandat d’amener pour « association à une organisation extrémiste de terroristes ». Le problème est moins dans la police que dans l’appareil judiciaire et au Quai d’Orsay.

    • Robert dit :

      Parce que vous pensez que des CRS qui en prennent plein la « gu… » relâcheraient un casseur en découvrant qu’il est policier ? Il n’ y a pas besoin de déguiser des policiers en casseurs pour pourrir le mouvement : il suffit de disposer les troupes en statique et de ne pas donner d’ordres d’intervention, comme ce fut le cas à l’ Arc de Triomphe !
      Cela dit, sur nombre de manifs il y a des policiers en civil pour faciliter les interpellations et la collecte du renseignement.
      Une précision : la DGSI (et non la DGRI) n’est pas la plus performante sur les mouvements sociaux : c’est le domaine du Renseignement territorial (ex RG).

  5. Macron dehors !!! dit :

    « Il croit qu’il est Dieu ». « C’est le roi. Il ne voit rien »: sur les barrages à travers la France, c’est la personne même du président Emmanuel Macron qui nourrit la colère des « gilets jaunes ».

    « Emmanuel Macron, c’est un petit gamin à qui on a toujours dit +tu es le meilleur+. On ne lui a jamais dit +c’est pas bien+. Le type croit encore qu’il est Dieu »: Claudio, 47 ans, bloque l’accès à un dépôt pétrolier près du Mans (ouest), avec une cinquantaine d’autres « gilets jaunes ».

    « Il mérite qu’on lui coupe la tête — de manière symbolique bien sûr », ajoute ce père de famille.

    La hausse des taxes sur les carburants, l’augmentation des impôts des retraités, la baisse du pouvoir d’achat font partie de la longue liste des doléances des « gilets jaunes » qui, vêtus de la veste fluorescente que doit posséder chaque automobiliste, manifestent depuis trois semaines, parfois violemment. Mais, au-delà, leur cible principale semble être le président lui-même.

    Ancien banquier de la très sélecte banque Rothschild, le plus jeune président français, élu en 2017 au terme d’une ascension météoritique, traîne une image de « président des riches », en particulier depuis qu’il a supprimé, dès son arrivée, un impôt qui frappait les plus grandes fortunes de France.

    Surnommé « Jupiter », soit le Dieu des Dieux, mot qu’il avait lui-même employé, il a été régulièrement critiqué pour ses saillies jugées méprisantes.

    Il avait notamment enjoint à des manifestants licenciés d’aller se chercher un travail « au lieu de foutre le bordel », et promis de ne rien céder, « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »

    En visite mardi au Puy-en-Velay, une commune du centre de la France où des bâtiments officiels ont été incendiés, le président s’est fait huer par des « gilets jaunes », tandis que les insultes fusaient parmi les « Macron démission ».

    Un sondage de l’institut Elabe, diffusé mercredi, confirment que les « gilets jaunes » ont très peu voté Macron à la dernière élection présidentielle. Ainsi, 36% de ceux se disant « gilets jaunes » ont voté pour Marine Le Pen au premier tour, et 28% Jean-Luc Mélenchon, de la gauche radicale. Seuls 5% ont opté pour Emmanuel Macron.

    – « Un jeu à deux » –

    « Les mots qui reviennent à son sujet c’est +hautain+ et +autiste+. Entre nous, on les appelle les +têtologues+, des gens qui sont déconnectés de la réalité, de la base, des Français », dit Yves Garrec, l’un des porte-paroles des « gilets jaunes » de Toulouse (sud-ouest).

    « C’est vraiment Macron le problème. Les gens ont développé une haine, moi la première », rapporte Marine Charrette-Labadie, une chômeuse de 22 ans à Brive (centre).

    Au péage de la sortie de l’A50 à La Ciotat (sud-est), Josette, une retraitée de 65 ans, se désole: « J’ai la haine contre cet homme et pourtant, j’ai voté pour lui au deuxième tour. »

    « C’est le roi. Il ne voit rien rien rien rien », enrage Philippe, 74 ans et chef de file d’un groupe de « gilets jaunes » qui filtre régulièrement la circulation dans la région du Mans.

    « Ce n’est pas nouveau que tout converge vers le président », dit un proche de l’Élysée. La différence, estime Philippe Moreau-Chevrolet, spécialiste en communication politique, c’est qu' »Emmanuel Macron s’est placé, dès le début de son mandat, dans un jeu à deux: le président et les Français ». Or cette politique « sans les corps intermédiaires, quasiment seul, avec un entourage inexpérimenté » amène, selon lui, « un dialogue anxiogène ».

    Ce face-à-face, personnalisé à outrance, s’exprime notamment lorsque les « gilets jaunes » disent vouloir « aller chercher Macron comme il nous l’a demandé », en référence à une phrase du président au moment de l’affaire Benalla, du nom d’un ancien collaborateur du président poursuivi pour violences.

    Emmanuel Macron « qui systématiquement prend les Français de haut – c’est le sentiment qu’il donne – met de l’huile sur le feu », analysait récemment sur la chaîne Public Sénat Flore Santisteban, spécialiste des mouvements sociaux et enseignante à Sciences Po Paris. « Et donc cristallise une forme de haine » qui est même « plus que de la haine maintenant. C’est de la rage ».

    « Il est en train de mettre le feu au pays. La surdité du gouvernement amène l’hystérisation du mouvement à un niveau de paroxysme », estime Marc Beaulaton, un retraité de 59 ans qui se dit un des « pacifistes » du blocage près du Mans.

  6. xavib dit :

    Sous le sceau de l’anonymat, les représentants de l’Etat critiquent la déconnexion de l’exécutif.

    Qu’ils soient le bras armé de l’Etat dans un territoire ou chargés d’une mission d’intérêt général spécifique, les préfets manifestent rarement leurs états d’âme. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux, devant la crise engendrée par le mouvement des « gilets jaunes », font part, sous le sceau de l’anonymat, d’une certaine appréhension. Appréhension d’autant plus vive que les autorités centrales leur donnent parfois l’impression de ne pas avoir pris la mesure du problème et de les laisser sans consigne précise.

    « Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque. » « Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne. »

    Or, dit-il en substance, le déphasage d’une partie de nos élites ne fait qu’alimenter la colère des personnes qui se mobilisent. Alors que la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée, samedi 1er décembre, plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation « explosive et quasi insurrectionnelle », voire « pré-révolutionnaire ». Comme en 1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet : « Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République. »

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/03/face-a-la-crise-du-mouvement-des-gilets-jaunes-les-prefets-sonnent-l-alerte-politique_5391904_823448.html

  7. zorba44 dit :

    A ma famille restée en France, à mes amis, à mes relations …et à tous ceux qui luttent pour leur survie dans la dignité, je sais que vous ne passerez pas de bonnes fêtes de fin d’année – à cause d’un damné de la Terre et de son équipe.

    Vous ne cassez pas tout, mais s’en prendre aux instruments de votre malheur est légitime. Une opération RADARS ZÉRO sur tout le territoire, bien pensée et organisée …voilà ce qu’il faut en premier. Sinon murer (pas brûler) les entrées des services des impôts avec du ciment à prise rapide ça pourrait aussi devenir tendance.

    Enfin si vous attrapiez d’aventure Juju et consorts, les pieds dans le ciment à prise rapide et hop….

    Jean LENOIR

  8. zorba44 dit :

    Technique de manifestations à l’usage des gilets jaunes.
    Exemple la capitale (but visé l’Elysée et les Champs) : vous manifestez dans une demie couronne est par exemple sur 20 points de fixation .Un petit point normal aux champs puis vous effectuez un mouvement tournant avec le gros des effectifs de chacun des points en fondant brutalement par l’ouest.

    Sans avoir fait Saint-Cyr (ancien coopérant enseignant !) il semble …sans être, non plus, un Clausewitz ou un Rommell ! …que cela ferait gagner la bataille !

    …Avec mesure et discernement !

    Jean LENOIR

  9. Marc dit :

    A propos de Mai 68, nos merdias, aux ordres du pouvoir macronien, omettent volontairement de nous dire que de Gaulle avait dissout l’assemblée nationale et donné la parole au peuple . Les élections qui suivirent donnèrent une large majorité au parti gaulliste !….Macron n’ose pas faire la même chose que de Gaulle car il sait très bien que cette fois-ci une large majorité du peuple est contre lui !

    • Exactement. De toute façon Mai 68 n’avait rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui. Quant à comparer De Gaulle à Macron…

      La classe politique ne s’en sortira pas avec ses petite combines traditionnelles, ni même avec une dissolution ou un changement du gouvernement.

      C’est tout le système qu’il faut changer.

      Je lisais il y a quelques minutes les fanfaronnades d’Alain Minc, qui prétend avoir alerté sur les risques d’une explosion sociale et propose sa solution : « Les pouvoirs publics devraient convoquer les syndicats et le patronat pour mettre sur pied une contribution des entreprises au transport de leurs salariés en province. Comme cela existe à Paris avec le « versement transport ».

      Il n’a rien compris.

  10. brunoarf dit :

    Le 10 août 1792, le peuple en colère prend d’assaut le palais royal : c’est la prise des Tuileries, c’est la chute de la monarchie.

    Le 10 août 1792 va recommencer.

    Le 10 août 1792 est en train de se préparer, en ce moment même.

    L’Histoire est un éternel recommencement.

    Vive la France !

  11. Marc dit :

    Le pouvoir totalitaire aux abois est prêt à tout !

  12. Elnatt dit :

    Des blindés à Paris ?

    « Les forces de l’ordre pourraient avoir recours, samedi, à des véhicules blindés, notamment pour dégager des barricades. L’arsenal juridique sera renforcé pour faciliter l’interpellations de suspects.

    Y aura-t-il samedi, à l’acte IV du mouvement des Gilets jaunes, des véhicules blindés de la gendarmerie déployés dans Paris ? La question était à l’étude ce mercredi. Seul le Premier ministre peut solliciter l’intervention de ces engins, appelés dans le jargon, VBRG, pour « véhicules blindés à roues de la gendarmerie ». Celle-ci dispose d’environ 80 exemplaires destinés à dégager les barricades.

    L’idée serait d’en positionner aussi quelques dizaines devant les bâtiments exposés pour dégager des effectifs de Compagnies républicaines de sécurité (CRS) chargées d’aller d’avantage au contact des casseurs. Priorité aux interpellations en amont des lieux de rassemblements.  »

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/gilets-jaunes-l-utilisation-de-blindes-envisagee-a-paris-05-12-2018-7961736.php

  13. L’UTILISATION DE LA FORCE PUBLIQUE N’A DE LÉGITIMITÉ ET DE NOBLESSE UNIQUEMENT QUE SI ELLE EST UTILISÉE POUR LA PROTECTION DES FAIBLES.
    A TRANSMETTRE AUX AUTORITÉS ET AUX FORCES DE L’ORDRE.

  14. Eric83 dit :

    Vous prendrez bien un petit – ou gros – krach en ce mois de décembre 2018. Hier, Dow Jones – 3%, à cet instant, CAC 40 – 2,5%. Dans le contexte insurrectionnel actuel en France, les “fêtes” de fin d’année risquent d’être très animées.
    Ah, on me glisse dans l’oreillette que Macron et son gouvernement ont déjà demandé le droit d’asile à plusieurs Etats qui n’ont pas d’accord d’extradition avec la France.

    Le taux à 2 ans bientôt équivalent au taux à 10 ans ! Mais rassurons-nous, pour nos zélites tout baigne, tout est sous contrôle, pas de panique !
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/la-courbe-qui-rend-fous-les-investisseurs-de-wall-street-8bb93c4da24124425612fe9e8a4ae911

  15. brunoarf dit :

    Une déclaration historique du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume à propos du peuple français :

    « Une partie du peuple est en train de se soulever. »

    « Gilets jaunes » : « Une partie du peuple est en train de se soulever. »

    https://www.midilibre.fr/2018/12/06/gilets-jaunes-une-partie-du-peuple-est-en-train-de-se-soulever,5002826.php

  16. Eric83 dit :

    Voici comment des dizaines, voire des centaines, de milliards sont dépensés sur le dos du peuple pour des projets pharaoniques dont les bénéficiaires sont TOUJOURS les mêmes, notamment VINCI et BOUYGUES, qui sont en même temps de grands pollueurs. Et l’Etat veut augmenter les taxes sur les carburants ???

    La Justice enfin saisie six mois après la plainte d’Anticor !

    Tant que la caste politique, qui s’est appropriée depuis des décennies notre souveraineté, sera au pouvoir, la précarité, la pauvreté et la misère ne peuvent que se répandre de plus en plus.

    https://www.marianne.net/societe/soupcons-de-favoritisme-sur-la-societe-du-grand-paris-la-justice-va-etre-saisie-par-la-cour

  17. Danse dit :

    À quoi joue le gouvernement, enfin les maîtres qui le pilotent, parce que le gouvernement n’a pas de cerveau
    Ils n’ont pas réussi à discréditer les Gilets Jaunes pour que le peuple s’en désolidarise. Il reste L’OPTION MAÏDAN à tenter. Un Maïdan carabiné. Les TIREURS D’ÉLITE qui tirent à la fois sur la police et les manifestants pour déclencher la guerre civile et le basculement immédiat dans le régime totalitaire pur pourraient passer inaperçus grâce à la diversion des racailles armées.

    –La fraction armée des RACAILLES DES BANLIEUES n’attend que le moment pour tirer dans le tas (les gilets jaunes qui demandent d’ajourner l’accord de Marrakech « sont des racistes d’extrême droite ») et dans la police.

    –RUFFIN pour LFI tente désespérément de récupérer la révolution nationale des Gilets Jaunes, MÊME AU PRIX D’UN AFFRONTEMENT QUI NE PEUT QU’ÊTRE SANGLANT entre les immigrés qui se battent pour eux-mêmes, donc pour les mondialistes, et les Français qui se battent pour tous. Cet irresponsable qui a voté Macron va chercher de l’huile pour la mettre sur le feu, dans un but uniquement électoraliste. Le niveau de haine exprimé par les amis de Ruffin se passe de commentaires :
    Comité Justice pour Adama, place de la République, 29 novembre 2018

    –Pour ajouter à la tension, la fausse opposition « de gauche » au grand complet, décide une MOTION DE CENSURE, c’est-à-dire un coup d’épée électoraliste dans l’eau médiatique.

    –Les idiots utiles habituels de la DICTATURE VERTE MONDIALE sont envoyés manifester samedi POUR LE CLIMAT, une contre-manifestation qui ne dit pas son nom et que le « gouvernement » n’interdit pas. Plus on mélange les opposés, plus on obtient de heurts et de dégâts matériels et humains. S’y joignent des FAUX GILETS JAUNES EN MODE RÉVOLUTION COLORÉE qui se font appeler sans complexes en anglais « Yellow Friday Revolution » :

    Marche pour le climat. Les organisateurs maintiennent l’événement samedi, Hulot est contre
    https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/marche-pour-le-climat-les-organisateurs-maintiennent-l-evenement-samedi-6109068
    « « Justice sociale, climat, même combat ! » : Alternatiba, les Amis de la Terre et ANV-COP21 ont appelé, ce mardi 4 décembre, les personnes préoccupées par le RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE comme celles soucieuses de justice sociale à « marcher ensemble » samedi 8 décembre, une semaine après les violences dans la capitale lors d’une manifestation des Gilets jaunes.  »
    « À Bordeaux, GROUPE DE GILETS JAUNES (LES « YELLOW FRIDAY REVOLUTION ») a annoncé, via sa porte-parole, son intention de se joindre au défilé pour le climat prévu samedi dans la ville. »

    –Des FAUX GILETS JAUNES en tous genres sont envoyés semer la confusion et la division, voire plus grave.
    STRIP TEASE – Les rois du monde (sur le faux « gilet jaune » XAVIER RENOU, reportage 2017)

    -ASSELINEAU, pour les mêmes motifs ÉLECTORALISTES que Ruffin, vient seulement de se résoudre à parler du pacte de Marrakech, sous la pression, car tout le monde sur le net commençait à trop voir son imposture… Car Marine le Pen ne cessait d’alerter pour stoper cette haute trahison de la France par Macron.

    -D’autres groupes mondialistes ECOLO-FASCISTES qui prônent la prise de pouvoir par la violence réfléchissent aux moyens de s’infiltrer dans le mouvement des Gilets Jaunes pour le récupérer :
    LES GILETS JAUNES : SAISIR NOTRE CHANCE ? UNE PERSPECTIVE ÉCOLOGISTE (par Kevin Amara)
    http://partage-le.com/2018/12/10112/
    « Les Gilets Jaunes dénonçaient à l’origine une redistribution de Capital qui leur échappe. Ils sont descendus dans la rue et se sont rencontrés après l’instauration d’une hausse de la TVA sur le diesel. Rien de moins écologique que cela, il faut en convenir. C’est d’ailleurs ce qui m’a personnellement rendu très critique du mouvement à l’origine. Alors que tout le vivant se meure, il faudrait être solidaire de gens qui réclament plus de pouvoir d’achat en se rangeant derrière le mot d’ordre bushien « Notre mode de vie n’est pas négociable » ? »
    « Les Gilets Jaunes, à l’origine, ont peut-être fait preuve d’un égoïsme tout libéral (ce qui reste encore à prouver, au vu de l’étendue du mouvement, mais admettons). »
    « Or, il y a lieu de se rendre compte que le programme des Gilets Jaunes, transpartisan, est ancré à gauche… »
    « En attendant, constatant l’extrême brutalité de la répression (le gouvernement n’hésite pas à se radicaliser), il y a fort à parier – et à espérer – que le mouvement se radicalisera également. »
    « Samedi 8, une marche en marge de la COP 24 est organisée. Et si, plutôt que de marcher pour le climat, nous marchions contre ceux qui le perturbent ? ET SI LES GILETS JAUNES ET LES VERTS S’UNISSAIENT ? »

    –Les étudiants sont poussés par leurs syndicats à « rejoindre » les gilets jaunes pour des revendications qui vont à l’encontre de celles des gilets jaunes et pour des actions de casse qui coûtent un pognon de dingue…

  18. Danse dit :

    Des gilets jaunes au comité Adama : François Ruffin tente une laborieuse « convergence des luttes »
    https://www.desirdeperchoir.com/2018/11/30/des-gilets-jaunes-au-comit-adama-franois-ruffin-tente-une-laborieuse-convergence-des-luttes/

    6 décembre 2018
    « Avec l’appui de ceux qui l’ont aidé à organiser « La fête à Macron » en mai dernier, FRANÇOIS RUFFIN organisait ce jeudi 29 novembre, sur la place de la République à Paris, un meeting de mobilisation. L’objectif, une vieille antienne de la gauche radicale : la « convergence des luttes« . Il s’agit de rallier aux gilets jaunes (que Ruffin a suivis dès les débuts du mouvement) les mobilisations parisiennes traditionnellement portées par une population plus aisée. Et d’éviter l’échec cuisant de Nuit Debout »
    « L’intellectuel FRÉDÉRIC LORDON, l’un des principaux animateurs de Nuit Debout, partage au micro le constat de Ruffin : « Si les Nuit deboutistes qui se sont passionnés dans les commissions antispécistes ou déforestation ne bougent pas quand il se passe ça, alors ils sont les derniers des derniers. »

    « Les deux instigateurs du meeting en sont persuadés : les mobilisations massives des gilets jaunes marquent « un point de bascule de l’histoire« , UNE « OCCASION POUR JETER TOUTES LES COLÈRES DANS LE CHAUDRON ET MONTER LE FEU. » « La rage est en train de s’emparer du pays« , exulte presque Lordon. Ruffin, lui, tente de faire prendre conscience au public de son rôle décisif dans la séquence : « Vous avez une responsabilité, Paris a une responsabilité. »

    « Mais le premier pas vers la fameuse convergence des luttes est venu d’ailleurs : le Comité qui soutient la famille Traoré, celle du jeune Adama mort lors d’une interpellation par des gendarmes en 2016, a annoncé rejoindre les gilets jaunes, arguant que « les quartiers populaires sont confrontés aux mêmes problématiques sociales que les territoires ruraux ou périurbains« . Le ralliement, suivi par d’autres organisations marquées « banlieue », a été très salué dans les rangs de la gauche radicale. Frédéric Lordon le considère comme un potentiel « tournant symbolique et politique. »

    « Deux représentants du Comité Adama ont pris la parole ce soir-là place de la République : Youcef Brakni, principal porte-parole, et Assa Traoré, la soeur d’Adama. Leurs interventions ont illustré malgré elles TOUTE LA DISTANCE QUI SÉPARE LES GILETS JAUNES DES LUTTES DES « QUARTIERS POPULAIRES ».
    Lors de son intervention très ovationnée, Youcef Brakni a quasiment exclusivement parlé des revendications portées par son collectif, s’inscrivant dans L’ANTIRACISME POLITIQUE : « La République discrimine en fonction de la tête des personnes dans ce pays. (…) Il y a une stratégie raciste mise en œuvre par les pouvoirs publics, qui assignent des populations à résidence. On est relégués, parce qu’on est pauvres mais aussi parce qu’on est noirs ou arabes. Ce soir je peux rentrer chez moi et mourir si je me fais contrôler par la police. Ça doit tous vous révolter, vous devez tous venir à la mobilisation pour la famille Traoré. »
    Loin, bien loin des demandes sur le prix de l’essence et l’injustice fiscale. La seule évocation des gilets jaunes n’était d’ailleurs pas des plus amicales : après avoir rapidement appelé à les soutenir, Brakni s’étend surtout sur la nécessité de NE « PAS LAISSER LA PLACE AUX FACHOS. » Ce samedi 1er décembre, « On sera avec eux comme l’ail avec les vampires. S’ils ne fuient pas on les fera fuir, croyez-moi« , menace-t-il, comme si cette CONFRONTATION ANTICIPÉE était la principale raison de sa présence aux côtés des gilets jaunes. »

    Suivait Assa Traoré, qui n’a mis que deux minutes à installer de la tension place de la République. « FAIRE SANS NOUS, C’EST FAIRE CONTRE NOUS, estime-t-elle. Les premiers concernés par la hausse des taxes, c’est nous, les quartiers populaires. »
    S’ensuit un épisode de confusion : souhaitant stigmatiser les gilets jaunes d’extrême droite, la soeur d’Adama Traoré s’exprime maladroitement et semble décrire l’ensemble d’entre eux… « ON NE VA PAS LAISSER LA PLACE AUX FACHOS, À TOUS LES GILETS JAUNES RACISTES« .
    Une femme s’en émeut dans le public, tente de prendre la parole pour répliquer. Assa Traoré : « Tu me laisses parler ! On laisse parler les quartiers populaires ! On parle des gilets jaunes racistes, les autres on les rejoint. Fallait écouter. Alors taisez-vous Madame. » Flottement dans l’assistance. La belle unité, ce n’est pas gagné, même si Assa Traoré martèle que « le combat d’Adama Traoré appartient à toute la France. On ira tous ensemble renverser ce système. »

    « Le reste des interventions a témoigné à la fois d’une farouche volonté de solidarité avec les gilets jaunes et d’une propension à revenir aux vieux réflexes de la gauche radicale. Ils étaient nombreux à s’exprimer : cheminot de Sud-Rail, étudiante en lutte contre l’augmentation des droits de scolarité pour les étrangers, militants écologistes, syndicalistes de dockers, cégétistes, »

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