La coalition continue à supprimer les traces de ses liens avec Daech à Baghouz en usant de ses munitions les plus puissantes jamais utilisées

« Regardez bien cette carte. Est-ce un heureux hasard si Baghouz, une petite localité frontalière désignée par l’ensemble des médias mainstream et de la propagande-système comme la dernière poche de Daech est merveilleusement, idéalement et optimalement située à quelques kilomètres des batteries d’artillerie britanniques, françaises, hollandaises et US en Irak ?

Plus encore, Baghouz est sise au milieu ou plutôt en plein milieu du dispositif militaire de la coalition internationale au Levant.

Coïncidence troublante ? Pas tout à fait.

La prétendue poche de Daech était en fait une base de formation et de logistique pour mercenaires radicaux entourés de dix-neuf camp militaire étranger illégaux en territoire syrien mais tout à fait légaux en Irak.

Cette base frontalière fait l’objet d’un pilonnage à l’artillerie lourde de l’OTAN à partir d’Irak et d’intenses bombardements aériens de la coalition pour officiellement éradiquer Daech mais en réalité supprimer toute trace compromettante mettant en évidence les liens troubles de la coalition avec Daech.

A cet effet, de Hagin à Baghouz, la coalition ne lésine pas sur la puissance de feu : des bombes au phosphore blanc, au napalm, les plus gros obus (l’artillerie française et celle des Marines US en Irak se croient en train de se battre en 14-18).

Daech est retiré du marché pour non-efficacité : le régime syrien tient bon grâce à ses alliés iranien et russe.

Et puis que faire des milliers de Daechiens trahis par l’organisation terroriste, dont des centaines de citoyens de pays de l’Europe de l’Ouest ? Londres veut les anéantir sur place pour services rendus à Sa Majesté ; Paris veut rapatrier la moitié pour recyclage tout en éliminant les plus dangereux, surtout les convertis radicalisés.

Washington a sonné la fin de la récré à ses alliés : que chaque pays rapatrie ses terroristes ou mercenaires. Les plans changent : Al-Qaïda reprend du service et on commence à désigner le prochain épouvantail : le plus jeune fils de Benladen. Un certain Hamza : Wanted pour cinq millions de dollars US.

Décidément, l’Empire est vraiment à court d’idées neuves !

En attendant le prochain simulacre réchauffé, la comédie de la fin de Daech continue sous un intense bombardement ininterrompu rappelant un peu les pires pilonnages du front oriental de la seconde guerre mondiale.

Combien a coûté la folle aventure de Daech aux pays qui l’ont créé de toute pièces ? Un véritable P.I.B d’un pays de second ordre.

Quel simulacre ! »

Strategika 51, le 5 mars 2019

Lire aussi :

Washington offre un million de dollars pour retrouver Hamza ben Laden

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A propos Olivier Demeulenaere

Olivier Demeulenaere, 54 ans Journaliste indépendant Macroéconomie Macrofinance Questions monétaires Matières premières
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4 commentaires pour La coalition continue à supprimer les traces de ses liens avec Daech à Baghouz en usant de ses munitions les plus puissantes jamais utilisées

  1. zorba44 dit :

    J’ai connu une malamute qui se frottait dans la merde pour chasser le lapin et la surnommait « Shalimerde » car quand elle revenait de ses chasses infructueuses (elle aboyait comme une folle en courant et les lapins détalaient à distance)…

    Sales merdes que les pays de la coalition utilisent : ça coûte alors que tout le monde sait !

    Jean LENOIR

    • zorba44 dit :

      Pas étonnant Bruno, on rabote de partout et ça part pour les ultrariches : retirez ne serait-ce qu’un pour cent à tout le monde pour l’envoyer vers les ultrariches …les petits ruisseaux font les grands débordements. C’est la théorie du ruissellement social inversé.

      Macron : les riches Rote et Chient l’ont acheté. Comme la principale qualité de l’illuminé c’est la lâcheté, il a la démence de suivre cette feuille de route, méprisant qu’il est de la condition de pauvre à laquelle il a échappé.

      C’est un fourbe, un fou et un cruel qui ira au bout de ses envies contre toutes les classes de ceux qui n’ont presque plus rien et ceux qui vivent quotidiennement la misère…

      L’acheté, lâcheté, l’acheté, lâcheté …l’acheté…i

      Votez tous nuls (tous bulletins annulés) aux européennes : c’est la seule solution. Dommage pour Asselineau, mais il comprendra que seules les élections nationales peuvent bouleverser le paysage politique et faire revivre un pouvoir au service du Peuple.

      Jean LENOIR

  2. Bernie dit :

    L’Enfer purificateur de toutes les saletés de l’Empire !!!

    AFP, publié le jeudi 07 mars 2019 à 11h34

    Sans rien à manger, ils vivent terrés dans des tunnels creusés sous leurs tentes brûlées pour échapper aux bombardements et aux balles qui sifflent. Dans l’ultime poche du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, règnent la mort et le chaos.

    Rien que ces deux derniers jours, plus de 7.000 personnes, principalement des femmes et des enfants, dont certains occidentaux, ont fui la poche jihadiste dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie.

    Les rescapés racontent un quotidien infernal, tranchant avec leur vie selon eux « idyllique » durant les premières heures de ce « califat » pourtant connu pour ses attentats et ses exactions.

    Parmi les fuyards, de nombreux blessés, couverts de bandages et claudiquant sur des béquilles. Un état qui témoigne de la violence des raids aériens de la coalition internationale antijihadistes emmenée par les Etats-Unis et du pilonnage des Forces démocratiques syriennes (FDS), l’alliance arabo-kurde menant les combats au sol.

    « Les derniers jours étaient horribles. Des bombardements, des tirs. Des tentes en feu », lâche une Finlandaise de 47 ans, qui se présente sous le nom de Sana, échouée mardi à une position des FDS près de Baghouz.

    « On se couchait la nuit et le lendemain au réveil tout était détruit », raconte cette mère de quatre enfants.

    Vêtue d’un niqab noir la couvrant de la tête au pied, elle mélange du lait en poudre à de l’eau qu’elle vient de recevoir, pour nourrir ses enfants affamés.

    Sana est arrivée en Syrie il y a un peu plus de quatre ans avec son mari marocain. Un plombier qui voulait construire des écoles et des hôpitaux dans le pays en guerre, dit-elle. Il est mort « il y a longtemps, dans un accident de voiture », assure la quadragénaire sans que son récit puisse être vérifié de source indépendante.

    – « J’ai tout perdu » –

    A Baghouz, l’EI ne tient plus qu’un bout de territoire de moins d’un demi-kilomètre carré, composé de quelques pâtés de maisons et d’un campement informel.

    Ceux qui sortent assurent que plusieurs milliers de personnes se trouveraient toujours dans l’enclave jihadiste. Ils vivent cachés sous des sortes de « tentes » érigées à l’aide de draps et de couvertures colorées, dans leurs voitures, voire même dans la rue pour les plus démunis.

    « On creuse des tunnels sous terre et on les recouvre de draps, c’est ça les tentes », explique Abou Mariam, 28 ans. « On vit les uns sur les autres parce qu’il y a énormément de monde », ajoute-t-il.

    Sa femme et ses deux enfants ont péri dans un bombardement. « Ils ont été carbonisés et j’ai tout perdu. Je veux juste partir et me reposer un peu », souffle-t-il.

    Ces dernières semaines, les jihadistes ont autorisé les femmes, les enfants et les blessés à quitter Baghouz. Quant aux hommes, ils devaient rester.

    Fatima a tenu bon avec ses deux filles jusqu’à ce que son fils, la vingtaine, soit relâché par l’EI.

    Au début « les hommes de moins de 40 ans voulant sortir étaient emprisonnés dans une tente qui était gardée », explique cette Irakienne. « Mais ensuite ils leurs ont permis de partir ».

    Parmi les jihadistes aussi, il y a ceux qui ont jeté l’éponge. Plusieurs centaines d’entre eux se sont rendus, tandis que d’autres ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de s’évader de Baghouz, selon les FDS.

    – « C’était le chaos » –

    En arrivant sur les positions tenues par les forces anti-EI, les évacués se jettent sur le pain, le lait et l’eau. Privations et froid obligent, certains enfants sont emmitouflés dans des vestes taillées dans des couvertures.

    « Cela faisait plus de neuf mois qu’on n’avait pas vu de légumes », assure une Belge de 24 ans qui se fait appeler Safia. « Tout était cher. Le dernier mois, le kilo de riz était vendu à plus de 50 dollars (44 euros) »!

    Elle dit avoir grandi à Roubaix, dans le nord de la France, et avoir épousé un Français, resté à l’intérieur. Tous deux ont débarqué en Syrie pour vivre le rêve du « califat ».

    « C’est le seul endroit où j’ai pu vivre ma religion comme je le voulais », justifie-t-elle. « Je pensais vraiment que ça n’allait que s’agrandir. Mais là, à part un miracle… », reconnaît-elle.

    A ses côtés, une Française est assise, ses béquilles à côté d’elle. Elle a été blessée au pied par un tir et se confie avec réticence.

    « Ils (les FDS) ne faisaient que tirer 24 heures sur 24, on entendait tout le temps les balles au-dessus de nos têtes », lâche la jeune femme, refusant de donner son nom.

    Son niqab noir ne dévoile que ses yeux verts. A la main, elle a gardé une grosse bague en or sertie d’une pierre. Elle est sortie avec ses enfants mais ignore où se trouve son mari.

    « Tout le monde se faisait tirer dessus, tout le monde tombait dans la rue », poursuit-elle. « C’était le chaos, il n’y a pas d’autres mots

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